
Mon ami Assal Mekki, paraphrasant M. Gardelle, notre ancien professeur au collège de Berrechid, m'a souhaité les meilleures vacances. Avant d'en profiter, j'ai fait un saut au mahrek de la fantasia, organisé à Berrechid, dans un coin désertique derrière la gare routière, qu'on appelle déjà l'aéroport Ouagadougou. Sur mon chemin, j'ai vu les étalagistes et les colporteurs qui règnent, en maîtres absolus, dans les alentours du Collège Ibn Khaldoune. Une dizaine de bouteilles vides, du vin rouge, poussent, comme de la mauvaise herbe, au parc de verdure du grand boulevard. Arrivé au mahrek, j'ai bien admiré la synchronisation des coups de baroud et non ces jeunes cavaliers qui, en attendant l'arrivée de leur tour, comptent les sous pour s'acheter des cigarettes au détail. Comme toujours, les beaux chevaux, sellés et bridés, s'impatientent, s'ennuient, grattent le sol, hennissent, dansent et s'enlèvent par petit bond, et bref, sur le cri de Wal hafide Allah lancé par le 'Allame, le peloton part en galop. L'épreuve consiste à tirer un coup de baroud, au bout de la course, de façon qu'on ne doive entendre qu'un seul coup de feu. Si un seul cavalier, de la sarba, tire son feu une fraction de seconde trop tôt ou trop tard, le résultat est jugé médiocre et le spectacle passe sans you you.
Les commentaires récents