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Prenant appui sur la tête de pont établie à Casablanca en 1907, l'armée d'invasion allait hisser son étendard sur le Maroc, promis à rejoindre un empire où le soleil ne se couchait jamais.
Avec difficulté, et pour quelques décennies seulement...
Aujourd'hui, les trois couleurs et l'étoile chérifienne flottent, apaisées, sur leurs souverains territoires. Les uniformes sont à la parade et à la fraternisation, comme ce 14 juillet 1999 où la Garde royale, premier contingent étranger depuis 1939, descendit les Champs-Élysées en tête de cortège.
Que reste-t-il des homériques combats d'antan, sinon quelques photos jaunies et une poignée de souvenirs ? Une page d'histoire que nous ne nous lassons de relire.
La légende de ces cartes postales précise : "Les Franciscaines missionnaires de Marie ont actuellement en pays de mission 157 maisons avec 116 écoles, plus de 481 oeuvres pour l'enfance, groupant environ 60.000 enfants. Elles ont en outre pour les malades 53 hôpitaux avec 82.000 malades hospitalisés dans l'année : 7 léproseries avec 1.818 lépreux, 8 lazarets avec 2.665 contagieux et 114 dispensaires où 2.800.000 soins ont été donnés en 1929."
Question bilan d'activité, nos humanitaires contemporains n'ont rien inventé. À part peut être les déplacements en puissants 4x4 ?
On fait le malin avec son char au milieu du bled pour épater les moukhères, on se prend pour Alain Prost...
Et voilà ce qui arrive : on finit comme Ayrton Senna ! L'histoire ne dit pas si nos modernes Ben Hur sont rentrés à pied.
L'avantage d'une collection de belle taille, c'est qu'elle permet au ouèbe-maistre malicieux tous les rapprochements, pertinents ou impertinents !
Il se touvera bien un internaute féru d'histoire militaire pour nous décrire plus sérieusement ces blindés ?
Un banquet de l'harmonie municipale de Casablanca (on lit Paul Jazz sur la percussion), probablement dans les années folles.
La musique et la bonne chère ont peint un certain contentement sur les visages rubiconds. Rien n'indique, sauf à détailler le serveur, que les convives endimanchés festoyaient au Maroc.
Une photographie d'époque transmise par Monsieur Gérard Bricout (merci à lui), où figue son grand-père, Jean-Marie Créniaut.
Les membres du tribunal de paix de Casablanca posent, en 1916 (ou 1918), pour la postérité. Un rare document que nous a confié Monsieur Gérard Bricout, dont le grand-père, Jean-Marie Créniaut, figure sur la photo. Encore merci !
Monsieur Georges Michel a eu la gentillesse de nous faire parvenir cette carte postale, à rapprocher de cette autre, déjà publiée par MarocAntan. Et il y a joint le plaisant commentaire qui suit.
Je suis un ancien de Fès où je retourne régulièrement. J'ai trouvé dans mes CPA une carte identique à celle publiée le 20 janvier 2006 et intitulée L'arrivée du ministre Deschanel. Celle-ci, numérotée 1, est intitulée Bab Segma - L'entrée du Résident général ; il n'était pas beaucoup plus populaire à cette époque que son ministre ! Avec un peu de chance, on récupérera les numéros 3 et 4 et on aura le nom de tous les cavaliers !
Merci et bravo pour votre sens de l'observation !
Cette belle photographie de notables de Mogador nous a été transmise par Monsieur Gérard Bricout, que nous remercions pour cette communication. Son grand-père, Jean-Marie Créniaut, siège sur le banc, à droite.
Peut-on confirmer qu'il s'agit bien de la police de Mogador vers 1915 ? Quelqu'un reconnaît-il les autres personnes ?
Deux costumes, mais... un seul homme : Jean-Marie Créniaut.
Son petit-fils, Monsieur Gérard Bricout, a bien voulu nous faire parvenir plusieurs photos et un émouvant portrait de son aïeul, que nous reproduisons ci-après. Qu'il en soit ici remercié.
Voici le parcours d'un Français qui a bien souffert de la misère qui régnait en France ; il s'engagea dans l'armée française, puis partit pour le Maroc. Mon grand-père, Jean-Marie Créniaut a émigré au Maroc le 15 juillet 1905.
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