
Radioscopie d'une relecture de la petite histoire de la ville d'Ifrane
Le village marocain
Le plan d'aménagement initial, lors de la création du centre d'estivage d'Ifrane, ne prévoyait pas de zones destinées à abriter une population, de plus en plus grandissante, d'ouvriers, de domestiques, attirée par les chantiers de construction de bâtiments ou de terrassements. Ce mouvement migratoire interne, si important, est aussi dû aux effets de la crise économique provoquée par la sécheresse des années 1930 (Le Maroc entre la famine et la satiété : Essai biographique consacré à Saïd Hajji par Abou Bakr Kadiri.).
L'administration coloniale axera donc ses efforts comme l'a si bien écrit Daniel Pinson (op.cit.) sur la cité-jardin destinée aux européens. Cette omission, plutôt cette négligence, a engendré la prolifération de logements précaires, sans aucune norme de sécurité ni d'hygiène, disséminés dans la zone périphérique de l'agglomération. Un recensement effectué en 1936 accuse l'existence de 2 000 ouvriers travaillant dans les chantiers de construction.
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