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Voici les sites qui parlent de Bonjour la colonisation...et ses "partisans" :
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Ces "partisans" étaient recrutés par les Controleurs Civils pour combattre les résistants de l'Atlas et du Rif.
Un des premiers groupe de 300 cavaliers à été mis à Khemisset sous le Commandement du Controleur suppléant Ahmed (1)
Un autre groupe de 200 cavaliers Zemmours avait été mis sous le Commandement de M. Martinet, adjoint des Affaires indigènes.
Le troisième groupe de 300 cavaliers Zaers, commande par Decornet, adjoint des affaires indigènes aux Zaers, lieutenant de réserve de cavalerie. Ce groupe est arrivé à Fès. M Benazet (2) est allé le présenter au général Daugan.
Un quatrième groupe de "partisans" s'est concentré dans les environs de Salé: 200 cavaliers des Sehouls et 100 des tribus Guich.M Coustet, controleur suppléant de Salé en a pris le commandement pour ce diriger vers Ouezzane.
La Chaouia à été représentée par 500 cavaliers, réuni à Settat sous la direction de M.Laurent, controleur en chef de la région et son adjoint à Settat, M. Couderc. C'est le Caid Si Lahcen de Ben Ahmed qui commendera les "partisans" dont la colonne s'est dirigée vers Meknès.
Le "partisan" part avec son cheval, on l'arme d'un fusil à tir rapide, dont il est fier. Le Protectorat lui assure la nourriture et lui alloue une solde journalière de 5 francs (1924). Ce sont les muletiers de la tribu qui font partie intégrante du groupe, qui prennent à l'intendance la farinr, le sel, le sucre et le thé et vont ravitailler les "partisans".
(1) et (2) Les nommés Ahmed et Bénazet, sont originaires d'Algérie, ils font partis de cette 3 ème colonne, préparée pour mener des actions de propagande auprès des Marocains.
Ahmed, occupera les fonctions de Chef des Services Municipaux de... Casablanca! pour le remercier de ses loyaux services, il s'est vu son nom attribué à une artère de Casablanca, sous la dénomination de Rue Ahmed-St-André ! Attenante à la Rue de Lesseps au quartier Verdun.
Quand à M. Benazet, "sa" Rue se trouve dérrière le cinéma Verdun.
Rédigé par : Abdellah Naguib | 13 mai 2008 à 00:18
Salam,
tous ces "partisans" Sont souvent d'ancien resistant comment expliquer ce phenomène. Dans le rif la situation a été aussi al meme ou les fils des resistants d'anoual se sont engagés avec Franco. Y a t il un aspect economique seulemen t ou bien la donne politique influait les gens
Le Maroc a quand meme connue une guerre civile de plusieurs decennies, les pretendants au trone se succedaient et l'insecurité et le manque d'administration frappait le marocain de base.
merci pour votre reponse eclairante
Jamal
Rédigé par : jamal | 20 octobre 2008 à 16:21
Le recrutement de ses partisans ce faisait auprès des gens qui sont resté fidèle au grands Caïd, il ne faut perdre de vu le travail entamé par les services chargés de la propagande coloniale d’une part et les missions dite scientifiques d’autres part, pour apporter leur soutien financier à leurs protégés chargés du recrutement et de l'embrigadement des necessiteux.
- Abdellatif Laabi écrira de son coté à propos du conservatisme colonial :
« Lyautey fut en ce domaine un novateur hardi, un génie, mais pas dans le sens ou l’entendaient ses adulateurs contemporains. Le conservatisme qu’il avait prôné fut une étape nouvelle dans l’idiologie coloniale »
« Lyautey fut un mystique, mais un mystique de la colonisation. Son mysticisme est celui d’un stratège.
Le conservatisme qu’il prôna sur le plan politique et socioculturel était un instrument d’anesthésie, non un geste de respect ou d’admiration. L’emprise coloniale ne pouvait pas mieux prendre que dans un milieu sclérosé, maintenu ferme dans ses structures féodales et aristocratiques.
C’est d’ailleurs parmi certains féodaux et chefs de confréries qu’elle trouva ses premiers interlocuteurs et même ses informateurs en ce qui concerne la recherche.»
- Le prétendu prétendant, Zerhouni dit Bou Hmara, bénéficiait du soutien logistique et financier de l’étranger, le fameux Mr Delbrel, membre de la Société de Géographie de Paris… lui prêta son « Assistance Technique » pour mener à bien ses coups de main, contre les paisibles populations du Rif et de la région de Taza.
Voici ce qu’écrivit Ahmed Chraïbi, auteur de « Ou va le Maroc » à propos de la résistance :
« Le Marocain réagit comme il put. Il livra bataille sans interruption de 1912 à 1934. Il fit le vide devant l’envahisseur. Et, en 1934, à la toute dernière phase de la résistance, on trouva, parmi les derniers résistants qui se soumirent, des Marocains appartenant à toutes les tribus, y compris des gens de... la Chaouia»
Rédigé par : Abdellah Naguib | 20 octobre 2008 à 21:25
Le recrutement et l’embrigadement des partisans n’est pas une spécificité marocaine, on en trouvait dans tous les pays momentanément occupée.
La France de Vichy constituât en 1942, sa milice pour lutter contre les résistants français, c’était des supplétifs de l’armée d’occupation allemande.
Nous avons connu en 1954, les supplétifs qui débarquèrent à Casablanca ( en Nouvelle et Ancienne Médina) à la demande de la Résidence pour « lutter » contre les résistants, ces sinistres individus, armés de gourdins, s’attaquaient aux « suspects » en les rossant de coups sous le regard complaisant des « Forces de l’ordre ».
Leur chef n’est autre qu’El Korchi, analphabète, ex soldat de l’Armée Française, qui se voit parachuté au poste de Pacha de la Ville de Casablanca ! Par son ex compagnon d’armes, le Général Guillaume lui-même ex chef des Goums...
Rédigé par : Abdellah Naguib | 21 octobre 2008 à 14:41
Salam merci pour vos reponses
Le marocain est resistant dans l'ame un point souvent non pris en compte ce sont les mouvement de population lié à la spoliation ou la destruction des ressources ( betail) des tribus chaouia, des zaers, zayannes et Zemmours
avez vous des infos sur ce sujet
Rédigé par : jamal | 23 octobre 2008 à 15:50