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Voici les sites qui parlent de Hôtel Anfa, Casablanca :

Commentaires

amy

Merci Mr Naguib pour cette page de notre histoire. Pour ma part, cet hôtel m'évoque mon enfance car j'habitais au quartier racine près des arènes et je partais avec mon frère à la sortie de l'école, tout juste quinze minutes de la maison, nous étions devant cet établissement (une petite forêt s'y trouvait au pied de l'hotel, et nous allions chasser les oiseaux avec des pièges armés de fourmis volantes et asticots. Le bonheur, lorsqu'on rentrait avec le gibier qu'on grillait et on se régalait...
Si Mr. Naguib peut me donner qques références de livres sur l'histoire de cet hôtel et pourquoi pas des photos de l'intérieur de l'établissement..Merci infiniment de faire suivre..
Amy.

Abdellah Naguib


A travers les coulisses de la Conférence d’Anfa, organisée magistralement par les Américains en Janvier 1943 :

- La veille de l’arrivée de M. Roosevelt les couverts et la verrerie du Président furent essayés, de même que l’équipement de la cuisine, par des officiers chargés de s’assurer que tout était au point. Pendant douze heures, ces hommes menèrent la vie d’un Président des U.S.A. Toutefois, ils ne firent pas de discours radiodiffusé !
-« F.D.R. Churchill meet in Casablanca, demand inconditional surrender » telle est la manchette récente d’un journal américain diffusé à Casablanca par les vendeurs de journaux.
- Durant son séjour au Maroc, le Président Roosevelt mangea -si l’ont peut dire- à la gamelle, puisqu’il consomma des rations de l’armée et que son cuisinier était un militaire. Ce dernier n’eut pas de permission pendant toute la conférence, pas plus que les autres serveurs. Il n’alla même pas faire son marché.
- Quand il reçut les journalistes, il avait aux lèvres son long fume-cigarette et son sourire était égal.
Avec eux il est très à l’aise. N’a-t-il pas l’habitude de répéter : « En aurais-je le pouvoir que je ne limiterais jamais la liberté de la presse. Plus elle m’attaque, mieux cela vaut pour moi. Quelle écrive « dictateur » et personne n’y croira plus.
- Les correspondants étaient assis sur la pelouse aux pieds des deux hommes d’Etat (Roosevelt et Churchill). Une fois que ce fut terminé, le Président déclara que cela le changeait de sa Maison-Blanche ou il y avait dans une pièce jusqu’à 250 reporters qu’il lui était impossible de saluer tous. Mais cette fois-ci, vu le nombre restreint d’auditeurs, ceux-ci voudraient-ils bien s’approcher un par un pour lui permettre de leur serrer la main ?
- Dans les heures qui suivirent, plus de 100.000 mots furent télégraphiés par ces heureux journalistes.
- L’orsqu’on diffusa aux USA les premières informations concernant la conférence d’An fa, 56 millions d’Américains étaient à l’écoute.
- L’annonce de cet événement d’une importance incalculable sembla surexciter les vendeurs de journaux. Ils allaient et venaient hurlant leurs titres. « On dirait des gosses de « Times Square » soupira un Allié.
M. Roosevelt « F.D.R. » a regagné la Maison-Blanche.
Il y sera pour fêter son 61e anniversaire.
L’anniversaire d’un homme vers lequel le monde entier a le regard tourné, d’un homme qui, avec une ardeur et une autorité prodigieuses, a su engager un immense pays dans une lutte mondiale et déjà victorieuse.


Abdellah Naguib

Le débarquement des troupes américaines à Casablanca en novembre 1942, à travers les témoignages, articles de presse et autres publications :


La revue Salam, publia les témoignages de Casablancais qui vécurent le débarquement des troupes américaines :
« Le 8 novembre 1942 était bien un dimanche. La veille, à minuit, sortant du cinéma Eden, j’ai récupéré l’un des nombreux tracts lancés par un avion américain qui survolait la ville à assez basse altitude. Le lendemain matin, dès l’alerte donnée, rejoignant le P.C. de Défense Passive des Services Municipaux, j’ai vu passer, à la verticale du rond-point Mers-Sultan plusieurs bombardiers d’attaque U.S. « Avenger » lançant leurs bombes de 250 kg sur le Jean-Bart accosté au pied des docks silos… Le navire U.S.S. RANGER transportait des avions « Wildcat », « Avanger » et « Dauntless ». Du coté français nous n’avions que des « Curtiss P 36 » et des « Dewatines 520 », mais ces derniers inutilisables en opération. »
Georges Girardet.

« J’habitais, un immeuble d’ou l’ont avait une vue étendue sur le port de Casa, par-dessus le cimetière de Sidi-Beliout, ce qui nous permit de suivre passionnément les sévères combats des 8, 9 et 10 novembre 1942… C’est en combattant hors du port que les navires français, au nombre de 17, furent détruits, sauf le Jean-Bart qui ne pouvait pas appareiller et les trois sous-marins PSYCHE, OREADE et AMPHITRITE coulés à quai par les premiers projectiles américains. Le croiseur PRIMAUGUET et les contre-torpilleurs MILAN et ALBATROS, désemparés après de très durs combats, furent volontairement échoués en flammes, le 9 aux Roches-Noires. Tous les témoignages de l’époque concordent avec la vision d’enfer que vit le port de Casablanca…
Claude Zuida.

Abdellah Naguib


Raoul Naudin, un matelot français témoigne dans le « Journal de la France » :
« Casablanca, 8 Novembre 1942. Le contre-torpilleur Le Malin était indisponible pour visites de machines et accosté jetée Delure. Nous sommes réveillés à 5 heures par un message de l’amiral ordonnant de faire équiper la compagnie de débarquement et de l’envoyer à l’Amirauté, en raison d’un débarquement allié généralisé et d’un soulèvement gaulliste en Afrique du Nord.
Vers 7 heures, par une aube embrumée, des avions américains lancent des tracts, avec le portrait de Roosevelt, invitant les Français à se joindre à eux et disant qu’ils ne voulaient pas nous faire du mal.
Alors, c’est que ça va barder ! estime notre commandant.
A 8 heures, la brume se lève et découvre une imposante force navale se dirigeant vers le port. Obéissant aux consignes qui étaient de défendre nos territoires contre tout agresseur, les navires de guerre appareillent pour engager le combat. Les Américains ripostent. Leurs avions survolent le port en rase-mottes, mitraillent, lancent des chapelets de bombes.
L’aumônier de la marine parcourt le quai et crie à l’équipage aux postes de combat D.C.A. :
Mes enfants, vous allez mourir ; faites votre acte de contrition, je vous donne l’absolution.
Le commandant, de la passerelle, lui répond :
Nom de D… ! Non, on ne veut pas mourir :
Je suis appelé sur la passerelle. A peine arrivé, une explosion nous assourdit et nous couvre de gravats. Des nuages de vapeur s’échappent par les panneaux de la machine. Je redescends quatre à quatre. Des mécaniciens plus ou moins blessés sortent du compartiment machines. L’eau entre en cataracte par une grande brèche qui laisse apercevoir le mur du quai. Il est 9h 6.
Quant on a pu dénombrer les victimes, on a compté 8 morts ou disparus et 8 blessés. L’obus avait écorné le bord du quai et explosé contre la coque. La compétence de tous a évité le naufrage.
Après le cessez-le-feu du 11novembre, marins français et américains fraternisaient dans les bistrots de la ville, malgré plus de 700 morts.
L’ogive de l’obus de 406 qui nous avait frappés a été retrouvée dans une soute et exposée sur un socle sur la plage arrière avec l’inscription La Fayette, nous voici ! »

jamal

Salam

petite infos ma mere me raconte d'après ses grands oncles qui commercçaient a Fedala que le souk a éte bombarde par les baterrie des navires américains le jour du debarquement aux alentours de 4h-5 h du matin juste avant le fajr

de plus il est important de constater que ce debarquement comme la conquete française fut un changement pour le maroc il suffit d'couter la chanson de feu hocine Slaoui pr s'en rendre compte
cette evolution fut aussi du au combattants marocains qui ont eu des contacts avec la technique amerciaine apres les campagnes de tunisie et d'italie

Jamal

Abdellah Naguib

Le débarquement s’est déroulé du coté du pont Blondin, Monica plage etc. Les batteries placées par les Français qui ce trouvaient entre le pont Blondin et les Sablettes (les traces des tourelles sont encore visibles sur la crête) n’on nullement démérités bien au contraire, cependant il fallait tenir compte de la supériorité évidente des canonnières mouillées au large.
La maman de Jamal (Voir ci-dessus) à parfaitement raison, la montre du général George Patton Junior affichait… 4 heures 45 minutes, lorsqu’il donna l’ordre de débarquer ses hommes :
« Au cours de la nuit du 7 au 8 novembre, une armada, comme il ne s’en vit jamais au cours de l’histoire du monde, qui, dans le mystère, s’était égrenée comme un chapelet sans fin, d’une rive à l’autre, d’un océan devenu la route de la liberté, venait greffer sa puissance – matérielle et spirituelle – sur le vieux continent africain, à Casablanca, à Fédala…
« Novembre. Sous un doux crachin, la nuit du 7 au 8 novembre se poursuit sombre et paisible, et tout dort dans Fédala, l’excellent port marocain, à 20 km nord de Casablanca.
Au large, la montre du général U.S. George Patton junior marque 4 heures 45. Les montres françaises peuvent bien marquer ce qu’elles veulent : il n’y a aucune consigne de surveillance particulière, ni au contrôle portuaire, ni au petit état-major de garnison. Cependant une importante Armada s’approche des cotes. Bien maligne la sentinelle qui repérerait dans la nuit toutes ces barges dont les clapotis d’une mer calme peuvent seuls annoncer l’arrivée de 19 870 citoyens des U.S.A., débarquant silencieusement en uniformes verdâtres de 12 navires de transport protégés par des destroyers.
C’est dimanche, et tout dort dans Fédala… Pourtant, hier soir, la Radio de Londres a lancé : « Allo ! Robert, Franklin arrive ! ». Or le metteur en scène de ce débarquement n’est autre que Robert Murphy, le consul général américain en Afrique du Nord !
Le général Patton avait reçu pour mission d’attaquer aux moindres dégâts, mais d’attaquer tout de même. Aussi dès que les vagues lueurs de l’aube permettent d’apercevoir les batteries du port de Fédala, Patton enjoint-il de les détruire au canon de marine. Sur ce, l’amiral Michelier, commandant les forces navales du Maroc, prescrit du coup à nos navires et sous-marins une riposte immédiate. L’appareillage est rapide. D’autant plus qu’au même moment les Américains viennent de tirer à brûle-pourpoint sur un convoi marchand français qui, sans se douter de rien, naviguait sagement en pleine obscurité en direction de Casablanca. Alors les bâtiments d’escorte de ce convoi tirent à leur tour.
Un très sérieux combat naval va se livrer ainsi devant Casablanca. Le cuirassé « Jean Bart » va être endommagé au point de reposer, ce soir, par le fond, en plein port de Casablanca. Le croiseur « Primauguet » a coulé, 4 contre-torpilleurs sont échoués, 6 torpilleurs et 5 sous-marins sont considérés comme perdus.
Parmis les victimes françaises, il y eu environ 600 tués dont deux tiers de marins, notamment à Casablanca ou la flotte française de guerre de Casablanca est détruite. »
N.B Le nombre des victimes serait de 1500 personnes entre les belligérants et civils.

Abdellah Naguib

Le dispositif mis en place par les Autorités Françaises, pour assurer la défense de la Ville de Casablanca dans les années 1940 :

1- Les batteries de Casablanca
- Batteries d’El Hank: -4X194 MM MLE 1910.
-4X13.2MM CA AA HMG.

- Batteries d’Oukacha:

-4x100 mm mle 1897 /17.
-2X TWIN 13.2 CAD AA HMG.

- Batteries du poste d’entrée de Rade :
-2 xs75 mm, G,
-2 xs twin 13 .2 mm cad AA hmg.

2- D’autres batteries étaient installées à Fédala:

- Pont Blondin -3x100 mm mle 1897/1917,
-1 twin 13.2 mm ca daa hmg.
-3x138 mm mle 1910,
-1xsingle 13.2 mm cas aa hmg.

- Défense des passes -2x75 mm G.


Abdellah Naguib

l’escadre française était composée :
-du cuirassé « Jean-Bart, possédant une artillerie de 320 mm.
-du croiseur léger « Primauguet »
-des contre-torpilleurs et torpilleurs : Milan- Albatros-Epervier-Fougueux-Frondeur-Alcyon-Brestois-Boulonnais-Tempete-Simoun-Malin- soit 11 navires accompagnés de 5 avisos, 8 patrouilleurs et 11 dragueurs.
-des sous-marins Sidi-Ferrouch-Tonnant-Conquerant-Orphée-Méduse-Oréade-Psyché-Sibylle-Amazonne-Antiope-Amphitrite, soit 11 unités.

Les terrains d'aviation du Camp Caze et Médiouna abritaient les avions de combats, qui entreront en action juste après l’alerte donnée par les sirènes du haut de la tour des Services Municipaux.

jamal

salam


merci pr ces informations

en moins de 35 ans 2 debarquement d'ampleur auront changer notre pays et peu de gens de ma generation sont conscient de cela pendant des siècles les changement venait de la terre, conquetes ommeyades, la construction des empires almoravides et almohades , on nous repond svent que le marocains est un terrien mais on ne peux oublier la domination des compagnie de corsaires, de salé, de tetouan sur les mers pendant 300 ans il remontait jusqu'au canada et l'angletterre pour attquer des navires

Le maroc se doit de controler ces cotes, de devenir puissantes sur son littoral par des activités maritimes

n'oublions pas que le maroc qui controlais les production de sucre ds le gharb , nourrisait une partie de l'europe par son blé, les beni meskine et les chaouia vendaient les laines a Manchester

le nouveau port de tanger est une de ces etapes, le port ne doit plus etre un lieu d'accostage pr l'envahisseur ou de depart de nos freres mes celui qui nous apportent des richesses


Jamal

Gil-Artagnan

En janvier 1968, mon mari et moi préparions l'expédition "Jangada" qui devait traverser l'atlantique en radeau de cèdre de l'Atlas à partir de Safi. Nous avons passé un mois à l'ancien hôtel d'Anfa, en pleine rénovation (nouvelle décoration mauresque). Séjour merveilleux. Quelques années plus tard, je suis repassée: l'hôtel avait été rasé. Pourquoi ? J'aimerais avoir quelques photos du bâtiment et de l'intérieur. Si quelqu'un lit mon message… Merci

Abdellah Naguib

Trois lieux historiques avaient été retenus pour permettre la tenue de la Conférence d’Anfa en janvier 1943 :
- L’Anfa Hôtel pour la réunion des responsables chargés d’élaborer l’opération de débarquement des forces Alliés en Europe.
- Une villa "La Rotonde" qui servit de résidence pour le premier ministre anglais Winston Churchill, une deuxième villa "Essaada" réservée au Président des Etats Unis d’Amérique Franklin Roosevelt, heureusement pour nous, que ces villas ont été conservées en l’état, elles font partie de la mémoire de la ville de Casablanca.
Pour les Casablancais, l’Anfa Hôtel représentait un véritable symbole, depuis sa création dans les années vingt, il accueilli de hautes personnalités du monde du spectacle de la peinture et de la littérature à l’échelon internationale, des officiers allemands qui faisaient partie de la commission d’Armistice Franco-allemande, qui prirent la fuite vers Meknès le 7 Novembre 1942, pour échapper aux soldats Américains, des Officiers de l’Armée Alliée etc.
Pour commémorer le débarquement de novembre 1942, une exposition fut organisée en 2005 à la Coupole du Parc de la Ligue Arabe, la table de réunion du Général Patton, seul objet matériel qui se trouvait dans l’ex immeuble de la Shell du Bd Mohammed V faisait partie des objets exposés.

Mireille Arnoux

Je ne connais pas encore le Maroc mais je suis émue de pouvoir vivre grâce à votre site ce qu'a connu mon oncle ,marin sur la Psyché, à Casablanca pendant trois ans. Il fut blessé sur ce sous-marin le 8 nov 1942 et mourut de ses blesures à l'hôpital. Pourriez-vous me dire où était basés les sous-marins dans le port de Casablanca à cette époque, quel était l'hôpital où les blessé étaient conduits et tout ce que vous savez des événements de ce funeste jour ?
Merci mille fois

Abdellah Naguib

« … L’Oréade, l’Amphitrite et la Psyché ont été surpris par le bombardement de l’aviation américaine leurs coques englouties, leurs ballasts crevés, leurs kiosques défoncés par les bombes, sans avoir eu le temps de se libérer des amarres qui les entravaient. Méprisant la grêle d’obus de douze cents kilos et les rafales de balles des chasseurs Wildcats ricochant et labourant les coques d’acier, les mitrailleurs français tirèrent cependant – dans la rage et le désespoir…
Le tribut payé par les sous – marins de Casablanca et leurs équipages fut particulièrement effroyable – plus d’une soixantaine de blessés et deux cents cinq tués et disparus…

- Les bâtiments de guerre de l’armée française en ce jour du 8 Novembre 1942 occupaient la jetée des phosphates, le Primauguet etc., une autre partie de ces bâtiments ce trouvaient au bassin Delpit, l’Oréade, l’Amphitrite et le Psyché ont été coulés au bassin Delande pas loin du Jean Bart.

- Les blessés ont été dirigés vers l’hôpital de la Marine à proximité du port, là ou se trouvait l’Amiral Michelet, le reste des blessés ont été dirigés vers l’hôpital militaire, connu aujourd’hui sous le nom d’Hôpital du 20 aout.

LISTE DES BATIMENTS TOUCHES PAR LES AMERICAINS AU PORT DE CASABLANCA le 8 Novembre 1942 :


-PRIMAUGUET:CROISEUR LEGER ENDOMMAGE PUIS PERDU ECHOUE
-ALBATROS:CONTRE TORPILLEUR DESEMPARE PAR TF 34
-MILAN:CONTRE TORPILLEUR,COULE
-BOULONNAIS:TORPILLEUR,COULE PAR TF 34
-BRESTOIS:TORPILLEUR,COULE PAR TF 34
-FOUGEUX:TORPILLEUR,COULE PAR TF 34
-FOUDROYANT:TORPILLEUR,COULE PAR TF 34
-AMPHITRITE:SOUS MARIN-2ème CL.COULE PAR DES AVIONS AMERICAINS
-OREADE:SOUS MARIN-2ème CL.COULE PAR DES AVIONS AMERICAINS
-LA PSYCHE:SOUS MARIN-2ème CL.COULE PAR DES AVIONS AMERICAINS
-ESTAFETTE:NAVIRE HYDROGRAPH-MIS HORS COMBAT PAR LE HSM TILLMAN


acquaviva

qui a des photos de la conférence d'anfa ??? d'avance merci !

archereben

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