Un salut chaleureux à Si Tahir Jillali, notre chroniqueur émérite de la rubrique Berrechid.
Après la mort du Sultan Moulay Hassan, le caïd Abdesslam Berrechid , craignant d’être attaqué par les tribus, fait creuser au sud de sa Kasbah une tranchée large et profonde. Après la mort de celui-ci, les tribus se révoltent et assiègent la Kasbah pendant 29 jours. Son fils Mohamed Ben Abdesslam qui le succède prend la fuite pendant la nuit et se réfugie auprès de Moulay Abdelaziz à Fés.
Les rebelles pénètrent dans la Kasbah, libèrent leurs frères prisonniers, s’emparent du butin et mettent le feu sur le siège et le symbole de la tyrannie. Ceci s’est passé au mois de juillet 1905.
Au moment de son occupation, la Casbah en ruine est complètement vide. "Les ouled Hriz se trouvent pour la plus part occupés sous les murs de Casablanca à harceler les troupes du Général Drude", reconnaissent les documents de la mission scientifique du Maroc.
Le Caïd fuyard réapparait après le bombardement de Casablanca en 1907. Il se hâte pour accueillir le général d’Amade en compagnie de quelques notables du groupe Ouled Youssef qui lui sont resté fidèles. « Pendant toute la durée des opérations, il fut pour nous un informateur zélé, espérant que nous ferions rendre gorge aux indigènes qui avaient pris part au pillage de sa Casbah », raconte le document précité.
Les ouled Hriz refusent de payer les impôts de 1901 jusqu’à leur occupation en 1908. Au temps de la siba, le groupe des ouled Youssef se bat contre les ouled Youssef. Ces deux groupes s’unissent pour se battre contre les ouled Jaber. Mais les trois font coalition pour repousser les attaques des tribus voisines. Devant le grand danger, les tribus du voisinage font cause commune avec les ouled Hriz et affrontent ensemble la puissance coloniale.
Le général d’Amade qui remplace le General Drude a mobilisé des moyens incomparables en supériorité à ceux possédés par les moujahidines. Le 12 Janvier 1908, il prend la route du Sud Casablanca à la tête d’une forte garnison, campe le soir à Ain Jemaa et le lendemain reprend la marche vers Berrechid. Une autre colonne, commandé par le General Brulard , se dirige en même temps sur cette Casbah , qui reçoit garnison le 14 janvier 1908.
• N.B : Le groupe ouled Youssef est composé essentiellement des Fokra, Beni Meniar, Abbara, Drana et Ouled Hajjaj. Celui des Ouled Youssef est composé de Talaouet, Hlalfa, Lahbacha et Lambarkiyine. Les Ouled Jaber sont ouled Salah, Riah, Koreiz, ouled Ghoufir.
Tahir Jillali



































Merci Si Jilali,contuniez a nous eclaircir les esprits,c est une epoque floue pour la quasi-totalite des Marocains.Beaucoup de parents de ministres,deputes et autres responsables ont servi sous le drapeau francais au Maroc,ils ne s etaient jamais inquietes meme apres l independance.
Rédigé par : khair Ahmed | 04 août 2008 à 20:54
Notre Cher ami Khair de Montréal s’inquiète légitimement sur la distance observée entre l’audace et la bravoure de l’élite d’antan et l’indignité et l’opportunisme des loueurs de visage vivant encore parmi nous. Le feu enfante la cendre, dit le proverbe. C’est aussi véridique, en 1908 comme en 2008, la phrase proverbiale qui dit : « hamiha haramiha ».
L’histoire est le récit des vainqueurs et nos braves guerriers sont morts avec leur secret. Nous essayons quelques fois d’ y remédier en arrachant des passages, éparpillés dans la littérature coloniale, afin d’éclairer sur le courage et le sacrifice des braves oubliés, qui sont mort pour l’honneur et dans l’honneur.
Les morceaux, ci après, parlent de la tactique suivie par les guerriers de la Chaouia en face d’une puissance qui avait à son compte les armes modernes et, à son service les soldats africains, enrôlés en vrac dans les colonies de l’hexagone.
« Les Chaouia qui nous combattent sont en grande majorité des cavaliers. Dés que leurs vedettes ont annoncé l’approche des français ; les guerriers montent à cheval et viennent au devant de nous pour nous livrer bataille. Si la distance n’est pas trop grande, des fantassins arrivent par le lieu de l’engagement quelques heures plus tard et prennent quelques fois part à l’action. Mais le plus souvent ils restent dans les campements, prêts à abattre les tentes si nos troupes mettent leurs douars en péril.
La tactique de la Chaouia est donc surtout une tactique de cavaliers ; mais comme ils ne disposent pas d’armes blanches, leur unique moyen d’action est le feu et leur principale qualité est la mobilité : aussi restent-ils toujours disséminés.
Les Chaouia incapables de toutes défensives ne peuvent faire usage que de l’offensive et sans jamais attaquer à fond, puisque dans les combats rapprochés leur armement est beaucoup trop inferieur aux nôtres. Leurs chances de succès sont par conséquent autant plus grandes que l’adversaire qui leur est opposé se montre moins offensif. Pour celui-ci, c’est la marche en retraite qui offre le maximum de danger, ensuite la défensive, puis la marche en avant lente et hésitante. Au contraire, plus son attaque sera rapide et sans arrêt, il éprouvera des pertes.
La journée la plus difficile a été celle du 2 février, lorsque les compagnies de légions et la batterie furent assaillies par de fortes contingents marocains au moment ou elles se rabattaient de Dar ould Fatouma sur Zaouiet El Mekki ».
« Le 13 janvier 1908, deux colonnes parties, l’une de Casablanca, l’autre de Médiouna se rencontrent à Dar Berrechid, qu’elles occupent sans résistance.
Le général d’Amade est parti de Casablanca avec la colonne qu’il a appelé la colonne du littoral, il rejoint à Berrechid la colonne dite du Tirs (les Tirs sont les fameuses terres noires si renommées par leur fertilité ».
« Le 14 janvier, on apprit que El Haj Hamou , celui là même qui avait fomenté les troubles de Casablanca , s’était refugié dans sa propre Kasbah , à quatre kilomètres de Berrechid. Il fut cerné et capturé avec un autre agitateur des environs. . Le même jour, à onze heures, commence la marche vers Settat ».
« Le Colonel Boutergourd qui commande la colonne du Tirs a essayé une razzia en un rassemblement indigène qu’on lui signalait à une dizaine de kilomètres de son camp. Il s’était mis en route la nuit. Le 2 février 1908, à l’aube il arrivait à Zaouiat El Mekki (Dar Qribat) et enlevait un troupeau de 6000 bêtes, moutons, bœufs et chameaux. Etant harcelé de coups de feu, la colonne retarde sa marche de retour pour y répondre et se laissa peu à peu engagé. Des cavaliers portent un fantassin en croupe accourent et un combat furieux commence. Etant 1.200 environ contre 6000 hommes, les nôtres durent abandonner le troupeau à la garde d’un peloton de 15 zouaves et quelques chasseurs d’Afrique avec deux mitrailleuses pour tenir tête aux assaillants. Pendant un moment, cette poignée d’hommes fut enveloppée. L’une des mitrailleuses tira 1.800 cartouches et l’autre 3.200. Le troupeau fut repris par les Arabes et le trépied et les munitions de l’une des mitrailleuses furent abandonnées. Le lieutenant Ricard, neveu de Berteaux, l’ancien ministre de la guerre, et les chasseurs de Kengolay fils de l’ancien député, et Rousseau s’étaient laissé entrainés avaient été cernés, tués, décapités. On en a retrouvé leurs corps mais les têtes ont été emportées et doivent à l’heure actuelle circuler de tribus en tribus comme trophée suivant la coutume des marocains ».
« Dés que le général apprit le combat d’El Mekki, il réorganisa la colonne du littoral et se porta sur Berrechid avec 5.000 hommes. Après avoir campé le 4 février à El Haj Hamou , cette force importante rejoignit le lendemain celle du colonel Boutegourd et , ainsi renforcé la colonne se dirigea de nouveau sur zaouiet El Mekki. Au lever du soleil, on vit dans la plaine 10.000 cavaliers ennemis. Pendant trois heures le combat fit rage.
Après deux jours de repos, le général d’Amade marcha contre les ouled Said qu’il chatia , pour avoir pris part à l’engagement du 2 février 1908 contre le colonne Boutegourd. Au cours de cette marche, un troupeau de 2.000 bêtes fut même razzié par nos troupes, qui campèrent sur le territoire des ouled Said ».
L’armée coloniale a eu 11 tués et 41 blessés dans le combat du Zaouia de Sidi El Mekki, dont parmi les morts le neveu du ministre de la guerre et le fils d’un député. Ce combat est jugé comme l’un des plus meurtriers, pour l’armée française, dans la campagne d’occupation de la Chaouia. En total, les pertes subies dans ses rangs, depuis l’opération de Casablanca à la date de 8 mars 1908, sont de 74 tués et 256 blessés, dont 41 tués et 156 blessés algériens et senegalais contre 33 tués et 100 blessés français.
Avant d’atteindre la Kasbah de Berrechid, l’armée d’occupation a fait une razzia de troupeau à ouled Hriz du coté de sidi Aissa, une fois installé à Berrechid elle essayé une autre du coté de sidi El Mekki, puis une troisième dans sa marche sur ouled Said. A Chaque fois, il est question de milliers de tètes ovines, bovines et chamelières.
Deux dates sont à retenir, le 13 janvier 1908, la cavalerie française pose en photo devant les portes de la Kasbah de Berrechid . Au lieu de défendre son pays et se ranger du coté du peuple, le Caïd avait plié le fanion de la gloire et arboré celui de la soumission devant le général d’Amade. En fait, « Les ouled Hriz ne s’inquiétèrent même pas de leur caïd, lors de son retour au milieu d’eux en octobre 1907. Il faut reconnaitre qu’ils se trouvaient pour la plus part occupés sous les murs de Casablanca à harceler les troupes du général Drude, avec les contingents des autres tribus et les mhellas venues de toutes parts ». Pour les français, la résistance des ouled Hriz campés dans le Sahel avait duré jusqu’au 15 Mars 1908. « Berrechid , depuis, n’a plus d’histoire : la paix la plus parfaite n’a cessé d’y régner », conclue Paul Azane.
(1) La Revue Française ; 1908.
(2) Villes et Tribu du Maroc
(3 La Quinzaine Coloniale ; 1908.
(4) Les ruines de Dar El Haj Hamou existent encore sur la route d’El Jadida en face des piscines de l’oasis de la Chaouia.
Rédigé par : Tahir Jillali | 06 août 2008 à 23:05
bonjour, un message spécial pour Mr TAHIR Jillali, je me renseigne sur le passé de ma famille originaire de Berrechid et je pense que votre aide pourrais m'être bien utile, je vous laisse mon mail k.tahir@hotmail.fr et je serais tres heureux de faire votre connaissance, merci par avance et bonne reception
Rédigé par : TAHIR Khalid | 16 août 2008 à 20:23
Salut Mr Khalid
J'ai lu vos deux interventions. Je ferais de mon mieux pour vous aider et les autres. j'ai répondu à votre message, consultez votre boite. Merci à vous.
Rédigé par : jiltahir@yahoo.fr | 16 août 2008 à 22:45
Salut Mr Khalid
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Rédigé par : jiltahir@yahoo.fr | 16 août 2008 à 22:47
Salut Mr Khalid
J'ai lu vos deux interventions. Je ferais de mon mieux pour vous aider et les autres. j'ai répondu à votre message, consultez votre boite. Merci à vous.
Rédigé par : jiltahir@yahoo.fr | 16 août 2008 à 22:54
Merci Jillali bien entendu si d'autres personnes peuvent me renseigner se serait avec une grad plaisir . En tout cas bravo à toutes les personnes qui nous renseignent bien sur Berrechid et sur l'ouled hriz
Rédigé par : TAHIR Khalid | 17 août 2008 à 16:08
I am an American researcher in Morocco on a US Fulbright scholarship, doing research on various aspects of mental illness in urban Morocco from a sociological and historical perspective. I think your website is simply the best Moroccan website there is, by the way, and I have found it really interesting looking at dated representations of Morocco.
I tried to post this request on the "Annonces" section, but the site would not let me, and I was hoping you might be able to put it up for me? I REALLY appreciate this. Also, if you personally know anyone I could talk to or have any information about old hospitals such as Berrechid, please let me know?
My message is: "HISTORY OF PSYCHIATRY: I am a Fulbright scholar from the US doing research on mental illness in Morocco, if anyone has any stories, pictures, documents re: old psychiatric centers or maristans, please be in touch at nabil.khan1 at gmail.com. Thanks bzzaaf!"
Allah y hfdk!
Nabil Khan
--
Nabil Khan
Fulbright Grantee, '07-'08
c/o MACECE
7 Rue Agadir
Rabat, Maroc 10000
Phone:
(from outside Morocco) 212.19.51.49.71
(from within Morocco) 019.51.49.71
Rédigé par : ali for account of Nabil Khan | 28 septembre 2008 à 18:17
BON COURAGE
EST CE QUE vOUS AvEZ DES CONNAISSANES SUR BOUAZZA RIGATE OULAD JARRAR
Rédigé par : hamdouchi | 28 novembre 2008 à 22:42
de la de mes origines hrizi, sa ma fait vraiment plaisir de voir autant de cousin hrizi, mais vraiment ces info sont vraiment impressionnantes, 1500 contre 5000, des histoires de la gloire des chaouia, malheureusement nombre d eux n ont pas eu leur merite, quand on voit les fils du caid "khawana" é leur richesse maintennant, la hawela wala kowata ila bi lah
Rédigé par : lhrizii | 13 octobre 2009 à 10:42
BONJOUR A TOUS .JE DEMANDE HUMBLEMENT A QUICONQUE QUI PEUT ME DIRIGER A AVOIR UNE COPIE D'UN BOUQUI ECRIT PAR LE FQUIH HACHEM EL MAAROUFI INTITULE ABIR ZOHOUR,عبير الزهور, لكاتبه الفقيه هاشم المعروفي
Rédigé par : HAMDOUCHI MED | 06 décembre 2009 à 18:11
السلام عليكم
اطلب بكل احترام ممن يستطيع ان يزودني بمعلومات تتعلق ببوعزة من اص اصل هراوي والمعروف ببوعزة الريكط ( BOUAZZA RAYGATE )الذي استوطن
بدار بوعزة ما بين سنة 1840 و 1910
الهاتف بالمغرب هو 0527150667
Rédigé par : HAMDOUCHI Mohamed | 12 décembre 2009 à 21:01
A Mr Hamdouchi,
Vous pouvez vous procurer au Habous, le livre du Fakih Hachem Maaroufi sur l’histoire de Casablanca, sinon vous me faites signe pour vous procurer une copie.
Quand a Bouazza Raygat 1840-1910 :
1- Bouazza, en tant que propriétaire terrien est connu dans la région qui porte son nom.
Le terme de Raygat est en fait le « surnom » donné par les Français en souvenir d'un personnage qui s'appelait Riguet, d’où l’appellation de Dar Bouazza Riguet.
2- Un autre personnage dans la « catégorie » des Bouazza de Casablanca, c’est El haj Bouazza surnommé « Ghallef » commerçant en peau, propriétaire de vastes terrains dans le quartier qui porte son nom.
Rédigé par : Abdellah Naguib | 13 décembre 2009 à 03:19
A MR ABDELLAH NAGUIB
MON N DE TEL EST LE SUIVANT
052715667
VOUS POUVEZ M'APPELER APRES-MIDI
Rédigé par : HAMDOUCHI Mohamed | 25 décembre 2009 à 03:26
تصحيح خطا في رقم الهاتف
الى السيد نجيب عبد الله
A MR ABDELLAH NAGUIB
MON N DE TEL EST LE SUIVANT
0527150667
Rédigé par : HAMDOUCHI Mohamed | 08 janvier 2010 à 00:31