Mon ami Assal Mekki, paraphrasant M. Gardelle, notre ancien professeur au collège de Berrechid, m'a souhaité les meilleures vacances. Avant d'en profiter, j'ai fait un saut au mahrek de la fantasia, organisé à Berrechid, dans un coin désertique derrière la gare routière, qu'on appelle déjà l'aéroport Ouagadougou. Sur mon chemin, j'ai vu les étalagistes et les colporteurs qui règnent, en maîtres absolus, dans les alentours du Collège Ibn Khaldoune. Une dizaine de bouteilles vides, du vin rouge, poussent, comme de la mauvaise herbe, au parc de verdure du grand boulevard. Arrivé au mahrek, j'ai bien admiré la synchronisation des coups de baroud et non ces jeunes cavaliers qui, en attendant l'arrivée de leur tour, comptent les sous pour s'acheter des cigarettes au détail. Comme toujours, les beaux chevaux, sellés et bridés, s'impatientent, s'ennuient, grattent le sol, hennissent, dansent et s'enlèvent par petit bond, et bref, sur le cri de Wal hafide Allah lancé par le 'Allame, le peloton part en galop. L'épreuve consiste à tirer un coup de baroud, au bout de la course, de façon qu'on ne doive entendre qu'un seul coup de feu. Si un seul cavalier, de la sarba, tire son feu une fraction de seconde trop tôt ou trop tard, le résultat est jugé médiocre et le spectacle passe sans you you.
Tous les ans, après la moisson, de mai à septembre, les cavaliers d'Ouled Hriz avaient l'habitude de participer à des moussems de fantasia. C'était, pour eux, une chance de retrouvaille et une occasion pour se mesurer avec leurs homologues adroits venus de Mzamza, Mdakra, Zyayda, Ouled Said et Ouled Ziane. Dans ce coin de la Chaouia, tout individu est déclaré aisé dés qu'il était en mesure d'acquérir un cheval arabe de race. Cette noble monture, ornée de housses et de guirlandes, faisait partie intégrante de la famille et bénéficiait de toutes les priorités inimaginables.
Dans le groupe du caidat ouled Hriz, du début des années soixante dix, les beaux chevaux, furent montés par des cavaliers de renommé, tels : Mohamed Ben Haj Lakbir ; Haj Jilali Ben Bouchaib ; Haj Thami Ben Kacem ; Haj Mekki Ben Kacem ; Ali Ben Tahar ; M'hamed Ben Zitouni ; Ahmed Ben Zitouni ; Haj Chafi ben Haj Chayb ; Lamkadam El Bahloul ; Haj Bel Maati ; Abdelkader Ben Mohamed Omar ; Al Hadi Ben Mohamed ; Bouchaib Ben Ez Zemouri ; Ahmed Ben Cheikh ; Haj Mohamed Ben Haj Slimane ; Mekki El Hardiza ; Kacem Ben Mokhtar ; Mohamed Ben Lakbir Boussedra ; Haj Bouallal El 'Allam ; Haj Bghaydid ; Haj Azzouz ;Cheikh Bekhi ; Haj Laamoune, etc.
Les magnifiques tentes caidales, khouzanas, qui donnaient la belle allure aux moussems, appartenaient aux grands notables de la tribu, entre autres ; Haj Ahmed Ben Houcine de Lahbabta Fokra, Haj Slimane Ben Jilali de Chraka Fokra, Haj Ahmed Ben Slimane de ouled Laidi Riah, Cheikh Haj Ahmed Ben Jillali de Mzamza, Haj Abdelkader Ben Khmiss de ouled Harti Mzamza, Bouazza Ben Dahmane de ouled Lahcen Mzamza, Haj Ben Jilali de Lararma, Ahmed Ben Haj Bouchaib de Tchaych Lahbacha, Haj Mohamed El Ouazani de Slahma Lahbacha, Driss Ben Bouazza de Rgagna Lahbacha, Mohamed Ben Kacem de Mouanig, Brahim Ben Jillali de Ouled Moussa Mouanig, etc.
Les principaux moussems d'ouled Hriz tenaient lieu autour des sanctuaires de : Sidi Daoud du Sahel ; Ouled Kacem de Riah ; Sidi Kacem de Mouanig ; Ouled Sidi El Aydi, Khiayta du Sahel ; Sidi El Mekki ainsi qu' au Centre de Berrechid, tantôt prés de sidi Zakour, tantôt à Sidi Belhaj, Sidi Bouaza, Sidi Jillali et Sidi Cheikh El Khalafa. Quelqu'un qui ne connaissait pas sidi Bouaza pouvait agir comme notre ami Mohamed Manouni qui nous raconte sa première prospection du lieu, en disant : "J'ai vu une foule de personnes courir en direction de Sidi Bouaaza à l'Est de Berrechid. D'autres roulaient sur leurs bicyclettes ou leurs motos. J'ai suivi à pieds tout ce monde".
Le type de cheval commun à Ouled Hriz fut le double poney. Le cheval de grand luxe était le type Louis XIV, qui fut semble -il la possession du Caid Barchid (photo). Ce cheval, qui réunissait les qualités de vitesse et de vigueur exigées par la fantasia, fut offert par le Sultan Moulay Ismaël à Louis XIV et les croisements donnèrent naissance au pur-sang arabe moderne. Entre les deux variétés citées, existait une série intermédiaire de fines bêtes à têtes intelligentes.
Dans un style lyrique, notre ami Aziz Fares, évoquant ses souvenirs d'enfance à la campagne de Dranaa, avance une classification des chevaux, selon leurs coloris, en écrivant ceci : "Ma mère était née à Taalaouet, mais ses parents étaient de Ouled Hajaj, malheureusement je ne connais pas bien ces lieux. Le seul contact que j'avais avec la compagne était à Dranna où habitait une de mes tantes…. La nature, les animaux, les grandes espaces, la liberté de courir, de jouer, et de découvrir me fascinait… Le mari de ma tante profitait de ces instants pour me parler des noms arabes, donnés à ce bel animal, qui est le cheval. Alors on avait: Ladham, cheval noir ; Bergui, cheval rouge (brillant) ; Goumri, cheval blanc ; Hjare al wade, cheval avec des taches noires et blanches ; puis Lazrak ; Lachhabe ; etc... L'amour du cheval a été fidèlement transmis depuis des générations. Fatna Bent Al Houcine, chantait dans Al 'Aita: Al Khail, Al Khail taarguibate a Chaouia..."
Justement, un témoignage français, nous fait savoir que le cheval arabe, de pure race, existait dans cette partie de la Chaouia: "C'est à Casablanca et dans les environs qu'on trouve dans sa pureté le type de cheval barbe, incomparablement supérieur à ce que nous connaissons en France sous le nom de cheval barbe. Il se distingue par une taille élevé, une encolure puissante, des membres robustes, en même temps que par sa finesse de tête et la supériorité du caractère de la race africaine. C'est un vrai cheval de guerre ; fort, sobre et rapide".
En fait, les chevaux marchent avec des vitesses variables suivant leur confrontation, et surtout suivant les résistances qu'ils ont à vaincre. On distingue trois allures, le pas, le trot et le galop. L'allure de pas a une vitesse qui descend à 0,4 mètres par seconde et ne dépasse guère 1, 80 mètres ; la vitesse du trot est de 2, 25 mètres ou 5 mètres par seconde ; le galop peut atteindre 15 à 16 mètres.
Ceci dit, le paquetage et l'habillement des cavaliers agissent sur la résistance des chevaux, comme illustre ce témoignage: "Les cavaliers marocains, de la Chaouia, sont bien remontés avec des chevaux très supérieurs comme qualité à ces de nos Arabes d'Algérie, pour des raisons très logiques d'ailleurs. En effet, ces montures ne vivent pas comme les notre, elles vivent d'une façon plus rustique, plus à la dure et, surtout, elles n'ont pas à porter comme celle de nos hommes, le paquetage lourd et encombrant. En outre, le vêtement marocain est très sommaire et par conséquent plus léger".




































Bonjour mon cher taher je te remercie de brillant récit qui m’as replonge dans mes plus belles années d’antan je connais certains de ces noms dont tu as cite pour avoir entendu parler d’eux maos j’ai pas eu l’occasion d’assister a leurs chevauches notre héros a l’époque était feu bouchaib guerrayguihi le frère de tantatoui ex chef d’orchestre a la RTM ce dernier se distinguait des autres cavaliers par son style vestimentaire impeccable (peut-être y cherchait il a refléter ostentatoirement son aisance )il arborait ses belles atours traditionnels que peut se prévaloir un cavalier et aimait aussi porter des lunettes pour se prémunir contre les poussières son cheval aussi était très bien harnaché .
Il y avait aussi lhaj mustapha ouled mrarik
Il ya deux ans lors d’un festival de berrichon on a révélé aussi un joueur de wydad allali entrain de participer au fantasia
Rédigé par : belmokhtar dernouni | 03 juin 2008 à 15:19
c'est avec un grand plaisir que j'ai lu ton article je suis un enfant d'ouled said j'adore la fantasia
ci joint l'adrese de mon blog si tu veux allez serfer et faire quelque commentaires
ouledsaid2008@skyrock.com
Abdennabi
Rédigé par : Abdenabi ZAHER | 01 octobre 2008 à 22:36
bonjour,
c'est formidable ce que vous faites.
Les magnifiques tentes caidales, khouzanas, qui donnaient la belle allure aux moussems, appartenaient aux grands notables de la tribu, entre autres ; Haj Ahmed Ben Houcine de Lahbabta Fokra, Haj Slimane Ben Jilali de Chraka Fokra, Haj Ahmed Ben Slimane de ouled Laidi Riah, Cheikh Haj Ahmed Ben Jillali de Mzamza, Haj Abdelkader Ben Khmiss de ouled Harti Mzamza, Bouazza Ben Dahmane de ouled Lahcen Mzamza, Haj Ben Jilali de Lararma, Ahmed Ben Haj Bouchaib de Tchaych Lahbacha,
dans cette liste il ya mon père, merci.
Rédigé par : Said | 08 novembre 2008 à 14:40
bonjour,
lui c'est mon père, je vous remercie 03/01/2009
Cheikh Haj Ahmed Ben Jillali de Mzamza,
Haj Abdelkader Ben Khmiss
de ouled Harti Mzamza, Bouazza Ben Dahmane de ouled Lahcen Mzamza, Haj Ben Jilali de Lararma, Ahmed Ben Haj Bouchaib de Tchaych Lahbacha, Haj Mohamed El Ouazani de Slahma Lahbacha, Driss Ben Bouazza de Rgagna Lahbacha, Mohamed Ben Kacem de Mouanig, Brahim Ben Jillali de Ouled Moussa Mouanig, etc.
Rédigé par : AKRAM SAID | 03 janvier 2009 à 14:01
c'est magnifique et super-génial tout cela.Cependant,je souhaiterais de tout coeur savoir davantage sur l'histoire hrizie.Ca m'interresse énormément,surtout que radio Casa-FM a dans le courant de l'année 2008 et c'était dans le cadre d'une émission quotidienne,témoigné que les hrizis sont issus de la dynastie idrisside.Toutes mes défférentes salutations.Mustapha
Rédigé par : Mustapha | 10 mars 2009 à 17:39
bonjour,
Parler d’Oulad Hriz sans citer Caïd Moussa DAKKOUNI, c'est une injustice envers quelqu'un qui a été pour longtemps le patriarche de cette région.
Rédigé par : H. DAKKOUNI | 11 mars 2009 à 16:04
Félicitations
pour tant d'érudition mais sans doute de recherches !!
Qui a entendu parler d'un élevage de chevaux de courses à Aïn Harrouda dans les années 1920 ?
Des Anglais l'occupaient quand mon Grand-Père (Anglais) est venu (de Nice) y travailler pour eux vers 1927/28 ??
Merci d'avance si quelqu'un peut apporter une réponse.
Et continuez d'enrichir la Patrimoine mémoriel pour les jeunes générations.
Rédigé par : Bilo | 29 mars 2009 à 16:55
Bonjour,
C vrai, Il faut rendre hommage au CAID MOUSSA DAKKOUNI, il n'est pas une simple personne, hier je parlais avec mes collegues je leur disais je ne suis pas la fille de moussa dakkouni ca veut dire que je ne suis pas riche ils m'ont dit c'est qui moussa dakkouni je leur disais il était un caid et parmi les plus riches personnes au maroc d'apres ce que mon pére m'a raconté lah yrahmou,j'aime bien avoir plus d'information sur cette personne
merci bcp
Cordialement,
CADI YASMINA
Rédigé par : CADI YASMINA | 29 mai 2009 à 12:35
Bonjour,
Des préoccupations m'empechent d'etre au contact avec le site, un jour vous suprederez avec un manuel sur l'histoire du bled.
- Moussa Dakouni; il n'est pas un caid mais un tajer fort celébre. Mort à Casablanca, ruiné, et sans le moindre sous .Il passait ses derniers jours à El fida derb sultan. Une affaire mysterieuse couta la vie à l'une de ses femmes, quand il voulut epouser sa soeur. Moussa a passé la prison pour cette affaire ...
- Mlle Yassmina, votre arriére grand pére, jillali ould al abbaria, pére du cadi haj salah est un des signataires de la baia de moulay Hassan, voir nom sur la liste in site du ministére des habbous. Cadi Salah est remplacé , momentannement, vers fin années 40 par un cadi fassi: le pére de Mohamed El fassi.
- Mr Hassini; la famille a donné le nom à douar haj Amor, une femme habitait une belle maison s'appelait hajja Zahra. Haj Amor s'appelait Abba et etait infermier avec Dr Delamare. Son fils Mohamed ould Haj Amor le succede. Son nom evoqué par les chikhates qui chantait: "tabib lhaj amor".
- Lahdiyi: un grand proprietaire foncier à Jakma, douar lahdaya. A sahel des centaines d'hectares, autre centaine sur la route sidi rahal Chatii, et autres et autres.. Sa jeune femme, fille de Nouiga de Selahma, épousa aprés decés de Haj Hdiyi, le nommé ould laamoul du sahel, a eu avec lui une fille , marié à Driss ould Chayb: son fils sera le maitre de berrechid
merci
Rédigé par : TJ | 01 juin 2009 à 21:40
Bel Ymam Lymam Hassan, résistant à ouled Hriz. Devint cheikh de la fraction des ouled Hajjaj Tiress, au lendemain de l'indépendance, vers fin 1956.
Rédigé par : TJ | 01 juin 2009 à 23:39
bjrs pouriez vous parler un peu plus de ouled ziane je suis a la recherche de mon histoire je sais que mon grand pére était trés conu la bas il fesait partit oci de la fantasia merci
Rédigé par : nadia | 02 juin 2009 à 15:56
il était mquadem
Rédigé par : nadia | 02 juin 2009 à 16:20
En 1226 de l'hegire, de violents combats eurent lieu, entre les ouled Hriz et ouled Ziane, et se terminèrent par le triomphe des ouled Hriz . le chef des ouled Ziane, en ces temps de troubles, s’appelait Al yamani ; il était à ce point célèbre que les femmes des ouled Hriz , pour calmer leurs enfants, les menaçaient de Ziani : « Ez ziani aji » ( le ziani vient !).
Rédigé par : TJ | 02 juin 2009 à 20:52
Rebonjour,
Merci pour ces informations Mr TAHER JILALI de tte facon la fille de Mr MOUSSA DAKKOUNI était la conjointe de Mon Oncle MOHAMMED lah yrahmou, elle est toujours vivante et elle vit à casablanca avec ses enfants
Cordialement,
CADI YASMINA
Rédigé par : CADI YASMINA | 05 juin 2009 à 16:02
Bonjour Yassmina
Haj Salah ben Haj Jillali possedait au moins deux maisons à Dar El Beida, ou il vivait; l'une d'une superficie de 780 m2 , achetée en 1923 de chez Haj Driss Meknassi El Bidaoui, et située à Rue du dispensaire N° 163. L'autre, d'une superficie de 300 m2, sis 'impasse El Miloudi.
Rédigé par : TJ | 07 juin 2009 à 21:37
Bonjour,
Merci beaucoup pour ttes ces informations, j'aime bien savoir si ces maisons existent toujours, juste pour les visiter et avoir une idée.
A titre d'information, moi et ma petite famille on vit dans un appt en location alors que mon pére était un caid il occupait le poste de chef du service des passeports dans les années 60, c'est rare de trouver des gens honnetes comme lui, je suis trés fiere de lui lah yrahmou
Cordialement,
Yasmina
Rédigé par : CADI YASMINA | 08 juin 2009 à 17:56
Felicitations pour tout ce travail de recherche et cette connaissance!
J'aurais voulu avoir des informations sur mes ancetres. Haj Bouchaib ben Khadir a Ouled Allal Ouled Hriz et Moulay Jilali(ouled Syed - Kadiri)- qui viendrait de Bagdad?
Merci beaucoup!
A.K
Rédigé par : Amelie | 07 août 2009 à 18:50
Merci beaucoup pour ce travail gigantesque pour faire vivre la mémoire et nous faire connaitre notre hisoire et nos racines.
Rédigé par : DAHBI | 15 octobre 2009 à 16:52
Bel Khadir
Demeurant à douar chrakna, ouled Allal, sont les descendants d’ Ahmed et de Omar ben Mohamed Bel khadir, à savoir :
A°) Ahmed Bel Khadir , époux de Fatna bent Mohamed, mort en 1915 , et ayant pour enfants :
1)Mustapha, marié à Rkia bent Lahcen en 1917.2) Rahma, mariée à Maati ben Bouchaib qui est mort en 1922 ; 3) Abdellah, marié à Lalla bent El Hadj en 1925 ; 4) Bouchaib, marié à sa cousine Malika bent Omar ben Mohamed Bel Khadir, en 1909 ; 5°) Zahra, mariée à jillali ben Abedelkader en 1910
B°) Hadj Amor Belkhadir, époux de Rkia bent Lahcen, mort en 1923, et ayant pour enfants :
1) Aicha ,mariée à Ahmed ben Bouchaib qui est mort en 1923.2) Malika, marié à son cousin Bouchaib precité.3)Rahma, mariée à Bouchaib Ben Maati en 1926 , 4) Abdelkader, 5) Amina, mariée à Ahmed ben Jillali en 1922, 6) Omar,7) Abdelkader , 8) Fatima, mariée à Hattab beb Naceur en 1911, 9) fadila , mariée à bOuchaib Bel Haj en 1911 .
Rédigé par : Tahir JILLALI | 15 octobre 2009 à 22:59
Merci Mr. TAHIR Jillali pour toutes ces informations sur BERRECHID
Et si vous pouvez me donner des informations sur BOUCHAIB BEN MOHAMED BEN HSSINE ;
Et comme mes origines sont de cette région; je serais très heureuse car je me sens un peu déracinée
Rédigé par : ghita | 16 octobre 2009 à 02:07
Rebonjour Mr Dahbi
Haj Buchaib Bel Khadir etait notable nommé à la jemaa de fraction Fokra, de la tribu ouled Hriz, depuis la creation de celle-ci en 1922 jusqu'en 1928
Rédigé par : Tahir JILLALI | 16 octobre 2009 à 16:28
NOTABILITE ABBARA
Enigmatique est le nom que porte le peuple de "Abbara". Les Abbara ne seraient ils pas le residu d'une grande tribu, en deplacement, qui s'etait fixée sur le territoire, comme illustre la traduction du vocable, ou bien seraint ils , tout simplement, des elements disparates, soudés avec les descendants d'un ancetre oublié, surnommé Abbar?! Il existe des abbara fixés sur le territoire du tirss et autres au Sahel des ouled Hriz. Ceux du tirss, les plus proche du centre de Berrechid, semblent former un ilot, englouti dans les grands espaces occupés par les fokra, qui invoquaient à leur egard un prejugé malefique; celui du mauvais œil!
Le clan le plus puissant des abbara du tirs est constitué par les ouled Breick . Aussi, les Abbara et leurs voisins les ouled Moussa ne formaient qu' une seule fraction , que commandait cheikh Bouchaib ben Ahmed Bel Maalem, à la veille du Protectorat francais. Au 19° siecle , les grands d'Abbara charchaient la protection auprés des puissances etrangeres pour échapper aux abus de leur caid. C'etait le cas de Haj Jillali Ben Ahmed Bel maalam(Belgique) et son frere Abdessalam (USA); Mohamed ben Thami (Belgique), marié à Dame Fatima bent Mekki Bel Mir en 1891 ainsi que son gendre Mekki Bel Mir(Espagne); Maati Bel Hadj et son frére Hamou (Bresil);
La notabilité des abbara, au debut du siecle ecoulé, comprenait: Cheikh Hadj Rguig ben Ali, marié à Dame Arbia bent Thami en 1904, qui etait nommé Cheikh de la fraction Abbara et ouled Moussa en remplacement de Haj Bouchaib ben Ahmed Ben Lamaalem. Il etait egalemement nommé, avec Mohamed ben Thami, notables membres de la jemaa des ouled hriz lors de la creation de celle-ci en 1917. Mohamed Ben Thami etait auusi membre à la societé de prevoyance de Ber Rechid , qui avait parmi ses objets, " de permettre aux cultivateurs indigénes, par prêt en argent ou en nature de maintenir et de developper leur culture et leur plantation, d'ameliorer et d'accroitre leur outillage agricole et leurs troupraux".
Mohamed Ben Thami etait remlacé après son decés, à la societé de prevoyance de Ber Rechid, par Zine Ben Smael ben Chafi en 1927, qui à son tour sera remplacé, après sa mort en 1938 , par Mohamed ben Hattab allali, époux de Fatima , fille du caid Abdessalam Barchid.
La famille " ba Zine" Ben Smael etait reputée par sa generosité et son hospitalité dans le terroir des Ouled Hriz. Ba zine, marié à Dame Aicha bent Bouchaib, avait pour fréres Haj Ali, Omar et M'hamed. Un de ses neveux, Abdelmajid ben Driss ben Zine, ouvrait dans les années soixante dix, un salon de coiffure moderne à coté du Café de France, au boulevard principal de Berrechid.
En cette année, le clan des Abbara ouled Breick vient d'etre porté, à la deuxiéme chambre du Parlement, par son mandataire au sein de la CR sidi Mekki, Mustapha El Hiba, qui fait partie de la nouvelle élite au pouvoir à Berrechid. Son gendre, encore plus jeune, Abdelghafour Dahane, fait partie du groupe du conseil municipal de Berrechid, et veille sur la premiere equipe du foot ball de la ville.
Rédigé par : Tahir JILLALI | 16 octobre 2009 à 16:40
Je suis Mme PUCH Paulette veuve d' Achile PUCH nous avons vécu à Berrechid de 1947 a 1957 date de notre départ en France. Mon mari est arrivé en 1923 à Berrechid (où son travaillé aux travaux publics), il faisait parti de l' équipe de tennis avec les Frances et les Hugel il était trés amis avec Riri valentin. En 1951 mon mari a joué occasionnellement un dimanche à Settat avec l' équipe de foot de Berrechid et pendant le match sur les gradins un spectateur m' a gravement insulté ,mon mari est sorti du match et de ces gonds!!! et lui a donné une bonne raclée mais il s' est trouvé que cet homme était commissaire de police en civil et mon mari fût conduit au poste est emprisonné .A la fin du match toute l' équipe ,les spectateurs et les dirigeants de Berrechid sont allés au commissariat afin de faire libérer mon mari .Peut être est ce l' histoire que Mr DJILLALI a évoqué?
Rédigé par: MME puch paulette | 01 novembre 2009 à 20:3
Rédigé par : TJ | 10 novembre 2009 à 21:57
TALAAOUET: OULED HSSINE
Dans les temps lointains, un patriarche qui s’appelle Abdessalam est venu de Doukkala avec ses deux jumeaux, Hassan et Houssine ; ils s’installent à Talaaouet et bientôt leur progéniture se multiplie jusqu’à donner douar Touama ( cad les jumeaux).
Dans la lignée de Hassan, se distingue le clan du cheikh Abdelkader ben Bouazza Ettaalaouti Ettoumi ; son fils fkih Bouazza est l’époux de Rkia la fille du fortuné Mohamed ben Sghir, dit ould Hdia, qui est décédée en 1912.
Dans la filiation de Hssine émergent les chioukhs de Taalaouet, entre autres ; cheikh Mohamed ben Hssine II, qui est remplacé après sa mort par son frère cheikh Ali ben Hssine II. Plus tard, vient le tour de Cheikh El Aydi ben Ali ben Hssine qui est parti à la Meque en 1939. Il est remplacé après sa mort par son fils Mohamed El Ouazzani ould Cheikh El Aydi, pére d'Ahmed Ouazani, ex président de la CR ouled saleh.
Bouchaib ben Mohamed Ben Hssine n’a pas hérité la charge de son père, il devient un censal anglais, et bénéficie de la protection anglaise face au makhzen local du caid Abdsslam Ber Rrechid. Après la défaite de l’armée du Sultan My Abdelaziz devant le prétendant Bouhmara, en 1903, et la mort du caid des ouled Hriz et son adjoint Haj Ahmed Boudrouba dans cette bataille, les ouled hariz entrent en siba tandis que Bouchaib ben Mohamed ben Hssine se rallie à Mohamed ould Haj Hammou , et participe à ses cotés au sillage et à la destruction de la kasba de Ber Rechid en 1905.
Haj Mohamed ould Haj Hamou est le fils de Hamou ben Ahmed ben Jillali El Fakri el Allali , ce dernier , cumule la charge de caid des ouled Hriz et de gouveneur de Casablanca entre 1903 et 1905. Son fils Haj Mohamed se marie à Fatna bent Cheikh Ali ben Hssine. Et un autre fils, Hattab ould Haj Hamou , qui devient un censal français, se marie à Rkia bent Bouchaib ben Hssine. Ce Hattab est l'ancetre de feu Mohamed Khalifa, ex joueur et dirigeant du CAYB, et ex président du conseil municipal de Berrechid.
Poursuivi pour avoir déclaré la guerre sainte ( le jihad) , contre l’armée d’occupation à Casablanca en 1907, Mohamed ould Haj Hammou est arrêté à Ber Rechid , le 14 janvier 1908, par les troupes du General d’Amade; il est condamné à la détention perpétuelle par le conseil de guerre français, puis incarcéré à Oujda ou il trouve la mort.
Bouchaib ben Mohamed ben Hssine est un partisan du fkih el Kettani qui est mort sous la torture par le makhzen de My Hafid , signataire du traité du Protectorat en 1912. Bouchaib ben Hssine est emprisonné de ce fait, il est tué la même année en s’apprêtant à quitter Rabat et il est enterré à Chellah.
Aussi, appartiennent à la lignée de Hssine : les descendants de Mohamed El Bergachi ben Haj Larbi ben Taybi , le frère de Hssine II. Et, les descendants de Ben Daho ben Maati ben Mohamed ben Hssine. Ce Ben Daho est l’epoux de Touhamia la fille du cheikh El Aydi ; son fils feu Haj Abdellah ben Daho est le fondateur de l’entreprise « Briqueterie Hssine ».
De la famille Hssine sont sorties; Amina bent Cheikh Ali Ben Hssine qui s’est mariée à Bouazza ben Amor , douar Shaabat en 1922 , et Zoubida bent Cheikh El Aydi, épouse d’Ahmed le fils du caid Thami Bel Aydi des ouled Ziane.
Rédigé par : Tahir jillali | 11 novembre 2009 à 22:37
bonjour, je crois que vous n'avez pas bien répondu a YASMINA concernant moussa dakkouni , le monsieur que vous avez cité et qui est mort ruiné a derb seltan a casa était le moussa dakkouni fils et non pas le moussa dakkouni père qui était un CAID et un
grand homme de la région de OULD HRIZ .
Rédigé par : BEN MOUSSA | 15 novembre 2009 à 09:44