Lors de son périple, Léon l'Africain (Hassan El Wazzan) décrit les habitants d'Anfa en ces termes : "Des gens de bonne compagnie, habillés avec distinction et parlant couramment les langues étrangères".
En 1340, le Florentin Francesco Balducci Pegolotti, un négociant italien sous les Mérinides commerçait avec de nombreuses places dont Anfa. Il nota que la douane percevait neuf dirhams or pour l’exportation de cent peaux de bovins brutes, un quart de dirhams or pour l’exportation d’un quintal d’amande. Quatre dirhams or pour l’exportation d’une unité de mesure (kahiz) d’orge, 2 dirhams or pour l’exportation d’une unité de mesure (kahiz) de blé.
Le 20 octobre 1789, une déclaration à été communiquée à tous les Consuls par le Sultan Sidi Mohammed ben Abdellah : ‘’Apres le refus par le Roi d’Angleterre de réparer à Gibraltar une frégate de la marine Marocaine, cette dernière est entrée dans le port de Cadix où elle fut mise en cale, réparée et complètement rénovée".
Cette marque d’attention particulière de la part de la Cour d’Espagne mérita de la part de Sa Majesté Sidi Mohammed ben Abdellah des faveurs qui sont sans exemple dans les livres d’histoire de ce pays, à savoir :
- L’exclusivité du commerce espagnol à Dar el Beida,
- L’exportation sans aucun droit de toutes sortes de bétail et viandes salées
- L’importation libre de poutres et planches en bois, de poix, de filets…
- L’importation de cordes, goudron, voiles…destinés aux navires espagnols qui peuvent entrer par nécessité dans un port marocain.
- Pour les navires des îles Canaries, l’exportation libre de vivres à partir de Dar el Beida et de Souira.
Depuis la fin du 18ème siècle, la communauté la plus importante est constituée d’Espagnols, jusqu’en 1907.C’est le secteur de l’activité portuaire qui avait les faveurs de ces entreprenants Espagnols, qui se chargeaient des réparations de bateaux, de manutention et d’exportation des céréales à travers les sociétés : Compania Los Cinco Gremios Mayores de Madrid, La Casa Espanola de Dar Beyda (Cadix) etc.
Conscient de l'importance de cette communauté et du rôle dynamique qu'elle joue dans l'économie locale, le sultan Moulay Hassan 1er, décida d’attribuer gracieusement au Roi d’Espagne le terrain de la rue de Tanger, en Ancienne Médina, qui abritera l’église San Buenaventura des Franciscains.
Casablanca reçoit son premier consul étranger, en la personne de Gonzalez Salmon en 1799, c’était le propre frère de l’Ambassadeur d’Espagne à Tanger.
Note du ouèbe-maistre : Hélas ! Pas d'illustration pertinente sous la main. Pour le moment...



































Rédigé par : | 27 septembre 2007 à 21:59
EXCELLENT SITE CONTINUEZ....!!!
Rédigé par : ABDELMOUNAIM | 30 septembre 2007 à 04:13
bonjour
je suis pied noir du maroc, je viens de decouvrir votre fabuleux site
je vais suivre
moi j'essaye modestement de reconstituer mes souvenirs dans un blog
amicaleme,nt
patrick
http://moto-rando.blogspot.com/
Rédigé par : Patrick | 22 octobre 2007 à 12:03
great!
http://www.spymac.com/details/?2309609
Rédigé par : Martin | 27 novembre 2007 à 01:51
bns,je ne sais pas quoi dire.en tout cas merçi infiniment dece que vous avez fais sur votresite c'est vraiment magnifique de connaitre mon pays et son histoire.
merçi en core et encore
bravo de tout mon coeur
Rédigé par : karim | 08 décembre 2007 à 00:02
Bonjour à tous,
Je suis un fan de ce site fabuleux !
Je suis né à Casa ... J'ai quitté le Maroc à l'age de 3ans.(pour la France, car mes parents sont français). Je viens très souvent au Maroc, j'aimerai retrouver l'immeuble où j'ai vécu mais les noms des rues étaient français. A l'époque la rue se nommée "rue du Dr Baudoin" ... Qui peut m'aider à retrouver le nouveau nom arabe de cette rue ?
Merci d'avance ....
Gérard
Rédigé par : Gerard | 09 décembre 2007 à 14:04
Bonjour Gérard:
pour la rue du Dr Baudoin peut tu me dire le nom du quartier ou toute autre indication qui peu me facilité les recherches, tel que (magasin, cinéma, térrain de jeux ou autres.
Amicallement.
Rédigé par : mriziga | 26 décembre 2007 à 15:28
Mes grandes soeurs qui possèdent beaucoup plus de souvenirs que moi 5puisqu'elles ont fait leur lycée à Casa) m'ont indiqué que la rue était près du Tribunal. Petites, elles jouaient dans les grands jardins en face du Tribunal (le Parc de la Ligue, je suppose).
Rédigé par : Gerard | 27 décembre 2007 à 21:59
Je pense que j'ai finalement identifié la rue grâce à cette ancienne carte de Casa :
http://www.dafina.net/plandecasa.htm
En effet, pas loin derrière le Palais de Justice, on peut y voir une rue "Baudin" si je lis bien le plan.
Rédigé par : Gerard | 27 décembre 2007 à 22:06
bonjour
enfin j ai trouve ce que je cherchais un site qui traite l histoirevrie du maroc et pas celle qu ils ont essayes de nous faire avaler a l ecole
mercia tous ceux qui oeuvrent pour ce site
Rédigé par : iligh | 31 décembre 2007 à 05:53
Le Sultan Moulay Slimane, nomme son cousin et beau frère Moulay Abdelmalek ben Driss, Khalifa dans le Tamesna, il s’installe à Casablanca avec ses soldats, ces derniers occuperont la Kechla ou Caserne mitoyenne de la Scala.
Moulay Abdelmalek cédera aux pressions des Chaouias pour ce qui concerne la gestion du port et la répartition de ses recettes ! Il prit donc une lourde décision en leur attribuant le tiers des recettes portuaires ! A la suite de quoi, Moulay Slimane décida de marcher sur Casablanca pour rétablir l’ordre et châtier les instigateurs de cette mascarade, l’annonce de son arrivée, par la route de Rabat, sema le trouble dans le camp de son Khalifa qui prit la fuite en direction de l’oued Oum Rabi…
En signe de « ralliement », la population avait évacué les canons des Borjs, sauf ceux de la Skala en raison de leur orientation vers le large.
Moulay Slimane décide donc la fermeture du port et le transfert des commerçants étrangers vers Rabat, le port ne sera rouvert qu’en 1830 par le Sultan Moulay Abderrahman ben Hicham.
La même année, des Génois s’installent pour reprendre le courant des transactions commerciales a travers les exportations des grains et l’importation des divers articles, dont notamment la fameuse coutellerie de Gênes appelée les « Genouis ». La diversité des articles importés et l’activité sans cesse croissante incita le Gouvernement marocain à installer un bureau des Douanes.
Aux cinq maisons déjà installées : Ferrieu – Roquairol, de la Maison du baron Seillière de Paris - Ménard, représentant des principaux manufacturiers de la Lodève ainsi que Hortus et Christol, s’ajoutèrent à partir de 1844, deux maisons anglaises, une maison Sarde et quelques négociants espagnols. Ces Maisons de commerce réactiveront l’activité portuaire.
Une succession d’événements accélérera, entre autre,l’installation des étrangers :
La victoire de Bugeaud, maréchal de France, organisateur de la conquête de l’Algérie, qui battit les Marocains sur l’Isly en 1844.
Les bombardements de Tanger le 6 août 1844 et d’Essaouira le 15 Août 1844, par le Prince de Joinville, fils de Louis Philippe.
Rédigé par : Naguib Abdellah | 31 décembre 2007 à 16:46
La rue juste derriére le tribunal, aujourd'hui elle porte le nom du prince Moulay Abdellahet c'est entre l'avenue Mers sultan et le boulevard de Paris sur le prolongement de l'avenue lalla Ycout, quant au parc ou tes deux soeurs jouaient c'est l'Ex parc de la place Lyautey et l'actuelle place Mohammed V.
Rédigé par : mriziga | 02 janvier 2008 à 12:16
c'est génial.
Rédigé par : Amizyane Said | 15 janvier 2008 à 23:56
salut, un grand bravo pour ce site merveilleux!
j'habite à touggourt , grande oasis du sud-est algérien dans un quartier ,à proximté des ouazzani, famille noble . ils sont tous originaires du maroc.
moi-même je suis originaire du maroc et plus précisément de la sakia el hamra.
bonne continuation pour ce site fort utile .
taoufik lamniai
Rédigé par : | 27 janvier 2008 à 15:17
je rappelle ici pour les personnes ayant le même nom patronymique que moi que notre famille est bouzidi de sidi bouzid el hassani . nombreux sont les ouled sidi bouzid à travers l'algérie; à el eulma, biskra, touggourt et surtout à daoussen, entre sidi khaled et biskra pour ne citer que quelques localités.
pour les personnes désireuses de savoir un peu plus , je leur confie ici mon mail.
tewfik_lamniai03@yahoo.fr
Rédigé par : taoufik | 27 janvier 2008 à 15:29
Bonjour et merci aux créateurs et à tous les contributeurs de ce sites.
Je suis français d'origine marocaine. Je suis né à Casablanca au début des années 1970.
Ma famille est originaire de Ras el Ain (côté maternelle) et Ben Hamed (côté paternel). J'effectue depuis un certain temps des recherches sur ces villes du Maroc et en particulier sur la région de M'zab.
je suis donc preneur de toutes informations concernant ce sujet.
Je remercie toutes les personnes qui m'aideront dans ce projet.
à bientôt
Rédigé par : mohammed | 07 mars 2008 à 15:05
Les Européens de Casablanca (2)
La guerre de Crimée, qui opposa
les européens, Anglais, Français et Italiens, alliés des Ottomans d’un coté et l’Empire de Russie de l’autre, durera de 1854 à 1856.
La Russie constituait la principale source d’approvisionnement en céréales des européens et des anglais en particulier. A la suite de cette guerre, l’Angleterre décida d’annuler unilatéralement le contra de livraison des céréales de Russie, c’es le Canada, important producteur des céréales, qui hérita de ce marché.
La Chaouia, réputée pour la qualité de ses céréales, voit arriver des européens en quête de conclure des contrats avec les céréalistes de la place.
C’est la phase de prospection, qui sera suivie par l’installation de filiales des Maisons mères européennes : Françaises, Anglaises, Allemandes, Espagnoles …
Les frères Pierre et Joseph Ferrieu s’installent à Casablanca en tant qu’agents du Baron Seillière de Paris, a partir de 1852, ils ouvrent des comptoirs à Rabat et Mazagan
Casablanca devient une étape importante pour la navigation de cabotage le long des cotes de l’atlantique et le point de départ de la moitié des exportations marocaine de laine et céréales.
Un trafic de 700 bateaux par an est enregistré entre la Maroc et l’Europe.
L’activité portuaire avait fait de Casablanca un important centre de transit, c’est ainsi que le neveu de l’émir Abdelkader, Mohamed Sadok, fait prisonnier par les soldats de Sidi Mohammed, fils du Sultan Moulay Abderrahman en 1847 qui était incarcéré à Fès en compagnie d’un autre algérien, trouvèrent refuge chez Doazan du consulat de France à Casablanca, qui leur donna une généreuse hospitalité. Ce Doazan se préoccupa aussitôt de les faire partir pour Marseille sur un bâtiment français à partir de Casablanca. Mais c’était là une opération difficile.
Les compagnies maritimes qui desservent Casablanca sont :
La Compagnie générale de Navigation à hélice de Marseille.
La Compagnie Cohen et Cie.
La North African Cie.
La Cie Bazin et Léon Gay.
La Cie des Bateaux Transatlantique.
La Cie Paquet.
En 1858 le consul Baumier, pouvait écrire : « Transformation merveilleuse qui a fait en quelque quatre ans d’un amas de ruines et de décombres une jolie petite ville marocaine aux murailles blanches avec des rues entières nouvellement bâties des deux cotés… Non seulement les négociants français et musulmans ont fait construire pour leur usage de bonnes maisons et de vastes magasins, mais encore il n’est pas d’ouvrier, de batelier et de portefaix même, qui ne soit aujourd’hui propriétaire de sa petite habitation en maçonnerie ».
Beau témoignage, de ce diplomate, qui entretenait de bons rapports avec les Autorités Marocaines de la ville.
Rédigé par : Naguib Abdellah | 21 mars 2008 à 10:06
merci pour ce site qui parle de notre histoire casablanca et tribus de la chaouia
Rédigé par : jawad | 23 avril 2008 à 01:52
felicitation pour votre travail je voudrais savoir ou est enterre le sultan moulay slimane .ainsi que le nom de ces enfants.merci
Rédigé par : mohammed rachid | 26 décembre 2008 à 15:45
- Fils du Sultan Sidi Mohammed Ben Abdellah, Moulay Slimane né à Marrakech en 1760, succéda en 1792 à son frère Moulay Yazid.
Il avait été proclamé à Fès, mais se trouvait en compétition pour la succession avec ses deux frères Moulay Hicham et Moulay Moslama… qu’il finira par écarter sans exercer à leurs égards de représailles.
Son attention se porta spécialement sur la France, en proie aux violentes convulsions de la révolution et de ses suites…
Le traité de 1787 entre le Maroc et la France n’avait pas rendu pour le commerce français, en dépit de ses clauses privilégiées, les résultats escomptés, aussi en 1795 la France transfère son ambassade de Salé à Tanger pour avoir une vision générale plus élargie du pays et surtout une surveillance plus étroite de la politique anglaise et espagnole au Maroc.
Moulay Slimane conclu en 1795 un traité avec les Etats-Unis et en 1802 un autre avec la ville libre de Hambourg.
En 1797, il reprit possession de la région d’Oujda qui avait été occupée par les Turcs, par entente amiable avec le Bey de Tunis.
En 1816, Moulay Slimane libéra les derniers esclaves chrétiens qui restaient en sa possession, en 1820 il conclut un traité avec la Sardaigne. En 1818, il renonça définitivement aux entreprises de la course. Il s’éteignit à Marrakech en 1882.
A plusieurs reprises et quelques jours avant sa mort, il désigna pour héritier son neveu Moulay Abderrahman, fils de Moulay Hicham qui venait d’atteindre quarante-quatre ans.
-Pour la petite histoire :
Le chargé d’affaires de France à Tanger obtint du Maroc en 1808 (la restitution) de la petite ile de Pérégil, située dans le détroit de Gibraltar, que les Anglais (et non les Espagnols) avaient occupée et fortifiée et qui fut peut-être, dans Homère, le domaine de Calypso. Ce fut la seule Convention que l’Empire passa avec Moulay Slimane.
Rédigé par : Naguib Abdellah | 26 décembre 2008 à 21:20
bonjour ..j'ia quitté le maroc a 6 ans
J'habitais casa rue Azoucar...à Anfa..quel est son nouveau nom..je retourne en mai k'aimerai bine retrouver ma maison..avec mes enfants..merci
Bonne année!!
Rédigé par : marie-hélène chomienne | 31 décembre 2008 à 22:44
Bonjour,
J'adresse un S.O.S. j'avais mon grand oncle Anselme BASCOURRET né en France Monein Pyrénées Atlantiques âgé de 55 ans et est arrivé en 1923 à Casablanca ou dans cette région rejoindre un copain Gustave Lartigau.
Je le recherche et en suis très angoissée car les droits de succession ne sont toujours pas réglés d'où problèmes importants. J'aimerai savoir ou il habitait et ou il était décédé car l'acte de décès n'est jamais parvenu à la commune Monein. Si des gens l'ont connu ou entendu parler de lui pourriez-vous me donner leurs coordonnées téléphoniques, postales, e-mail. Merci beaucoup
cordialement.
Marie Claude Bascourret
Rédigé par : BASCOURRET Marie Claude | 08 novembre 2009 à 12:21
Henrys administrateur de l'eldorado en 1910 quelqu'un connait? merci
Rédigé par : jo | 12 février 2010 à 22:29
Les lieux de spectacles extra muros les plus en vus de Casablanca à partir de 1909 :
-l’Eldorado-Théâtre, café et brasserie de l’Avenue Moinier.
-Le cirque théâtre Nava en face de Bab Rha et la Scala de l’Avenue du Général Drude.
Rédigé par : Abdellah Naguib | 13 février 2010 à 00:58