Excursion à Berrechid en 1910 (2)
Située à mi-chemin entre Casablanca et Settat, au milieu de la plaine fertile de la Chaouia, la ville de Berrechid compte à peine 712 habitants en 1926, dont 343 européens, 171 juifs et 98 musulmans seulement. Seize ans auparavant, c'est-à-dire en 1910, l'endroit n'était pas plus qu'un centre d’occupation militaire où coexistaient une kasbah en ruine, un camp de Sénégalais, un quartier des mercantis européens en cabanes et quelques huttes de débauches.
Les excursionnistes français, qui rendaient visite à Berrechid durant cette époque, ont laissé des témoignages véridiques sur l'état du lieu. Parmi eux, Jean Lavoix, qui décrit son passage par Berrechid dans son livre Vers Fès, dont voici l’extrait des pages intressant notre ville natale :
"La promenade que je fis en Chaouia, me fut grandement facilitée par les officiers du corps expéditionnaire. Voyageant par train spécial pour la première fois de ma vie, le 9 septembre 1910, sur le coup de huit heures du matin, je partis de Ber Rechid. La ligne de Ber Rechid à Casablanca est le plus saugrenu chemin de fer qu’on n’ait jamais vu. Après avoir exécuté de robustes terrassements, travail militaire, on a posé sur l’infrastructure une simple voie de chantier, travail diplomatique ; on y fait rouler tirés par des mules, des wagonnets Decauville, qui déraillent chaque fois que les circonstances s’y prêtent. Tous ceux qui sont là bas, gémissent sur cet embryon de voie ferrée : des bureaux de la métropole on le juge parfait : il n’alarme pas les Allemands. Les voyageurs s’installent dans les petites voitures comme celles du Jardin d’Acclimatation, un sapeur sur place devant, la carabine en bandoulière et le fouet à la main et l’on part, à raison de dix kilomètres à l’heure. Toutes les heures, changement de conducteur et d’attelage. Lorsqu’on rencontre un train qui revient à vide, son mécanicien le retire délicatement des rails et l’y repose, quand le rapide est passé.
A la fin de l’été, la route de Casablanca à Ber Rechid est affreuse. On n’y voit que des champs moissonnés et du doum, palmier nain, haut de 20 centimètres. Point d’autres arbres que les longues hampes de fleurs d’aloès, qui sur cette latitude, font leur petit effet. Au printemps, le sol disparaît, dit-on, sous un admirable tapis de fleurs. Dans cette région, à six kilomètres de Casablanca, se trouve la ferme modèle Amieux.
A mi-chemin de Ber Rechid, le train fait halte à la station Bou Sekoura, sur l’oued du même nom et l’on entre ensuite dans la magnifique plaine du Tirs, véritable Beauce pour l’aspect et la richesse, dont le centre est Ber Rechid, gare terminus, à quarante kilomètres de Casablanca.
Ber Rechid est une simple kasbah des Oulad Hariz, ancienne forteresse du caïd, toute entourée de silos à grains ; un village de planches, habité par des mercantis, s’est levé depuis peu. Ce poste a été occupé le 13 janvier 1908 par la colonne du Tirs ; c’est prés de là, à Zaouiet Mecchi ( Mekki), que le lieutenant Ricard a trouvé la mort, le 2 février.
En l’aimable compagnie du capitaine Cottenest, des affaires indigènes, je visitais les curiosités de l’endroit. Nos officiers et nos soldats s’y sont donné beaucoup de mal : ils ont construit des casernements en pierre, autrement confortables que les lugubres baraques de tôles ondulé, créé un jardin potager parfaitement irrigué, amorcé des routes dans toutes les directions. Les bâtiments et les plantations de mon excellent ami le capitaine Bélouin, du deuxième étranger, notamment, sont dignes de tous les éloges.
Ber Rechid possède un détachement de Sénégalais qui n’est pas moins pittoresque que celui de Casablanca et contribue à résoudre à sa manière la fameuse question des troupes noires. Si j’osais me mêler de ce qui ne me regarde pas, je noterais volontiers ici quelques opinions, que j’ai entendu exprimer sur ce sujet par des gens qui connaissent bien les défauts et les qualités du Sénégalais. Il s’acclimate difficilement dans les pays à climat variable. Le froid le surprend et l’étonne tellement qu’il ne songe même pas à s’en défendre et il proteste qu’il n’en souffre pas, au moment où il attrape une fluxion de poitrine dont il mourra. Il est peu fait pour la vie de garnison, qui l’ennuit profondément ; il souffre de toutes les contraintes auxquelles nous sommes accoutumées, mais qui sont pénibles pour des êtres habitués à une large liberté. "Ici, tout défendu", disent-ils et ils soupirent après leur ancienne existence, leur paillote enfumée, le soleil de tropique et leur indépendance. Enfin, les Sénégalais ne savent généralement pas se battre : ils ne savent que se faire tuer bravement, ce n’est pas du tout la même chose. En résumé, admirables soldats, dans leur pays, leur utilisation hors de chez eux demeure aléatoire.
La route de Ber Rechid à Settat n’est pas plus réjouissante que celle de Casablanca à Ber Rechid : elle présente en outre cette infériorité qu’il faut la parcourir à cheval, qu’elle est longue de 30 kilomètres et que, quand on part à quatre heures de l’après midi, en septembre, il ne faut pas perdre de temps pour arriver avant la nuit".
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Note du ouèbe-maistre : Je m'associe à l'auteur pour remercier Si Mustapha Rafik et Si Mustapha Es Salek de nous avoir fourni les illustrations de cet article.





































C'est bien comme ça ,continuez a nous eclaircir sur notre ville natale.
Rédigé par: TAHIR ahmed | le 31 août 2007 à 19:53
je suis originaire de ouled hriz notamment de lahlalfa,ouled omar..et je voudrais bien savoir plus sur l'origine de nos ancetres...est_il possible svp?
Rédigé par: talbi thami | le 07 septembre 2007 à 21:05
je suis originaire de ouled hriz notamment de lahlalfa,ouled omar..et je voudrais bien savoir plus sur l'origine de nos ancetres...est_il possible svp?
Rédigé par: talbi thami | le 07 septembre 2007 à 21:06
Moi je veux savoir lhistoire de lahlalfa.
Rédigé par: Moha | le 08 septembre 2007 à 17:11
Salut
On va chercher pour vous qq choses sur Hlalfa. Patience.
Rédigé par: Tah Ji | le 08 septembre 2007 à 21:40
Salut
On va chercher pour vous qq choses sur Hlalfa. Patience.
Rédigé par: Tah Ji | le 08 septembre 2007 à 21:41
bonsoir les hrizi hawahad lahrizi tzad alikoum ana man ouled allal ou
kniytna laanaya si kelk"un connais
des 3naya et mille merci et je cherche aussi chajara ila kayna 3and chi
ould 3mar ben lahcen
Rédigé par: Cherif | le 09 septembre 2007 à 13:32
Bonjour,
avez-vous des documents ou récits particuliers sur "habacha" svp ?
Merci et bravo pour vos travaux !
Rédigé par: BOUANANE Driss | le 17 septembre 2007 à 01:37
Bsr tout le monde,
je suis hriziya de taalaout, si quelqu'un peut m'éclairer sur "taalaout" je lui serais reconnaissante
Rédigé par: Laila | le 21 septembre 2007 à 22:49
Une personne chére vient de nous quitter ces jours là, il a été un très bon Instituteur, il a bien respecté son métier et il a démontré un très bon exemple d´assiduité et de sérieux. le défunt Hadj Mohamed Boufarrouj, ex joueur du CAYB et ex dérigeant du même club où il a exercé la fonction du Sécretaire général... A cette triste et douleureuse occasion du déces de Monsieur Hadj boufarrouj, je presente toutes mes condoléances à sa mère, son frère Lahcen, ses soeurs, ses fils : Tareq, Hicham, mehdi, si Ahmed et ses filles et à toute sa famille. prions Dieu d´avoir le defunt dans sa miséricorde et nous sommes à Dieu et à lui nous retournons
Rédigé par: jawad | le 23 septembre 2007 à 07:05
Je ne peux pas y croire, j'ai salué le défunt le vendredi passé à l'heure de la prière de Tarouih quand je l'ai rencontré à la mosquée de Ben Rbiaa, en compagnie de son gendre si Reddad. Le weeck end, je n'étais pas à Berrechid et je l'apprend juste maintenant sur ce site. Inna lillahi wa inna ilayhi raajione
Rédigé par: Tahir Jillali | le 24 septembre 2007 à 15:13
Lahlalfa
Cher Moha
Après la mort de sidi Mohamed Ben Abdellah, le Maroc entre dans l'anarchie et chaque région désigne son propre sultan. Un groupe de notables de Lahlalfa ouled Hriz avait rendu visite au Sultan Moulay Slimane, à Meknés, et lui .avait demandé de nommer son cousin Abdelmalek ben Driss comme gouverneur à la tete de la Chaouia. Ce dernier, après avoir accédé à ce poste et au lieu de verser les recettes douanières, perçues au port de Casablanca, au trésor du Sultan avait préféré d'en faire le partage avec les grandes personnalités de Lahlalfa. Ceux-ci ont fini par proclamer Abdelmalek Ben Driss leur propre sultan et Moulay Slimane leur envoya une grande harka pour punir la Chaouia. Lahlalha constitue une fraction de la tribu Ouled Hriz. Ces composantes administratives au moment de l'entrée des troupes françaises, sous le Cheikh Omar Ben Tahar Douidou, furent: Ouled Azouz moualine Morjana; Ouled Azouz moualine Sahel; Ouled Moussa ben Brahim ;Laoualem ; Ouled El Ghaba.Ouled Ali Ben Brahim; Laassasla. Au lendemain de l’indépendance, la fraction fut mise sous le commandement du Cheikh Abdelaaziz Jellouli, en remplacement du Cheikh Abdellah Ould Haj Omar Douidou . Elle fut rattachée à la Commune de Sahel Ouled Hriz nouvellement créée, et comprenait les douars suivants: douars Jouala et Ouled Jamma avec pour Mokadem Ahmed Lahmar et Bouchaib Ben Haj Moussa comme élu à la commune;douar Lakhdara avec pour Mokadem Larbi ben Kacem et Haj Thami comme élu; douars Chraga, Bouhala et Lakhyayta avec pour Mokadem Mohamed Ben Lakbir Abid et comme élus Abdellah ould Lakbir et Haj Allal Ben Driss.
Et voici un texte rédigé en arabe qui relate l'experience de Lahlalfa avec le Sultan Moulay Slimane:
كان كبار الشاوية يرتبطون بمصالح مادية مع صهر السلطان وابن عمه، الأمير عبد الملك بن ادريس، الذي كان يغدق عليهم الأموال من مرسى الرباط. وفي سنة 1209 خرج ستون فارسا من كبار اولاد حريز ( الحلالفة) يحملون هدية للمولى سليمان تتكون من أربعة من الخيول العتاق وثلاثون بقرة حلوب وأربعة بغال محملة بالسمن وزرابي من النوع الرفيع وبايعوه وطلبوا منه أن يولي عليهم الأمير عبد الملك. ونزولا عند رغبتهم تم تعيين المولى عبد الملك عاملا علي الشاوية لتصبح جبايات مرسى الدار البيضاء تحت تصرفه (27). لكنه ما لبث أن كف عن تزويد خزينة السلطان بمداخيل المرسى وأصبح يتقاسمها مع كبار الشاوية حتى بايعوه سلطانا عليهم. وعلى إثر هذا ذلك، قرر السلطان إغلاق مرسى الدار البيضاء وعسكر على الشاوية بجيش جرار جعل على رأسه ابن عمه الأمير مولاي الطيب. ولما انهزمت الشاوية عين مولاي الطيب عاملا على الشاوية قبض على رؤوس الفتنة ووزعهم بين سجن فاس البالي والصويرة بينما هرب الجل من أهل مديونة والسوالم وأولاد حريز وقطعوا وادي أم الربيع. ولما صدر أمر السلطان بتعيين مولاي الطيب عاملا على ولاية الحوز وأصبحت الشاوية تابعة للحوز، وقع اختيار مولاي الطيب على القائد عبد الخالق بن المحجوب كريران الحريزي وعينه خليفة له على الشاوية والدار البيضاء.
طــهــيــر الـجــيــلالــي
Rédigé par: Tahir Jillali | le 24 septembre 2007 à 15:18
Sidi Amor Ben Lahcen
Cher Chrif
Le thème sidi Amor Ben Lahcen a été débattu , sur les colonnes de MarocAntan, par les amis Aziz, Manouni, Jawad et feu Idaoubella, allah yjadad alih rahmat allah en ce grand mois de Ramadan. Le wali sidi Amor, enterré à Ait Attab de Tadla, est vénéré par ouled Hriz. Ceux-ci ne jurent que par son nom qu'ils ont éternisé en le faisant porter à leurs enfants. Son arbre généalogique commence et se termine comme suit : Amor ben Lahcen, ben Kacem, ben Abdelkrim, ben Brahim, ben Abdelaziz, ben Amor, ben Soulimane, ben Aissa, ben Mohamed, Ahmed, ben Ali, ben abdellah, ben Aissa, ben Driss II, ben Driss I, ben Abdellah, ben, ben Hassan, ben Hassan, ben sidna Ali, fils adoptif du prophéte et époux de sa fille Fatima. A certaine époques, Trois enfants de sidi Amor sinstallèrent à Ouled Hriz et donnèrent leurs noms à tous les fokras, il s’agit de Abdellah, Ali et Ottmane.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 24 septembre 2007 à 15:19
Mais le nom Hlalfa d'ou vient il?
Merci
Rédigé par: | le 24 septembre 2007 à 15:22
Talaouet
Cher Laila
Talaouet est une fraction de la tribu Ouled Hriz. Les limites de territoire commencent à partir du Nord Ouest du périmètre urbain de Berrechid, sur la route de Casablanca par Bousekoura. Les douars qui composent cette fraction sont : Touama, Ouled Amer, Zerouala, Jouala Esshabate. Les chioukhs qui se sont succédés à la tête de la fraction depuis le début du 19° siècle sont : Cheikh Hssain ; Cheikh Ali Ben Hssain ; Cheikh El Aydi ben Hssain ; Cheikh Mohamed Ouazani ben Aidi ben Hssain. Ce dernier avait cédé la place, au lendemain de l’indépendance, à Cheikh Bouazza Balazi. Aujourd’hui la fraction est commandée par Cheikh Ettouri. Elle dépend de la Commune rurale Ouled Salah qui est rattaché à la Province de Nouasseur.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 24 septembre 2007 à 15:43
Hbacha
Cher Bouanane
Dans le livre « Ville et tribu du Maroc- T.II », consacré à Casablanca et sa région, il est écrit : « Lahbacha est une grande fraction de la tribu Ouled Hriz. Elle se compose en majorité de chleuhs venus sous le règne de Moulay Abderrahmane (1822-1859) et déjà arabisés sans doute. Ils étaient très peu nombreux à une époque relativement récente ». On distingue , géographiquement, Lahbacha moualine Ettalaa, c'est-à-dire de la montée, et ceux appelés moualine Eddroit, c'est-à-dire le lentisque , un arbuste qui poussait dans la région. Lahbacha moualine Edroit était commandé au début du 20° siècle par le Cheikh Ould Haj Larbi. Tandis que lahbacha mouline Attalaa etait dirigés par Cheikh Ahmed Ben Bikri. Après la mort de celui-ci, son fils Mohamed Ben Ahmed Ben Bikri hérita le commandement. Le machikat passa respectivement à Lahcen ould Bahrya (arrière grand père maternel de Bikri) , Ouazani ould Haj Mohamed, Mekki ould Haj Kaddour, Maati ould Haj Salah, Mustapha ould Haj Mekki Ben Kaddour.
Lahbacha moualine Eddroit est composé des douars suivants : Kbala, Tchaich, Ouled Chaoui, Ouled Ahmed ben Ali, Lakrarma, Zouara.Les douars formant Lahbacha mouline Etalaa sont : Slahma, Rhihat, Chbaka, Ouled El Ghali, Grarma, Djded, Ouled Said Mhamed.
Beaucoup de notables habchis avaient cherché la protection française pour échapper aux excès et représailles du caid Barchid. Les gens de Lahbacha se caractérisaient par un tempérement réservé. Ils se distinguaient par leur résistance face à l'injustice et avait un gout particulier pour la rébellion. On compte parmi eux beaucoup de résistants à l'occupation française, entre autres;
1-Mekki ben Haj Mohamed Latif Attarzi, né à Qbala en 1920, auteur de plusieurs opérations audacieuses contre l’ennemi, arrêté au quartier derb Sbaniol à Casablanca lors d’un échange de tirs avec des soldats français, décédé en martyr à l’hopital Ain Choc le 20 avril 1954 suite à des blessures mortelles par balles qui l' avaient touché lors du combat.
2-Mustapha Maani ould Ez Zaou, natif de ouled Chaoui, décédé en martyr au mois de juillet 1955 en se suicidant avec une pastille de poison. Cet acte héroïque fut accompli en respect des instructions de la direction de la résistance. Il visait la protection des camarades de la cellule et ne rien révéler à l’ennemi qui chercherait d'arracher les aveux par le biais de la torture.
Dans les années soixante, le conseil communal de la Jakma, dénomination qui remplace celle de lahbacha pour faire oublier le lien tribal, fut constitué par les notables qui suivent :
•Président : Haj Mohamed Ben Smael Caidi
•Vices présidents : Haj Mohamed Bzioui et Larbi Lahdiyi
•Conseillers : Hachmi Loutar ; Zouhair Mohamed ; Azmi Jillali Ben Mohamed ; Hamou Belbasri Ben Allal ; Taybi Haj Ali ; Fakhri Haj Ahmed Ben Jillali ; Chihab Haj Chafii ; Amor Ben Tahar.
Le découpage de la circonscription de la Jakma se composait de la façon suivante: Guemuem, El Hadaya, Zouatna, Kraiz Abaara, Kraiz Ouled Aissa, Ouled Said M'Hamed, Ouled Chaoui, Krarma, Ouled Moumen, El Bssassla, Chouati.
Parmi les anciens notables influents de la Jakma, il y' a lieu de citer: Haj Mohamed Kettani, Mohamed B. Limame, Haj Mohamed B. Smaen, Haj Mohamed Ouazani, Haj Mohamed B. salah, Haj Mohamed Bziou, Haj Maati B. Allal, Driss ben si Bouazza, Mustapha B. Ali, Jamal Eddine si Khlifa B. Haj Aissa, Jamal Eddine si Abdellah B. Haj Aissa, Driss B. Abdelkader, Driss B. Haj Kaddour,Abdesslam Ben Haj Tazi, Mohamed B. Haj Kaddour, Sitli Haj Mohamed Ben Kerroum, Mustapha Belfatmi,Bouchaib B. Rbia, Haj Larbi Belhaimeur,Haj Driss B. Abdesslam, Belyamani Bennaceur, Hamadi Bahloul, Raoui Mohamed B. Haj Raoui, Belyamani Bouchaib, Khatiri Haj Driss B. Abdellah, Janane Said Ben Moussa, Ziad Mohamed B. Aissa, Chafi Abdelwahed B. Haj Aissa, Baidouri Ahmed B. Bouchaib.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 24 septembre 2007 à 15:43
Bonjour,
Merci beaucoup Tahir Jillali pour toutes ces précieuses informations. Une question cependant : Conaissez-vous ma famille "Bouanane Maaty ben Amed" ? Si oui ? je recherche des témoignnages, des anecdotes en lien avec ces personnages de l'oueld hariz de habcha...
merci beaucoup de vos précieux travaux !
Rédigé par: Bouanane Driss | le 30 septembre 2007 à 03:03
Lahbacha II
Cher Bouanane
Je m’excuse au préalable si mes réponses, à vous ou à d’autres amis internautes, parviendront tard ou jamais. Il arrive parfois que des connaissances donnent la promesse de me livrer une photo de valeur ou me chercher une information historique mais les circonstances et les contres temps empêchent la récupération. Parfois, ce sont les préoccupations personnelles qui me font oublier le petit service demandé et quand l’interessé ne le rappelle pas, avec le temps quand je me ressaisis, je me donne l’impression qu’il y’ a insouciance ou un signe d'ingratitude quelque part et j’arrête la recherche, estimant que cela vaut pas la peine.
Pour l’instant, je peux vous affirmer que la famille Bouanane est une grande famille, de Lahbacha ouled Slimane, qui avaient de grandes terres. Mon père dit qu’ils sont les oncles maternels de Ouled Salmia, c'est-à-dire "khoualhoum" et je chercherais pour vous d’où vient ce lien. Un certain Larbi Bouanane, type de grande taille, travaillait jadis à l'usine de fabrication du sucre Cosumar, à Ain Sbaa, Casablanca. Un de vos ancêtres s’appelle Abdelkader Bouanance. Il avait pour épouse une femme qui s’appelle Bent Lakhal. Celle-ci était l’ex-épouse de mon arrière grand père Ali El Hajjam, à Lahbacha Ouled Said M’Hamed. Après le décès de ce dernier, Abdelkader Bouanane avait épousé la jeune veuve qui était la dernière épouse du défunt. Pour anecdote, Abdelkader Bouanane avait pour ami un certain Bouazza Ben Ali El Hajjam, qui est l’oncle de mon père. Mais, cette amitié avait cessé dés que Abdelkader se maria avec Bent Lakhal, car Bouazza n’avait pas apprécié qu’il épouse sa belle mère. Les Bouanane ont un lien familial avec feu Laamime Haj Bouazza de Lahbacha Djded, qui fut le juge communal de la Jakma. A l’occasion du mariage de la fille de Haj Bouazza, mon père fut invité à la zerda ou il rencontra Mohamed Ben Abdelkader Bouanane. Dans leur amusement d’antan, basst zmane, Mohamed Ben Abdelkader Bouanane avait rappelé à mon père qu’il lui doit encore sa part d héritage, qui lui revient de Bent Lakhal, en disant : « Baki nssaloukoum hakna fil ourte ». Pour vous situer dans l’histoire, Ali El Hajjam était le maalam, barbier pratiquant la circoncision, à ouled Hriz au 19° siècle. Il dressait son guitoune en face de l’ancienne kasba de Barchid. Lamaalem Ali était aussi le barbier personnel du Caid Abdesslam Barchid qu’il accompagnait dans ses harkas, car il fut aussi un excellent cavalier. Au début du 20° siècle, la population de toute la tribu ouled Hriz ne dépassait guère 25.000 habitants environ. Les liens tribaux étaient solides et dans les bagarres déclenchées entres fractions, les gens se mettaient à plusieurs contre un intrus pour le battre, comme veut le système de la hmiya. Pour anecdote, il y’a à peine une année, le Maroc avait dissout le corps de la police urbaine appelé Kroitia, à cause de son insigne qui ressemble au drapeau de la Croitie. On les appelait aussi Lahdia parce que ces policiers circulaient en cortège comme pour accompagner une hdia de mariage. A Casablanca, on les a donné, juste quelques mois avant leur disparition, le nom des ouled Hriz parce qu’ils se mettaient , eux aussi, à plusieurs pour tabasser un citoyen récalcitrant. A vrai dire, il s'agit d'un pur souvenir qui ne correspond plus à la réalité de nos jours. Les vrais ouled Hriz sont morts, ou vivent l'exil quelque part dans le monde. on dit aujourd'hui que Berrechid est "bla mouali", c'est à dire une ville abandonnée, sans ses maitres authentiques. Et c'est bien la loi de la vie!
A une autre cousin, cordialement T .J.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 01 octobre 2007 à 15:36
je veux savoir stp l'origine de ma famille "baidouri" je cherche des informations ou des anecdotes stp
Rédigé par: baidouri fouad | le 03 octobre 2007 à 14:28
Hé bien là je suis bleufé par tous ça je cherche ce que je peux trouver de mon histoire , enfin je veux dire l'histoire de ma famille et je tombe sur cette article et je crois que ça correspond, je vais demander plus de renseignements du côté de ma famille .
Par contre, j'aimerais savoir qui est Bouanane Driss + haut .Je lis Rédigé par: Bouanane Driss car il porte le nom de mon père décédé paix à son âme .
Bouanane Nassima
Rédigé par: Bouanane Nassima | le 04 octobre 2007 à 02:39
Collège Ibn Khaldoune d’antan
Le collège Ibn Khaldoune, à Berrechid, était connu dans ses débuts sous le nom du "Nouveau Collège", pour le distinguer de l'ancien collége qui s'appelait " Collége Ibn Rochd". L’établissement fut crée dans un champ agricole derrière le cimetière de Sidi Zakour, et le chateau d'eau, avant même l’édification du Hay hassani. Les premiers élèves du nouveau collége, qui regagnaient leurs classes par l'emprunt des pistes boueuses, se rappellent toujours des noms de leurs enseignants ainsi que du directeur Mr Ahmed Chetouani , ex répétiteur au lycée Ibn Abbad de Settat. Le nouveau collège se distingua par la publication d’une revue scolaire, en 1979/ 1980, titrée : « Le Rayon ». Les élèves qui avaient inauguré le premier numéro, de la dite revue, par leurs écrits, en arabe ou en français, sont: Zemrani Mustapha (4°AS 2), Tahir Mustapha (3°AS), Saber Said (4°AS 6), Khalli Abdelhak (4°AS 3), Soubai Rabha (4°AS 1), Jabbour Ali (4°AS 3), Herrar Habti (4°AS 3), Ghiat Moulay Mehdi (4°AS 6), Chai Mustapha (4°AS 3), Laraoui Souad (4°AS 1), Harim Fatna (4°AS 1), Hariss Nouredine (4°AS 6), Amine Abdelaaziz (4°AS 2), Chetouani Badr Eddine (2°AS 2), Khdidi Mohamed (4°AS3), Afi Mohamed (4°AS 3). Les textes publiés dans cette revue scolaire, qui se vendait au prix de 1,00 dh le numéro, témoigne du degré de la maturité des élèves berrechidiens autrefois et reflète l’état d’esprit des jeunes filles et leur vocation pour la liberté et l’égalité des sexes.
1. Personnel administratif du nouveau collège en 1979 / 80:
• Directeur : Chetouani Ahmed
• Secrétaire General : Majdi Taibi
• Répétiteurs : El Bouainbi Lahcen, Talaa Ahmida, Khair Said, Nbaoui Nourredine,Badaoui Halima
2. Personnel enseignant en 1979/ 80 :
• Prof . d’arabe : Bentimia Brahim, Boualam Abdellah, Charaf Abdesslam, El Qabbab Mohamed.
• Prof. de français : Gibout Anne- Marie, Gibout Jean Philippe, Chaib Mohamed, El Adib Mohamed, Farissi Mohamed, Lahssaini Zoubir.
• Prof. des maths : Ghazi Ottmane, Jabrazko Ottman, Lafghir Abdelaziz, rajib Bouchaib.
• Prof . d’histoire géo : Temri Mohamed, Saadi Moulay Chrif.
• Prof, des sciences naturelles : Taibi Mohmed.
• Prof. des sciences physiques : Ouafdi Mohamed.
• Prof. d’éducation physique : Kenzeddine Mohamed, Yacoubi Mouloud.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 05 octobre 2007 à 13:11
Salut Si jilali,
Il y avait un professeur au college qui ne cessait pas de nous parler de la guerre entre Mzamza et Ouled Hariz.
Est-ce que c etait une guerre pour le betail ou pour le territoire et est-ce que elle etait limitee aux douars limitrophes.
Rédigé par: khair Ahmed | le 06 octobre 2007 à 20:28
Salut si Ahmed
Je viens de rentrer aprés la fin du weeck end et consulte votre message qui m'a fait beaucoup de joie. Je me reposerai et reviendrais bientot pour vous expliquer l'histoire des Mzamza et Ouled Hriz. J'ai lu vos souvenirs avec les Boulaakoul. Vous avez raison, Votre cousin Said m'avait montré une ancienne photo, prise vers 1963, à l'occasion de l'aid Sghir, au jardin public devant le fameux bassin circulaire qui existait prés de la petite porte, située derriére la maison Obelien. On voit dans cette photo , un peu loin, la maison Psaras fondé en 1909, si je ne me trompe pas de la date. On voit aussi, feu votre oncle allah y rahmou et vos deux chers cousins, bien habillés comme ils l'etaient toujours, avec Ahmed Hmaimssa, au milieu comme un grand frére. Abderrazak Abika était de ma classe au CM2. Abderrahim Laaouej était de la promotion Bouichta, Mouisse, Maiss, Partia, Zakoum, Goumri, Toulo, Lahcen,Boulahnach, Mouh, etc. Je me rappelle que vous jouiez le foot, driblait et recuperait le ballon avec une canne d'une facon magique. Vous étiez beaucoup aimé de votre chere grande mére qui s'affolait de votre rentrée tard pour diner et vous cherchait partout. Une chose que je ne peux pas oublier, je n'ai jamais salué votre oncle que nous respections beaucoup comme tous les parents au quartier, mais 15 jours avant son decés, je l'ai croisé et il m'a appelé, il m'a demandé si mon pére est toujours vivant, j'ai dis que oui, et aprés deux semaines j'ai appris sa mort. Allah y rhamoui. A Bientot.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 07 octobre 2007 à 23:37
Salut si jilai,
je ne sais pas porqoui ,mai je n ai jamais digere le demenagement des Boulahnache et des Boulaakoul.
Les Arabes disent:la yufta wa malik fi almadina. Vous avez dit que Siabdelkader Bikri est marie a une Bensetti,je me rappele que mon ami Moore m avait dit que son oncle feu Bouchaib Bensetti etait marie a une Bekri,c est vrai ou c est juste une confusion dans ma tete.
Encore une question,est-ce que M. KARKAFI, l historien de la CHAOUIA est vivant encore.
A bientot.
Rédigé par: khair Ahmed | le 08 octobre 2007 à 00:17
si vous connaissez les origines des familles Targhi et Kanbi de Ouled hajjaj et merci pour vos efforts
Rédigé par: Ali | le 08 octobre 2007 à 13:54