La population d’ouled Hriz, cette importante tribu hilalienne amenée par Yacoub El Mansour à Tamassna et que Léon l’Africain a retrouvée au sud de Cap Cantin, appelé aujourd’hui Ras Badouza, s’approprie les terres les plus fertiles et les mieux cultivées de la Chaouia. Elle possède un grand troupeau de bœufs et de moutons et un grand nombre de chevaux. Les gens aisés prennent les mules pour se déplacer au souk. Les moins fortunés utilisent l’âne comme monture et bête de somme. Un nombre incalculable de soukiers marche, les pieds nus, dans la boue gluante de l'hiver et la poussiére de l'été.
L’espace réservé au souk n’est pas clôturé, on peut y accéder de toutes les côtés. La vente des bestiaux se fait aux enchères par l’intermédiaire des dellals. Ces derniers crient un prix, que l’on fait monter si l’animal intéresse plusieurs acheteurs. La force publique est représentée par le caïd, mais la taxe percue au marché est adjugée à un fermier d’origine hrizi. Elle est fixée, pour les grands cas, à 5% du prix de vente, payé moitié par le vendeur et moitié par l’acheteur. Le souk des bestiaux est composé de plusieurs rayons.
D’abord il y a la place des chevaux, gérée par une dizaine de cavaliers, crieurs publics, dont les jambes sont vêtues d’une sorte de bas de cuir. Ces derniers mènent les chevaux en course dans un champ poussiéreux. Après sept ou huit épreuves de fantasia, ils passent à la vente aux enchères.
Un peu plus loin, se tient la place des mules et des kiddar, chevaux de charge qui se trouvent dans cette situation de tamara parce que malheureusement souffrant de malformations ou étant âgés. Là, d’autres dellals montent les animaux à poil, en fil indienne, les exposent au public dans une promenade circulaire, tâtent les croupes, visitent les bouches, pincent les jarrets avant de lancer les enchères.
Dans une autre place, se fait la vente de l’âne qui enregistre le plus grand nombre de transactions. Ici, nul besoin de selle ou de mors, le dellal qui bondit sur la croupe du bouricot lui donne deux coups de ses talons nus, le détache du groupe et le guide au scourtah et thankiz, n’importe où, au trot rapide.
Le système de la criée est employé également pour la vente des chameaux, bœufs, vaches, peaux de tous les animaux; huile en gros, beurre en gros, henné en gros, fruits secs et fruits frais, laine, draps, étoffes, tapis, vêtements. La taxe de marché est fixée à 5 % du prix de la vente. Le système de poids et mesures usité pour la revente en détail est très originel ; de vieilles clefs, des cadenas rouillées, des morceaux de fonte, des cailloux servent à peser les marchandises.
La taxe sur les autres produits est fixée à l’unité ou au poids, comme suit : 2 gourch par charge de chameau pour le bois ; 1 gourch par charge d’âne pour le charbon ; 5 gourch par charge de chameau ou de mulet pour le blé, les pois chiches et fèves ; 3 gourch par charge de chameau et un gourch par charge d’âne pour l’orge et le mais ; 1 gourch pour la vente d’un mouton ou d’une chèvre ; 2 gourch par charge de chameau et 1 gourch par charge d’âne pour les légumes et sel en gros.
Les denrées et les marchandises exposées en vente au souk et tout gaitoune occupé par un cafetier, barbier, forgeron, cordonnier, potier paie 2 gourch. Les vendeurs de miel et les boulangers paient un gourch par table. Les guerabes et les vendeurs en détails paient un gourch par marché.
Le transport des marchandises, à destination du souk, se fait à dos d’âne, de mulet et de chameau. La charge d’un chameau peut être estimé à 200 kg. Son prix varie en raison de la saison, la sécurité et l’affluence des marchandises. En hiver, les risques sont beaucoup plus grands. Le terrain est glissant, un chameau qui tombe et se casse la jambe est perdu.
Enfin, tout se vend, tout s’achète et tout se guérit au souk, depuis la vente des produits importés, tels que les bougies; les allumettes, le thé, le sucre, les épices, jusqu’aux produits de sol de la consommation locale et les produits de la baraka qui chassent les démons, comme le sel gemme, le goudron al gatrane, le harmel, le romarin el yazir; le sel amoniaque el fassoukh, le bois d’aloes el oud lakmari, l’acide citrique hssanabane, le benjoin jawi, etc.
Parfois, la rumeur colporte une mauvaise nouvelle et la panique s'établit. Le souk se casse et les gens disent que Nadate Al Kassra Fi Souk. Effrayés, les commerçants défont leurs guitounes ; les honnêtes gens se sauvent dans tous les sens ; alors que d’autres profitent du désarroi et se livrent au pillage. J'ouvre mon vieux bouquin Politique de Montesquieu et reproduis, au risque porter préjudice à son karam de hilalien, démontré dans les festivals, entre produits en plastique et fantasia : "l’hospitalité, très rare dans les pays du commerce, se trouve admirablement parmi les peuples brigands".
Outre l’importance stratégique du souk pour les échanges, on y agite les questions politiques et d’intérêt général. Le souk demeure, à cet égard, le lieu où les informations sont échangées, les ordres du makhzen sont annoncés et que se forme l’opinion publique. C’est là que le Cadi Hadj Salah et ses adoules font la justice et que les contacts sont pris pour arranger les mariages. On y discute des conflits en cours entre individus, familles et groupes et on y prend les décisions graves, quand elles s'imposent. C'est bien là que la tribu a décidé d'attaquer les ouvriers francais au port de Casablanca, pour s'opposer à la construction du chemin de fer traversant un cimetiére de musulmans.
Avant que la concentration commerciale, de type américain, ne déclenche le processus de la mort lente des souks traditionnels, Edmond Douté est passé par Souk Tlat sidi Bennour, et nous a brossé cette brillante description : "Le marché dans la vie arabe, est un élément de la plus haute importance: on peut dire que l’histoire de la tribu se déroule presque toute entière sur son marché. Il est, pour les indigènes, le seul lieu de réunion : non seulement c’est là que, par la vente des produits, ils pourvoient à leur subsistance quotidienne, mais c’est encore là qu’ils échangent leurs idées, apprennent les nouvelles politiques, reçoivent les communications de l’autorité, concertent leur attitude vis-à-vis d’elle,décident de la paix ou de la guerre: là encore s’ourdissent toutes les intrigues, se plaident toutes les affaires,là se se prennent toutes les résolutions généreuses et là se complotent tous les crimes. Le marché est la plus grande et presque la seule distraction de l’indigène: son retour hebdomadaire est attendu avec impatience et ce jour – là il ne reste plus quelque fois au douar que les femmes et les enfants: c’est le jour béni des coureurs d’aventures galantes".
Note du ouèbe-maistre : Merci à Si Tahir Jillali pour ce texte subtil et fouillé, ainsi que pour les photos.






































bonjour,
je suis yasmina la petite fille du cadi hadj saleh qui était le juge des oulad hariz et j'aime bien avoir des renseignements auprés de mon grand pére, des photos...
merci
Cordialement,
Yasmina
Rédigé par: cadi yasmina | 31 janvier 2008 at 16:06
LE CADI DES OULED HRIZ
Bonjour Madame Yassmina
Le juge du tribunal chraa à ouled Hriz, durant la période du Protectorat, s’appelle Haj Salah Ben Haj Jillali Bel Abbaria, de la fraction Mbarkiyine ouled M’hamed . Les populations le surnomment le Cadi Lakhal en égard le teint de sa peau. Le grand père de Mr Azzame et le cadi Haj Salah sont deux frères. Mr Azzame , actuel cheikh urbain de Berrechid, est le fils de Mohamed Bel Mekki et ce dernier est un frère du cadi Haj Salah. Nous manquons de photos et d’informations historiques sur la personne du juge, toutefois les contes qui se rapportent à son sujet nous donnent quelques idées sur le caractère d'un homme autoritaire,superstutieux et croyant fervent. Quand le juge est mort à Casablanca mon oncle, qui s’éteint en 1962, a rêvé de lui entrain de réciter le dernier verset de sourate Ennour, débutant par " Afahassibtoume anana khalaknakoume 'abatane wa inakoume ilayna la tourjaaoune" . En fait, le cadi est une référence coranique. Il oblige les adoules, qui dépendent de sa juridiction, à comparaitre devant lui et à réciter le livre saint et ce pour ne pas s’écartet du chemin de Dieu. Les adoules de l'époque sont : Haj Lakbir Bel Maati de Riah ; Ali Ben Abdellah, Thami Ben Abdelkader et Mohamed Bel Mekki de Nouasseur ; Idriss Ben Haj Jillali Bel Abbaria des Mbarkiyines ( son frère semble- il) ; Mohamed Ben Ali des Habbacha ; Bouchaib Ben Mohamed des ouled Hajjaj Tiress ; Idriss Ben Haj Larbi des ouled Rahal ; Abellah ben Bouchaib, dit Atouile des ouled Allal ; Ahmed Ben Omar de Taalaouet ; Mekki Ben Abbas de Griguih. Deux autres adoules, des Mzamza Mouanig rattachés à ouled Hriz dependent de la juridiction de Haj Salah. Ce sont : Abdesslam ben Haj Bouazza et Thami Ben Tahar. Les actes des adoules n’ont de valeur qu’autant qu’ils sont homologués par le cadi Haj Salah.
Le Cadi cultive des préjugés de superstition envers les gens d’Abbara qui viennent se plaindre devant lui . Il leur recommande de sortir, de chez lui, en marchant à reculons. Il répète à leur égard : " Khrabkoume ybka fi krabkoume " . Un jour il a demandé la même choses aux plaignants de Beni meniar , en disant : " Ma taatiouniche bi dobour " ; c'est-à-dire, épargnez moi la vue de vos postérieurs. Le surnommé Bechcha, qui fait le courtage au marché à bestiaux, prend le devant mais trébuche et tombe et tous ses compagnons s’entassent dessus. Le juge s’exclame : « Hantouma khrajtou fi baadiyatkoume » ; c'est-à-dire, maintenant vous cognez contre vous-même. Une jeune veuve portant le voile fait le stop au Cadi qui emprunte un chemin habituel. Le juge s’arrête pour rendre service mais la veuve demande un coup de main pour faire monter son couffin dans la carriole. Le juge pose pieds et tente de surélever le couffin mais il ne parvient pas de le faire. " C’est très lourd, que caches- tu là dedans ? ", demande il. La veuve se dévoile et l’affronte en disant :" chouia dial a trabe, seriez vous capable de porter, demain devant Dieu, les quantités de trabe diyal al arde que vous m’avez spoliez après la mort de son mari ? ".
Le Cadi Haj Salah est un client à mon oncle, un hajjame, qui lui travaille boite craniene et barbe. Le Cadi paie bien et se distingue pour celà des gens du Makhzen qui vivent méchament sur le dos des autres. Mais un jour mon oncle achète un hbiyel au douar, c'est-à-dire un petit lopin de terre à la campagne et le cadi réclame, à titre de frais judiciaires, une somme élevée qui égale environ la valeur vénale du terrain.
Haj Salah a eu comme fils, le Cadi Haj Messaoud Ben Haj Salah. Ce dernier est né en 1920 à ouled Hriz . Il fait des études très poussées à l’université Karaouiyine à Fès ou il est sorti avec le grade de cadi. Avant d’entamer ses nouvelles fonctions, son père le soumet à un test professionnel. La question posée par le père à son fils est la suivante : " Une femme gagne une fortune en s’adonnant à la prostitution, avec cet argent elle construit une mosquée, est-ce qu’il est autorisé de prier dans cette mosquée ? ". Le fils réussi le test avec sa réponse : " Tajouzou fihi assalate ", en citant les sources y afférant. Le jeune Cadi a exercé à Figuig, Tindara, Bouarfa puis à Tiliouine et à Chemaaia. En 1977, il est nommé imam à la mosquée de Berrechid sur la proposition du Pacha Mohamed Barchid. Après la mutation de ce dernier à Azemmour, sanction lui est infligée pour avoir laisser l’U.S.F.P gagner la majorité des circonscriptions aux élections municipales, Haj Messaoud passe des moments difficiles avec le successeur nommé Ben Ghazi Aziz . Dans ces prédications qui attirent des foules nombreuses à la mosquée, Haj Messaoud affirme que Dieu va priver de son regard et ne parlera point à trois sortes de gens : " malikoune ja iroune, wa chiboune fassikoune, wa ayiloune moutakabirone " . Une fourgonnette est venue le chercher et le déposer au bureau. Le Pacha interroge le cadi et lui demande de remettre le papier qui contient son khotba. La réponse du cadi, avant de claquer la porte, est : " Referez vous à Sahih El Boukhari, page ? " . Depuis, le pacha charge son khalifa de ne pas rater les prêches du cadi. Le khalifa commence par y assister muni d’un magnétophone d’enregistrement de sons. Le Cadi est resté assujetti à l’œil vigilant de Ben Ghazi jusqu'à ce que ce derrnier réussit son éloignement de Berrechid . Cela s’est passé quand le cadi laisse dire à l’occasion de la prière de la fête d’el kebir que le sacrifice est une sunna mouakada, alors que les directives de l’autorité locale interdisent l’immolation des moutons. Les hypocrites des ouled Hriz, notables qui font l’angle obtus dans les cérémonies officielles, souhaitent le départ de Haj Messaoud pour gagner le rida du pacha. Après son éviction, le cadi rencontre le gouverneur Belmahi au domicile de Haj Mohamed Ben Rabia. Le Gouverneur confie au cadi que le ministère de l’Intérieur s’est désisté de son dossier et l’a remis au ministère de la Justice. La réponse du Cadi Haj Messaoud se fait comme suit : " Hamdoullah, haydtouh min ande laawame oua taytouh lissadati al oulama ", ce qui veut dire, Dieu merci vous avez enlevé le dossier aux ignorants et vous l’avez remis entre les mains de mes seigneurs les savants. Bientôt, Haj Messaoud intègre la mosquée des Habouss pour accomplir la fonction d’imam , à quelques mètres seulement du Palais Royale de Casablanca. Nommé président du conseil des oulemas de la métropole, il apparait à la T.V.M donnant des leçons de théologies. Alors les hypocrites de notre petite ville visitent le cadi et laissent couler les larmes de crocodiles : " lamane khalitina ya lfkih", dit l'un d'eux. Le cadi répond par cette métaphore riche de signification: " Maa adaya ma ysski adaya ". Ce qui veut dire, à peu prés, ceci : " l’enfant du bled est maudit au bled ". Les marécages, veut -il dire, contiennent de l'eau stagnante et quelques gouttes qui s'y ajoutent seront sans utilité puisqu' une flaque malsaine n'est pas un champs à irriguer.
Le grand cadi Haj Salah laisse à ses descendants des centaines d’hectares au domaine des ouled M’hamed Lambarkiyine. Les ayants droits cèdent le patrimoine à la famille ouled Kerroume tandis que le Cadi Haj Messaoud conserve sa part de 800 hectares environ. Un hrizi demande à son ami le cadi, qui entre en conflit avec les ouled Kerroume, de leur donner leur droit. Le cadi répond : " Ne sais tu pas que flousse adolama halal ala al oulama ". En fait, le cadi est un homme plein d’humour qui aime la vie et les belles femmes à l'instar de ses paires à ouled Hriz. Son coiffeur à Berrechid est feu Lahcen ould Amor, qui est le père de Tahir Ahmed. Un jour, le cadi sort sa pipe traditionnelle, remplit son sebssi, tire une bouffée et éjecte la skita vers le plafond. Un client demande au bon cadi si le kif est halal ou harame en religion. Le cadi repond : " s’il est halal, nous sommes entrain de le fumer et s’il est harame nous somme entrain de le faire griller ".
Pour conclure, un érudit comme feu Haj Messaoud est grand savant qui incarne l’islam plein d'amour et de tolerance. Bien avant son investiture à la mosquée de Berrechid , il y’a l’imam Haj Hassan Gharbi qui a livré une pièce de 50 centimes à un petit enfant. "Non, c’est trop donner", dit le père qui gagne 500 centimes par jour comme salaire. Haj Hassan répond : " Laisse l’enfant vivre la joie, il y’a au paradis une porte qui s’ouvre uniquement à ceux qui font entrer la joie aux cœurs des enfants".
Rédigé par: Tahir j | 04 février 2008 at 20:57
CAID AHMED BOUDROBA
D’après Paul Pascon , dans la catégorie des fkihs pauvres, il y’en a beaucoup qui appartiennent à des grandes familles. Ces derniers se sont trouvés dans ce statut , en bas de l’échelle social, parce qu’ils sont des petits orphelins déshérités, soit par des frères ainés , soit par leurs oncles, quand ils ne peuvent se défendre après le décès du père. Je cite, à titre d’ exemple à Berrechid, le cas du fkih si Rchid de la zaouia tijania située à la Kissariat. Le fkih si Rchid est l’oncle maternel de sidi Ahmed Ottmani , Il est le fils d' Ahmed Boudroba, caid de la mhalla des ouled Hriz, mort en guerroyant le rebelle Bouhmara, dans les environs de Taza. Avant prendre la tête du harka, et partir pour cette guerre qui lui a couté la vie, Boudroba aurait confié son trésor au nommé Moussa Dakkouni pour le garder jusqu’ au retour triomphal. Il cherche par ce geste à protéger sa fortune contre les convoitises de ses frères qui ont l’œil sur son or. Lorsque Boudroba est mort dans le combat, ses frères parce qu’ils n’ont pas trouvé l’or, se sont vengés sur les orphelins et les ont privé du droit qui leur revient des terres possédées par le martyre. On ne sait pas au juste le nombre des descendants de Boudroba. Les plus connus sont Malika la mère de sidi Ahmed Ottmani ; ses deux frères fkih si Rchid et si Ahmed ainsi que sa sœur mariée à Hattab ould Chaib et l’autre épousée par Ahmed Belahbib. Contrairement à son frère Si Rchid, qui est un fkih affilié à la zaouia Tijania, si Ahmed ben Ahmed Boudroba suit un chemin opposé. Mais si Rchid n’est pas comme tous les autres fkihs, car l’homme savoure la chanson populaire et joue la kamanja à domicile pour le plaisir. Une fois, en se dirigeant vers la zaouia pour présider la prière, fkih si Rchid entend chanter la ‘ayta de « khaboucha » et oublie la religion. Il endosse un poteau, au coin de la rue et se met à écouter le chant qui vient de loin, alors que les croyants attendent sa venue pour diriger la prière.
La mémoire collective retient au sujet de la personne du caid Boudroba deux anecdotes sur les rapports avec son ami Larbi Missaoui . Celui-ci est un tireur d’élite dans la confédération de Rmaa du Sahel ouled Hriz:
1°) Un jour caid Boudroba se rend au domicile de Larbi Missaoui , ce dernier, en l’apercevant de loin, attache sa femme avec une bête au bout de la charrue pour lui faire croire qu’il est dans le besoin. Boudroba avale l’hameçon et offre à Larbi Missaoui une bête pour faire labourer son champ.
2°) Larbi Missaoui veut jouer à autre tour à son ami Boudroba quand il lui fait savoir qu’il manque de mouton pour fêter l’aid el kebir. Le Caid Boudroba le fait accompagner dans son domaine et dit : « Toi et ta chance, j’ouvre la zriba et la première bête qui sort est à toi ». Larbi Missaoui , qui s’attend à un mouton engraissé avec de grandes cornes, est déçu par l’apparition d’ un bouc qui sort le premier de la zriba . Par un geste éclaire, il épaule, vise et tire. La pauvre bête est abattue sur le champ et Larbi Missaoui lui parle ainsi : « Khoude hadi ala khaffat arjal ».
Rédigé par: Tahir Jillali | 08 février 2008 at 22:28
merci pour toutes ces information et j'aimerais bien avoir plus,et je souhaite bien vous dire que je suis une demoizelle de 20 ans et j'ai l'honneur d'avoir un grand pére comme le cadi hadj saleh
Cordialement,
Yasmina bent lhadj saleh
Rédigé par: cadi yasmina | 14 février 2008 at 12:59
LE CADI (2)
Un vieux des ouled Hriz , à qui j’a demandé de me parler du cadi Haj Salah , m’a raconté trois histoires sur le personnage et sa relation avec ses possessions terriennes. Feu ould Rkia, un célèbre épicier de la gare, est originaire d’Abbara, un jour il avait croisé sur son chemin le cadi Haj Salah entrain de gronder une femme qui ramassait la bouse sèche de son champ qu'elle mettait dans un panier. Les femmes de la campagne, à l’époque, allumaient les déchets secs des vaches pour faire chauffer leurs fours traditionnelles et cuire du pain. Le Cadi faisait arrêter ould Rkia et lui demanda d’arbitrer dans l’affaire. Surquoi, Ould Rkia demanda à la femme de vider le contenu du panier par terre et partir. Mais Cadi n’était pas satisfait de ce jugement, il disait à ould Rkia: « Vas t- on, tu ne sais pas juger, la justice veut que la femme doit remettre chaque bouze dans sa place initiale ». Une autre fois, le cadi avait surpris un vieillard, montant un bourricot, qui traversait un champ ou poussait du blé. Le cadi faisait arrêter le vieillard et disait : « Eh monsieur, pourquoi tu marches comme ca dans mon bled, ne vois- tu pas que ton âne fait bousiller ma récolte? ». Le vieillard répondit : « inna al arda lillah ». Le cadi, qui avait de la faiblesse envers la parole divine, sursauta et rebroussa chemin en répétant : « inna al arda lillah, inna al arda lillah, inna al arda lillah ».
On raconte que le cadi possédait de gigantesques terrains et qu’un un grand propriétaire de Mzamza avait entendu parler de ses possessions. Ce dernier voulait vérifier lui-même si le patrimoine du cadi égale ou dépasse le sien. Il galopait sur un cheval à travers le domaine du cadi et chaque fois quand son cheval prenait fatigue, il s’arrêta et demanda à quiconque : « A qui appartient ces terres ? ». La phrase qu’il entendait répéter dans chaque arrêt fut : « Blad al cadi ».
J'ai posé la question sur le nombre des descendants du cadi et on m’a fait rappeler les noms des suivants: Messaoud, Abdelwahab, Abderrahmane, Mohamed, Abdelkarim, Abdellatif, Ahmed, Abdelaziz qui a son propre petite histoire avec le pére et amina, fille de Driss Tssouli et mère de Mr Abderrazak Fahssi, un ex ould kissariat.
Rédigé par: Tahir Jillali | 14 février 2008 at 21:31
je vous remercie encore une fois pour ces informations Mr TAHIR JILALI,je souhaite avoir des informations auprés de la visite de Mohammed V au cadi hadj saleh pour la construction de la mosquée de berrechid.
Ah j'ai oublié de me présenter ba je suis la fille de Mr Abdelkarim CADI
Cordialement,
Yasmina
Rédigé par: cadi yasmina | 18 février 2008 at 10:17
je vous remercie encore une fois pour ces informations Mr TAHIR JILALI,je souhaite avoir des informations auprés de la visite de Mohammed V au cadi hadj saleh pour la construction de la mosquée de berrechid.
Ah j'ai oublié de me présenter ba je suis la fille de Mr Abdelkarim CADI
Cordialement,
Yasmina
Rédigé par: cadi yasmina | 18 février 2008 at 10:18
Bonjour Mr Bouanane
Je viens de rencontrer un vieux qui connait très bien votre famille malheureusement il était pressé pour prendre un taxi à destination Casablanca . Je n’avais pas sur moi un crayon pour noter ce qu'il me racontait . J'ai retenu que le fief de votre famille se trouve un peu plus loin de Dar El Marikani sur la route de Khouribga. Bouanana avait pour fils Larbi, employé à Cosumar, mort par crise cardiaque dans un café à derb Chorfa de Casablanca . Abdelkader avait pour fils Driss qui était un grand résistant e; Haj Mohamed qui était un cheikh de tribu ; Ahmed qui élevait les chevaux de course. Le domaine de leur frère Bouchaib se trouve à douar Jded, à coté de Dar Hajjaj ould Haj Aissa.
La personne m'a promis un contact et vous tiendrai des détails après la prochaine rencontre.
Cordialement
Rédigé par: Tahir Jillali | 19 février 2008 at 22:25
Un grand bonjour à toute la tribu des Hrizis. Ca me fait énormement plaisir de joindre ce forum que j'ai trouvé assez riche en histoire de notre chère région, on y sens presque l'odeur du passé, ces beaus souvenirs qu'ont tracés nos arrières grands parents. Eh ben de mon coté, je suis une fille de la famille Missaoui (Larbi est sans doute un lointain grand père), j'ai apprécié les rédaction de Mr Tahir Jillali que je remercie profondément, et j'aimerais bien savoir si vous avez d'autre information sur la famille MISSAOUI, la région sidi el Hettab et sidi el Mekki.
A très bientot j'espère. Cordialement
Rédigé par: H Missaoui | 06 juin 2008 at 13:25
bonjour
je ss le petit fils de had jilali echanani et boulaaqoul...j'aimerai bcp remontè a mes origines...ma mere m'as bcp parlè de mes origine..mais j'aimerai bcp avoir des document officiel qui certifie mes orgines " maternelles...
Cordialement,
Rédigé par: MNAOUAR | 17 juin 2008 at 13:27
qui connais simohammed lahdiyi et ses enfants moi je suis le fils de bouchaib ben abdallah ben si mohammed lahdiyi mais je ne connais personne de cette famille,il parrait que mon grand pere abdallah est parti à tnine chtouka apres un different avec ses freres puis mon pere s'est retrouvé à casa{mes grands parents etaient enterrés à bd des far sidi balyout mais la famille
lahdiyi je ne connais aucun,merçi de me dire si qlq existe toujours.
Rédigé par: aboumagid | 07 juillet 2008 at 12:36
bonjours je suis trés content de visiter ce site avec toutes ces info sur berrechid, je vie en france et connais tres peu le passé de ma famille, même mon nom à étais choisi par mon père Hammou,je sais juste que mon grand père s'appeller hallal, et qu'il est de grouguir(je crois pas que se sois la bonne orthographe). Donc si quelqu'un connaissait cette personne, je pense surtout à monsieur TAHIR Jilali qui me parait bien connaitre la vie de berrechid, je vous remercie par avance .
Rédigé par: TAHIR Khalid | 02 août 2008 at 19:38
Bonjour,
Je vous écris pour avoir quelques informations sur mes ancêtres. Mon père garde très peu de liens avec sa famille ... donc j'ai peu d'informations sur mon origine. Mon nom de famille c'est harrizi avec deux "r" , une originalité ... Il paraît que beaucoup des membres de cette famille vivent encore à berrechid. Le berceau de la famille se trouve à bir a'taour (?)(heu ... je ne sais pas comment ca s'écrit .. dsl). Ce-ci dit je m'étonne d'avoir des cousins de type européen (blonds aux yeux bleus), selon la légende c'est parce que les femmes de la famille avaient les moeurs légères notamment avec les européens d'où une descendance un peu atypique dans cette région du maroc. Je voudrais savoir si vous pouviez me confirmer celà ou du moins m'informer davantage sur la famille harrizi (le nom de mon arrière grand-père est bouchaib il me semble ..)
Merci
Rédigé par: maha harrizi | 16 octobre 2008 at 19:13
je suis hrizi et j'en suis fier. salut a tout les hrizi du monde.
Rédigé par: warit mohamed ali | 12 novembre 2008 at 13:27
bjr à la famille bensalmia originaire de berrechid. salut
Rédigé par: warit mohamed ali | 12 novembre 2008 at 13:28
يؤلمني ان اخبر كل الحريزيين انهم فقدوا يوم الاربعاء 26 اكتوبر2008 احد اعز وانزه رجالاتهم السيد قاضي عبد الكريم ابن القاضي الحاج صالح رحمهما
الله واسكنهما فسيح جناته
ابنة المرحوم قاضي ياسمينة
Rédigé par: yasmina cadi | 05 décembre 2008 at 09:52
salut à tous les HRIZIS.je suis hrizi et plus précisement un "FAKRI". merci à tous ce qui ont veuilli à fournir ces informations prisieuses et permettez moi de vous poser une question:est ce que nous encetres sont d'origine de la meque? merci beaucoup.
Rédigé par: choaib | 18 mars 2009 at 16:59
Bonjour,
Pour le monsieur qui se renseigne aupres de ses origines il faut qu'il demande a ses grands parents pour savoir s'il est de la mecque ou non, parcequ'il y'a des familles qui sont arrivées de la mecque,de sud d'afrique des berberes ca dépend
mais l'essentiel qu'on est des hrizis et on est fiers de l'être
Cordialement,
CADI Yasmina
Rédigé par: CADI YASMINA | 06 avril 2009 at 12:55
salut CADI YASMINA.je suis CHOAIB le grand hrizi car je suis fier de l'être.c'est un grand honneur pour moi.mais ce que je voudrais c'est la confirmation de l'appellation "chorffa alidrissynes" c'est ça le sens de ma question.merci lalla chriffa hrizia et c'est a moi l' honneur de vous rencontrer par le biais de cette discution.à bientot.
Rédigé par: CHOAIB | 10 avril 2009 at 00:13
je t'empris ha si choaib le hrizi weld 3ami alors vous m'avez dit que vous êtes chrife idrissi ca veut dire que votre grand pere est Mly IDRISS qui est venu biensur de mecque donc t un chrif comme moi et on a le même grand pére
C'est à moi le grand plaisir de vous rencontrer sur ce site et rencontrer plus de hrizis je vous remercie
Kancheme fikome rihte bladi que je l'ai jamais vu
Cordialement,
Cadi yasmina
Rédigé par: cadi yasmina | 10 avril 2009 at 10:57
salut tout le monde
Une associaion des Hrizis est créeé à Montréal, dénomée associations des berrechidiens au canada. Elle a pour objet social, culturel, pédagogique et sportif.
On souhaite de bonnes chances à ses membres afin de fournir des services sociaux en faveur de notre onéruese ville :berrechid
Rédigé par: Jawad | 13 avril 2009 at 15:38
Bonjour,
Je suis trés heureuse pour la creation de cette association je souhaite une bonne continuation à ses membres et pourquoi pas créer une au MAROC et le monde entier
*Ntoma wlade hrize khbarkome fi barize*
Cordialement,
CADI Yasmina
Rédigé par: cadi yasmina | 14 avril 2009 at 10:29
bonjour chriffia YASMINA ma chère cousine "a bent 3ami".je suis CHOAIB lahrizi fakri.je suis de CASABLANCA mais j'aime bien bladi qui n'est d'autre que BERRCHID et je suis trés fière de l'aimer à la folie et ce avec tous les les HRIZIS.JE suis trés fière de vous connaitre et c'est un grand honneur pour moi allala chriffia alahrizia.vous savez que j'ai un projet à CASABLANCA et je compte inchaallah a le prolongé à BERRCHID puor la simple raison que je suis HRIZI avzc un grand "H".j'espere de vous connaitre d'avance inchaallah.merci et à la prochaine
Rédigé par: CHOAIB | 15 avril 2009 at 14:47
Salut tt le monde,
je cherche des informations sur mon grand pere chikh lachhab, de la région de jwala lkariya, wlad hriz lgarbiya.
Rédigé par: Youssef Benchikhe | 16 avril 2009 at 19:33
coucou une hrizia qui viens de trouver ce forum apres une recherche sur l'origine des hrizi;je suis ravie de d'écouvrir toute cette importance que les hrizis donne à leur pays et leur culture auquels ils restent attachés malgré leur ouverture sur le monde
Rédigé par: s | 25 avril 2009 at 04:50