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Le centenaire (16)

Maroc-Casablanca-tranchee-attente

Le Centenaire du débarquement franco-espagnol à Casablanca en 1907

Les dernières batailles autour de Casablanca, prendront fin par l'occupation de la Kasbat de Médiouna le 1er janvier 1908.

Pour les soldats du contingent français, il fallait franchir la côte de Merchich sans encombre. Ils déclenchèrent donc les hostilités le 31 décembre. En face d'eux, il y avait des résistants, qui se sont tout particulièrement préparés pour cette bataille : les Marocains feront preuve d'un acharnement au combat qui impressionnera fortement leurs adversaires.

Pour commémorer cette bataille, c'est en présence des hautes autorités du protectorat qu'on inaugura en grande pompe, dans les années vingt, une stèle (1) commémorative en souvenir des soldats coloniaux tombés lors de cette bataille que livrèrent avec panache les enfants de la Chaouia.

Maroc-monument-algerien-ben-jelloul-merchich

L'occupation de la Kasbat n'était plus qu'une question d'heure, le pilonnage intensif et discontinu des canon de 75 provoqua la destruction partielle de ce véritable joyaux architectural qu'était la Kasbat historique des Médiouna.

Le général Lyautey, en compagnie du ministre Regnault, chargé de la Légation de France à Tanger débarque au port de Casablanca, pour remplir une mission d'inspection : il dressera un rapport accablant préconisant d'écarter le général Drude et le remplacer par le général d'Amade "l'homme à poigne", qui "matera" les Chaouia.

Le parti colonial finira par avoir gain de cause : la délicate mission de pacification de la Chaouia est désormais lancée !

Maroc-Casablanca-Regnault-ministre

Interrogé par Bourdon en août 1907 à propos de ces nouveaux adversaires, le général Drude répondit "C'est étrange ! Ils ont une capacité de mobilisation et une tactique, qu'un de nos professeurs ne cessait de nous répéter à l'École de guerre : "Il faut neutraliser l'adversaire pour mieux le maîtriser..." Oui, les Marocains qui n'ont jamais fait l'Ecole de guerre sont parfaitement à l'aise devant nos hommes !"

C'est lui qui déclara au journal La Dépêche Marocaine : "Les Marocains se déplacent dans un ordre parfait, la précision de leurs tirs est remarquable. De plus ils n'ont pas hésité à me cibler ! Trois balles sont tombées à mes pieds lors d'un combat. Leur technique consiste à envoyer des cavaliers pour enrober nos lignes et couvrir le terrain d'un nuage poussiéreux, que dégagent leurs montures, pour laisser des fantassins en embuscade."

En effet, cette technique d'enrobement est une pratique connue des Chaouia. Les Portugais, pour l'avoir subie, connaissent parfaitement son efficacité.

Les Chaouia harcelaient la place d'Anfa qu'occupaient les portugais, par la tactique connue sous le nom de Torna Fuye ; ils se présentaient en petit nombre, et s'arrangeaient pour se faire poursuivre par les Portugais jusqu'à un endroit où était embusquée une troupe importante qui s'élançait contre ceux-ci à l'improviste ; on donnait le nom de recontro à cette réserve embusquée.

La technique de combat adoptée par les Chaouia en 1907 est connue dans l'Espagne du XIV° s. Les soldats marocains du corps d'armée de Grenade adoptaient la Torna Fuye pour amorcer les engagements militaires. Cette technique dite aussi Zenatia est connue chez les Espagnols et vient de Jinet=Zenate (Cavalier) : elle consiste à envoyer un léger corps de cavaliers qui s'approchent des rangs ennemis à toute vitesse, tout en tournant avec dextérité sur leurs montures, tirant hardiment sur des cibles de commandement pour susciter la réaction de l'adversaire.

Attaque, repli, réattaque, repli, etc. Ce sont les exercices et pratiques de maîtrise de la monture et de panache, auxquels nous assistons lors des moussems des Zenata à Mohammedia et de Bouskoura.

__________
(1) Cette stèle ce trouve en bordure de l'ancienne route de Marrakech, à quelques km de Médiouna. Elevée symboliquement à la mémoire d'un soldat (spahi) algérien nommé Ben Djelloul, tombé le 1 janvier 1908.

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Note du ouèbe-maistre : Merci à Monsieur José Maria Morido pour les images anciennes et à Si Naguib Abdellah pour la photo (1980) du monument élévé en souvenir de la bataille de Merchich, qui semble être actuellement en mauvais état.

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Voici les sites qui parlent de Le centenaire (16) :

Commentaires

Juste une petit précision; la mission LYAUTEY/REGNAULT n'était pas là pour évaluer le général DRUDE. Elle à eu lieu début 1908 (au mois de mars mais je dois vérifier exactement)
Or à cette date, le commandant en chef était déjà le général d'AMADE puisque le général DRUDE lui a cédé la place (pour raison de maladie...diplomatique)le 1°janvier 1908.
Ceci dit; cette mission était destinée à évaluer le général d'AMADE et le général LYAUTEY avait dans sa poche l'ordre de destitution s'il le jugeait nécessaire du général d'AMADE...et ordre donné à LYAUTEY de le remplacer en personne
Il n'en a rien été l'inspection fut favorable

Le général Drude à été "remplacé" par le général d'Amade pour entamer la deuxième phase de l'opération de "pacification" de la Chaouia. Le choix de d'Amade n'est pas le fruit du hasard.

Arrivé le 1er janvier 1908, il déclenche sa première offensive le 14 janvier en occupant Berrechid. Toujours est-il, que la passation des "pouvoirs" entre les généraux Drude et d'Amade s'est déroulée en présence de Mr Regnault et du général Lyautey dans la Kasbat de Médiouna.
En tout cas, le role dévolu au général Lyautey, avait un but "hautement" politique, qui s'est finalement concretisé en 1912 par le Traité de Fès...Le général d'Amade quittera Casablanca à bord du Cosmao, le 22 février 1909.

Le général Drude à été "remplacé" par le général d'Amade pour entamer la deuxième phase de l'opération de "pacification" de la Chaouia. Le choix de d'Amade n'est pas le fruit du hasard.

Arrivé le 1er janvier 1908, il déclenche sa première offensive le 14 janvier en occupant Berrechid. Toujours est-il, que la passation des "pouvoirs" entre les généraux Drude et d'Amade s'est déroulée en présence de Mr Regnault et du général Lyautey dans la Kasbat de Médiouna.
En tout cas, le role dévolu au général Lyautey, avait un but "hautement" politique, qui s'est finalement concretisé en 1912 par le Traité de Fès...Le général d'Amade quittera Casablanca à bord du Cosmao, le 22 février 1909.

Jusqu'au débarquement des troupes françaises et alliées, le 15 août 1944 en Provence peu de Français en métropole connaissaient alors l'existence des Goums et Tabors marocains.

Ils avaient pourtant, depuis leur création en 1908, tout au long de la pacification du Maroc et plus récemment en Tunisie, Sicile, Corse, Italie et Ile d'Elbe, déjà forgé l'essentiel d'une typique geste franco-marocaine.

Celle-ci justifiait leur présence parmi les unités de l'Armée d'Afrique, fer de lance de la Ire Armée française du général de Lattre de Tassigny où ils allaient confirmer leur réputation par de nouveaux exploits.

Troupe naturellement ardente et guerrière, les Goums marocains avaient en effet subi depuis 1940 de profonds changements structurels et d'emploi afin d'être en mesure de participer à un conflit mondial.

Ces mesures avaient été, pour l'essentiel, mises en œuvre par la volonté du colonel Guillaume, ancien commandant de goum, ancien chef d'état-major du général de Loustal, pacificateur de l'Atlas Central, futur directeur-adjoint des Affaires politiques à Rabat, qui, tout en respectant les qualités foncières des goumiers, fit en sorte de les adapter aux réalités de la guerre moderne en les initiant à des formes nouvelles de combat faisant appel à des moyens matériels plus performants. Véritable gageure qui se révélera une parfaite réussite, cette transformation avait reçu le plein accord du général Noguès, résident général de France au Maroc et commandant du théâtre d'opérations d'Afrique du Nord, dont l'appui efficace et la « complicité tacite » furent déterminants durant la difficile période de juin 1940 à novembre 1942.

Pour cette opération de débarquement, huit mille goumiers environ, en général des montagnards et en totalité des volontaires, étaient engagés. Répartis dans quarante-huit Goums (compagnie), groupés en douze Tabors (bataillon) et quatre groupements de Tabors (G .T.M./ régiment), ils constituaient l'équivalent d'une forte brigade d'infanterie légère sous l'appellation de "Commandement des Goums Marocains" (C.G.M.) aux ordres du général Guillaume, futur président de Rhin et Danube.

Lorsque ce dernier succédera au général de Montsabert au commandement de la 3e Division d'Infanterie Algérienne, le C.G.M. restera sous son autorité, garantissant ainsi le maintien de la spécificité des goums et de leurs conditions particulières d'emploi.

Toulon libéré, une exploitation rapide par le massif de la Sainte-Baume et la chaîne de l'Etoile, permit aux 1er, 2e et 3e G.T.M. de participer de façon déterminante à la libération de Marseille.

Par la suite, les Alpes, Belfort, les Vosges, l'Alsace, la ligne Siegfried au travers de laquelle le 3e Tabor Abescat réussit une infiltration remarquable, le Rhin, la Forêt Noire, le Danube, Stuttgart et le Vorariberg, jalonnèrent la progression dispersée du 3e G.T.M. auquel était venu se joindre début 1945, le 4e G.T.M. jusqu'à la reddition de l'armée allemande le 8 mai 1945, cosignée à Berlin par le général de Lattre de Tassigny - maoun d'honneur au 4e G.T.M. (caporal d'honneur).

Toujours en tête dans les opérations décisives et meurtrières du rigoureux hiver 1944 et du victorieux printemps 1945, les goumiers remportèrent de francs succès mais malheureusement au prix du sacrifice de beaucoup d'entre eux.

Durement engagés en Indochine de 1948 à 1954, leur rôle en Algérie fut délicat mais souvent déterminant avant leur retour définitif au Maroc.

Là, en 1956, l'indépendance amène la dissolution des Goums marocains et leur intégration par transfert dans les Forces Armées Royales marocaines, mettant ainsi fin à une fraternité d'armes exemplaire et à une exceptionnelle épopée franco-marocaine d'un demi-siècle.

De ce passé qui entrait dans l'histoire, ceux qui y avaient participé, en mettant dans leurs actes cette « par celle d'amour » si chère au maréchal Lyautey, en conserveront, confiant en l'avenir, un attachant et fidèle souvenir.

Je viens de lire ces importants articles et je vois demande d'avoir l'amabilité de me préciser la signification du mot MAOUN en français.
Avec remerciements anticipés
NAIM

Salam

je voudrais vous signaler un point important la Chaouia était et reste d'esprit pastoral et on le voit dans al aita, vide d'hommes elle était riche grace au commerce du blé et de la laine, le chaoui a toujours fait la guerre pour se defendre mais surtout lutter pour etendre son territoire.
Est ce quelqu'un aurait des infos sur les liens entre les zaers et les tribus chaouia car mes grands parents issu des tribus de Settat ont migré dans les années 20 dans la région de N'kheila et ce sont unis au Zaers, cette alliance a t elle toujours eu lieu car ont la retrouve dans al aita ou le genre des zaer est apprecié en chaouia en Tadla et en doukkala

merci d'avance et rapellons nous 1907, ses victimes, ses massacres, ses héros et l'honneur de nos ancètres


M'asalama

Bonsoir Jamal,
Le territoire des Chaouia, appelé jadis le Tamesna, était occupé par les Berghouata, ces hérétiques qui ont été combattu par les Almoravides et les Almohades. Abdellah Ben Yassine, qui trouva la mort lors d'un sanglant combat contre les Berghouata, trouva la mort en pays Zaer, il est inhumé à El Gara au lieu dit Korifla.

Lors de l'offensive du Général d'Amade en 1908,contre les résistants des Mdakra, les Zaer prétèrent main forte à leur voisins, aprés la tuerie des fameuses batailles de l'Oued Zemrane et Mkarto (Que la chanson de la Ayta El Merçaouiyya, immortalisa dans les années vingt).

-Extrait des textes arabes des Zaer de Victorien Loubignac à propos des Zaer:

C'est une confédération qui se subdivise en deux grandes branches, les Mzarza à l'Est et les Gefyan à l'Ouest et au Sud. Une trés ancienne tradition veut que les premiers constituent les purs Zaer (lahrar). Les Zaer sont d'authentiques arabes Maaqil (El Ifrani-Nozhat El hadi) dont on connait les origines yéménites et les pérégrinations à travers l'Afrique du Nord, au XII° et XIII° siècles, dans les hauts plateaux et sur la bordure septentrionale du Sahara, jusqu'au versant sud du Grand-Atlas marocain... Léon l'Africain les signale dans la plaine d'Adekhsen près de Khénifra.

Leur contribule et patron,le saint Sidi Mohammed Ben Mbarek, décédé en 1595 est inhumé chez les Bou Hsusen prés de Sidi Bouazza en pays Zayan. Les Zaer conservent le souvenir de l'occupation de cette région et du territoire avoisinant.
La montagne du Maturezgen... Pour les Zaer ce nom est composé de deux mots: le verbe màtu (ils sont mort), et Rezgen, nom d'une ancienne tribu Zaer qu'on retrouve actuellement dans un douar, les Oulad Bou-Rezg des Chaouia; le sens en serait donc:
" les Rezgan périrent"; le nom de cette montagne perpétuerait le souvenir d'une grande bataille au cours de laquelle les Zayan infligèrent aux Zaer une sanglante défaite et les chassèrent de la contrée...

Ibn Khaldoun classe les Zaer parmi les Berbères, tandis qu'El Ifrani les considère bien comme des Arabes; de Segonzac, les range parmi les Berbères Ait Oumalu, avec les Beni Hsan et les Chaouia.


Bonjour,

Merci pour votre Réponse éclairante, je me rappel étant petit, lorsque on allait chez ma tante maternelle à Mohammedia ( Fedala) on nous parlait toujours des visites de gens issues de Zaouia de la région de Settat qui nous rendait visite, parlait de la religion

Je sais que du côté de mon grand Père, il serait lié a un saint homme Sid Mohammed BAHLOUL avez vous des infos à ce sujet

Autre point d'ou vienne les cheragas ou nous allons souvent au Moussem en pays Zaêr

Merci et bonne journée

Je voudrait aussi soulever une polémique

Al aita, cette musique au racine profonde est aujourd'hui insulté par des pseudos violonistes et chanteuses aguicheuses, Al aita c'est de la poesie au même plan que la Malhoun ou le genre andalou,ou berbère

Les qacidas, hsab ( jeux de rimes) sont riches nombreux et tirent leur traditions de la poesie bedouine, Je salue les resistants de cette culture comme Oulad Bouazzaoui et autre, saluons la memoire de Fatna bent al houssine, de marechal KIBBO, Bouchaieb Al biadawi

et bien sur Nass al Ghiwane

N'importe quoi ! mais alors là, vraiment n'importe quoi.

Vraiment dommage que certains soit complètement à coté de la plaque...

Au moment où les sages se sacrifient à bien nous éclairer sur nos origines, d'autres font les mains et les pieds pour nous cloîtrer dans l’obscurantisme total en l’imputant à nos racines.

Personnellement, je ne vois pas comment l’on peut être fier d’une bande de clochards qui, une fois s’être shootés ou bourrés placent toutes sortes de propos indécents sur des vers qu’ils n’y qu’eux qui sont capables d’en savourer les rimes (ou les gens du même niveau). C’est la hchouma sur notre culture et notre religion…

Je propose de rester dans le cadre historique des évènements pour éviter les débordements nostalgiques qui risquent d’éveiller tout baveux de faux plaisirs.

Meilleurs voeux

el aita fait partie de nous comme la tbourida, j'ai encore en memoire mon arrière frand pere vivant dans une tente, nomade, oui qui aime la poesie, nous avons grandit ainsi et cela suffit d'insulter un art qui a accompagné la memeoire de nos parents

Les Zaeri sont des berbères arabisés et formait une partie intégrale de Berghouata, comme l'indique BenKhaldoun et d'autres. D'ailleurs le parler zaeri est majoritement amazigh. Pour donner un exemple le Zaeri utilise trois synonyme pour le mot froid en amazigh: asomid, gers, krem , et pour le cheval ayis, kaydar, aoud, etc...Incroyable. L'origine du mot Zaer est fort possible vient du mot amazigh: azyer (azger) : eleveurs de taureaux où Azyar (ou Azghar)= la plaine .

Pour Tbourida à Zaer on utilise le mot Fejta et pour cheikhat= Zefana.

restons calmes et savourons les paroles de chacun . toutes les questions sont riches et meritent une reponses mais gardons nous de nous eloigner du sujet historique du maroc d'antan

je veux plus de photo interesente pour mon projet de classe .

Salam,


les Zaers sont originaires du Sahara comme de nombreuses tribus atlantiques du maroc

de plus leur territoires actuelles ne prend pas en compte qu'ils etaient nomades les migrations nombreuses les liens entre les zaers et les tribus autour de settat sont nombreuses

leurs parler est arabe proche quelque fois du hassani

Jamal: selon les romains, les zaeris sont berbères (voir leur documents sur zegrenses, le général zaeri et la citoyenneté romaine pour les notables de zaer) ; et selon Benkhaldoun, ils sont berbères.
On trouve dans leur language actuel un mélange entre l'amazigh, le phénicien, le latin, l’arabe, le français, le portugais et l’espagnol. Les études récentes génétiques montrent bel et bien que ces habitants sont berbères originaires de la confédération : Awraba d'ou le fameux berbère Koceila/Aksel était aussi originaires.
J’ai l’impression que tu confonds avec Oreibat (Rquibat) qui sont venus avec Ben Tachfine. Ces gens n’ont été jamais intégrés dans la région de la côte atlantique et la majorité d’entre eux ont retournés chez eux.
Faire des habitants de la côte atlantiques des sahraouis est une falsification de l'histoire.

Bien à vous

Jamal: selon les romains, les zaeris sont berbères (voir les archives romaines sur les zaers (zegrenses), le général zaeri et la citoyenneté romaine pour les notables de zaer) ; et selon Benkhaldoun, ils sont berbères.
On trouve dans leur language actuel un mélange entre l'amazigh, le phénicien, le latin, l’arabe, le français, le portugais et l’espagnol. Les études récentes génétiques montrent bel et bien que ces habitants sont berbères originaires de la confédération : Awraba d'ou le fameux berbère Koceila/Aksel était aussi originaires.
J’ai l’impression que tu confonds avec Oreibat (Rquibat) qui sont venus avec Ben Tachfine. Ces gens n’ont été jamais intégrés dans la région de la côte atlantique et la majorité d’entre eux ont retournés chez eux.
Faire des habitants de la côte atlantiques des sahraouis est une falsification de l'histoire.

Bien à vous

salam

vous confondez souvent une chose importante

les tribus maaqil et banu hilal qui ont eté deplacé dans le sud par les les almohades sont remonté sous les merinides pour servir de soldats

Les tribus zaers actuel ne sont arrive dans la region actuel qu'au XVI emme
Il faut savoir que c'est la tribu nomade par excellence, le vais souvent en pays zaer, je n'ai jamais entendu de mots berbere


Ça c'est de l'histoire falsifiée pure et simple. Vous pensez vraiment que cette région a attendu jusqu'au XVI siècle pour être peuplée par n'importe quel tribu venu du Sud. Je vous ai donné des informations sur cette région depuis le temps des romains, de Benkhaldoun et de l’empreinte génétique. Vous n'avez qu’à vous documenter vous-même sur ce sujet.
Pour le langage amazighe : le zaeri est capable par exemple de vous donner pour le froid plusieurs synonymes en tamazight : krem, somid, gers ; et aussi les noms des animaux, plantes, objets et des équipements agraires afelous, tafeloust, timon, agerda, akaydar, ayis, tafunst, etc… Il ne fut oublier aussi que cette région a été tellement influencé par les phéniciens et les romains.

ca c vrai mais tu sais aussi qu'au maroc les territoires tribaux etait fluctuant que le s populations ont changé de lieux souvent


Oui cher ami,
Mais nous devons pas presneter comme si le maroc était un pays non-habité.. au contraire les greques et les phéniciens parlent bcq dans leurs archives du Maroc et surtout de la région au tour de Salé (la province Zaer-Zemour: Taureau-Olive). Comme tu sais Le Z est un symbole amazigh.
Bien à toi.

La présence de l'homme est étroitement liée à la période prehistorique au Maroc. Les restes humains découvert au niveau de la cote Atlantique à la Carrière Thomas (Ain Diab-Sidi Abderrahman) Rabat et d'autres régions du pays, datent de l'ère paliolithique et appartiennent à une race humaine (identique) à celle de l'homme du Neandertal.

La mendibule trouvée à Sidi Abderrahman et le crane de Salé ont plus de 400.000 ans.

Lors de la découverte de l'homme de Rabat, on l'appelait le Cro-Magnon!

Le Paléolithique correspond à la période de la prehistoire, industrie de la pierre... dont la région de Casablanca et en particulier Oued Koréa, El Hank, Mers Sultan et Ain Chok ont été exploités par Mr Martin entre 1920 et 30 une station porte le nom de ce chercheur.
Tous les instruments trouvés (des centaines de pièces, Racloirs, Eclats etc) avaient été exposés au Musée de Casablanca en 1925.

Je termine en signalant qu'une deuxième mandibule est attribuée à la ville de Rabat.

La tribu des Zaër :
Victorien Loubignac (remarquable historien,décédé le 12 mai 1946)) Auteur des "Textes Arabes des Zaër" avait consacré plus de trente années à l’étude et à la pratique personnelle des parlers arabes et berbères du Maroc. Profitant du contact direct qu’il avait avec les habitants pour enrichir et étendre sa culture marocaine.

Extrait de son introduction:

« La confédération des Zaër se subdivise en deux grandes branches, les Mzarza à l’Est (qebla), les Gafyan à l’Ouest et au Sud. Une très ancienne tradition veut que les premiers constituent les purs Zaër, Zaër lahrar, et cette tradition est admise, malgré des résistances bien compréhensibles, par les Gafyan eux-mêmes. Et, parmi les Mzarza, les Ouled Khlifa occupent la région dite Talammaguet, zone qui s’étend des Marzaga aux Brachwa. Les Mzarza comprennent, les Ouled (s) Khalifa, les Ueli, Najda, Merrakchiyya, Ouaziz, Mimoun et Ktir, tandis que les Gafyan sont composés des Beni Abid, Slamna, Ouled Dahho, hlalif, Rwached etc.
Il est bien établi que les Zaër sont d’authentiques arabes Maaquil (Cf Al – Ifrani, Nouzhat el hadi, trad. Houdas) dont on connait les origines yéménites et les pérégrinations à travers l’Afrique du Nord, au XII° et XIII° siècle, dans les Hauts-Plateaux et sur la bordure septentrionale du Sahara, jusqu’au versant sud du Grand-Atlas marocain. Il semble bien que, de là, les Zaër soient remontés directement vers le Nord, à travers les massifs montagneux du Grand et du Moyen-Atlas. Léon l’Africain (Hassan El Ouezzan) les signale en effet dans la plaine d’Adecsen (Adekhchen) près de Khénifra, l’auteur ayant séjourné à Moulay Bouazza en 1514.
Les Zaër devaient émigrer vers le Nord-Ouest peu de temps après puisque le saint réputé Sidi Mohammed Ben M’barek, à la fois leur contribule et leur patron dont le tombeau est situé sur le territoire des Bu Hsusen fraction Zayan, près de Moulay Bouazza, décédé en 1595.
La tradition a du reste conservé le souvenir de l’occupation par les Zaër de cette région et du territoire avoisinant : tout près de l’ancien poste d’Aguemous, se dresse la montagne du Maturezgan, à la forme tabulaire si caractéristique ; et les Zaër prétendent que ce nom est composé de deux mots : le verbe màtu, et Rezgan, nom d’une ancienne tribu Zaër qu’on retrouve actuellement dans celui d’un douar, les Ouled Bou Rezg ; le sens en serait donc : « les Rezgan périrent » ; le nom de cette montagne perpétuerait le souvenir d’une grande bataille au cours de laquelle les Zayan infligèrent aux Zaër une sanglante défaite et les chassèrent de la contrée. Cette nouvelle migration parait s’être rapidement achevée et il semble que, dès le milieu du XVII° siècle, la confédération occupait sensiblement son territoire actuel, puisqu’en 1651, elle entreprit, sous les ordres d’un certain Daqqaq, une expédition contre Rabat et Salé, mais fut vaincu sur les bords de l’oued Cherrat.
Ibn Khaldoun, classe les Zaër parmi les Berbères. Quedenfeldt se contente de les présenter comme arabophones ; de Segonzac les range parmi les Berbères Aït Ou Malu, avec les Beni hsen et les Chouia, et il faut reconnaitre que sous le rapport du droit privé, de la sociologie et de l’ethnographie, ils s’étaient fortement berbérisés. Il suffira, pour n’en citer que deux exemples, de préciser que la vocation héréditaire était rigoureusement refusée aux parents du sexe féminin, et qu’ils avaient adopté l’institution bien spécifiquement berbère du Cheikh El Am « Chef élu pour l’année ».

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