Le Centenaire du débarquement franco-espagnol à Casablanca en 1907
Combat de Sidi Messaoud, dit de Sidi Brahim, du 19 octobre 1907.
Au cours du combat qualifié d'héroïque par la presse coloniale, de nombreux soldats ont eu maille à partir avec les Marocains.
Le 19 octobre 1907 eut lieu un engagement très sérieux, les rapports du général Drude considèrent que la journée a été héroïque pour sa cavalerie. Tous les soldats et officiers sont d'après lui dignes d'être cités pour leurs faits d'armes.
La lecture de ce rapport nous donne une idée sur ce que rapportent la presse et la réalité du terrain :
- "Le lieutenant de Revel ancien élève de l'Ecole Saint François de sales de Dijon, a eu deux chevaux tués sous lui.
- Le lieutenant Burnal est tombé pris sous son cheval, tué.
Un Marocain s'est précipité sur lui et lui a asséné un coup de matraque. Le lieutenant Burnal est parvenu à tirer son sabre et a tué le Marocain, puis il a tiré un coup de revolver sur un cavalier, a pris son cheval et a ainsi continué la charge. - Quand le cavalier Jardery est tombé, les Marocains ont voulu l'emporter. Le lieutenant de Revel, le brigadier Malatte et le chasseur Bey se sont précipités et l'ont dégagé. Le brigadier Malatte a sabré trois Marocains, dont deux ont été blessés et le troisième tué.
- Le vétérinaire Malleval, qui se trouvait à coté du capitaine Ihler, voit le capitaine mortellement blessé prêt à tomber de cheval. Le capitaine Ihler dit au vétérinaire Malleval : "Je suis blessé. Adieu tous !". Le vétérinaire le soutient avec sa main gauche et maintient le corps du capitaine à cheval durant la charge, essayant de sortir de la mêlée, obligé de se défendre à coups de sabre à droite est à gauche, et n'abandonne le capitaine qu'arrivé à l'infanterie où il lui prodigue des soins inutiles.
- Cité à l'ordre du jour pour ce fait courageux, Malleval a reçu la récompense dont il était digne à l'occasion de revue du 14 juillet (1908), passée à Casablanca par le général d'Amade.
Les spahis en courant au secours des chasseurs ont fait des prodiges.
- Le lieutenant Segoune a eu son cheval tué. Le lieutenant indigène Kaled, (Khaled) petit-fils d'Abdelkader, qui était placé en soutien, a, de sa propre initiative, chargé l'ennemi avec impétuosité.
- Un trompette voulant sabrer un Marocain est tombé. Le Marocain l'a pris à la gorge et a saisi son sabre. Le trompette a tiré son revolver et brûlé la cervelle du Marocain, puis il a repris son sabre, remonté à cheval et est reparti.
- Le lieutenant du Boucheron (c'est son nom qui sera attribué à El Gara) qui était isolé a fait des prodiges. Il était déjà pris par les Marocains qui l'entraînaient, lorsque les cavaliers, conduits par le lieutenant Kaled, l'ont dégagé."
- Les légionnaires ont combattu vaillamment. Quatre ont été pris, ils se sont défendus avant d'être tués."
Les engagements qui durent depuis le 4 août 1907, ne sont pas le fruit du hasard, ni des actes improvisés. Les Chaouia ne sont pas dupes, ils ont engagés les divers combats contre les troupes d'occupation avec la certitude qu'ils accomplissaient là leur devoir. Ce ne sont pas, loin s'en faut, des pillards venus détrousser les habitants de Casablanca !
Martin, cet ancien officier interprète de l'armée d'Afrique, officier de la légion d'honneur, lauréat de la société de géographie de Paris, etc. confirme les informations des tribus qui participent avec des contingents aux combats : "Les troupes françaises sont littéralement bloquées dans leur camp par de petits groupes de bédouins qui viennent jour et nuit faire le coup de feu sur le front de bandière et dont les trois campements principaux sont installés à l'abri du tir des canons de l'escadre, à Taddert, à Merchich et à Tit Mellil, de 10 à 15 kilomètres de la ville".
Au camp de Taddert, a lieu un grand conseil de guerre : tous les caïds, mokaddems de (siba) et principaux notables de toutes les tribus des chaouia se réunissent pour délibérer sur la situation.
Ils décident d'invoquer l'aide de Moulay Hafid (pour combler leur point faible, à savoir l'artillerie) devenu le champion avéré de la résistance aux étrangers.
L'assemblée charge deux oulémas, Sidi Bejaj el Mezmzi et Si Bouchaib ben Azzouz, de rédiger une requête dans ce sens et adopte le texte qui suit.
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Note du ouèbe-maistre : Merci à Si Naguib Abdellah pour cette illustration.




































Bonjour,
Je suis entrain de remettre de l’ordre dans l’annuaire de blogs http://www.mablogoma.com pour rendre les descriptions plus explicite.
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Bonne continuation, et à bientôt
Rédigé par : Blog maroc | 12 juillet 2007 à 02:43