Excursion à Berrechid en 1910 (1)
S’il m’est donné de ressaisir mon joli rêve, que je partage avec mon cher ami Mohamed Manouni, je rangerais l’histoire pittoresque et survolerais le présent de Berrechid à travers l’exposition d’images panoramiques et animées. Aujourd’hui, je vois la sympathique association Maroc Demain consacrer une journée culturelle au thème de "Berrechid : Souvenir et mémoire". En présence de la photo géante de l'Hôtel de Berrechid, dupliquée sur MarocAntan, me viennent à l’esprit les réactions émotionnelles, inoubliables parce que contagieuses, de nos pionniers si Manouni et si Idaoubella et décide de ressusciter, par des textes insolites, des excursions faites à Berrechid en 1910.
Pour ne pas encombrer, je fais suivre la première excursion, organisée par la Société de géographie de Marseille et le Comité Marseillais du Maroc, en 1910, sous la plume de son secrétaire général, M. Hippolyte Bardon :
"Nous quittons Casablanca le 2 avril, à 7 heures du matin, par le Decauville mis aimablement à notre disposition par l’autorité militaire. Ce petit chemin de fer ferroviaire, à voie de 0m50, qui relie Casablanca à Ber Rechid (42 kil.) et qui sert uniquement au ravitaillement des postes et au transport des militaires isolés, ne rend pas le service que l’on serait en droit d’en attendre. Il serait à désirer que sa transformation en voie de un mètre s’effectue à bref délai (la plateforme est prête depuis les premiers jours de l’occupation) et que, au préhistorique mode de traction à mulets, imposé par les bureaux de guerre, soit substituée la traction mécanique. En été, le système actuel de pose des rails amène des déraillements sans nombre par suite de leur dilatation causée par la chaleur; la voie prend alors l’aspect de montagnes russes, au grand désespoir des conducteurs (bien inconfortablement assis) et des voyageurs militaires dont le transport devient interminable et quelquefois dangereux. Une fois transformée la voie pourrait être exploitée commercialement ; elle rendrait alors de réels services à l’agriculture et au commerce et rapporterait de beaux bénéfices, tandis qu’actuellement elle coûte fort cher d’entretien pour des résultats médiocres.
Notre petit train de Liliput nous arrête à quatre kilomètres de Casablanca, devant la ferme Amieux (ancienne ferme Alvarez) où le propriétaire nous attend et nous fait les honneurs de son beau domaine de façon la plus aimable. Cette intéressante visite se termine par un lunch des plus agréables, où le champagne de la France alterne avec l’excellent lait produit par la ferme.
A vive allure, nos wagonnettes nous emportent vers l’étape qui nous sépare de Ber Rechid et nous arrivons pour déjeuner à la gare fortifiée de l’oued Bou Sekoura. Le poste commandé par le lieutenant Bourel, qui nous fait les honneurs, est occupé par quarante hommes de la Légion Étrangère. Le travail accompli, dans ce coin perdu, par cet officier et ses hommes, est vraiment remarquable.
Deux heures séparent le poste de l’oued Bou Sekoura de Ber Rechid. Elles passèrent, rapides, tant nos regards furent captivés par le spectacle qui leur offraient les belles cultures du "Tirs" ; cultures ininterrompues pendant des kilomètres et qui font d’une grande partie de la Chaouia une Beauce plus grande, plus riche que celle de la France, et dont l’avenir agricole, entre nos mains, semble, de l’avis des spécialistes, devoir être vraiment extraordinaire.
Berrechid, centre de ce beau territoire de la Chaouia, est une agglomération dont le rôle consiste à ravitailler les différents postes d’occupation et à porter rapidement des troupes sur le point qui serait particulièrement menacé. Ce poste administre, en outre, les tribus ouled Hriz ; au même titre que Settat administre les Mzamza ; la Qasbah de Ben ahmed, les Mzab ; le camp de Boucheron, les Mdakra et les ouled Ali ; le camp Boulhaut, les Zyayda ; Casablanca, les Mediouna, les ouled Ziane, le camp de Bou Bekr et les populations riveraines d'Oum Rabi. Ces administrations s’occupent de la rentrée des impôts: la Zakat (2,5% de la valeur du bétail), l’Achour (10% du revenu des récoltes), l’Impôt de la guerre (20 pesetas hassani prélevé sur tous les indigènes de la Chaouia, de 18 à 50 ans, pendant une durée de trois ans et à titre d’amende (soit au total 800.000 franc en 1910).
Ces officiers sont chargés de choisir les chefs indigènes, choix soumis à l’approbation du général commandant le corps de débarquement. Enfin, ils commandent les goums, sauf le commandant de Casablanca qui a en main la police franco-marocaine.
Ce sont ces officiers qui nous accueillent à Berrechid, réservant à notre petite caravane l’accueil le plus cordial. Nous sommes logés à l’hôpital militaire par les soins de l’autorité, car le Grand Hôtel Central, modeste bâtiment en planches, s’il nous a nourri d’une façon parfaite, n’aurait jamais pu loger un groupe aussi nombreux d’excursionnistes. Nous avons été l’objet de l’attention la plus délicate de la part de M. Delmas, médecin en chef et je le prie d’agréer ici, ainsi que ses collaborateurs et les officiers de Berrechid, au nom de tous mes compagnons de voyage, l’expression de notre sincère gratitude.
Accompagnés de quelque-uns de ces Messieurs, nous visitons les curiosités de la petite ville, c'est-à-dire le camp sénégalais, très pittoresque, très grouillant et dont les habitants, femmes et enfants, sont légèrement et court vêtus ; le camp de ouled Nail (Nouail !), véritables marocaines, de tout âge, peu jolies, maquillées aux pommettes, sous les yeux, au bout du nez, au menton, avec des mouches placées ça et là, bref peu séduisantes. Elles habitent de misérables paillotes ouvertes à tous les vents et des plus inconfortables. La journée se termine par la visite de la kasbah, complètement reconstruite par nos troupes, des jardins potagers de la Légion et par une aimable réception au Cercle des Officiers.
Dans la nuit, la pluie survint torrentielle, et menaçant de compromettre notre départ. Le "tirs" devient, en effet, impraticable à la suite des pluies ; le tirs se transforme en boue visqueuse, collante, et il devient impossible aux cavaliers et aux voitures de circuler. Des mottes de terre énormes se forment sous le sabot des chevaux, autour des roues de voitures, comme sous les chaussures des piétons rendant la marche des plus difficultueuses et mettant rapidement un obstacle presque absolu à la circulation.
Il est vrai, dès que la pluie cesse, la surface du sol se durcit très rapidement, surtout si le soleil veut bien se mettre de la partie. C’est ce qui s’est heureusement produit le 3 avril au matin. Nous avons pu nous mettre en route, sans trop de retard, quelques uns à cheval, le plus grand nombre en carrioles, et nous acheminer, à bonne allure, vers Settat dont nous sépare une étape de 32 kilomètres".
| Excursion à Berrechid en 1910 (2) >>
Note du ouèbe-maistre : Je m'associe à l'auteur pour remercier Si Mustapha Rafik et Si Mustapha Es Salek de nous avoir fourni les illustrations de cet article. J'en profite pour saluer les pionniers, Si Manouni et Si Idaoubella, en espèrant que nous pourrons donner prochainement à leurs contributions la place qui leur revient.





































La ville de Berrechid est une municipalité dans la province de Settat. Elle appartient à la région Chaouia Ouardigha. Cette ville a été construite par la famille Errachid en 1805, afin de contrôler les échanges commerciaux.
En 1920, la majorité des constructions se sont installés autour de la cité administrative française, qui porte maintenant le nom "Place ELISTIKLALE ".
Au début de l'année 1970, des unités industrielles ont crée une zone industrielle sur une superficie de 120 Hectares.
A partir de 1980, la ville a connu une évolution démographique et l'urbanisation a cru, à cause de la présence d'une zone industrielle importante, ce qui a évolué l'économie et le commerce dans la ville.
Place géographique:
Elle se situe au milieu des plaines de la région " Chaouia-Ouardigha ", qui est connu par son emplacement stratégique. Berrechid se situe dans le carrefour qui relie entre Casablanca, Bénimellal " à travers Khoribga " et Marrakech.
Elle est à 32 Km de Casablanca, 12 Km de l'Aéroport Mohamed V, 30 Km de Settat, 190 Km de Marrakech, 90 Km d'Eljadida et 105 Km de Rabat la capitale.
Economie de la ville:
La ville de Berrechid:
Participe par 14 % dans la production agricole nationale ;
Possède une zone industrielle, d'une superficie de 450 hectares, avec plus de 200 unités industrielles " dans des domaines différents: électrique, alimentaire, tissus, mécanique, produits cosmétiques, agricole, …
Organise chaque année le Festival du Printemps pendant le mois de Juin. Dans lequel il y a les industriels qui exposent leurs produits, ainsi qu'une soirée musicale qui s'organise et de la " Tbourida " avec des chevaux d'origine arabe.
Rédigé par: Mounir | le 19 juillet 2007 à 10:51
Berrechid
Berrechid (Barchid en arabe) est une ville du Maroc qui se situe dans la région chaouia wardigha. Elle se trouve à 32 km de Casablanca, 12 km de l'aéroport Mohamed V, 30 km de Settat, 196 km de Marrakech, 90 km d'Eljadida et 115 km de Rabat la capitale. Berrechid est connue par son industrie puisqu'elle vient en 3ème position juste après les grands métropoles du royaume, Casablanca et Tanger. Elle dispose d'une zone industrielle s'allongeant sur une superficie de 412 hectares, avec 104 unités industrielles opérant dans différents domaines ( le textile, l'agro-alimentaire, la mécanique...). Berrechid organise chaque année le Festival du Printemps pendant le mois de Juin, ce festival a pour vocation de réunir les industriels qui exposent leurs produits. Ceci n'exclue nullement l'importance de l'agriculture dans cette région dans la mesure où sa participation dans ce domaine s'évalue à 13,25 % à l'échelle nationale. Très connue par sa situation stratégique, Berrchid se trouve dans le coeur des échanges, le carrefour Casablanca, Bénimellal « à travers Khoribga » et Marrakech. Cette petite ville compte une population de 54 215 habitants ( recensement 2004) dont plus de 50 % ont un âge entre 15 et 60 ans, chose qui démontre le poids de la population en âge d'activité.
Rédigé par: najib | le 21 juillet 2007 à 17:41
A tous les berrechidiens interesses par ce site : une chere personne vient de nous quitter aujourd hui 7/8/2007 il s agit de IDAOUBELLA SI MOHAMED. Nous sommes à dieu et à lui nous retournons.
Rédigé par: cheikh abdelmajid | le 08 août 2007 à 00:18
Mois je ne suis pas berrchidien mais je tiens a dire un mot au sujet de la perte d'une chère personne "SI MOHAMMED IDAOUBELLA" que je considère comme un second père pour mois. c'est une personne généreuse qui malgrés sa maladie ne ménageait aucun effort à apporter son appui et son soutien aux personnes qui le cotoyaient tous les jours au travail dont je fesaient partie.
Ainsi,à travers ces mots qui ne peuvent montrer tous les qualités d'un homme qui a vécu pour les autres,on exprime notre profonde tristesse et notre vive émotion suite au décès de SI MOHAMMED IDAOUBELLA , que Dieu l'entoure de Sa miséricorde et l'accueille en Son vaste paradis.
( INNA LILLAH WA INNA ILAYHI RAGI3OUNE)
Rédigé par: hamdaoui | le 08 août 2007 à 03:02
C'est avec grande douleur et profonde tristesse que je reçois l'annonce de la disparition de notre ami, à tous, si idaoubella Mohamed,alias ould Lquissariat, directeur du Budget à la Trésorerie Générale du Royaume.
Feu Idaoubella m'avait une fois communiqué le site dans lequel il décrit son expérience douloureuse avec la maladie et je lui avais fais savoir que je ne pouvais le lire ecrire dans la souffrance.
Condoléances les plus sincères à sa familles et amis à Rabat, Mohamadia et Berrechid.
Inna lillah wa inna Ilayh rajioune.
Rédigé par: Tahir Jillali | le 08 août 2007 à 13:42
C’avec peine et chagrin, que j’ai reçu la nouvelle ce matin.
Si Mohamed, que j’ai connu par Marocantan, demeure par son style et sa vision, dans la mémoire.
Mes condoléances aux membres de sa famille, proches et amis.
Et, que Barchid gardera ses arbres tant aimés par Si Mohamed.
Aziz
Rédigé par: Aziz | le 08 août 2007 à 15:16
c´est avec une grande émotion et une affligeante tristesse que j´ai appris la subite disparition de mon cher ami si Mohamed qui est présent dans nos coeurs, plus que jamais priant Dieu d´avoir le défunt en sa miséricorde. Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons.
Sincéres condoléances à tous ses amis de marocantan, ses proches et à toute sa famille
Rédigé par: Jawad | le 08 août 2007 à 20:02
Je viens d"apprendre la disparition de notre très cher ami Si Mohamed .Cette nouvelle m' attriste enormement surtout que je souhaitais tant le revoir aprés des années .Ma pensée va à Si Ahmed son frere et à sa famille à qui je souhaite beaucoup de courage pour cette perte.Nous perdons un ami ,mais nous n'oublierons jamais cet homme si simple et si gentil.
Rédigé par: DADI Abderrahim | le 08 août 2007 à 21:25
Je viens d'apprendre, en ouvrant la fenetre de Marocantan, la disparition de notre cher Simohammed Idaoubella.
Je me joins à tous les habitués de Marocantan et de Barchidzaman pour presenter mes condoléances à mon amie d'enfance et de toujours, Saadi Idaoubella, à tous les membres de la famille du disparu et à tous ses proches et amis.
Puisse Dieu l'avoir en sa sainte miséricorde.
Inna Lillahi Wa Inna Ilayhi Raji3one.
Rédigé par: lamraoui fatima | le 08 août 2007 à 23:13
Salut tout le monde, je m´estime très chanceux car j´ai eu l´occasion de renconter Monsieur Si Mohamed Allah yerahmo, l´année dernière au café Al Khozama. il a été le premier qui est arrivé au lieu de Rendez vous cela montre bien et bel que le défunt est ponctuel dans ses RDV. Quand il parle, sa voix basse t´attire pour l´écouter et sa façon de discuter les choses te laisse tres convaincu. Durant cette rencontre on a discuté le projet de la création d´un site de la ville de Berrechid qu´il l´a adoré beaucoup. Durant la discution, elle a fait sortir de sa poche une feuille blanche où il a rédigé le plan du futur site. Chose qui m´a laissé beaucoup d´impression sur cette personnalité. Mon dernier e-mail que je lui l´ai envoyé dure trois semaines, il contient un lien pour qu´il puisse lire le coran sur le net en tournant ses pages par la souris mais je n´ai pas reçu de messages de chez lui, je me suis dit que mon cher amis est en vacances ou plutôt en voyage. Oui, il est en voyage sans retour. Après la création du site de berrechid, Si Mohamed allah yerahmo m´a envoyé un commentaire précieux, voilà son contenu: " Bonjour Si Jawad, Bravo et félicitations pour la mise en place de ce site important qui vous a nécessité certainement beaucoup d efforts. Ce site a un menu très varié et prometteur et mériterait d être enrichi régulièrement par les contributions des Berrechidiens et des berrechidiennes. Bon courage et très bonne continuation sur Berrechid maintenant ! Très cordialement, IDAOUBELLA Mohamed. A la prochaine ! " Une autre fois sincéres condoléances à tous ses amis de marocantan, ses proches et toute sa famille. Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons.
Rédigé par: Jawad | le 09 août 2007 à 14:54
Un grand homme,si Idaoubella.
Cher Dadi ; Je mesure mon frére combien vous êtes touché, là ou vous êtes en France, par la disparition tragique de votre cher ami et voisin du quartier à Berrechid.
Salut Jawad ; Effectivement, je suis témoin sur votre rencontre avec feu si Mohamed à "Al Khouzama" l’année dernière. Après votre séparation, j’ai marché quelques pas avec lui et brusquement, il avait demandé à monter un petit taxi parce qu’il s’était senti mal avec la chaleur. Si Mohamed n’avait pas la chance de contribuer à votre site parc que son état de santé ne permettait pas. Il avait mis du temps pour vous féliciter et c’est moi qui lui avais fait un petit rappel. « Ok je répondrai à notre ami si Jawad », m’avait il écrit. Justement, notre projet de livre téléchargeable est resté sans suite parc que la copie mise à sa disposition ne fut jamais achevée. Sa participation à Marocantan allait également en diminuant, même quand il utilisait le pseudo Ould Lquissariat. Il n’avait jamais compris pourquoi on l’attaquait gratuitement et il ne voulait pas que son fils aîné, qui étudie en France, lisait ces agressions. Par ses dernières interventions, il semblait vouloir porter satisfaction aux amis, surtout les clins d’œil de notre ami si Manouni. Son dernier email, dans mon courrier, fut une interrogation sur mon absence et celui des amis sur les deux sites qui parlent de Berrechid. Ma réponse fut que, ce sont les préoccupations personnelles et la baisse du niveau qui découragent…
Drôle est la vie ! Si Mohamed est mort dans une clinique à Casablanca à la suite d’une opération chirurgicale, lui qui avait parlé et écrit avec gentillesse sur les riches et les pauvres, les juifs et les chrétiens, les arabes et les chleuhs, sans jamais oublier ses racines et ses anciens amis morts et vivants, comme feu Harizi et Brahim. Pour rendre hommage aux Berrechidiens de l'oubli, il parlait à notre place en téléphonant, à ses frais, à Mr Gardelle en France et à Mr Boutni au Etats-Unis……
J’ai pensé à si Mohamed la semaine dernière quand j'ai déposé à Marocantan un sujet sur « la classe dirigeante de Berrechid de 1963- 1969 (2) », contenant mes remerciements à ould lquissariat qui m’avait proposé ce thème. Je prie Mr Tazi d’activer la publication de ce texte et lui accorder la priorité sur mes autres écrits. Et en vue rendre hommage à notre cher regretté, je fais part, aux amis de Marocantan, du témoignage émotionnel du défunt qui témoigne de son courage et sa grande foi en Dieu dans les circonstances pénibles :
1° Cher Tahir ; Excuses moi, mais j'estime de mon devoir de t'inviter à lire mon témoignage sur la maladie que je traine depuis neuf ans maintenant.
Si Tahir, je veux simplement que tu le saches mais la vie est belle malgré tout et Lhamdollah, j'ai toujours bon moral. Je dis que si je suis encore en vie, c’est grace à Ridate alwalidine, à leur amour et à celui de tous les Berrechidiens qui me connaissent et qui continuent à me soutenir ! Ceci dit, oublie cela comme je l'ai oublié depuis longtemps ! A la prochaine, cher ami. Mohamed Idaoubella
2° Cohabiter un septennat avec la leucemie
Je m’appelle Idaoubella Mohamed .Né à Berrechid en 1951, marié et père de 3 enfants (25, 23 et 21 ans).Je suis fonctionnaire à Rabat.
L’histoire de ma leucémie est une longue histoire que je suis entrain de relater dans un long récit. C’est une sorte de thérapie pour moi.
Cela fait sept ans que je vis en compagnie d’un hôte que je n’ai pas invité, qui s’est introduit par effraction dans mon sang et qui s’appelle Leucémie Myéloïde Chronique ou LMC comme disent les médecins, le personnel paramédical et les patients ayant reçu un certain niveau d’instruction dans la langue de Voltaire. LMC en phase chronique !lourd verdict tombé par surprise (je pensais comme tout le monde que cela n’arriverait qu’aux autres), à 46 ans et à un moment où mes enfants ont le plus besoin de moi.
Pourtant, LMC, c’est plutôt joli à prononcer comme abréviation pour une pathologie aussi grave et mortelle .Les deux premières lettres (LM) me rappellent en tout cas la marque de ma dernière cigarette à l’époque où je fumais. Et dire que 16 ans se sont écoulés, jour pour jour, entre le 1er septembre 1981, date à laquelle j’avais cessé de fumer par crainte d’attraper ce genre de maladie et le 1er septembre 1997, jour de l’annonce du diagnostic. Simple hasard du calendrier ou plutôt le destin qui nous guette et auquel on ne saurait échapper. Que ce soit la cigarette, les rayons X, le benzène ou d’autres substances chimiques, le fait est là et mon ADN est altérée empêchant ainsi le fonctionnement normal de mes cellules sanguines.
Tout a commencé en août 1997 quand j’étais en vacances à Ouirgane, dans la région de Marrakech : fatigue, pâleur, diarrhée, pesanteur à gauche de l’abdomen, visite médicale et dépistage de la splénomégalie (grosse rate).Puis au CHU de Rabat, numération formule sanguine anormale et échographie confirmant la splénomégalie en plus d’une hépatomégalie (foie gros et pas gras heureusement !). Au Service d’Hématologie et d’Oncologie Pédiatrique (SHOP) à l’hôpital du 20 août 1953 de Casablanca : diagnostic de la LMC confirmé par un myélogramme et le caryotype sanguin montre l’existence du chromosome Philadelphie, marqueur de la maladie. (…)
D’un autre côté, ma LMC a eu aussi « le mérite » de me permettre de revoir au moins une fois par mois Casablanca, cette ville que j’aime tant depuis ma tendre enfance et où j’ai passé une partie de la fleur de l’age quand j’étais au lycée Mohamed V entre 1967 et 1970 et à la Faculté de droit entre 1970 et 1973. (…)
Cela fait donc sept ans que je cohabite avec la LMC. Sept ans pleins de désespoir, de peur, d’angoisse, d’anxiété, de stress, de déceptions diverses, de chaudes larmes mais aussi de raffermissement de la foi en Dieu, de lutte, d’espoir, de fous rires, de projets et de moments où le goût de vivre prend le dessus. La vie normale, quoi ! Pas tout à fait car quand je me lève le matin du lit, je me rappelle que j’ai une LMC et que je ne vis pas tout à fait comme tout le monde. (….)
3- En guise de poème :
Je n’ai jamais écrit de poèmes et j’ignore la manière d’y procéder .Ce qui suit est un témoignage dédié à mon fils aîné, Tarik, qui m’a soutenu depuis les premiers symptômes de ma LMC jusqu’à la prise de Glivec. Il continue à m’accompagner dans mon épreuve avec la maladie malgré l’éloignement .Au fait, faut-il vraiment être poète pour exprimer ce qui sort spontanément du fond du cœur ?
Mon fils, mon soutien
Mon fils, ma fierté
Mon soutien, ma gaieté
Tu as été là, toujours là
Quand ma LMC était là
Malgré tes classes prépas
Tu me soutenais dans mes petits pas
Quand j’ai cru que j’allais passer de vie à trépas
Et quand ma LMC m’a donné un sursis
Je t’ai suivi à Mines de Nancy
Des moments joyeux sans soucis
Mon fils, ma fierté
Mon soutien, ma gaieté
Tu m’as initié à la patience
Accepter le destin dans le silence
Quand nous étions là bas en France
Quand ma santé était altérée
Par une LMC accélérée
Quand nous étions à Haut-Leveque
Pour prendre le Glivec
Tu as été mon soutien, ma fierté
Ma joie, ma gaieté
Mon fils, mon bien-aimé
Serais-je un peu égoiste
Si je te demande tout de suite
Que ta fille ou ton fils devienne hématologiste ?
Pour soulager et guérir les leucémiques tristes
Mon fils, ma fierté
Mon soutien, ma gaieté
Que Dieu te protége
Et te donne bonne santé
Idaoubella Mohamed
Rédigé par: Tahir Jillali | le 09 août 2007 à 23:17
c'est avec grande tristesse et consternation que j'ai appris àtraversle site barchidzamane,la disparition de si mohamed idaoubel
la.(ould quissaria).Ce pseudonyme m a toujours intrigué car je n'ar
rivais pas à découvrir la persoone
qui signait souvent les éminents
commentaires sur le site maroc
antan par ce pseudo.je me disais toujours qui pourrait etre cet homme car moi aussi j'habitais le quartier quissaria.Alors c'est tardivement que j'ai su que si mohamed est le fils de haj lahcen idaoubella mon ancien voisin du quartier.c'est ainsi que je rappelle d'une visite chez lui à salé " residence DIAR "en coimpagnie de son père.Son poème didié à son fils et son recit sa maladie m'a fait chaudement pleuré.Je partage le deuil et la douleur avec la famille du défunt et présente mes sincères condoléances à tous les membres de la famille du disparu.Puisse DIEU l'avoir en sa sainte misericordenous sommes à DIEU et à lui nous retournons.
Rédigé par: kamil | le 12 août 2007 à 00:20
lah yerahemou et que dieu nous aide pour oublier!!!!!!!
Rédigé par: une personne de trés proche d idaoubella mohamed | le 13 août 2007 à 15:21
J'ai appris avec beaucoup d'affliction le décès de Si Mohammed IDAOUBELLA que Dieu ait son âme en sa sainte miséricorde...
Et je saisis cette douloureuse circonstance pour présenter à tous ses proches et amis mes condoléances les plus sincères..
Que les "MarocAntaniers" trouvent ici mes sentiments les plus attristées par cette pénible nouvelle..
"NOUS SOMMES A DIEU ET A LUI NOUS RETOURNONS3
Sincèrement:
Mohammed EL AOUENE
Rédigé par: Mohammed EL AOUENE | le 13 août 2007 à 18:52
Salut mes amis, j’ai perdu un ami, j’ai perdu Si Mohamed. Je ne l’ai jamais côtoyé, l’occasion ne s’est jamais présentée pour nous deux pour faire connaissance. Je l’ai connu à travers Maroc Antan lorsque j’ai rédigé le premier commentaire, il était le premier à me répondre et nous sommes devenus amis.
Il a fallut que je sois le dernier à apprendre la pénible nouvelle de la disparition de Si Mohamed (je n’arrive pas à arrêter mes larmes, je pleurs enfermé dans ma chambre pour pouvoir écrire ces lignes) en cette dure circonstance je partage la douleur avec la famille Idaoubella et je présente mes sincères condoléances à ses parents, ses amis et tout ceux qui ont connu Si Mohamed. Puisse Dieu l’avoir en sa sainte miséricorde, nous sommes à Dieu et à Dieu nous retournons.
Si Mohamed menait un dur combat depuis huit ans, à travers ses correspondances avec moi, j’ai senti en lui la simplicité, la force avec laquelle il faisait face à sa maladie incurable et va plus loin lorsqu’il m’a réconforté dans des situations pareils, en voici la preuve.
Cher ami Si Mohamed,
Bonjour,
Merci pour votre message et je suis navré de savoir que votre fille va subir une opération à coeur ouvert.Je lui souhaite un prompt rétablissement et j'en suis sur,tout se passera bien .Et puisque vous manifestez envers moi une vraie amitié,je vous confie à mon tour que je cohabite depuis plus de huit ans avec une grave maladie de sang(une leucémie).Je vis encore gràce à Allah et à un médicament miraculeux "Glivec" que j'ai pu obtenir avant qu'il ne soit commercialisé au maroc.Je partais tous les trois mois en France pendant plus d'une année(mi 2001 et 2002) pour un controle médical et pour se procurer ce médicament.C'est pour vous dire,cher ami,que la vie est belle et qu'il faut profiter de chaque instant .Le moral compte beaucoup .Sois sans crainte,cher ami, tout se passera bien pour votre fille,qui est aussi ma fille et à laquelle je souhaite longue et heureuse vie ainsi qu'à vous et tous les membres de votre famille.
Pour marocantan,je vous signale que je n'ai pas pu m'y connecter ce jour et à la place du site,il y a des indications en anglais come quoi que peut étre il sera payant.Je ne suis pas fort en anglais et il se peut que je me trompe.
Prenez soin de vous et à la prochaine!
Idaoubella Mohamed
Si Mohamed ne cessait de demander de mes nouvelles alors que c’était à moi de le faire.
Trés cher ami ,
Comment vas tu?j'espere que tout va bien pour ta fille et qu'elle est en bonne santé.Puisse Allah la garder pour toi et la proteger.
Fais nous un petit clin d'oeil meme tres rapide de temps en temps, rahtwahachnak bezzaf!
Prends soin de toi et mets nous au courant de tes nouvelles.
Ton ami Idaoubella Mohamed
Comme quelqu’un de ma famille, sachant que tout va pour le mieux il n’a pas hésité à manifester sa joie pour nous.
Trés cher ami,
Très content que tout se passe lhamdollah trés bien pour ta fille .Je lui souhaite un prompt rétablissement.Puisse Allah vous proteger tous,Amine!
Cordialement,
Ton ami Idaoubella Mohamed
Et la correspondance se poursuivait, Si Mohamed ne montrait aucune faiblesse en face de sa maladie, il aimait la vie et c’est ce qui le rendait fort.
Bonjour Si Mohamed,
Je te remercie beaucoup pour la photo que tu m'as transmise.A mon tour,je te transmets une de mes récentes photos prise en avril 2006 en compagnie de ma fille Hind dans la cour d'une auberge à Merzouga .Certainement,tu as beaucoup de choses à raconter à propos des nombreux voyages que tu as du faire dans ton métier à la RAM!
Si Mohamed, nous avons à peu prés le meme age et je me retrouve pleinement dans tout ce que tu écris sur Berrechid.Je lis toujours avec un trés grand plaisir tes commentaires sur marocantan.
J'éspére avoir l'occasion de te revoir un de ces jours à Berrechid.J'y serai le weekend prochain et je compte revoir Si Tahir et peut étre voir aussi notre ami Aziz,frere de Khadija Fares.
Trés amicalement,
Mohamed Idaoubella
A l’occasion du nouvel an, il n’oublie pas de m’envoyer un petit mot.
Bonsoir Si Manouni,
Merci et à mon tour,je te présente mes meilleurs voeux de bonne santé,de bonheur et de succés entouré des tiens et de tous ceux que tu aimes.Aid mabrouk said.
Trés cordialement,
Mohamed Idaoubella
Si Mohamed, tu resteras dans le souvenir de tes amis de Maroc Antan comme une personne exceptionnelle. Adieu mon cher ami.
Rédigé par: Manouni Mohamed | le 14 août 2007 à 02:50
Sincéres condoléances à tous ses proches et à toute sa famille.
Puisse Dieu l'avoir en sa sainte misericorde.
Nous sommes à Dieu et à lui nous retournons.
Noureddine
Rédigé par: Noureddine | le 18 août 2007 à 00:44
Au nom de toute la famille NAIT-AISS de BERRECHID ,Je présente mes sincères condoléances à la famille IDAOUBELLA .
INNA LILLAH OUA INNA ILAYHI RAJEOUNE.
Rédigé par: NAIT-AISS JAMAL EDDINE | le 19 août 2007 à 15:30
Au nom de la famille IDAOUBELLA, je présente mes remerciements à tout ceux qui nous ont présenté leurs condoléances et qui nous ont partagé le deuil et la tristesse suite à cette pénible et douleureuse circonstance, notamment, Mr.TAHIR - Mr.MANOUNI - Mr.JAWAD - Mr.AZIZ - Mr.DADI - Mr.ALOUANE - Mr.HAMDAOUI - Mr.KAMILI - Mr.CHEIKH - Mme.LAMRAOUI Fatima...etc
Les temoignages que les amis de notre cher regrétté lah irahmou et les habitués du site MAROCANTAN rapportés sur sa personne, nous ont tellement touché. merci encore à tous.
Je n'arrive pas à savoir comment m'éxprimer pour saluer et remercier Mr.SABRI Mustapha et sa femme S.SAHRAOUI, Pr.en medecine au C.H.U IBNO ROCHD qui nous ont soutenu dans des moments difficiles avant et lors de l'hospitalisation de mon frére Si Mohamed lah irahmou. Si Mustapha, quand j'entends mon frére t'appeller OULD HLIWA, pour moi, cela veut dire qu'il est en pleine joie. vous avez pu le réjouir dans ces derniers jours, bravo Si Mustapha. Votre présence permanente durant les 13 jours passés à l'hôpital (notamment les 4 premiers jours) m'a permis de voir almarhoum souriant malgré la conaissance de son destin. merci infiniment à tous.
INNA LILAH WA INNA ILAYHI RAJIOUNE.
IDAOUBELLA Ahmed.
Rédigé par: IDAOUBELLA Ahmed | le 20 août 2007 à 00:36
Salut tout les gens de berrechid et a mes ami qui sons la . ma ville que je suis né et aussi grandé.je vous souhaite a tout les habitant de cette ville bon chance bon courage
Rédigé par: Adil | le 20 août 2007 à 22:43
il ya des gens que j'aime bcps dans cette ville .c'est la ville natale de mon pere j'ai vu papa comment il aime aussi sa ville habites par des gents gentils aimables genereux.
Rédigé par: Nassim | le 21 août 2007 à 00:30
ma femme est Hrizia et les gens de Berrechid m'ont adopté. cela fait chaud au coeur de decouvrir ce site.
Rédigé par: Bou ghait | le 21 août 2007 à 10:22
vous pouvez pas savoir le sentiment qu on paut avoir de voir notre petite ville adoree sur le net
Rédigé par: Jillali | le 21 août 2007 à 10:53
il faut savoir que simohamed...a besoin de vous..en tout le temps
par vos da3awettes...merçi lah yerahemou
Rédigé par: une berrechidienne | le 21 août 2007 à 19:10
Je viens d apprendre a travers , ce site dedié a berrechid ,le decès de notre ami et collegue Feu IDOUBELLA .
En cette douleureuse circonstance , j adresse mes condoleances les plus attritees a l ensemble de la famille du defunt. Mes sincéres condoléances vont egalement à tous ses amis de berrechid et du site marocantan , que je salue au passage pour les efforts qu ils font pour developper ce site.
Je me rappelle encore comme si c etait aujourd hui ,de ce jour ou je
l 'ai rencontré au quartier Hassan a Rabat ou il habitait alors que j y passais mon service civil au siege du ministere de l interieur.c était exactement en 1980, en presence de mr ghafiri.
Feu IDOUBELLA , pour ceux qui ne le connaissent pas, a ete de sa vie ,le symbole de la simplicite et de la generosite mais aussi de la competence professionnelle. Feu IDOUBELLA etait l exemple type de cette jeunesse de barchid qui a reussit un parcours tres brillant tant au niveau des ses etudes que de la carriere professionnelle ,sachant que notre cher petit patelin de barchid etait loin de nous offrir les conditions ideales
d epanouissement et de reussite. un tres bon exemple de perseverance et de tenacite pour la jeunesse berchidie d aujourd hui.
Puisse dieu le tout puissant l entourer de toute sa misericorde etl acceuillir au paradis parmi les fideles, amen.
Rédigé par: un enfant de barchid d'antan | le 26 août 2007 à 01:14
Au nom de toutes les vraies familles de notre chère ville de Berrechid, je présente mes condoléances à la famille Idaoubella. INA LILAH WA INA ILAYHI RAJIOUNE.
Rédigé par: Abdelali | le 27 août 2007 à 18:04