Le Centenaire du débarquement franco-espagnol à Casablanca en 1907
La bataille de Sidi Moumen
Début septembre 1907, des opérations de reconnaissance et d’observation sont engagées dans les zones situées au bas de l’ex boulevard des Crêtes. La Ferme Alvarez va connaître un premier accrochage qui se soldera par un tué et cinq blessés du côté français.
Le 3 septembre une bataille sera engagée autour de Sidi Moumen, ce Saint de la banlieue Casablancaise, lieu situé sur un terrain rocheux entouré des Ahl Loughlam, Arrehamna et Ain Lbwirat, à 125 mètres d'altitude par rapport au niveau de la mer. La bataille durera cinq heures. Le Général Drude, répartit ses troupes en quatre groupes, renforcés par l’artillerie et la cavalerie, sous le commandement du Colonel Blanc et du Lieutenant-Colonel Brulard qui ce sont enfoncés en direction du sanctuaire de Sidi Moumen pour lancer leur attaque contre les résistants.
A l’approche de l’actuel quartier Bournazel, les cavaliers marocains lancèrent une première offensive, entre les troupes françaises et la mer. Après un rude échange de feu, le Général Drude ordonna à ses hommes de se replier vers les camps sous couvert de l’artillerie.
Le croiseur "Le Gloire" ouvrit le feu avec ses grosses pièces, pour créer une zone dangereuse et contribuer au repli des troupes. Les Français ont laissé sur le terrain 10 morts, dont le Commandant Provost et dix sept blessés, parmi lesquels des tirailleurs et légionnaires.
La presse commenta ces évènements en mettant en valeur "le courage du Commandant Provost, qui resta debout au milieu de ses hommes en face de 500 cavaliers, lorsqu’une balle vint le frapper en pleine poitrine… Presque au même moment, le lieutenant indigène Omar ben Izza, d’origine Algérienne, tomba mortellement frappé au milieu de ses frères d’armes…".
Le jour des obsèques du commandant Provost, le général Drude et tout l’état-major, les officiers du corps espagnol se joignirent au cortège. Deux moines franciscains espagnols (de l’Eglise de la rue de Tanger en Ancienne Médina) accomplirent la cérémonie religieuse. Au cimetière catholique (les cimetières espagnols et français se trouvaient, avant leur transfert à El Hank, à l’angle du boulevard Sahraoui et du boulevard de Paris) où furent conduits le corps du commandant et celui d’un autre légionnaire, le général Drude salua d’un éloquent adieu les braves disparus.
La bataille de Taddert
Devant l’impétuosité des Chaouia, un renfort de plus de 3.000 hommes, dotés d’un armement moderne, débarque au port de Casablanca le 5 Septembre 1907.
Le 7 septembre, un détachement aérostier venu de Marseille débarque sous la conduite des lieutenants Bienvenu et Etévé. Le ballon, qui pris le nom de Dar El Beyda se mit en station à Casablanca (Place Administrative). Ce ballon, va permettre le repérage du groupement des résistants. Il fera sa première sortie lors de la bataille de Taddert. Ce camp occupait la colline. À proximité, il y avait trois étangs permanents, dont on peut apercevoir aujourd’hui les traces.
C’est le 11 septembre au matin que le général Drude, profitant d’un épais brouillard, est arrivé à surprendre le camp, de près de 800 tentes et d’y mettre le feu. La plupart des résistants purent s’enfuir vers Bouskoura et Sidi Maarouf. Lors de leur repli, les troupes françaises furent prises à parti par des hommes embusqués derrière les crêtes. Du côté français, deux tués et six blessés furent dénombrés.
A l’issue du combat du 11 septembre, le général Drude communiqua aux troupes l’ordre du jour suivant : "Le général adresse à tous ses camarades du corps de débarquement, officiers, sous-officiers et soldats, toutes ses félicitations pour la vigueur et l’entrain avec lesquels ils ont enlevé ce matin le camp de Taddert. Artilleurs, légionnaires, tirailleurs, cavaliers, goumiers, tous vous avez fait votre devoir, et je vous en remercie".
Le général Drude adresse par ailleurs un télégramme au Ministre de la Guerre : "Nous avons mis le feu au campement des Marocains… l’ennemi n’a pas pu résister, à nos batteries et au canon du croiseur "Le Gloire", qui nous apporta un soutien des plus efficaces. Nos pertes ont été minimes, deux morts et six blessés".
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Note du ouèbe-maistre : Merci à Monsieur José Maria Morido pour ces photos, puisées dans son site.







































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