Histoire de la ville d'Ifrane (12)
Radioscopie d'une relecture de la petite histoire de la ville d'Ifrane
La sculpture du lion
La sculpture du Lion n'était pas étrangère à cette ruée : la création d'un centre d'estivage.
La plus célèbre des légendes qui entoure la réalisation du lion d'Ifrane, est sans conteste, celle qui l'attribue à un prisonnier ou un légionnaire. "A cette interrogation, les anciens d'Ifrane vous diront, sans trop de précision, que c'était un prisonnier de la Guerre Mondiale. S'agit-il de la première ou la deuxième ? Quant au prisonnier, il est tantôt qualifié d'allemand tantôt d'italien. D'autres encore avanceront que le sculpteur était un légionnaire. Ces faibles présomptions continuent de nourrir les discussions et les réponses de ces jeunes photographes ambulants qui campent autour de la fameuse sculpture. Il fallait donc tenter de résoudre cette équation à plusieurs inconnues…" (Mohammed El Aouene.- Chronologie d'une recherche caractérisée : La sculpture du lion d'Ifrane.- Rabat : Imprial, 2004).
En consultant les archives de l'époque nous retrouverons le nom du sculpteur girondin Henri Moreau. Chargé "de travailler au rocher du lion", car le bloc de roche suggérait déjà la forme d'un lion, ce qui allait certainement faciliter la tâche du sculpteur. Ce dernier est cité dès les mois de mars et d'avril 1930 dans deux courriers séparés recommandant à celui-ci d'une part, l'obtention de réquisitions gratuites aller/retour par train pour le trajet Rabat-Meknès et par C.T.M. pour l'étape Meknès-Ifrane, et d'autre part la mise à sa disposition aussi bien d'instruments que de main d'œuvre, notamment deux ou trois prisonniers, nécessaires à l'accomplissement de la sculpture du lion (Dossier N° A 1535/ BGA de Rabat). Son nom est aussi présent sur les rôles de journées des travaux d'aménagement et d'entretien du Centre d'estivage du 22 avril et du 18 juillet 1930. Selon la lettre du 28 mars 1930, citée plus haut, "ce travail qui devra être terminé pour le 20 avril prochain [1930] ".
Josette Henry-Giorgi (op.cit. p.18) évoque le sujet de la sculpture du lion par : "Je l'ai vu naître sous le ciseau de Monsieur Moreau, professeur. Il fait partie intégrante de mon enfance… au lycée de Rabat….On était au mois de juin [1930]… ". Ce témoignage oculaire est sans équivoque d'une valeur probatoire.
Illustrant son article J. Carre (Op.cit.) nous montre une photographie où le sculpteur pose à côté de sa statue. Son commentaire est plus que signifiant : "le "lion d'Ifrane" . Sculpté, entièrement dans le roc, M. Moreau, de Rabat, que la photo nous montre placé devant son œuvre a eu le mérite de l'exécution de cette sculpture à la fois originale et imposante". Le souvenir est ainsi perpétué.
René H. Henry (op.cit.), ayant travaillé aux côtés de l'architecte Guignard, quant à lui, nous interpelle dans un style un peu nerveux : "Mais parlons du lion d'Ifrane qui n'a pas été taillé par un légionnaire, même poète ou artiste, c'est une légende qui m'agace. Il est l'œuvre de M. Moreau, professeur de dessin au lycée Gouraud de Rabat, où je l'ai trouvé quand j'y ai fait ma 6ème. Je le connaissais pour l'avoir vu tailler le lion à Ifrane." Un autre témoignage plus que révélateur, une autre source sans failles, vient contrecarrer les intrigues qui ne cessent, depuis des décennies, de se tisser autour des origines de la sculpture du lion d'Ifrane.
Plus célèbre que son inventeur, la sculpture du lion d'Ifrane est donc, références à l'appui, l'oeuvre de Henri Jean Moreau (1890-1956), professeur de dessin au lycée Gouraud (Lycée Hassan II) puis inspecteur régional des monuments historiques de Rabat. Elle fut réalisée à la fin du printemps de 1930. Ses dimensions qui peuvent être, sans aucune crainte d'être contredit, qualifiées de monumentales, sont approximativement de 7 m. de long, 2 m. de haut et 1,50 m. de large. (Mohammed El Aouene, op.cit.).
Maintenant que l'énigme est déchiffrée, j'espère mettre un terme aux ergotages qui font encore susciter de longues discussions aussi futiles que vétilleuses autour la sculpture du lion d'Ifrane. Sincèrement j'en ai ma claque d'entendre chaque fois que l'auteur est un prisonnier allemand alors que les services concernés auraient pu tout simplement accoler une petite plaque avec le nom du sculpteur et l'année de son exécution.
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Note du ouèbe-maistre : Il serait intéressant de pouvoir publier la photo du lion et de son dompteur... sculpteur, de nationalité allemande française, qui, il nous en souviendra, était légionnaire professeur de dessin ! Si Mohammed et gens d'Ifrane, à vos scanners !






































Ah ! Ifrane...C'est mon coin. Durant l'été avec mes amis on quitte pour une ou deux heures Imouzzer pour allé prendre un café a Ifrane.
La ville est de plus en plus belle, très propre, toute verte. Il y a une université américaine dont voici le site web :
Rédigé par: Rachid | 18 août 2007 at 16:30
Ou est le site?
Rédigé par: Nabil | 19 août 2007 at 14:47
De quand date votre photo ??
J'ai une photo originale de mon père aviateur Juin 1934 !!
Rédigé par: perrod | 08 septembre 2007 at 15:25
J'oubliai beaucoup d'autres photos de la même époque !!
Mon Héritage ...
Rédigé par: perrod | 08 septembre 2007 at 15:30
Cette carte postale daterait des années 1940...
Rédigé par: Mohammed EL AOUENE | 09 septembre 2007 at 04:21
Rédigé par: | 28 octobre 2007 at 17:36
bilal
Rédigé par: | 18 décembre 2007 at 16:31
la ville d'ifrane et la ville d'azilal partagent plusieurs ponit en communs le calme, la nature, ca serai interessant de faire un catalogue nationale des régions montagneuses marocaines
Rédigé par: Zakaria | 18 décembre 2007 at 17:34
la ville d'ifrane et la ville d'azilal partagent plusieurs ponit en communs le calme, la nature, ca serai interessant de faire un catalogue nationale des régions montagneuses marocaines
http://www.maroc-azilal.blogspot.com
Rédigé par: Zakaria | 18 décembre 2007 at 17:36
Bonjour
j'aimerai avoir des photos du Maroc avant 1800 est ce posssible...voici mon adresse
roselyne.hellard@wanadoo.fr
Je suis interessé par des images du sud Zagora par exemple
merci....et bonne fin d'année 2007
Rédigé par: Hellard | 19 décembre 2007 at 19:46
C'est extraordinaire Si Zakaria ! Natif de la ville d'Ifrane mais d'origine attabi (Tribu des Aït Attab dans la province d'Azil..Mon douar est Taourirte , commune de Tisqi...Bien sûr que je connais très bien Azilal, les cascades d'Ouzoud, Bine El Ouidane, Ouaouizeght...J'y passe quelques jours chaque année...
Sincèrement :
Mohammed EL AOUENE
Rédigé par: | 20 décembre 2007 at 21:00
Salam, la ville d'Ifrane a t - il un site web, si oui vous pourrez me l'envoyer.
Merci
Rédigé par: Amraoui | 29 mai 2008 at 17:49
C'est incroyable de voir le lion sur lequel j'ai joue en 1949-1951
Rédigé par: Alexandre Nodopaka | 29 novembre 2008 at 23:19
Une dépêche de la MAP
SM le Roi préside la signature d'une convention sur le projet d'aménagement hydro-agricole dans la province d'Ifrane
SM le Roi Mohammed VI a présidé, mercredi à Ifrane, la
cérémonie de signature d'une convention relative à la réalisation des travaux d'aménagement hydro-agricole et de points d'eau dans la province d'Ifrane, pour une enveloppe budgétaire de 42 millions de dirhams (MDH).
Cette convention a été signée par MM. Chakib Benmoussa, ministre de l'Intérieur, Aziz Akhannouch, ministre de l'Agriculture et de la Pêche maritime, Karim Kassi Lahlou, gouverneur de la province d'Ifrane, Boubker Bouchrit, président du Conseil provincial d'Ifrane et Mahdi Fakhim Lamrani, président du Groupement des communes "Attanmiya".
Ce projet vise l'amélioration du niveau de vie des habitants en milieu rural, la rationalisation des eaux d'irrigation et la lutte contre les effets de la sécheresse, l'amélioration du rendement du réseau d'irrigation, la satisfaction des besoins en eau d'irrigation, l'augmentation de la production et de la productivité, et l'intensification et la valorisation de la production végétale.
Le projet porte notamment sur la réalisation des travaux d'aménagement hydro-agricole, la création et l'équipement de 9 points d'eau, la construction de saguia et travaux annexes (85 km), la réhabilitation et la mise à niveau de saguia endommagées (20 km), l'organisation des agriculteurs dans le cadre d'associations des utilisateurs d'eaux à des besoins agricoles ainsi que le renforcement des capacités organisationnelles et de gestion des agriculteurs.
Financé dans le cadre d'un partenariat entre le ministère de l'Agriculture et de la Pêche maritime (25,2 MDH), le ministère de l'Intérieur (8 MDH) et le groupement des communes "Attanmiya" et le Conseil provincial d'Ifrane (8,8 MDH), ce projet bénéficiera à huit communes rurales (16 périmètres irrigués) et à quelque 78.000 habitants, dont 12.000 agriculteurs.
Le projet, dont la durée de réalisation est de deux ans, porte sur une superficie de 10.000 ha et permettra aussi d'améliorer les rendements des cultures à hauteur de 147 pc en particulier le blé (7320 ha), les céréales (60 ha), les cultures fourragères (1800 ha), les légumineuses (90 ha) et les plantations d'arbres fruitiers (730 ha).
Il permettra aussi d'améliorer le revenu net à l'hectare qui passera de 14.000 DH à 30.000 DH et générera 210.000 jours/travail durant le délai de réalisation et 550.000 j/t/an à terme.
A cette occasion, des explications ont été fournies au Souverain sur plusieurs programmes portant sur la réhabilitation de la biodiversité du Val d'Ifrane, la gestion des ressources en eau dans les lacs naturels et Val d'Ifrane, la gestion des ressources en eau pour l'alimentation de Dayet Aoua et du val d'Ifrane ainsi que sur le projet d'aménagement de la station d'élevage de l'écrevisse à pieds rouges à Ras El Ma.
SM le Roi s'est également enquis du diagnostic des ressources en eau dans la zone d'Ifrane et de la biodiversité et de l'état paysager du Val d'Ifrane.
Dans la province, le régime hydrique est caractérisé par l'irrégularité des écoulements (écoulement saisonnier +décembre-juillet+ sur le tronçon Tarmilat-Ain Vittel, écoulement pérenne sur le tronçon Ain Vittel-Zaouiat Sidi Abdesslam, alimenté par la source Zerrouka). Le couvert végétal est marqué par la dédensification des peuplement (sénescence des arbres à longévité courte +peuplier, saule+, surpâturage compromettant la régénération naturelle...) et la dégradation des habitats aquatique et terrestre (réduction des débits et pollution des eaux, perturbation des cycles de vie de la faune par la forte fréquentation touristique).
L'incompatibilité de l'usage actuel avec les impératifs écologiques de la gestion durable a ainsi provoqué la dégradation localisée de la qualité paysagère et de biodiversité du site.
Concernant les ressources en eaux dans la zone d'Ifrane, la baisse des débits des sources est le résultat des effets conjugués de la sécheresse et des pompages et les prélèvements croissants des eaux souterraines sont induits par l'augmentation des superficies irriguées (1200 ha en 1996 et 5.000 ha en 2007). Il faut aussi noter une baisse des précipitations de 18 pc en moyenne avec une fréquence plus élevée de sécheresse depuis 1972.
Pour faire face à ces dysfonctionnements, plusieurs projets et actions sont programmés dans la région d'Ifrane.
D'un coût de 9,3 MDH, le programme de réhabilitation de la biodiversité du Val d'Ifrane (2009-2012) porte sur la régénération à base d'espèces autochtones dans les zones nues ou à faible densité (frêne, if, érable, chêne vert, houx, ronce, aubépine, églantier), la végétalisation à base d'espèces locales du talus au pied du muret de portion longeant la route, la mise en cloche de zones pour la conservation d'espèces remarquables des faune et de flore, la restauration de l'écosystème aquatique de l'oued Tizguit par le déversement d'espèces piscicoles (Ecrevisses, Gambusia, truite fario, truite arc-en-ciel) et l'aménagement du cours d'eau, la création d'une station d'élevage d'écrevisses à pieds rouges à Ras El Ma.
Il concerne aussi l'aménagement d'aires de stationnement et sensibilisation pour la régulation de la fréquentation en vue d'un équilibre entre l'accueil du public et la préservation du site.
Concernant la gestion des ressources en eau pour l'alimentation des lacs naturels et du Val d'Ifrane, les opérations de soutien et de maîtrise des écoulement portent sur la construction d'un petit barrage sur l'oued Tizguit, la construction de systèmes de digues et tranchées pour dévier les écoulements de l'oued Gantra et des Chaabas vers Dayet Hachlef et Dayet Aoua, le transfert par pompage vers le Val d'Ifrane à partir de la source de Zarrouka et le transfert d'eau par dérivation de l'oued Tizguit vers Dayet Aoua via un ouvrage hydraulique.
La gestion des ressources en eau dans la zone d'Ifrane consiste en la réduction de la pression sur les ressources hydriques à travers la délimitation des terrains irrigués existants, l'interdiction de l'extension des périmètres irrigués, la reconversion de l'irrigation gravitaire en irrigation localisée et la délimitation du domaine public hydraulique et création de périmètres de sauvegarde et d'interdiction.
Elle porte aussi sur le développement des ressources en eau alternatives par la réutilisation des eaux usées traitées de la ville d'Ifrane et par l'étude de faisabilité du transfert d'eau du haut Sebou (barrage M'DEZ) pour satisfaire les besoins en eau potable et d'irrigation assurées actuellement par pompage.
Le barrage M'DEZ, dont le volume de la retenue est de 600 Mm3, permettra la protection contre les inondations, la production d'électricité et l'irrigation (durée des travaux 4 ans).
La province d'Ifrane, réputée aussi par ses dayas, lacs et sources et par la prépondérance des eaux souterraines par rapport aux eaux de surface (nappes : 2700 km2), est connue par l'importance du couvert forestier (42 pc), la richesse de la faune terrestre et aquatique (50 pc d'espèces de mammifères et 60 pc d'espèces d'oiseaux du Maroc) et la présence de paysages et de sites naturels remarquables (Val d'Ifrane, cascade de zaouyat Ifrane, gorges de Koubat, site d'Ajabou...).
Le projet d'aménagement de la station d'élevage de l'écrevisse à pieds rouges à Ras El Ma, qui s'ajoute aux autres projets programmés dans la province, vise le développement de cette espèce en voie de disparition au Maroc et la production annuelle de 40.000 estivaux pour le repeuplement des écosystèmes astacicoles.
Il s'agit de la réalisation d'une écloserie de 120 m2 avec 16 bacs d'éclosion, de 16 bassins en terre sur 800 m2, d'un laboratoire sur 60 m2 et d'une unité de stockage sur 90 m2. Le cycle d'élevage en intensif est de 4 ans.
MAP
Rédigé par: Mohammed EL AOUENE | 05 février 2009 at 11:18
!uopiouyhiuohi hmi iumpou je ses pas écrire fransé
Rédigé par: | 18 février 2009 at 17:39