Histoire de la ville d'Ifrane (5)
Radioscopie d'une relecture de la petite histoire de la ville d'Ifrane
La question immobilière
Afin d’éviter tout conflit avec les autochtones, il fallait tout d’abord résoudre le problème immobilier car le terrain choisit n’était pas terra nullius. Il se trouvait effectivement dans le périmètre du guich des Aït Hammad, sur le plateau dit Tourtite, délimité dès 1925 par les autorités coloniales elle même. Et en dépit d’une opposition à cette démarcation par les tribus de la région, la solution ultime ne pouvait être que le recours à l’expropriation pour utilité publique.
Assurément, l’Arrêté Viziriel du 16 septembre 1929 (B.O. du 11 octobre 1929) affirmera cette "vente forcée" et autorisera la récupération immédiate des terrains nécessaires à ce projet.
C’est dans cette foulée d’actions que le Caïd des Béni M’tir promulgua un texte qui fixera les règles d’application des voiries et des constructions. Une valeur vénale ne sera fixée que le 9 février 1932 par le Tribunal de la Paix de Meknès.
Une cascade de textes va connaître le jour et ce pour justifier toutes les démarches de cette opération :
- 31 janvier 1931 : Un Arrêté du Caïd des Béni M’Tir fixera un règlement aussi bien de lotissement, de voierie et de construction.
- 2 mai 1932 : Un Arrêté Viziriel délimitera le premier périmètre urbain du centre tout en délimitant un rayon de la zone périphérique.
- 6 mai 1932 : Un Arrêté Viziriel déclassera les terrains du domaine public pour les remettre à la disposition du domaine privé de l’Etat.
- 8 mai 1944 : La promulgation d’un arrêté permettra l’extension du périmètre urbain et de son rayon périphérique.
Cependant avant même que la procédure de l’expropriation ne soit engagée, une commission procéda dès le 24 mai 1932 au zonage et à l’attribution de quelques 200 lots, d’une moyenne de 600 m2 la parcelle, pour la construction de villas.
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