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Le centenaire (2)

Le Centenaire du débarquement franco-espagnol à Casablanca en 1907

Le Comité du Maroc, fondé par Azenberg, directeur du Journal des débats et Etienne Eugène, député du Département de l'Oranais, sénateur, animateur du Groupe Colonial à l'Assemblée, Etienne occupera ultérieurement le poste de Ministre des Colonies.

Bien avant le bombardement de Casablanca, le Comité de l'Afrique Française et le Comité du Maroc, organisèrent des conférences de propagande animées par Paul Bourdarie, à travers toute la France, ces conférences avaient pour thème : La question du Maroc et les intérêts de la France. Des exemplaires de cette campagne de propagande furent "commentés" par la "communauté" étrangère de Casablanca dans des cercles fermés. Paul Bourdarie, l'âme du Comité du Maroc, au plus fort de la crise de Fachoda déclare à Delcassé "La question d'Egypte ne reviendra jamais à son état d'origine ; au mieux, nous obtiendrons des anglais des concessions mineures, alors que nous avons une occasion historique d'acquérir le Maroc".

Au lendemain du débarquement, la Revue de l'Afrique Française, publie un article qui reflète le point de vu du Parti Colonial : "Les événements de Casablanca sont venus mettre ce pays en présence du dilemme d'abdiquer au Maroc ou de remplir le rôle auquel il a depuis longtemps prétendu et pour lequel il a lutté pendant toute l'année 1905 et jusqu'à la fin de la Conférence d'Algésiras. Notre gouvernement, bien qu'il soit plus porté aux abstentions regrettables qu'aux actes d'énergie, s'est prononcé pour la seconde alternative. Dès qu'il a su le massacre du 30 juillet, il a décidé de faire occuper la ville par deux bataillons, un escadron et deux batteries, en attendant l'organisation de la police franco-espagnole prévue pour ce port par l'Acte d'Algésiras. Le Galilée, qui avait été expédié à l'avance, a mis à terre, le 5 août, une compagnie de débarquement, qu'il a soutenue de ses canons, bientôt aidés de ceux du Du Cheylas, en voyant que nos marins étaient reçus à coups de fusil. Bref, nous avons rempli le rôle de police qui nous a été confié à Algésiras par les moyens dont nous pouvions disposer, puisque la police marocaine, instruite par des officiers français et espagnols, n'a pas encore pu être organisée. La presque unanimité de la presse française a approuvé le gouvernement d'avoir assumé en fait la responsabilité que notre diplomatie avait si énergiquement revendiqué en droit. Seule ou presque seule, l'Humanité a cru devoir s'inquiéter de l'aventure dans laquelle elle nous voit engagés. Le journal de M. Jaurès, dont l'esprit verbeux et inattentif n'a rien compris au problème marocain, bien qu'il en ait beaucoup parlé, devait à la continuité de son attitude de dénoncer une fois de plus le guêpier marocain".

Cette revue semble oublier, les termes de l'Acte d'Algésiras dont nous reproduisons ci-dessous les grandes lignes. Le 7 avril 1906, l'Acte d'Algésiras est signé par : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Etats-unis, France, Grande Bretagne, Italie, Pays Bas, Portugal, Russie et Suède. Sur l'invitation qui leur a été adressée par Sa Majesté Chérifienne de réunir une Conférence, afin d'introduire des reformes basées sur le triple principe de la souveraineté et de l'indépendance de Sa Majesté le Sultan, de l'intégrité de ses Etats, et de la liberté économique, le programme suivant à été adopté :

  1. Une déclaration relative à l'organisation de la police.
  2. Un règlement concernant la surveillance et la répression de la contrebande des armes.
  3. Un acte de concession d'une Banque d'Etat Marocaine.
  4. Une déclaration concernant un meilleur rendement des impôts et la création de nouveaux revenus.
  5. Un règlement sur les Douanes de l'Empire et la répression de la fraude et la contrebande.
  6. Une déclaration relative aux Services Publics et aux Travaux Publics.

Le 2 Mars 1907 (un an après la signature de l'Acte d'Algésiras, qui admet les droits privilégiés de la France et de l'Espagne au Maroc), un projet Autrichien vit le jour, qui acceptait la police franco-espagnole à Casablanca, mais en réservant la formation du corps de police (éléments recrutés sur place par des instructeurs franco-espagnols à l'intérieur des remparts du Sour Jedid), à un inspecteur neutre.

Le projet ce heurta à une fin de non recevoir des Français et des Espagnols. Cette ambiance de chikayas avait pour objet de reporter ad vitam aeternam, la mise sur pied de la police Marocaine.

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