Le printemps de MarocAntan
Et pour tout vous dire, un bien joli printemps pour notre site.
Jugez-en plutôt : voici quelques mois, je recevais un généreux courriel de Monsieur José Maria Morido, en qui les habitués du ouèbe auront reconnu l'Hidalgo du Maârif, par lequel il autorisait MarocAntan à reproduire les images de son immense collection. Quelques semaines plus tard, Si Baaj Abdellah de Fès avait la bonté de nous adresser une proposition similaire concernant son propre fond documentaire. Je n'oublie pas le projet d'internautes amis de Casablanca de rassembler et mettre en partage leur iconographie. Pas plus que l'envoi de clichés anciens de Midelt, que vous découvrirez prochainement en ligne.
Grâce à ces multiples et croissantes contributions, qui représentent des centaines de photos numériques, la grande base de données dédiée au Maroc d'antan, que nous nous efforçons de bâtir progressivement avec toutes les bonnes volontés, commence à avoir belle allure. Je renouvelle mon appel aux internautes et à mes confrères webmestres : envoyez-nous ou autorisez-nous à reproduire vos documents sur le Maroc d'autrefois, nous les publierons en votre nom. Et à ceux qui ont déjà apporté leur pierre à l'édifice, je dis :
Quant à l'ouverture promise de la rédaction de MarocAntan aux rédacteurs talentueux, elle permettra d'étoffer le site sur le fond et deviendra une réalité les jours prochains. Textes historiques ou plus personnels, souvenirs, témoignages, récits, poèmes, toutes les formes d'évocations du Maroc ancien seront appréciées.
Et à présent, toutes voiles dehors, cap sur Al Maghreb Al Aqsa !
Ali, votre ouèbe-maistre


































bonjour;
je suis née à casa-blanca;j'adore cette ville ,et je souhaiterais acheter des livres sur son histoire.
vous pourrez me conseiller ?
merci d'avance
Cordialement
Rédigé par: oillic | le 12 août 2007 à 23:53
On a coutume d’associer l’histoire de la Région du Grand Casablanca à l’ère moderne et plus précisément à l’époque post coloniale. Certes, Casablanca n’a connu son émancipation et son rayonnement national comme pôle névralgique dans le tissu économique que durant la première moitié du 20ème siècle. Mais Casablanca est aussi une cité ancienne qui date de l’âge préhistorique. En témoignent les fouilles archéologiques qui ont révélé des traces de vie de l’homme de la préhistoire dénommé à juste titre « l’homme de Sidi Abderrahmane » du nom du site du même nom découvert, entre autre, dans cette région. Les principaux autres sites sont : • LISSASFA dont l’âge est estimé entre cinq et six millions d’années. • AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l’existence de « L’Heberian » l’ancêtre du cheval. • OULED HMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont : - THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l’être humain depuis un million d’années. - Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l’âge de la pierre. Il a donné son nom à l’homme qui a habité cet endroit pour une longue période. Casablanca à travers l’histoire : Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens. Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant. Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal. Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l’année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante. Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia. Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier. C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume. L'histoire du port de Casablanca L'essor commercial de Casablanca est indubitablement lié à l'essor de son port. Paradoxalement si le trafic maritime y est, dès 1906, le plus intense de tout le Maroc, la ville est "un port sans port". Seul un bassin trapézoïdal d'une cinquantaine de mètres de largeur, permet aux barcasses transportant marchandises et passagers d'accoster, les navires restant au large. Mais la navigation à vapeur rendant obsolète les ports d'estuaire, va renforcer la position de Casablanca. Face à l'intensité des échanges, les autorités publiques décident, dès 1904, d'engager les premiers travaux d'aménagement du port. Entrepris sous la tutelle de la France en 1907, le chantier implique la mise en place de nombreuses infrastructures comme la construction d'une ligne de voie ferrée qui va entraîner la profanation d'un cimetière musulman. Sacrilège impardonnable, il entraîne la colère des Casablancais qui, en représailles contre la présence étrangère, assassinent sept ouvriers européens. Casablanca et la seconde guerre mondiale Loin d'affaiblir la ville, la seconde guerre mondiale va lui insuffler une seconde jeunesse qui durera jusqu'à l'Indépendance : - Le débarquement des Alliés en 1942, va permettre une reprise précoce de l'activité industrielle ; - La tenue de grandes conférences, comme la conférence d'Anfa donnera une légitimité internationale à la ville, et la diffusion de nouveaux idéaux, fortement imprégnés par la culture américaine, va influencer le mode de vie et l'architecture casablancais. La Conférence d'Anfa Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde. Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington. Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.
Rédigé par: | le 13 août 2007 à 14:26
On a coutume d’associer l’histoire de la Région du Grand Casablanca à l’ère moderne et plus précisément à l’époque post coloniale. Certes, Casablanca n’a connu son émancipation et son rayonnement national comme pôle névralgique dans le tissu économique que durant la première moitié du 20ème siècle. Mais Casablanca est aussi une cité ancienne qui date de l’âge préhistorique. En témoignent les fouilles archéologiques qui ont révélé des traces de vie de l’homme de la préhistoire dénommé à juste titre « l’homme de Sidi Abderrahmane » du nom du site du même nom découvert, entre autre, dans cette région. Les principaux autres sites sont : • LISSASFA dont l’âge est estimé entre cinq et six millions d’années. • AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l’existence de « L’Heberian » l’ancêtre du cheval. • OULED HMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont : - THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l’être humain depuis un million d’années. - Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l’âge de la pierre. Il a donné son nom à l’homme qui a habité cet endroit pour une longue période. Casablanca à travers l’histoire : Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens. Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant. Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal. Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l’année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante. Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia. Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier. C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume. L'histoire du port de Casablanca L'essor commercial de Casablanca est indubitablement lié à l'essor de son port. Paradoxalement si le trafic maritime y est, dès 1906, le plus intense de tout le Maroc, la ville est "un port sans port". Seul un bassin trapézoïdal d'une cinquantaine de mètres de largeur, permet aux barcasses transportant marchandises et passagers d'accoster, les navires restant au large. Mais la navigation à vapeur rendant obsolète les ports d'estuaire, va renforcer la position de Casablanca. Face à l'intensité des échanges, les autorités publiques décident, dès 1904, d'engager les premiers travaux d'aménagement du port. Entrepris sous la tutelle de la France en 1907, le chantier implique la mise en place de nombreuses infrastructures comme la construction d'une ligne de voie ferrée qui va entraîner la profanation d'un cimetière musulman. Sacrilège impardonnable, il entraîne la colère des Casablancais qui, en représailles contre la présence étrangère, assassinent sept ouvriers européens. Casablanca et la seconde guerre mondiale Loin d'affaiblir la ville, la seconde guerre mondiale va lui insuffler une seconde jeunesse qui durera jusqu'à l'Indépendance : - Le débarquement des Alliés en 1942, va permettre une reprise précoce de l'activité industrielle ; - La tenue de grandes conférences, comme la conférence d'Anfa donnera une légitimité internationale à la ville, et la diffusion de nouveaux idéaux, fortement imprégnés par la culture américaine, va influencer le mode de vie et l'architecture casablancais. La Conférence d'Anfa Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde. Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington. Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.
Rédigé par: | le 13 août 2007 à 14:27
On a coutume d’associer l’histoire de la Région du Grand Casablanca à l’ère moderne et plus précisément à l’époque post coloniale. Certes, Casablanca n’a connu son émancipation et son rayonnement national comme pôle névralgique dans le tissu économique que durant la première moitié du 20ème siècle. Mais Casablanca est aussi une cité ancienne qui date de l’âge préhistorique. En témoignent les fouilles archéologiques qui ont révélé des traces de vie de l’homme de la préhistoire dénommé à juste titre « l’homme de Sidi Abderrahmane » du nom du site du même nom découvert, entre autre, dans cette région. Les principaux autres sites sont : • LISSASFA dont l’âge est estimé entre cinq et six millions d’années. • AHLAGHLAM, vieux de 2.500.000 ans et ayant connu l’existence de « L’Heberian » l’ancêtre du cheval. • OULED HMIDA, comprenant plusieurs sites dont les plus célèbres sont : - THOMAS1 : ce site témoigne de la première présence de l’être humain depuis un million d’années. - Sidi Abderrahmane, appartenant à la fin de l’âge de la pierre. Il a donné son nom à l’homme qui a habité cet endroit pour une longue période. Casablanca à travers l’histoire : Les historiens appelaient indifféremment Anfa, Anafa ou Anafi, l’air géographique qu’occupe actuellement Casablanca. Néanmoins, aucun d’entre eux n’a déterminé avec précision le vrai fondateur d’Anfa. Certains, comme Ibnou El Wazzane (Léon l’africain) prétendaient que la cité fut fondée du temps des Romains, d’autres plaidaient plutôt en faveur des phéniciens. Cependant, la majorité des historiens affirme que se sont les berbères de Zenata qui ont construit Anfa. Celle-ci a été réputée par ses Oulémas, ses soldats et par son commerce florissant. Sous l’égide de la dynastie Mérinide, Anfa demeure une petite ville ouverte sur les transactions maritimes avec l’étranger notamment avec l’Espagne et le Portugal. Ses habitants furent des marins et des pirates qui n’hésitaient pas à attaquer les bateaux surtout des portugais. Ces derniers et pour protéger leur commerce envahissaient et détruisaient complètement Anfa vers l’année 1468. En 1515, les Portugais voulaient construire une forteresse mais leur défaite face aux Mérinides les a dissuadés. Puis, la cité sombra dans l’oubli et ne laissant que le mausolée de Sid Allal Quairaouani comme témoin d’une civilisation florissante. Sous le règne de la dynastie Alaouite au temps du Sultan Sid Mohammed Ben abdellah (1757-1790) la cité renaissait de ses cendres et devenait « Dar Al Baida » (Maison Blanche) ou Casablanca selon la dénomination espagnole. Grâce aux impôts imposés aux tribus de Chaouia, le Sultan Mohammed Ben Abdellah a pu bâtir une forteresse qui servait en premier temps de camp pour les soldats et qui devint ultérieurement une destination privilégiée des tribus de Doukkala et de Chaouia. Vers 1830, le commerce à Casablanca connaissait un développement certes lent mais régulier. Cette croissance s’est accrue d’une façon significative sous le règne de Moulay Hassan 1er à telle enseigne que Casablanca devenait un point d’attrait pour les commerçants et les artisans du royaume en général et de Fès et Marrakech en particulier. C’est en 1912, que fut décidée la construction à Casablanca du premier grand port moderne du Royaume. C’était un tournant historique qui affecta le destin de Casablanca. Le développement économique de la Région s’est intensifié par l’activité portuaire et draina les investissements nationaux et étrangers donnant ainsi naissance à une ville moderne devenue aujourd’hui la capitale économique du Royaume. L'histoire du port de Casablanca L'essor commercial de Casablanca est indubitablement lié à l'essor de son port. Paradoxalement si le trafic maritime y est, dès 1906, le plus intense de tout le Maroc, la ville est "un port sans port". Seul un bassin trapézoïdal d'une cinquantaine de mètres de largeur, permet aux barcasses transportant marchandises et passagers d'accoster, les navires restant au large. Mais la navigation à vapeur rendant obsolète les ports d'estuaire, va renforcer la position de Casablanca. Face à l'intensité des échanges, les autorités publiques décident, dès 1904, d'engager les premiers travaux d'aménagement du port. Entrepris sous la tutelle de la France en 1907, le chantier implique la mise en place de nombreuses infrastructures comme la construction d'une ligne de voie ferrée qui va entraîner la profanation d'un cimetière musulman. Sacrilège impardonnable, il entraîne la colère des Casablancais qui, en représailles contre la présence étrangère, assassinent sept ouvriers européens. Casablanca et la seconde guerre mondiale Loin d'affaiblir la ville, la seconde guerre mondiale va lui insuffler une seconde jeunesse qui durera jusqu'à l'Indépendance : - Le débarquement des Alliés en 1942, va permettre une reprise précoce de l'activité industrielle ; - La tenue de grandes conférences, comme la conférence d'Anfa donnera une légitimité internationale à la ville, et la diffusion de nouveaux idéaux, fortement imprégnés par la culture américaine, va influencer le mode de vie et l'architecture casablancais. La Conférence d'Anfa Du 14 au 24 janvier 1943, se sont tenues à Casablanca, à l'hôtel d'Anfa, plusieurs entrevues qui allèrent changer la face du monde. Préparée dans le plus grand des secrets par les Américains, la rencontre devait réunir le premier ministre britannique Churchill et le président américain Roosevelt afin de discuter des préparatifs d'un débarquement des forces alliées en Europe. Informés par les services secrets espagnols, les Allemands, qui avaient bombardé Casablanca, 15 jours auparavant, se laissèrent abuser par la traduction de Casablanca et en déduisirent que l'entrevue se déroulerait à la Maison Blanche à Washington. Quartier bouclé, villas réquisitionnées, la colline d'Anfa prit pendant les journées que durèrent les entrevues, communément appelée Conférence d'Anfa, des allures de place forte.
Rédigé par: | le 13 août 2007 à 14:27
Khénifra est la dérivation du verbe berbère[1] « khanfar » qui signifie « agresser », en raison d’un fait historique. À un moment donné la ville a été prise de force à la tribu des Ait Bouhaddou (sous-tribu Zayane). Pour manifester leur hégémonie sur la ville, les Zayanis firent de Khénifra une zone de contrôle pour les non Zayanis. Ils établirent un système «douanier» pour les transitaires, qui furent obligés de payer une taxe. Selon une autre version anecdotique, l’étymologie proviendrait de l’histoire d’un homme fort qui agressait les passants.
Akhanfer veut dire « catch ». C’est un jeu très répandu au Moyen Atlas. Le toponyme désigne le lieu où se déroule le jeu. Khénifra tire également son nom de sa géomorpholgie en raison de son enclavement entre 4 montagnes : « Al Hafra ». De la coloration rougeâtre de sa terre, un autre nom lui est attibué, Khnifra AlHamra : « Khénifra la Rouge ».
Rédigé par: | le 13 août 2007 à 14:37
salut, kan gallab 3la potos dial el brouj (beni meskine) 1920/1950
Rédigé par: sanaa | le 14 décembre 2007 à 15:17