Un banquet de l'harmonie municipale de Casablanca (on lit Paul Jazz sur la percussion), probablement dans les années folles.
La musique et la bonne chère ont peint un certain contentement sur les visages rubiconds. Rien n'indique, sauf à détailler le serveur, que les convives endimanchés festoyaient au Maroc.
Une photographie d'époque transmise par Monsieur Gérard Bricout (merci à lui), où figue son grand-père, Jean-Marie Créniaut.



































Au début du siècle dernier, les premiers habitants européens de Casablanca s’étaient fixés pour tache de reconstituer naturellement, les structures de leur propre environnement dans leur pays d’origine.
Outre les clubs, casinos et café-concert de l’Ancienne Médina, la ville européenne abrita pour sa part diverses associations, c’est Mr André Santoi, Ecrivain et Conférencier qui fonda « Le Foyer » connu pour être un Club d’éducation artistique, littéraire et morale-
Parmi les membres fondateurs on retrouve M.M de Aldécoa, Proviseur du Lycée ; Chanforan ; Court, Administrateur des Colonies ; Fernau ; Monod ; Delau. Rédacteur à la « Vigie Marocaine » etc.
A partir des années vingt, on assiste à la création par Mr Picard (Paris-Maroc) de la … Société d’Enseignement Populaire et d’Application de Musique et de Déclamation qui tenait ses assises à la Salle Royal, Cinéma Pathé Rue des Ouled Hariz !
Dans les années cinquante nous retrouvons ces Associations, sous l’appellation de « Foyer Musical de Casablanca » que dirigeait Mr Cuviller, et le Conservatoire de Musique de Danse et de Déclamation, du Bd de Paris que dirigeai Mr Mariton.
Rédigé par: Abdellah Naguib | 02 novembre 2009 à 01:07
La forte concentration à Casablanca des familles qui fuyaient la guerre en Europe, donna lieu à la création de nombreuses activités.
L’achat de terrains à proximité de la Médina et dans la périphérie de la ville, constitua l’un des sports favori des intéressés, intermédiaires de puissants groupes étrangers.
Les « noms d’emprunt » et de « paille », s’affichèrent dans les années vingt, parmi les pionniers de la « promotion immobilière » et les précurseurs de l’art déco ! Ils attribuèrent « fièrement » leur nom aux réalisations spéculatives dans les différents quartiers de la ville.
De nombreuses personnes, désintéressées par le « spéculatif », et le gain rapide (déjà) ! Ce lancèrent dans les domaines de l’industrie, de la pêche maritime etc . Ce sont les Meffre, Gallinari, Philip etc.
En un mot, ils investissaient dans les secteurs créatifs d’emplois.
Rédigé par: Abdellah Naguib | 02 novembre 2009 à 10:36
La Communauté Européenne:
- Une fois par semaine, la musique militaire parcourait la rue du Commandant Provost, entourée de jeunes soldats porteurs de flambeaux. Elle donnait également des concerts très appréciés Place Amed Bidaoui ex Place de l'Amiral Philibert.
- Rue d’An fa, en allant vers la Rue de la Douane, un club international très en vogue, réunissait dans un cadre de style mauresque, les principales notabilités européennes de la ville…
- Les parties de bridge entre Français, Anglais, Allemands étaient très suivies.
- Plusieurs fois par an, des bals forts réussis rassemblaient l’élite de la population.
- Les concerts symphoniques du Café Glacier ( l'actuel Café de France) à l’apéritif, en soirée, les bals...
A partir de 1912, les concours hippiques offraient aux citadins des éléments de distractions.
Rédigé par: Abdellah Naguib | 03 novembre 2009 à 21:44
A coté de ces éléments de distraction situés du coté de l’Ermitage avant leur transfert à l’hippodrome d’Anfa, il fallait informer les éventuels « investisseurs » sur le climat qui régnaient dans le pays, développer des arguments convaincants pour rassurer … Tel était l’objectif d’un des premiers bulletins qui servait de support d’information, d’annuaire téléphonique d'instrument de liaison et d’espace publicitaire publié en 1919:
- L’étendue des pays desservie par Casablanca :
Fédala, Rabat, à l’est elle atteint les massifs du Moyen et du Grand Atlas ; au sud, il prend fin à l’Oued Oum Rebia jusqu'à hauteur de Termast ; puis à l’Oued Tessaout. Casablanca commande directement Marrakech et sa région par la grande route qui relie les deux Cités, et par la voie ferrée atteignant Kasbat Tounsi.
Casablanca, Dar El Beida :
Population : 85.000 habitants ; 40.000 Européens, dont 25.000 Français (1)
Ou encore …
« Casablanca est à la fois le « Petit Paris » marocains, la « Grande Ville » et le « Principal port » du Maroc.
C’est là que l’empreinte française s’accuse le plus : Constructions modernes ; commodités de la ville et genre d’existence ; activité économique. »
Les deux principes qui président à l’établissement des plans de villes au Maroc sont ceux-ci : En premier, la séparation de la ville indigène et de la ville européenne ; séparation indispensable à l’hygiène et reconnue, après expérience (Allusion à l’expérience Tunisienne et Algérienne certainement) plus favorable aussi aux échanges sociaux qu’un contact trop constant et trop direct. Le second est de séparer aussi, tout à fait, le quartier des affaires du quartier des maisons d’habitation, pour des raisons d’hygiène etc. C’est un principe reconnu d’ailleurs dans toutes les cités modernes (!)
(1) Les statistiques de la population Casablancaise évoluèrent d’une manière significative au regard des évènements qui ont frappés la ville.
1- De 1907 à 1919 :
-La population Marocaine est passée de 20.000 Habitants à 45.000 Habitants.
-La population Européenne est passée de 1.000 Habitants à 40.000 Habitants.
2- Les opérations de « pacification » qui on suivi le bombardement de la ville, avaient eu pour conséquence de faire fuir une très grande partie de la population Marocaine.
3- Ce n’est qu’à partir de 1910 qu’un retour en force des familles Marocaine, s’est réellement concrétisé, ce retour était désormais possible après la signature de l’Accord entre S.E. M. Pichon ministre des Affaires Etrangères, et les ambassadeurs de Sa Majesté Chérifienne, portant sur le retrait des troupes Françaises de la Chaouia.
Rédigé par: Abdellah Naguib | 06 novembre 2009 à 01:22