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Autour des caïds de Berrechid

Maroc-Berrechid-caid-mohammedCe portrait du caïd Mohamed Berrechid, décédé à Skhirat lors du putsh, a été transmis par Si Said Ottmani, du clan ouled Allal, auquel MarocAntan exprime ses remerciements.

Notre ami Si Tahir Jillali n'a pas manqué d'y ajouter un commentaire, présenté ci-après.

La kasbah de Berrechid est un type de château caïdal, avec une enceinte cernée, qui abrite près de 2000 habitants avec des logements luxueux, des maisons modestes, un jardin et une mosquée gérée par un imam, trois mouadins et deux moqris, dont le solde est à la charge du caïd.

La majeure partie des constructions est l'œuvre du caïd Abdeslam Berrechid, qui a gouverné 35 ans. Valeureux guerrier, ce caïd a pris part à toutes les expéditions de Moulay Hassan et de Moulay Abdelaziz. Il est mort à l'age de 74 ans en 1903, dans la région de Mekhnès en faisant la guerre à Bouhmara.

Le Caïd Ahmed Boudrouba, l'ancêtre des Ottmani, le remplace pendant une année avant de se faire tuer près de Taza dans le combat contre Bouhmara. Le kalifa du caïd, Haj Hamou, se fait investir jusqu'à sa mort en 1905, à Casablanca.

Après quoi, les fils du caïd Berrechid et de Haj Hamou entrent dans un interminable conflit de pouvoir, réglé par le sultan au profit du fils du Caïd BerRechid. Irrité, Ould Haj Hamou suscite les troubles dans toute la Chaouia, assiège et incendie la Kasbah en juillet 1905. Arrêté, il est condamné à la détention perpétuelle par le conseil de guerre Français en 1908.

Son frère Hattab est l'ancêtre de si Kalifa Mohamed ben Mustapha ben Hattab, ex-président du conseil de Berrechid, qui a défié l'autorité Zelmat en 1969.

Tahir Jillali

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Voici les sites qui parlent de Autour des caïds de Berrechid :

Commentaires

Hachem El Maaroufi, né à Casablanca en 1897, auteur de "3abir azzouhour" relatif à l'histoire de la ville de Casablanca, Anfa et la Chaouia à travers les siècles" fait état de la désignation du Caid Abdesslam Ben Mohamed Ben Rechid Lahrizi, à la tete d'une ambassade du Sultan Moulay Hassan 1er, auprès de l'Empereur d'Allemagne.

l'auteur,cite la réponse faite par Moulay Hassan 1er au représentant de l'Allemagne par l'intérmediaire de son Ministre des Affaires étrangères, sur l'identité de son envoyé, son rang et la date de son embarquement à Tanger pour se rendre en Allemagne:

A Haj Mohamed Ben Larbi Torrés...
Suite à la demande du représentant de l'Allemagne...

Qu'il s'ache que notre ambassadeur n'est autre que le Caid Abdesslam Ben Rechid Lahrizi, son rang parmi les serviteurs, le place parmi les Amels exceptionnels et de haut rang, auprés de notre Majesté.

Il fait partie de la lignée des hommes respectables, de père en fils, qui ont conservés des relations privilégiés avec nos ancetres et nous-memes.



je ne vois pas pourquoi on occulte la veritable histoire de la region au profit de personnes qui en sont etrangères lbacha berrechid a beneficié du concours des notables locaux notament haj momed ben bouabid qui etait un ami personnel du sultan moulay youssef et qui a nommé mohamed berrechid en tant que bacha et non caid son frere lmefaddel berrechid etait marié a aicha bent mohamed ben bouabid les veritables acteurs de la region etaient des notables qui etait sous protectorat allemend (ils commercaient avec l'allemagne ) depuis 1880 d'ou la relation avec le bacha berrechid

Règne de Moulay-Abdelaziz (1984-1908)
Il était difficile de succéder à un roi de la stature de Moulay-Hassan-I à un moment crucial de l ’ histoire du Maroc, marqué notamment par l ’ intensification de la pression politique, économique et militaire des puissances européennes. Ahmed Ben-Moussa, dit Ba-Ahmed , chambellan de Moulay-Hassan-I, avait pesé de tout son poids pour que le fils préféré de ce dernier soit proclamé sultan malgré son jeune âge (14 ans).

La beia du nouveau roi qui fut organisée à Rabat avait suscité la réaction négative d ’ une partie de la cour et du milieu des oulèmas de Fès qui ne furent pas consultés comme le voulait la tradition. Ba-Ahmed avait réussi à écarter tous les opposants dont notamment le fils aîné du roi Hassan I, Moulay-M ’ hamed. Il s ’ installe à Marrakech et arrive, grâce au soutien de la reine-mère, la belle circassienne, Lalla-Reqiya, à exercer une véritable régence jusqu ’ à sa mort en 1900. Le jeune roi, tenu pendant plusieurs années à l ’ écart, s ’ est trouvé à l ’ âge de vingt ans à la tête des affaires du pays.

Moulay-Abdelaziz était, selon le témoignage de Walter B. Harris auteur d ’ un livre intitulé Le Maroc disparu, un jeune homme “ réfléchi, intelligent, […] avide d ’ apprendre, désireux de faire des réformes ” . Cependant, l ’ élite qui composait le Makhzen était divisée en clans rivaux: les conservateurs menés par le grand vizir Feddoul Gharnit, le ministre des Affaires étrangères qui considérait que le salut du Maroc tient au développement de la collaboration avec la France, et enfin le clan dirigé par le ministre de la guerre qui était favorable à des réformes entreprises en collaboration avec l ’ Angleterre et l ’ Allemagne. Mais les trois clans étaient opposés à toute réforme susceptible de toucher à leur mode de vie, à leurs privilèges et à leur fortune. L ’ entourage du jeune roi a également cherché à le tenir à l ’ écart du pouvoir réel en le distrayant des affaires de l ’ Etat par une série d ’ amusements.

Ces derniers ont fait la fortune des “ commis-voyageurs ” qui s ’ ingéniaient à lui procurer les moyens de divertissement les plus coûteux. cela a, d ’ ailleurs, contribué en grande partie à la ruine de Moulay-Abdelaziz. Les incursions des français dans le Sahara marocain (Adrar, Tagant, Tidjikja) ont suscité une vive émotion au sein des populations sahariennes qui ont adressé des appels au sultan et se sont groupées autour de l ’ autorité maraboutique représentée par le cheikh Ma el- Aïnine , chef d ’ une zaouia à Aïn-Semara.


A la mort de Hassan I , son chambellan (hajib) Ahmed Ben-Moussa, dit Ba-Ahmed est intervenu énergiquement pour que le fils préféré du sultan, Moulay-Abdelaziz , âgé à peine de quatorze ans, soit proclamé sultan.
Compte tenu des circonstances de la mort de Hassan I sur la route entre Marrakech et Fès, Ba-Ahmed dérouta la colonne vers Rabat où fut organisée la Baia du nouveau roi. cela a suscité une opposition aussi bien au sein de la cour que dans les milieux des oulèmas de Fès. Devenu grand vizir, Ba-Ahmed s ’ installe à Marrakech, dépouille le fils aîné de Moulay-Hassan-I, M ’ hamed et ses partisans, de leurs charges et biens et les jette en prison.Il a renforcé son autorité grâce au soutien des seigneurs de l ’ Atlas et a su exercer ainsi une régence jusqu ’ à sa mort en 1900

Tertib ou la réforme fiscale azizienne 1901

Le tertib s ’ inscrit dans le cadre d ’ une réforme fiscale moderniste. Décidé par Moulay-Abdelaziz en 1901, cette réforme vise à instaurer un nouvel impôt sur les biens qui remplace l ’ ancien système basé sur la zakat, la dîme et les taxes makhzaniennes. Connu sous le nom de “ tertib ” ( = organisation), cette nouvelle réforme consistait à suivre une politique fiscale basée sur la justice et l ’ égalité, ne concédant à personne aucun privilège ni immunité des taxes locales, dont jouissaient auparavant grand nombre de personnes.

Dans le Dahir envoyé par Moulay-Abdelaziz aux gouverneurs et chefs de tribus, cette réforme visait à préserver les intérêts des sujets; améliorer leur situation et lever le mal infligé par les impôts excessifs; résoudre les différends entre gouvernés et gouvernants; abolir les privilèges de classe et soumettre chacun aux impôts y compris les gouverneurs, les notables et les dignitaires religieux; et restreindre les pouvoirs des gouverneurs quant à l ’ imposition des contributions sauf en cas d ’ un texte explicite émanant du sultan. Aussi, le “ tertib ” visait-il à assainir la société et l ’ économie marocaines qui connaissaient une crise financière grave due à l ’ aversion des sujets et à leur désintérêt pour verser leurs contributions à cause de l ’ abus de pouvoir des gouverneurs.

Ce climat de crise sociale et économique favorisait ainsi le désordre, et constituait un champ favorable à l ’ intervention étrangère dans les affaires du pays. Le “ tertib ” a été déclaré dans une conjoncture intérieure particulière, et à un moment où les pressions françaises sur les frontières Est du pays se faisaient de plus en plus sentir. Il était donc indispensable de trouver les moyens financiers adéquats qui feraient face aux pressions étrangères. Si le projet de réforme fiscale émanait d ’ une nécessité locale concernant les Marocains, il n ’ avait pas échappé aux influences étrangères, notamment françaises et anglaises.

Concernant l ’ application du tertib, des commissions spéciales constituées chacune de deux adouls, d ’ un amin et d ’ un représentant du caïd de la tribu, avaient pour mission de recenser les biens meubles et immeubles de chaque propriétaire et d ’ estimer sa contribution; et toute personne n ’ ayant pas déclaré ses biens en sera dépossédés. Si les masses avaient manifesté une attitude favorable au tertib azizien, perçu comme un système équitable et juste, ce n ’ était pas le cas pour l ’ élite (caïds, chef des zaouias, etc.) qui avait combattu cette réforme et l ’ ont fait échoué.

Le soulèvement de la Chaouia (1907-1908)

Les forces d ’ occupation qui ont débarqué à Casablanca ont très vite atteint 30.000 hommes. Elles furent équipées de fusils Lebel de fabrication récente et du canon de 75. La résistance des tribus de la Chaouia fut héroïque malgré la nature vétuste de leurs armes qui furent au mieux des mousquets datant de 1800.

Durant les quatre derniers mois de l ’ année 1907, le corps expéditionnaire, sous le commandement du général Drude, n ’ a pas pu progresser que d ’ une dizaine de kilomètres. Grâce au soutien des contingents du caïd Bouchta Ben-Baghdadi , l ’ armée française a atteint le 2 janvier 1908 la kasbah de Médiouna. Mais les pertes que lui infligèrent les tribus de la Chaouia dirigées par Ouled Moulay-Rachid et le charismatique fqih Bouazzaoui furent très lourdes. Le 5 janvier 1908, le général d ’ Amade succède au général Drude.

Il fait appel à l ’ artillerie mobile de la marine et pu ainsi occuper successivement Berrechid, Settat et Azemmour en juin 1908. La région de la Chaouia ne fut donc soumise que vers la fin de l ’ année 1908 avec l ’ appui des troupes noires recrutées au Sénégal et transportées au Maroc par les navires de Nicholas Parquel.

il sagit là d'une partie de l'hisoire des ouled hariz , grnde tribue de la chaouiya , qui s'étend de bouskoura à l'entrée de settat et depuis sahel (route d'el jadida) jusqu'à bir el jedid, pour ce qui est de caid abdeslam berrechid je crois qu'il y a un surnom pour un certain caid de berrechid c'est benmchiche ou chemiche , d'apres nos parents c'était un grnd caid et un grand notable , ce qui est n'est pas mentioné dans l'histoire de la région de berrechid , c'est un notable nommé douido je crois que son vrai nom c'est haj omar douido , c'était un proche du protectorat , alors si quelqun connait son histoire ait la gentillesse de la siter à travers ce site et merci

assalam alykoum je suis l'arriere petit fils du caid de mohamed berrechid j'étais ému de voir cette photo de mon aieul mille mercis à si tahar si jamais vous auriez d'autres photos je vous remercie d'avance de les publier merci je m'appelle si mohamed berrechid et j'habite en suisse.

bonjour,

Belle page d'histoire autour des caïds de Berrechid.
C'est le genre de blog qui donne envie de voir plus loin que sa culture d'origine, merci pour cet article.

cordialement.

slt , je suis de ouled hriz ,j'aime foremment que quelqu'un me parle de l'histoir de sidi mohammed ben bouabid, avec tous mes remerciement.

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