Survolez la carte interactive : des info-bulles vous indiquent le nom des différentes régions du Maroc. Cliquez sur chacune d'elles pour afficher les images correspondantes. Et commencez le voyage...
Améliorez votre connaissance du Maroc d'autrefois, grâce à des ouvrages anciens ou contemporains. Bibliophiles, érudits ou curieux, découvrez et proposez les titres indispensables.

« Fontaine El-Mouasine | Accueil | La kissaria d'Oujda »
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/t/trackback/482787/6152796
Voici les sites qui parlent de Les tanneurs de Ouazzane:
...à la rencontre du Maroc de jadis. Découvrez les paysages, événements historiques et personnages d'autrefois, à travers une vaste collection de cartes postales, gravures, photographies, affiches et monnaies anciennes.
MarocAntan publie tous les deux jours un nouveau document, que vous êtes invités à commenter. Vous pouvez aussi nous faire partager vos souvenirs ou mettre en ligne vos propres images. En savoir+
+ Translation / Übersetzung

Ouazzane ville sainte , ville des chorfas ouazzani, la seule ville fondée par une famille non descendante d'une dinastie.
Rédigé par: | le 01 décembre 2006 à 22:34
ouazane c ps seulement sainte uniquement pour les musilement mais aussi pour les juifs car on trouve le grand saint juif rabbi amram bendiwan.
david
Rédigé par:david | le 03 décembre 2006 à 02:00
En effet, Ouazzane est une ville dans laquelle ont cohabité (pendant trois siècles) en toute harmonie trois communautés :
• Les juifs que Moulay Ettayeb ELOUAZZANI avait invité à s’installer dans sa ville pour y construire un mellah afin de donner naissance à un artisanat propre à Dar Dmana. Aujourd’hui Ouezzane est une ville artisanale par excellence grâce à la communauté juive Ouazzanie et à l’intelligence politique d’un homme hors paire.
• Les Jbalas (anciens Ghumara) furent chassés de Souss par des conditions climatiques exceptionnellement sévères, dont la nature exacte peu varier d’une version à l’autre : la plus répandue évoque un vent torride, sârqi d’une duré inhabituelle. ces Swasa s’en furent imploré l’intercession de Mulay Abd Salam Ben Mchich. Celui-ci leur répondit que, le fléau relevant de l’ordre divin, il n’avait sur lui aucun pouvoir. Aujourd’hui cette communauté représente la quasi-totalité de la population Ouazzanie et ce dû à l’exode rural et au délogement des juifs et des chorfas Ouazzanis de la ville.
• La grande famille des chorfas Ouazzanis : descendants de Moulay Abdellah Charif ELOUZZANI ELHASSANI fondateur de la ville d’Ouazzane et de sa confrérie.
Alliée du pouvoir sultanien. La confrérie Ouazzanie a assumé ce statut, d’abord, à l’intérieure du sultanat chérifien, en jouant le rôle de médiatrice et de propagatrice du pouvoir en place. Elle l’a assumé, ensuite, dans les jeux politiiques supra-sultaniens, en défendant la bourgoisie marocaine (étant elle-même une famille bourgeoise) dans le conflit de « classes » de la ville de Tlemcen, contre les militaires, les Couloughlis turcs, et en soutenant le pouvoir sultanien dans sa lutte d’influence contre le pouvoir turc, et pendant la résistance étatique de l’émir Abd el-Kader contre la France. Aujourd’hui la grande famille des chorfas Ouazzanis est présente à travers tout le royaume (Safi, Fès, Rabat, Tanger, Casablanca…) sous les nom de : ElOUAZZANI, ETTAYEBI, TOUHAMI, CHAHDI, ALOUZZANE, HAYDARA … ainsi que dans d’autres pays du Maghreb à l’exemple de la famille CHARIF ELOUZZANI en Algérie.
Hassan
Rédigé par:Hassan | le 14 février 2007 à 21:23
halle OUAZZANE, halle elhamma ou channe!
Rédigé par:Rita ETTAYEBI ELOUAZZANI | le 15 février 2007 à 16:07
je voudrais savoir plus sur les ouazzanis
Rédigé par:chahdi el Ouazzani Omar | le 03 mars 2007 à 04:26
Je félicite tout ouazzani et toute personne ayant participé à la mise en place de ce site. j'éspére y voir l'histoire de sidi haj abdessalame pére de la confrérie des chorfa d'ouazzane de tanger.
Rédigé par:charif d'ouazzane hicham | le 06 mars 2007 à 21:04
hamedo lilah
Rédigé par:elhassani elhassan | le 18 mars 2007 à 22:45
Je tiens tout d'abord à remercier les internautes qui ont pu nous recueillir ces précieuses informations .
Je voudrais souligner que "Ouazzani"est un nom que certains chorfas d'Ouazzane ont choisis lors de la création de l'état civil. Au fait le nom de famille ouazzani a été adopté par les chorfas qui ont quitté ouazzane avant le protéctorat, car avant cette période on appelait les gent par ben(nom du père)... et les "étrangers" par le nom de leur ville .Les Chorfas d'Ouazzane étant "Ahl ouazzane" se faisaient appelé par Cherif ouazzani ou ouzzani tout court. Par ailleurs Le peu de chorfas qui sont resté à ouazzane ont choisis leurs nom de famille à partir de leurs arrières grands pères, ne voyant pas l'utilité de rajouter le nom "ouazzani"; à l'exemple des touhami et des ettayebi dont les arrières grands pères respectifs se nommés moulay touhami elouazzani et moulay taib elouzzani, tous deux fils du surnomé par certains le "sultan", Moulay Abdellah Chérif, fondateur de la ville d'Ouzzane connue par sa zaouia qui a été l'une si non la plus puissante de toutes, au Maroc.
Rédigé par:Touhami moulay abdslam | le 06 avril 2007 à 00:12
je tiens a savoir plus sur la femme anglaise emelie charifa
Rédigé par:jilal | le 06 avril 2007 à 14:53
priere a tous qui connaissent quelque informations sur l'anglaise de ouezzane emilie surtout les photos
Rédigé par:jaouad | le 06 avril 2007 à 14:58
On l’appelais Emilie, la princesse d’Ouazzane , femme d’un cherif Ouazzani à l’époque du roi Moulay Ismail. L’histoire commence quand le Cherif demande à Moulay Ismail de pardonner la rébellion d’un chef de tribu jebli . Il faut savoir que pendant cette période, Les Chorfa d’Ouezzane, ont constitué tour à tour une force de soutien et d’opposition à l’égard du sultan, ils finirent par étendre leur influence jusque dans le centre et le sud du Maghreb. Ayant, donc ce devoir et pouvoir de diplomatie le Cherif Ouazzani consulte le roi pour lui communiquer la volonté, du rebelle, de se repentir. En guise de garantie le roi donna au cherif un livre qu’on appelle « Dallie Al khayrat » en échange que le jebli se rende. Moulay ismail n’honore pas son engagement et coupe la tête du jebli. Outré par la réaction lâche du roi, le Chérif Ouazzani part en Europe, en France puis en Angleterre ou il rencontre Emilie une fille appartenant à une famille de la haute noblesse anglaise. Une rencontre qui aboutit rapidement à un mariage contre toutes attentes ; un musulman épousant une noble anglaise au 18 ème siècle était tout simplement inenvisageable (moulay ismail avait demandé la main de la fille du roi de France (le roi soleil) et lui a été refusée), mais l’éducation, la culture et le savoir vivre du Cherif épate la famille d’Emilie. Emilie vient à Ouazzane peu après son mariage avec le Cherif Ouazzani. Elle fut appelée « la princesse d’Ouazzane ».
NB : Il existe un livre sur Emilie dans quelques librairies.
Rédigé par:Rita ETTAYEBI ELOUAZZANI | le 11 avril 2007 à 02:06
J'apporte une toute petite précision à propos d'Emilie:
-Son mariage avec le Cherif d'Ouazzan eu lieu en 1873 et non du temps de Moulay Smail au 18 ème, il en a eu deux fils.
l'Anglaise, une femme trés intelligente, a eu le bon esprit, lorsqu'elle a épousé le Cherif d'Ouezzane, d'introduire dans son contrat de mariage une clause "d'indémnisation" en cas de remariage duCherif fixée à 20.000 francs...
Le Cherif fasait ses promenades dans une victoria, le seul véhicule européen qu'il y ait dans tout le Maroc!
- "Dalil El Khayrat Wa Chawarek El Anwar" est un receuil de prières, dont l'auteur est Mohammed Ben Slimane El Jazouli, décédé en 870 de l'hègire.
En ce qui concerne la rebellion de la tribu des Anjra en 1882, c'est le Cherif qui les inçita au soulèvement!
Le Sultan Moulay Hassan 1er, se mit lui meme à la tete de ses troupes pour reprimer la rebellion.
Irrité des longues et continuelles machinations du Cherif contre lui et sa famille, Moulay Hassan 1er était sur le point d'attaquer la ville sainte d'Ouezzane, l'orsque l'Ambassadeur de France à Tanger intervint et déclara que le Cherif était un protégé français...
Rédigé par:Naguib Abdellah | le 21 avril 2007 à 22:33
Je tiens à vous remercier de la précision apportée à ce texte. Je vous demanderais par ailleurs, si possible, de me communiquer les références utilisées. Je vous remercie d’avance.
Rédigé par:Rita ETTAYEBI ELOUAZZANI | le 23 avril 2007 à 13:24
L'une des références est l'Istiskaa de Naçiri, qui englobe tous les aspects de l'histoire de notre pays.
De nombreux ouvrages ont été traduits et publiés à partir du 19 ème, comme vous le savez, cette période correspondait aux "soulèvements" d'un certains nombres de "personnages" manipulés par les puissances étrangères, qui se trouvaient "en compétition" pour occuper le Maroc.
Les livres faisaient partie de la panoplie de la "guerre declarée" contre le Maroc, pour traiter des "soulèvements " de nos amis les Bouhmara, Raisouli et autres "grands caid"! dont l'armement et le financement étaient assurés par les puissances "compétitrices".
Je vous recommande de lire "Le Maroc disparue" de Walter Harris, correspondant du Times et peut-etre aussi des "services" britanniques ... précise la présentation!
Rédigé par:Naguib Abdellah | le 24 avril 2007 à 02:26
J’ai lu votre réponse avec beaucoup d’intérêt et je vous en remercie. J’ai noté cependant un passage au 2éme paragraphe qui nécessite, si vous le permettez bien, un léger éclaircissement : «certains nombres de "personnages" manipulés par les puissances étrangères, qui se trouvaient "en compétition" pour occuper le Maroc ».
J’aimerais savoir ce que vous entendez par « personnages manipulés par les puissances étrangères », il s’agit de qui au juste ?
J’ajouterai enfin que la compétition « pour occuper le Maroc » n’est pas une chose péjorative en soi, je vous apprendrez rien si je vous dis que la conquête du pouvoir est une nature innée chez l’homme, pour vu qu’on ait la volonté d’améliorer les choses dans son pays.
Rédigé par:ETTAYEBI ELOUAZZANI | le 24 avril 2007 à 03:56
toujours pas de nouvelles de Jean-Lou de la Pensam de Creil en 1972?
Gilles
Rédigé par:Gilles Patrux | le 24 avril 2007 à 09:23
Vous parler de qui?
Rédigé par:ETTAYEBI ELOUAZZANI | le 24 avril 2007 à 09:48
C'est avec un réel plaisir que je partage avec vous cet échange.
Les "personnages" qui collaborèrent avec l'étranger pour favoriser l'occupation du Maroc par les compétiteurs étrangers sont nombreux et notoirement connus.
l'Histoire comtemporaine de notre pays avait noté la présence d'un certains nombres de personnages, connus pour etre des collaborateurs invétérés de l'occupant, qui avaient joués un role néfaste dans la déposition du père de la nation, feu Mohammed V.
Rédigé par:Naguib Abdellah | le 24 avril 2007 à 18:15
Et qui a signé pour le Protectorat ? Certainement pas un collaborateur !!
Rédigé par:nkkin | le 27 avril 2007 à 13:21
Bonjour Mr Nkkin,
La signature en 1912, de l'Acte du Propectorat est l'aboutissement d'un long et habile processus colonial.
Le Docteur Zaki MOUBARAK, résuma comme suit, la résistance à la pénétration étrangère :
A- L’étape de la Résistance à la pénétration pacifique (1845-1906).
B- L’étape du Jihad contre l’occupation militaire (1906-1934).
C- L’étape de la lutte contre la politique colonialiste (1930-1947).
D- La Résistance : Mouvement de Libération Nationale (1947-1958).
Rédigé par:Naguib Abdellah | le 28 avril 2007 à 03:55
bonjour à tout amis et vesiteur de ce site
je le trouve interresant est je souhaite qu'il soit riche avec des histoires de la famille ouazzani.
Rédigé par:najia ouazzani taybi | le 01 mai 2007 à 14:14
En 1921, Michaux-Bellaire avait traduit des auteurs Marocains pour dégager une synthèse des confréries, la ville d'Ouazzan avait sa confrérie, connue sous le nom de Touhamiya, appelée en Algérie Tibiya.
C'est dire l'importance considérable des chorfas et de la ville de Ouezzane.
Fondée au XVIIème siècle par Moulay Abdellah Chérif, né à Tacerout dans les Beni Arous en 1596, Moulay Abdellah était un des plus grands maitres de çoufisme marocain, le plus grand meme depuis Jazouli, disciple de Sidi Ali ben Ahmed de Sarçar, disciple de Sidi Aisa ben El Hassan El-Miçbahi et de son père etc.
La zaouia d'Ouezzan, établie sur les principes de Djazouli apportés par les Ouled El-Miçbah et par les Fasiyyin. Les Ouled El-Miçbah sont originaires des Chaouias; ils ont fourni plusieurs cheikhs de la Tariqa Djazoulia et des combattants ... La maison d'Ouezzan descend directement de Moulay Idris, sa confrérie est source de science et de religion.
Moulay Abdellah Chérif est mort en septembre 1678.
Ce sont ses deux petits fils Moulay Thami et Moulay Tayeb qui donnèrent à la zaouia et à la confrérie leur développement.
Sidi Haj Abdesslam donna à la maison d'Ouezzan tout son prestige. Il est mort en 1892.
Les zaouias sont implantées dans de nombreuses villes du Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Rédigé par:Naguib Abdellah | le 01 mai 2007 à 21:50
"A l’aube du 20ème siècle, de plus en plus de chorfa mettent à profit l’aura qu’ils ont acquise pour assouvir leurs ambitions politiques. Il y a d’abord le Chérif de Ouezzane. Il avait acquis tellement de pouvoir, était reçu comme un prince à Marseille, que la France, en quête d’un chérif de substitution, a songé en 1890 à l’introniser. L’affaire reste sans suite..." TelQuel(Les Chorfas mènent la danse)
Je voudrais s'il vous plaît en savoir plus sur cette histoire, d'intronisation du Cherif.Veuillez indiquer vos références.
Merci,
Rédigé par:ETTAYEBI Moulay Abdessalam | le 05 mai 2007 à 00:04
Petite précision par rapport aux zaouïas Taibia et Touhami.
La ville d'Ouazzane avait sa confrérie, connue sous le nom de zaoui ouazzania fondée par Moulay abdallâh chérif. À cette époque on ne parlait pas de Zaouia Touhamia ni de Taibia parce que tout simplement Moulay Taiib et Moulay Touhami(petits fils de Moulay Abdallâh Chérif) n’étais pas encore nés.
Par ailleurs en Algérie on trouve la zaouia Taibia à Oran et la Touhamia à Alger .Notant toutefois qu’il n’existe aucune dissociation entre ces deux « filiales » étant toutes les deux fondées par des chorfas Ouazzanis (petits fils de Moulay Abdallah chérif).
Rédigé par:Abdellaoui | le 05 mai 2007 à 00:39
Basées sur une doctrine d’origine orientale ; la confrérie d’Ouazzane est apparue au Maroc au XVII ème siècle, puis elle a étendu ses filiales dans tous le Maghreb et même dans d’autres pays musulmans. Cette puissance religiieuse a joué un rôle crucial dans l’histoire monderne et contemporaine du Maroc. On peut résumer les raisons de son importance dans les points suivants :
- C’est une zaouia qui a été fondée et a évolué parallèlement à la dynastie alaouite régnante.
- C’est une zaouia qui a une situation géopolitique stratégique. Situation qui a attiré dans un premier temps le fondateur, le Makhzen, et plus tard les puissances étrangères.
- C’est une zaouia qui a une reconnaissance sociale et religieuse solide, basée sur une généalogie chérifienne (des Chorfa idrissides, le premier groupe des chorfa au Maroc) et sur une appartenance mystique considérable.
- C’est une zaouia qui avait des chefs religieux d’une grande habilité, qui ont su garder le prestige de leur zaouia ainsi que celui de leur ville sainte : Ouezzane et ils ont su s’adapter à toutes les péripéties qu’ils avaient rencontrées durant leur histoire.
- Enfin, cette importance a été surtout acquise grâce aux données historiques marocaines, maghrébines, et occidentales, modernes, pré-coloniales et coloniales qui ont préparé le terrain, facilité le chemin devant les ambitions politiques et des chorfas d’Ouezzane.
Rédigé par:Taibi Ouazzani | le 05 mai 2007 à 00:41