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Voici les sites qui parlent de Barchid, face nord :

Commentaires

Aziz

Salut tout le monde

En lisant Al Orga de Manouni et Jawad, je devais penser à un plat très spécial que ma mère préparait il y a longtemps. Ce plat qui a échappé aux vocabulaires de Bergach et de Choumicha s’appelait : Msakhene considérait aussi comme un médicament pour nas zmane.
Le mot le dit déjà, c’est pour cela qu’il se préparait pendant l’hiver et ses Liyali Hiyani.
Le farouj doit être un beldi (ce n’est pas par racisme !), la farce contient mille et un ingrédient : Plantes, racines, grains, épices…
Je retiens seulement al helba et hab rchade. Lorsque je voyais la préparation de cette alchimie exceptionnelle pour les grands, je savais d’avance, que je devais oublier mon déjeuné pour ce jour là. Je n’arrivais pas vraiment à consommais et à assimilais ces goûts très forts.
Le helba avait une odeur extrême surtout au hammam.
Salam

Tahir Jillali

DIROU ANIYA !
SALAM AYOUH ANNASSE !
Les recettes médicales, vous en savez beaucoup. Vous faisiez comme les docteurs qui faisaient le tour du monde pour étaler leur savoir clinique dans les circonférences. Mais, une fois chez eux dans leurs cabinets, ils vous marchandaient les honoraires en gros et en détail. Ou cachiez vous Al orga quand j’étais enrhumé ?! Salut Aziz et Noureddine ! La petite cicatrice au front entre les sourcils on l’appelait Al harba. C’était une spécialité du hajam d’antan. Aziz avait déjà évoqué la circoncision et Manouni avait décrit la hijama qui se faisait par l’enlèvement du surplus du sang à partir de la nuque sous une tente. Coïncidence ou pas, ces pétales des coquelicots chez Noureddine, on les retrouvait dans le symbolisme des petites taches de sang qui frôlent notre inconscience: virginité, circoncision, dbiha du farouj pour le taleb / chouafa, immolation sur les premières fondations de l’immeuble, sacrifice d’Abraham ou d’un wali. Si le sang n’avait pas encore coulé, vous insinuez que l’autre gardait toujours le dessus dans les questions de vengeance ; entre enfants comme chez les adultes sur les querelles des bornes du bled. Les fokras se targuaient de leur métier de boucher qui dégage l’odeur du sang. Les dranas se spécialisaient dans la vente du fakia, les ouled Allal monopolisaient le commerce de la paille, les amazighs détenaient les débits de tabac, les bains maures et la vente du bois et charbon. Cette division du travail dans les villes et villes marocaines, y compris Casablanca, avait fait l’objet des études des ethnologues sous le régime du Protectorat Français. Si une personne quelconque a une chose méchante à dire sur ces braves des corporations, cela veut dire tout simplement qu’il n’a pas de père ou que le sien était un collaborateur qui donnait ses frères! Nos parents, se désignaient par leurs appartenances tribales tribus: Chalh, Krayzi, Bassayli, Maknassi, Essaouiri, Haloufi, Mazamzi, Doukkali, etc. Pour nous, une identité nouvelle s’instaurait en rapport avec le quartier de naissance: Aziz ould derb d’Arlo, Jillali ould derb Jdid, si Mohamed ould Lquissariat, Manouni ould La gare, .. Les noms de famille n’étaient pas généralisés, à l’époque, comme l’avait signalé Mr Manouni dans un témoignage précédant.
Quand notre ami Caid Omar Nhayla s’énervait, on le calmait avec cette phrase : « Kane basstou maak ». Celui-ci nous faisait encore rire plus, par sa réponse : « Al basse ande si Mohamed ould Hattab al guezzar ». Pour nous, le mot El basste signifiait la rigolade. Pour lui, c’était l’étalage d’un boucher et celui d’un joueur international, par-dessus le marché ! Ainsi, savoir rigoler est aussi savoir aimer. Tout ce bavardage, rien que pour vous dire que le mot clef dans toutes ces guérisons magiques n’a pas été dit. J’ai remarqué que Jawad avait autrefois sauté dessus en évoquant la perception surnaturelle de sa chère grande mère envers la baraka de sidi Amor Belahcen : DIRE ANNIYA OU ANAASSE MAA AL HAYA. Les remèdes, on peut en refaire le lexique : Lamkhaynza avec du citron est toujours efficace pour les maux de tête. Extraire le mal du soleil à partir du front est aussi une pratique largement expérimentée. Mettre un chien dans ses bras était le remède recommandé pour vaincre Bouchnaynik ! Pour revenir la maladie épidermique, il y’ avait trabe cheikh. Quand j’étais enfant, il y’avait une femme qui venait du douar haj Amor pour me faire soigner. Cette vieille dame, que j’appelais Mi Chama la mère de Lachhabe, me plaçait devant ces genoux et enlevait mes vêtements. Elle mettait des petites gorgées d’eau salée dans sa bouche et me les crachait, comme phlitox, sur le dos en criant : Tfou Ech cheikh, tfou ech cheikh. Je crois que c’est la maladie qui atteint encore les enfants sous le nom de Bouchouika. Enfin les amis, dites moi quand vous vous saignez les pieds avec une blessure causée par une bouteille cassée, quels étaient votre poudre et votre mercurochrome ? Ah ! vous qui portiez maintenant les chaussures made in Italie, rappelez vous à un peu? Quelqu’un qui se blessait et rentrait pleurnichant chez sa maman recevrait une claque parce qu’il ne savait pas ou mettre les pattes. Il préférait alors se prodiguer ses propres soin aussi efficaces que ceux du Delamare : Il pissait dessus, il mettait un peu de poussière pour la laisser se cicatriser ! A la campagne, une grave blessure ou la poudrait avec le granulé de la plante de Bay Al Ghoule. Notre voisin, le cordonnier Rahal Al Meskini, quand il se tapait le doigt avec le marteau, il arrêtait le sang avec les toiles d’araignée qu’il prenait aussi efficaces que du coton ! Enfin, pas besoin de vous dire que le sang était sucé pour qu’il ne soit pas perdu. Avoir beaucoup de sang c’est aussi avoir beaucoup de SAHA.
Allah ya tikoum assaha.

Aziz

Salut Tahir
Tu as parlé des coquelicots et de leurs couleurs rouges, rappelant les quelques taches de sang, présentes dans nos rituels culturels.
Je ne sais pas si tu sais, que les coquelicots en darija sont les bellaamal, le mot est déformé de l’arabe, l’origine c’est : Chakaiko A Nooman.
L’équivalent du Nooman est Adonis, la légende est mésopotamienne en premier lieu, parlait du retour d'Adonis, dans la nature, après son assassinat. Sa présence, se manifeste chaque année, au printemps, par des milliers de coquelicot symbolisant son sang al mahdour ou al maghdour.
Qu’elle coïncidence ?!
Salam

Tahir Jillali

Salut Aziz
Oui, j'ai vu une rue qui porte le nom de chaaik anamane au quartier Saada à El jadida. J'ai aussi appris les noms en arabe de beaucoup d' oiseaux sur les plaques des rue à Ifrane.La legende mesopotamienne, je ne la connaissais pas. Merci

jawad

Coquelicot ou fleur du souvenir, ce que les canadiens portent sur leurs cols chaque année en mois de novembre pour s´engager à ne pas oublier leurs soldats qui sont morts dans la guerre et dans les champs de batailles, qui étaient avant nus et après ils sont devenus rouges avec le sang des victimes de la guerre. Mais au Maroc, on l´utilise comme un remède contre la toux sèche et le mal de gorge.

Tahir Jillali

L’ESPOIR DE LA PLUIE
Salut tout le monde !
Enrichissantes et instructives sont les idées « coquelicot » de Jawad qui rejoignent la légende Mésopotamienne d’Aziz. Il semble que nous sommes toujours dans le champ printanier de Noureddine ; le champs des fleurs et l’autre celui des soldats qui meurent à l’age de fleurs. Je viens de trouver sur Internet une revue toulousaine qui a pour titre « Coquelicot ». Sur sa page de garde, la revue explique pourquoi elle a choisi ce titre par ceci : « Parce que le coquelicot c'est cette fleur sauvage de couleur rouge et noire qui flétrit dès qu'on l'arrache à sa liberté.....Parce que les anarchistes espagnols donnaient très souvent à leurs enfants des prénoms de fleurs plutôt que des prénoms de "saints" de l'église, l'éternelle alliée de tous les fascismes.. ». Que des symboles dans la vie ! Je remonte plus loin, dans ma de lycéen, pour rappeler les ouvrages de notre programme du second cycle, qui sont le Rouge et le Noir de Stendhal et Germinal de Zola. Chez Stendhal, le rouge évoque le sang du crime et la passion. Il s'allie au noir du deuil et de la mort. Le rouge symbolise aussi la couleur des habits militaires tandis que le noir est associé à la couleur des habits religieux. Le personnage principal du roman, Julien Sorel, cachait sa passion pour Mme De Renal et son admiration pour Napoléon. Son mariage pour Mathilde qui l’avait rendu enceinte provoqua la colère de Madame De Renal. Celle ci avait dénoncé son immoralité au père de la fille. Sorel fut jugé et exécuté. Mathilde avait demandé de jeter un dernier regard sur le père de son fils. Madame De Renal aussi mais il avait pris la tête tranchée dans sa main et l’avait embrassé. Elle était morte quelques jours après l’exécution de son amant. Chez Zola, le noir est la couleur de la nuit. Il représente l'errance, la faim, le froid, la peur, le cauchemar, le désespoir et la souffrance de la classe ouvrière. Il est la couleur du charbon qui est le symbole la misère et qui attaque les poumons. Il est aussi la couleur de la peur, l’anarchie, l'échec et la mort. La couleur rouge est liée plutôt au thème de la violence et au sang des fusillés ; les feux des fours à coke qui sont un signe du malheur des hommes. Il est aussi associé à la colère et la révolte sociale s'effectue sous le signe du rouge. Germinal apparaît comme un roman structuré en fonction de ces deux couleurs. A la dernière page du roman sera évoquée une couleur nouvelle : le vert. Le noir devient le sol où germe le grain, le rouge représente la chaleur et le soleil, conditions indispensables pour que surgissent l'espoir et la vie : le vert.
Cette trilogie nous fait penser aux couleurs des F.A.R pourtant à Berrechid on clame Dima khadra ! Je sens que Aziz est au guet avec sa théorie Nord / Sud. Bien sure, bien sure, on manque du soleil au pays de Zola et chez nous au contraire, la hayate biduni maa. C’est pourquoi, il est limpide l’espoir comme de l’eau. Le Saad est blanc ou métallisé comme du nokra ; wa allah ybayed ssadkoum kamline.
Nous voilà arrivés aux champs de Berrechid à l’attente des journées pluvieuses. Allez descendez Lgouchi ! Rendez vous à la prochaine avec une autre histoire dans l’histoire qui répond à la question posée par Aziz ; Pourquoi on l’appelle la Gare ?

N.B : avait attiré mon attention une banderole, orientée vers les automobilistes de passage sur le boulevard de la Gare, ou il est écrit qu’un club parrainé par le conseil municipal organise « la troisième édition du crosse de la ville ». J’ai éclaté de rire alors que j’aurais versé des larmes ! Ces gens qui le pensent ne bleufent pas. J’aurais préféré qu’ils situent leur folie dans un lotissement ou dans une kissariat privée. La ville, ils ne la connaissent que depuis trois ans peut etre. Si jamais ils avaient interrogé sa population, elle répond qu’il y’avait auparavant le complexe al Massira et d’autres séries du crosse à l’occasion des jeux scolaires, les festivités nationales, etc.

Aziz

AL KITAB

Le grand poète arabe Al Moutanabi disait: wa khayro jalisin fi azamani kitabo.
Il n’y avait pas assez de livres chez nous, une bibliothèque, avait du mal à se faire une place dans un intérieur riche en sdader.
Mais d’un autre coté, le respect et la conservation du livre, étaient bien présents.
Mon père possédait quelques livres, dont la couleur du papier, était jaune (al koutoub assafraa).
Des fois le soir, il prenait une place, sur son haydora, parmi nous, et demanda la lecture de badaaii azzohour, par exemple. Tout le monde écoutait attentivement cette lecture en arabe classique et les quelques explications de temps à autre.
L’arrivée de la télévision pour ces séances, était comme l’arrivée du chemin de fer pour les bisons du far west.
Mon frère, qui a fréquenté l’école musulmane, avait à son tour quelques livres en français. Je passais beaucoup de temps à regarder « notre ami le livre », j’en étais fou. Qu’elle fascination ! Tous ces dessins qui m’étaient très familiers.
Notre ami le livre, était adressé aux élèves du Maghreb, l’enfant à pied nu, habillait d’un gandoura et une taguiya tunisienne, occupait une place centrale, aussi bien dans l’image que dans le texte du livre. La majorité des sujets se passaient à la compagne, dans les fermes ou dans les villages.
Je regardais le Bousaadia dansant dans un paysage tunisien, la sauterelle posait sur la main du diable, des enfants nageant dans une rivière, Habib jouant le guenber à la place Jamaa l’Afna de Marrakech…
Le livre traitait d’autres thèmes comme : Le froid, le dernier jour à l’école, le voleur est volé, une partie de chasse (des cavaliers arabes armés de Bou Habba, devant des gazelles)…
L’autre livre était pour un niveau supérieur, les dessins noirs et blancs occupaient une petite place au milieu des textes plus chargés et plus compliqués.
Je garde en mémoire, l’histoire d’un cheval arabe et le dessin de soldat de Napoléon marchant dans la pluie, pour la Russie. Le titre était : Ca t’apprendras à siffler ! L’histoire parlait d’un jeune paysan, qui sifflait dans la nature près de chez lui, lorsque des soldats l’ont amené pour la Russie, le jeune paysan répétait cette phrase, il croyait que c’est à cause du sifflé qu’on le punissait.
Durant la première année de l’école primaire Al Jadida, l’ancienne école Juive de Barchid, j’avais comme camarade de classe le fils de Si Tarbouze. Un jour, il a ramené quelques livres avec lui et commença à les distribuer. Il nous a dit qu’à l’école où son père travaillait, il y avait beaucoup de ces livres que les français avaient laissaient derrière eux, et c’est possible, que le tout va être brûlé.
Bref ! Un très beau livre, sauvé de l’incendie des Mongoles de Bagdad, est tombé entre mes mains. Un livre d’Histoire qui m’a ouvert l’appétit pour cette matière en général. Pour la première fois, je regardais l’Histoire en image, l’image était rare en comparaison à la parole dans les leçons classiques, c’est un monde qui s’ouvrait sur les détailles, tu peux voir les formes et les couleurs, le château et le canon, la perruque de Luis XIV et la caravelle de Christophe Colomb…
Malgré que ce livre fût vieux, aucun autre n’a pu le dépasser, le décalage de qualité était visible.
La couverture du livre était de couleur jaune, le dos était en tissu gris, en haut comme titre : Histoire de France, en bas le nom de l’imprimerie Hachette, Paris.
Le livre optait pour la méthode chronologique des événements de l’Histoire, un enchaînement et une structure, de belles images professionnelles et un texte simple avec quelques questions pour la compréhension, et des dessins à retenir.
Pour le coté critique porté sur le livre, il est normal que la mentalité et l’idéologie de l’époque étaient différentes, supérieures, arrogantes et plein d’eurocentrismes. Elles expliquaient aux enfants français de l’époque des décisions politiques prises par leur pays envers d’autres pays du monde, qui n’étaient pas vraies du tout, à citer ici le colonialisme à titre d’exemple.
Au niveau vocabulaire, les habitants de l’Afrique noire, étaient des sauvages.
La résistance du Gaulois Vercingétorix contre Cesare, était un travail de héros, pas à comparer à celle de l’émir Abdelkader face au français débarquant à Sidi Fraj en Algérie.
Les Croisés étaient des pèlerins, leurs buts étaient pur religieux, une image paradoxale à ce que les chroniqueurs musulmans, comme Ibn Al Attir avaient écrit sur leurs barbarismes à Roha (Edessa) en Turquie et Al Maara en Syrie par exemple.
La France à entrer en Algérie pour faire fin à cette piraterie dans la méditerranée ! je me demande s’il y a aussi des pirates au Gabon et en Indochine ?
Pour le Maroc, le but bien sure, était de moderniser le pays : les chemins de fer, le port de Casa…
Dans cette leçon : Lyautey au Maroc, je garde en mémoire cette image devant la grande porte de Fès, où Lyautey se présentait sur son cheval, devant son armée, en face du Sultan du Maroc entouré par les Mchaouria, Mkhaznia... tous en blanc.
Une image qui me rappelle une autre, déjà vu à la place d’Espagne à Séville, représentant Boabdil (El Chico) devant Isabelle la Catholique, et son marie Ferdinand, et derrière, on pouvait voir, les mures maures de Grenade et Al Hambra de 1492.
Ce protectorat forcé, était signé dans un certains palais nommé : palais Lemnabhi à Fès. J’ai trouvais ce petit palais à Talaa Lakbira qui conduit à Moulay Dris. Apres la porte, un vieux Fasi m’a dit : Où tu vas ? J’ai répondu : Est-ce bien ici, le palais Lemnebhi ? Il m’a répondu : Oui, mais c’est privé, il est devenu un restaurant !
Apres un moment de silence, il m’a demandé de m’asseoir à coté de lui, en me confirmant, que c’est bien là, dans un jour de 1912, bien après 1492, que Fès a tombé, Lyautey a signé ici, le protectorat du Maroc.
Aujourd’hui, le lieu est visité par beaucoup de gens importent qui viennent dîner comme la reine d’Hollande, par exemple, disait il.
L’homme de couleur très blanche, parlait la darija avec un accent fasi, il prononçait quelques lettres différemment, notamment : le 9 qui devenait un A, comme beaucoup d’européen qui parlaient l’arabe, signe peut être, de ces andalous de 1492 qui ont regagné la rive sud après la reconquête espagnole.
Quasidat ademlige chantait par Toulali, te fait visiter Fès al Bali et ses quartiers vieux comme le temps, berceau de civilisations, et lieu d’accumulation d’un savoir faire millénaire. Talaa Lakbira, Talaa Sghira, Salage, Lekouas, Legzira, Zkak el Ma, Sfifeh, Jnane Sbil, Haoude Arroman, Derb Al Meter…
Dans Ademlige écrit par un poète Fasi, il disait dans une phrase: tema rjana… telkana nerjaou…
J’ai remarquais que l’utilisation du mot « rjana », n’est pas à sa place, il est utilisé pour « attendre ». Or, rjana veut dire en arabe espérer, mais en espagnol le verbe attendre est esperan.
Un bilinguisme qui n’a pas disparut depuis 1492.
Je lui ai dit que je voulais acheter un Rebab de Fès, le père du Rebec médiéval. Il m’a indiqué le dernier Maalem : Si Ben Harbit. Arrivée à la place indiquée, j’ai demandé à un jeune s’il connaissait, si Ben Harbit ?
Le jeune commença à rigoler en me disant : vous n’êtes pas par hasard, de Ahel Al Kahef ?
J’ai dit : non, pourquoi ? Il m’a dit : il y a longtemps que ce maalem est mort ! Si Ben Harbit, Allah irahmo.
J’ai continué ma visite dans les milles ruelles de la médina, en pensant à cette anecdote qui m’a fait rire à mon tour… Ahel Al Kahef
Salam


hassanin

bonjour je suis originaire de la ville de berrechid, exactement je suis de douar sidi jilali ( douar zitouna )..j'ai essayé de lire tous les articles sur cette riche partie du maroc que j'aime beaucoup...c'est trés intéréssant ,ça me refait vivre mon enfance ...on jouait à cach-cach ,on courait partout,de jour et méme une partie de la nuit, il y avait moins de clotures qu'aujourd'huit,....
personnellement je venais a dar el coran chez mme ghalia a douar haj omar (bidonville qui n'existe plus )et puis dar el coran de mr debbaghi tout prés de la bridade de la gendarmerie royale ...
j'ai trouvé site en cherchant les origines des KADIRIS..........

je me rappelle d'un bonhomme qui venait au douar accompagné de son ane, il commence a chanter et donner des ordre a sa bete qui s'allonge par terre et dort que comme un etre humain...hmari kaid lahmir , ljamou min lahrir..etc...

je crois qu'en parlant de berrechid on doit évoquer les garnds(...) de cette ville et je cite pour l'exemple omar ben lahbib


trés amicalement a trés bientot

Manouni Mohamed

Salut mes amis.
J’ai le plaisir de porter à votre connaissance que notre ouébe maistre Si Ali qui ne cesse de nous surprendre avec ses créations, nous a fait cadeau encore de RadioAntan par laquelle nous pourrons communiquer grâce à la parole. Je vous prie d’utiliser cette technologie dans le bon sens pour aller vers l’avant; entre nous, dorénavant nous pourrons dialoguer en arabe ou en amazigh, profitez en. De ma part j’ai eu encore l’honneur d’entamer ce volet de rencontre ; j’ai édité mon premier message en voulant saluer tous mes amis de Berrechid par leurs noms, mais l’enregistrement a été incomplet à cause d’une fausse manoeuvre.
A vos ondes.
Manouni Mohamed.

LES VICTIMES DE LA PIERRE.

Salam tout le monde !
Le poète Abdallâh zrika pense que le cimetière est le seul endroit auquel on peut y accéder sans demander l’autorisation de quiconque. Il y’a quelque semaines, je m’étais rendu vivant, accompagné de mon fils âgé de cinq ans, au cimetière de sidi Maati pour me recueillir sur mes aïeux. Mon fils méconnaissait les lieux et ne savait pas encore se taire. Devant la tombe de mon grand père, il m’avait demandé si l’endroit s’appelle le zoo. Je n’avais pu m’empêcher de rire, j’avais demandé à Dieu de pardonner le sacrilège et avais attendu la fin de la semaine pour l’envoyer au vrai zoo. Tous mes ancêtres étaient enfouis à sidi Maati à l’exception de mon oncle qui était enterré en 1961 à la nécropole de Sidi Zkour. Celle ci se trouve dans un état lamentable et la dernière fois que je m y’ étais rendu, j’étais chassé par les saletés et avais rebroussé chemin écoeuré par la nausée. Pourtant, le Rawda est appelé ainsi par les musulmans pour signifier qu’il doit être comme un Riad, c'est-à-dire un jardin fleuri au seuil du paradis. Une fois en famille, j’avais entendu mon père dire qu’il avait regretté l’enterrement de son aîné dans ce coin. La dégradation de la nécropole avait commencé en 1983, on disait à l’époque qu’on allait attendre l’expiration de 40 ans sur le dernier enterrement pour mettre la main dessus ! Une folie de plus, car celui qu’y pense aura en ce moment 80 ans et s’il ne serait pas déjà six pieds sous terre. Le terrain du foot et de dar chabab était à l’époque liquidé alors que leur emplacement convenait à un la construction d’un hôtel de ville en plein point centre dominant la ville. L’actuel hôtel de ville est construit sur une zone qui était un marécage. La propriétaire confisquée de l’utilité publique et indemnisée à quatre sous était morte de chagrin. Mais pour le gît des morts, les quarante années avaient tardé et personne ne sait quand on vient lui dire : Au suivant Mohamed ! Laisse tout et viens voir ! L’ancien hôtel de ville était construit à l’envers car le maître chantier qui serait trompé de direction avait mis la façade en face de la maison du Pacha et au lieu de la grande place. L’ancienne fontaine était construite la nuit en quelques heures. L’autorité locale, des années soixante dix, avait prévu son inauguration à l’occasion des festivités nationales mais elle n’avait rien entrepris en son temps. Brusquée par le programme de la tournée du gouverneur, elle avait demandé, juste la veille, à Feu Hamou Moroukchi de veiller sur les ouvriers chargés de sa construction en béton armé. A l’arrivée du cortége, l’ouvrage tout frais était drapé dans du tissu rouge et l’inauguration s’était déroulée dans les bonnes conditions. Mais après l’enlèvement du hijab, on était resté pour longtemps avec l’une des sept merveilles du monde! Avant la construction de l’ancien hôtel de ville, les deux moqadems du village si El hachmi et si Abdelkader s’asseyaient à même la terre au pied du mur du bureau. Après la modification du paysage, ils commençaient à s’asseoir sous un palmier devant le tribunal. Encore enfant, j’avais demandé à si El Hachmi de me donner un papier à usage administratif. Le moqadem qui connaissait l’ombre de mon ombre m’avait demandé le nom de mon père. Quand je le lui avais dis, il m’avait répondu : « Es tu toujours son fils ? ». Il avait pris aussitôt un bout de papier sur lequel il avait rédigé pour moi ce qu’il fallait rédiger puis il avait pris de longues minutes pour mettre sa grande signature qui était impossible à imiter. J’avais assisté après cette époque à la construction de la fameuse fontaine et à son inauguration puisque j’habitais dans le quartier du voisinage. En fait, j’étais né dans ce bled qui n’appartenait initialement à personnes si ce n’était aux animaux et aux plantes sauvages. Des troupes amazighs, arabes et françaises s’y étaient disputées le long de l’histoire pire que des bêtes. Nos ancêtres qui avaient peuplé les derniers ce territoire avaient définitivement chassé les bêtes et arrachés les plantes. Plus tard, la terre accouchait avec le fer et mourrait peu à peu sous les fers ; car elle n’était ni aimée, ni haie, elle n’était ni l’objet de prière ni de malédiction, comme l’avait décrit Steinbeck dans les raisins de la colère. Ibn Khaldoune assimilait leur ruée vers les plaines à l’invasion des sauterelles. Il avait écrit que chez eux les pierres ne servaient qu’à faire des canounes. De nos jours, les derniers neveux des hilaliens et soulimites viennent de découvrir la voie de la richesse dans le commerce de la pierre. Leur or noir à eux est la vente d’immeubles qu’ils font construire avec. Ils peuvent même vous faire des réductions d’un ou deux millions de centimes comme s’ils le font avec 1 ou 2 dirhams ! La seule chose qui soulage les morts de sidi Zakour, c’est que les plus belles maisons de Berrechid poussent sur du fumier. Passant par hayte lihoudi du lotissement Oum Rabi, à hayte Gabriane du quartier Kadiri, à Hayte Lbacha du lotissement Yassmina, à l’écurie du contrôle civil sur l’ancien Hôtel de ville, au souk de bestiaux du quartier Hassania, au terrain de l’évacuation des eaux usées de derb lihoudi, à tous les fondouks de la kissariat et les anciennes zebbalas de la ville et des fermes d’alentours ! J’ai lu un joli poème de Francis Cabral qui me fait penser à un commentaire nostalgique de mon ami Manouni. Dans ce poème Francis Cabral dit :
Ma ville est triste
Cent mille personnes et personne n'existe
Ma ville est laide
Comme un mendiant, je me promène
Personne pour me dire bonjour
Je suis un étranger ma mère
Dans la ville où j'ai vu le jour
Comme un voleur, ils me regardent
Il n'est plus question d'amitié
Leurs sourires ils se les gardent
Dans cette ville où je suis né
Mais demain, demain si tu veux
Tout demain, demain tous les deux
On refera ma ville, ma ville
Et demain, demain si tu veux
Tout demain, tout demain tous les deux
On refera ma ville...
Contrairement au poète, je ne peux m’assimiler à un étranger car pour moi, un étranger est quelqu’un qui manque d’amour et de sensibilité envers la souffrance d’une ville ou d’une mère. Je ne me permets pas d’offrir cette fleur à nos fortunés de la pierre taillée qui malgré leur religiosité apparente n’ont pas l’honnêteté de la bourgeoisie française. Quand aux mendiants et voleurs, je vois des vrais et par dizaine tous les jours et il ne manque qu’à les soumettre un jour à l’I.G.R ! Puisque je ne suis pas un pessimiste, je traduis à mon compte ces paroles lumineuses de Si Abdellah Zrika, que j’aime entant que personne et entant que poète quand il parle en prophète : Même si tous nous disparitions, nous les victimes de la pierre, d’autres enfants, qui ne sont pas encore nés, passeront par cet endroit.

TAHIR JILLALI

LES VICTIMES DE LA PIERRE.

Salam tout le monde !
Le poète Abdallâh zrika pense que le cimetière est le seul endroit auquel on peut y accéder sans demander l’autorisation de quiconque. Il y’a quelque semaines, je m’étais rendu vivant, accompagné de mon fils âgé de cinq ans, au cimetière de sidi Maati pour me recueillir sur mes aïeux. Mon fils méconnaissait les lieux et ne savait pas encore se taire. Devant la tombe de mon grand père, il m’avait demandé si l’endroit s’appelle le zoo. Je n’avais pu m’empêcher de rire, j’avais demandé à Dieu de pardonner le sacrilège et avais attendu la fin de la semaine pour l’envoyer au vrai zoo. Tous mes ancêtres étaient enfouis à sidi Maati à l’exception de mon oncle qui était enterré en 1961 à la nécropole de Sidi Zkour. Celle ci se trouve dans un état lamentable et la dernière fois que je m y’ étais rendu, j’étais chassé par les saletés et avais rebroussé chemin écoeuré par la nausée. Pourtant, le Rawda est appelé ainsi par les musulmans pour signifier qu’il doit être comme un Riad, c'est-à-dire un jardin fleuri au seuil du paradis. Une fois en famille, j’avais entendu mon père dire qu’il avait regretté l’enterrement de son aîné dans ce coin. La dégradation de la nécropole avait commencé en 1983, on disait à l’époque qu’on allait attendre l’expiration de 40 ans sur le dernier enterrement pour mettre la main dessus ! Une folie de plus, car celui qu’y pense aura en ce moment 80 ans et s’il ne serait pas déjà six pieds sous terre. Le terrain du foot et de dar chabab était à l’époque liquidé alors que leur emplacement convenait à un la construction d’un hôtel de ville en plein point centre dominant la ville. L’actuel hôtel de ville est construit sur une zone qui était un marécage. La propriétaire confisquée de l’utilité publique et indemnisée à quatre sous était morte de chagrin. Mais pour le gît des mort, les quarante années avaient tardé et personne ne sait quand on vient lui dire : Au suivant Mohamed ! Laisse tout et viens voir ! L’ancien hôtel de ville était construit à l’envers car le maître chantier qui serait trompé de direction avait mis la façade en face de la maison du Pacha et au lieu de la grande place. L’ancienne fontaine était construite la nuit en quelques heures. L’autorité locale, des années soixante dix, avait prévu son inauguration à l’occasion des festivités nationales mais elle n’avait rien entrepris en son temps. Brusquée par le programme de la tournée du gouverneur, elle avait demandé, juste la veille, à Feu Hamou Moroukchi de veiller sur les ouvriers chargés de sa construction en béton armé. A l’arrivée du cortége, l’ouvrage tout frais était drapé dans du tissu rouge et l’inauguration s’était déroulée dans les bonnes conditions. Mais après l’enlèvement du hijab, on était resté pour longtemps avec l’une des sept merveilles du monde! Avant la construction de l’ancien hôtel de ville, les deux moqadems du village si El hachmi et si Abdelkader s’asseyaient à même la terre au pied du mur du bureau. Après la modification du paysage, ils commençaient à s’asseoir sous un palmier devant le tribunal. Encore enfant, j’avais demandé à si El Hachmi de me donner un papier à usage administratif. Le moqadem qui connaissait l’ombre de mon ombre m’avait demandé le nom de mon père. Quand je le lui avais dis, il m’avait répondu : « Es tu toujours son fils ? ». Il avait pris aussitôt un bout de papier sur lequel il avait rédigé pour moi ce qu’il fallait rédiger puis il avait pris de longues minutes pour mettre sa grande signature qui était impossible à imiter. J’avais assisté après cette époque à la construction de la fameuse fontaine et à son inauguration puisque j’habitais dans le quartier du voisinage. En fait, j’étais né dans ce bled qui n’appartenait initialement à personnes si ce n’était aux animaux et aux plantes sauvages. Des troupes amazighs, arabes et françaises s’y étaient disputées le long de l’histoire pire que des bêtes. Nos ancêtres qui avaient peuplé les derniers ce territoire avaient définitivement chassé les bêtes et arrachés les plantes. Plus tard, la terre accouchait avec le fer et mourrait peu à peu sous les fers ; car elle n’était ni aimée, ni haie, elle n’était ni l’objet de prière ni de malédiction, comme l’avait décrit Steinbeck dans les raisins de la colère. Ibn Khaldoune assimilait leur ruée vers les plaines à l’invasion des sauterelles. Il avait écrit que chez eux les pierres ne servaient qu’à faire des canounes. De nos jours, les derniers neveux des hilaliens et soulimites viennent de découvrir la voie de la richesse dans le commerce de la pierre. Leur or noir à eux est la vente d’immeubles qu’ils font construire avec. Ils peuvent même vous faire des réductions d’un ou deux millions de centimes comme s’ils le font avec 1 ou 2 dirhams ! La seule chose qui soulage les morts de sidi Zakour, c’est que les plus belles maisons de Berrechid poussent sur du fumier. Passant par hayte lihoudi du lotissement Oum Rabi, à hayte Gabriane du quartier Kadiri, à Hayte Lbacha du lotissement Yassmina, à l’écurie du contrôle civil sur l’ancien Hôtel de ville, au souk de bestiaux du quartier Hassania, au terrain de l’évacuation des eaux usées de derb lihoudi, à tous les fondouks de la kissariat et les anciennes zebbalas de la ville et des fermes d’alentours ! J’ai lu un joli poème de Francis Cabral qui me fait penser à un commentaire nostalgique de mon ami Manouni. Dans ce poème Francis Cabral dit :
Ma ville est triste
Cent mille personnes et personne n'existe
Ma ville est laide
Comme un mendiant, je me promène
Personne pour me dire bonjour
Je suis un étranger ma mère
Dans la ville où j'ai vu le jour
Comme un voleur, ils me regardent
Il n'est plus question d'amitié
Leurs sourires ils se les gardent
Dans cette ville où je suis né
Mais demain, demain si tu veux
Tout demain, demain tous les deux
On refera ma ville, ma ville
Et demain, demain si tu veux
Tout demain, tout demain tous les deux
On refera ma ville...
Contrairement au poète, je ne peux m’assimiler à un étranger car pour moi, un étranger est quelqu’un qui manque d’amour et de sensibilité envers la souffrance d’une ville ou d’une mère. Je ne me permets pas d’offrir cette fleur à nos fortunés de la pierre taillée qui malgré leur religiosité apparente n’ont pas l’honnêteté de la bourgeoisie française. Quand aux mendiants et voleurs, je vois des vrais et par dizaine tous les jours et il ne manque qu’à les soumettre un jour à l’I.G.R ! Puisque je ne suis pas un pessimiste, je traduis à mon compte ces paroles lumineuses de Si Abdellah Zrika, que j’aime entant que personne et entant que poète quand il parle en prophète : Même si tous nous disparitions, nous les victimes de la pierre, d’autres enfants, qui ne sont pas encore nés, passeront par cet endroit.
TAHIR JILLALI

TAHIR JILLALI

TRANSPORT EN COMMUN
Salam tout le monde !
Les commentaires nostalgiques de Mr Manouni m’inspirent. Il suffit pour moi de les relire pour que tout refasse surface. La première montée dans un car à l’appel du courtier : « Montez Lgouchi ! » m’avait incité de m’enquérir auprès des vieux pour savoir plus sur l’Histoires du transport public à Berrechid.
1°) Le contexte :Un vieux m’avait raconté qu’il se déplaçait à Moulay Bouchaib en prenant place sur le haut du port des bagages de l’autocar. Un jour, quand il avait quitté le douar de Talaouete pour prendre le car à Berrechid, il avait observé le Cheik Ouazani debout devant sa voiture stationnée au bord de la route de Bouzekoura et il avait pris la fuite. Le cheik lui avait fait signe de revenir et il avait obéi. La route secondaire de Bousekoura était quasi déserte à l’époque et seule la voiture du Cheik faisait le va et le vient à longueur de journée. Cette fois, elle avait laissé le cheikh en panne et c’est pourquoi celui ci avait appelé le fuyard de revenir pour lui donner un coup de main. Quand la voiture avait redémarré, le cheik avait demandé au garçon de monter au siége arrière de la voiture. Le garçon était tout content parce que son rêve jusqu’ici était de payer un gourch pour s’asseoir sur les bagages de l’autocar et le voilà, comme par baguette magique, qui roulait dans la voiture d’un maître qui possédait une richesse et exerçait un pouvoir. Arrivés au douar et précisément la maison du cheikh, ce dernier avait demandé à la domestique d’apporter à son humble compagnon un grand verre de café au lait bien chaud. Encore un miracle inattendu en faveur d’un petit affamé et encore un troisième quand le cheikh l’avait ramené sur son voiture au village et encore un quatrième quand il lui avait donné 20 Frs pour partir à Moulay Bouchaib. Notre ami avait trouvé cette fois, une place confortable à l’intérieur du car en payant une rbaiya. Il lui avait resté beaucoup de monnaie par laquelle il s’était permis des folies en l’espace de plusieurs mois. Vous ne pouvez pas imaginer l’état de joie dans laquelle se trouvait ce monsieur en me racontant cette histoire. Il me parlait avec fierté d’une certaine reconnaissance envers le cheikh de sa tribu qu’il appelait toujours par sidi Mohamad. Sûrement, il m’avait parlé d’un seul souvenir et avait caché d’autres plus personnels qu’il avait vécu à Moulay Bouchaib. Les chasseurs d’antan disent en regrettant le temps qui coule : Quand il y’a trop de perdrix, il n’y avait plus de baroude ! Ils n’aiment pas que les jeunes s’en moquent en leur disant : Si le car s’en allait, il vous restera la poussière à avaler ; ilafatak al car aad filmazrar !
2°) l’Histoire : Les premiers cars qu’on avait vu circuler les premiers à Berrechid appartenaient à El Ouadoudi, El Marnani, El Moklaa et Traybiz. Deux de ces transporteurs avaient débuté comme conducteurs de tracteurs, l’un chez Cheikh El Madhouss et l’autre dans une ferme coloniale quoique certains préfèrent donner à ce dernier le métier du commerce des œufs dans les souks de la région. Un autre transporteur pilotait la bagnole d’un Adoul à Ouled Allal. Avant de pratiquer le transport public à la régulière, ces personnes avaient usé de leur expérience dans la pratique transport clandestin selon le langage du jour. Ultérieurement, les autocars de Driss Lkourti, Er Rami, Driss ben Ali et El Fellah allaient renforcer le parc villageois. Précédemment, deux de ces transporteurs exerçaient la vente des eaux en détail dans les souks. Après la vulgarisation des pompes d’essence, ils s’étaient vus accordés des stations de distribution de carburant et des agréments de transport. Contrairement à son collègue El Courty qui rentabilisait son épargne dans les affaires, Rami gaspillait énormément dans les choses de la vie. Il s’offrait l’achat d’une vingtaine de kilogrammes de viandes par souk pour ne rien laisser aux mhaafs disaient certains. Il avait pour une épouse une française mais ils s’étaient séparés à la demande de celle-ci quand elle avait appris son second mariage avec une musulmane de son bled. Mok avait exploité l’agrément de son frère aîné Abdesslam Chouati. Le défunt avait rendu l’âme alors qu’il se disputait avec son collègue Ouadoudi sur le racolage d’un passager avec son chouari de figues de barbarie. Sur l’intervention du notable Haj Kettani, du clan de Ouadoudi, l’affaire était classée et la cause du décès était signalée une crise cardiaque. Wayh wayh Haj Kettani, mabhalou hade, sa parole cassait les pierres et il n’ y qu’une personne bannie par sa mère qui pouvait lui toucher un habchi, disaient un vieux. Plus tard, les gens de la corporation s’étaient associés pour mettre en circulation des cars au lieu des minis cars « Renault », toujours en souvenir, mais que je n’avais jamais monté.
Le 1° Mai 1993, un incident similaire à celui de Mok s’était produit entre deux charretiers qui transportaient les voyageurs à Zaouia sidi Ahmed ben Driss. Une altercation de racolage avait donné la mort du cocher Cheik En Nahri qui avait subi un coup mortel de la part de son collègue le cocher Zliga.
Et dire Mr Aziz que mouihate labiare tachfi mine adarare.

O.Lquissaria

bonjour!..
que pensez vous sur cette chanson d hier..
à chemecha gou3e gou3e...fine rada bia..
le welade..chaweya
lefekih..halef..3elia
kete3e..lia..rejelia
we..yedia...
ra seboula fe lekessekasse
riteha..ya ben..3ebasse
ra ..seboula..3etechana
riteha...ya...ya..moulana
je ne sais pas..la fin..du chanson
et j espére que o.l kissaria kemeleha.....

O.Lquissaria

Salut mes amis,

Une personne de ma famille a envoyé cette ancienne chanson qu'on répetait autrefois mais comme le message a été transmis sans signature ,le systeme a fait apparaitre mon pseudo du fait qu'il s'agit du méme PC que j'utilise habituellement....Mais moi aussi ,je ne connais pas la suite de la chanson!Je crois qu'elle commence plutot par "a jmila"!
O.L

Manouni Mohamed

Salut et bonne Houadez.
Le film qui a été tourné à Berrechid dans les années soixante dix, est une réalité que je vous relate dans ce commentaire, rares ceux qui avaient connu cet exploit ou ceux qui avaient vu la diffusion de ce court métrage.
Aujourd’hui en réponse d’un email en provenance du Canada et plus précisément de mon ami Si Jawad, je voudrais encore dire deux mots du groupe « Abnaa Achamss ». Ce groupe crée par les jeunes de l’époque qui se distinguaient par la chanson inoubliable « Oualyam Alliam ».
Le film, je l’avais vu plusieurs fois après sa sortie, chez mon cousin Hamid qui avait détenu le premier rôle aux cotés de ces jeunes tous cultivés :
Hamid et Khalid étaient tous les deux au lycée Mohamed V.
Samir poursuivait ses études à Casablanca en comptabilité.
Abdelilah (sciences maths) poursuivait des cours d’informatique chez IBM.
Berchoui à la faculté de droit.
Hasnaoui au conservatoire.
Laaraj fonctionnaire.
Et d’autres bien sûr, le film avait été conçu et réalisé par ce groupe sous la direction du feu Samir qui avait pris en charge tous les frais depuis l’achat de la camera et ses accessoires jusqu’au développement de la bobine.
Les dernières retouches et finalités du film chez un studio spécialisé à Casablanca avaient retardé sa diffusion ce qui avait laissé le temps à l’ensemble du groupe de lancer une campagne de publicité.
L’après midi d’un dimanche, la salle du cinéma offerte gracieusement par (Ba Lkbir) était bondée avec guichets fermés. J’ai été parmi les invités, le film avait débuté sans retard, nous voyions des visages familiers en plein écran, c’était extraordinaire.
Le film a été tourné avec une camera de l’époque, qui contenait une bobine huit mm, à côté du terrain de foot, puis dans la rue qui venait du collège, au rez-de-chaussée du jardin et enfin chez Laaraj, à Ouled M’hamed.
Celui qui attendait son tour pour être filmé, filmait les autres et le travail se faisait collectivement.
L’histoire du film tournait autour du vol d’un trésor par une mafia et un autre groupe de malfaiteurs cherchait comment s’accaparer de cette somme d’argent qui n’était en réalité qu’un grand paquet plein de pièces de cinq centimes.
Pour diffuser ce film de huit mm, il fallait avoir un caméscope, parce que les appareils du cinéma Camera étaient inopérants pour ce genre de bobines.
La facilité du transport de ce caméscope nous avait permis de visualiser plusieurs fois ce film, chez mon cousin.
Ces jeunes avaient chanté des chansons et avait joué ce film à une époque où Berrechid ne disposait ni de maisons pour la jeunesse ni bibliothèques ni conservatoires.
Vous, les Berrechidiens d’aujourd’hui où en êtes vous? Votre temps libre vous le passez comment?
La raison d’être d’une ou plusieurs associations dans la ville de Berrechid, aura pour but primordial en partenariat sérieux avec les décideurs, la résolution de ces problèmes des jeunes et non une réfection partielle et temporaire qui profite à telle ou telle tendance puis l’orage se calme après les élections.
Allah yaatina chta.
Si Jawad, chez nous aussi, il fait très froid, mais c’est mieux que votre verglas qui m’avait joué un tour une fois à Sainte Catherine de Montréal.
Si Jilali, le (mezrar).
Laissé par le car.
Est devenu des blocs de pierres.
Et a profité à certains.
Qui ne sont pas du patelin.
Vous savez ce que m’avait dit une fois le défunt Bouchaib Argane, mon cousin lui aussi, il m’avait dit :(Berrechid ne donne qu’aux autres).Je lui ai répondu, mais c’est bien. Berrechid et ses hrizis c’est (dar lkaram).
Si Ouldlquissaria, je vous salue et je confirme que c’est bien Jmila et non Chmicha .Lire ces poèmes nous fait revenir à cette époque de Jrada malha et de achta ta ta ta ta.
Si Aziz, ne fais pas comme Ahl el kahf, nous avons besoin de lire vos commentaires nostalgiques qui inspirent plus d’un et moi y compris.
Aaoud goulou alah yaatina chta. Goulou Amen.
A la prochaine.
Manouni Mohamed.

Khalid Nourredine

Bonjour à tous.

Merci si Manouni d'entretenir la flamme des souvenirs. Merci surtout de faire en sorte que ces souvenirs servent pour le bien des jeunes.

C'ert vrai , aujourd'hui, les jeunes disposent de plus de moyens mais ne s'en servent guère. Ou s'en servent mal.

Avant, nous disposions de peu de choses, et nous étions relativement heureux.

Mais pourqoui ce décalage entre les moyens d'une part et le bonheur ou le bien être d'autre part.

Je me rappelle, pour la préparation des épreuves du Bac, nous allions dans les champs ( toujours dérrière l'ancien terrain de foot ou sur la route de CAsa) avec Toumi ZITOUNI, Dr Azzedine , Bouzekri ( dont j'aimerais bien avoir de ses nouvelles- pour faire mon meaculpa-. Et beaucoup d'autres.

Debout en marchant sans cesse on apprenait les cours par coeur pendant des heures , des jours et des semaines.Je me demandais comment on a pu faire pour réussir ce BAC.

Comme disait Si Manouni, il n'y avait pas de bibliothéque.

En matière de distraction, il y'avait le cinéma. ET on n'avait même pas d'argent pour y aller . On attendait que Samir veuille bien nous faire bénéficier gratuitement d'une place.

J'avoue que je ne garde pas un bon souvenir, le fait d'attendre qu'on veuille bien nous accorder un privilège.

Je montrais souvent que même pauvre on doit rester digne. Ce qui me valait souvent l'exclusion du groupe.

Notre amitiè avec Hamid reste à ce jour intact par ce qu'on partageait la même valeur. Celle de la dignité.

Mon père et ma mère étaient illétrès, donc je n'avais personne pour faire les devoirs, à la maison. On avait pas de chambre pour chaque enfant. On était tous entassés dans la même chambre.

Aujourd'hui, tous les soirs, il faut que je fasse les devoirs avec mon fils ( 9 ans) .Qui dispose de sa chambre et de tous les autres moyens.

Je lui dis souvent, si j'avais les moyens dont il dispose aujourd'hui, je serais, je ne sais pas quoi. Enfin Je suis content de ce que je suis quand même.

Les jeux électroniques le passionnent beaucoup plus que les mathèmatiques. Et ca me rend malade.

Des fois, je lui supprime pendant un mois: la télé , les jeux, l'internet. Il tourne dingue. Mais ne cherche pas un prendre un livre.Et passe son temps à me demander: mais quand termine la punition?

Ma fille qui a 24 ans vient de rèussir son diplome d'ingénieur: il n'a jamis eu aucun jeu.

Comme moi, seul le cinéma l'interessait.

Le manque gènére- peut être- la rage de réussir.

Ou bien trop de superficiel engendre la paresse et l'echec.

Je sais que je dis une bêtise. Car, beaucoup d'enfants ne disposent pas du minimum pour étudier et n'ont probablement pas le minimum pour manger à leur faim.

Et comme le disait notre Prophète sidna Mohamed: Pour réussir , il faut faire le choix du raisonnable ( le mlilieu ou le centre).
" Khair al omor awsadoha"

Donc, il faut s'amuser un et travailler beaucoup.

CHANSON.

Il y'a sur le marché un CD qui regroupait toute les vieilles et traditionnelles chansons pour enfants ( Genre AChta ta ta...)

C'est un trés beau CD à faire écouter à nos enfants.

KADIRI NOUREDDINE

Salut tout le monde !
Je suis originaire de Berrechid .Je suis fier d'avoir decouvert ce site ,ça me plonge dans mon enfance .Petit je vivais à Casa mais je revenais très souvent à Berrechid ou résidait une grande partie de notre famille.
Actuellement je vis dans les caraibes et comme j'ai vu qu'il ya des berrechediens très erudits j'aurais pleins de questions à poser.
A bientot

TAHIR JILLALI

UN PEU HISTOIRE
Salut tout le monde !
On l’appelle Berrechid parce que les seigneurs qui l’avaient commandé s’appelaient ainsi. Ceci n’est pas la seule raison pour que l’ancien nom des ouled Hriz soit remplacé par celui des Berrechid. Les Sultans qui envoyaient leurs émissaires et les troupeaux à entretenir à Ouled Hriz désignaient le territoire par bled ouled Rchid. Qui pourrait dire le contraire ? La terre dans le rite malekite appartenait au Sultan Emir El Mouminine et le caïd qui avait reçu la délégation du pouvoir pour en assurer le partage dans la tribu s’appelait Barchid. Mais la ville entant que telle est un produit colonial comme beaucoup de ville du Maroc. Rares sont ceux qui savent que Berrechid était désignée municipalité dés 1917 mais son nom fut rayé de la liste des municipalités après avoir constaté que la population française était dispersée dans les fermes coloniales. Rares aussi ceux qui connaissent que le dahir portant promulgation de l’aménagement et l’organisation du Centre Ville de Berrechid en 1953 porte le sceau du Sultan fantoche Ibn Arafa. C’était le cas aussi du quartier la Gironde à Casablanca, du quartier Agdal sud de Rabat, du souk Had ouled Fraj et de la ville de Khemisset. Le traçage du plan de la ville de Berrechid à la règle et au compas annonçait le triomphe du rationnel et de la géométrie qui nous renvoie au siècle de lumière. Ce plan qui ne contenait que des lignes droites est orienté vers le Sud comme le voulait la marche pour la pacification militaire de la Chaouia. Le centre ville carrefour, bloqué du coté Est et Nord, s’appelait Place de France. Les artères verticales portaient les noms de Lyautey, Moinier, Clemenceau, Mangin et Foucauld. Les artères horizontales portaient les noms de : Paris, Lyon, Bordeaux et Marseille.
La concentration des pouvoirs à la française se reflétait dans la notion de centre-ville qui réunissait dans ses quatre faces toutes les institutions du pouvoir. Au lendemain de l’indépendance, la place de France était rebaptisée place de l’Istiqlal. Les rues Lyautey et Clemenceau étaient devenues rues Okba et Tarik Ibn Zayade. Ainsi, l’épée avait remplacé la poudre puisqu’ Okba commandait les troupes venues d’Orient et Tarik partait à la tète des siennes pour franchir le détroit. La mise en marche de la décentralisation depuis 1976 avait entraîné la déformation de la géométrie urbaine sous deux aspects : La perte de la centralité statique après la création d’un nouveau Hôtel de Ville sur le chemin de Settat et le changement de l'orientation des nouveaux quartiers suite à l’extension de la ville vers les quatre point cardinaux. L’infiltrage dans le monde rural s’était effectué sur de fermes coloniales rachetées dans le cadre de la récupération des terres agricoles pour faire l’objet de lotissements urbains. L’opposition Itihadiya au conseil municipale avait critiqué à l’époque cette anomalie dans sa presse écrite. Mais, une fois amenée au pouvoir par les vents de l’alternance, elle avait autorisé un lotissement d’habitat sur une zone industrielle. Le plus grand quartier de la nouvelle ville porte le nom de Mr Gastouss qui était un adjoint technique de l’ingénieur municipal Mr Leal. Dans ce quartier, on trouve des rues aussi étroites qu’à l’époque ou on roulait sur des charrettes tirées à l’âne. On y trouve même des ruelles qui sont des impasses. Ces rues portent toutes les sortes de noms : poètes, arbres, oiseaux, capitales et villes arabes et persiques, hommes politiques, etc. Lors de l’inauguration d’une rue et un collège portant le nom du défunt Abderrahim Bouabid, le ministre de l’intérieur Mr Basri avait publiquement dit si Mohamed Tarbouz , président du conseil municipal, sur un ton moqueur : « Avez-vous consommé les noms de vos personnalités hrizis ? Bouabid je viens d’inaugurer son nom à Salé ». Le ministre avec son kfouziya ne savait même pas qu’une rue dans son bled portait le nom de Kom du pays de Khoumini qui était son ennemi juré. Dans son manuel du Droit Constitutionnel en arabe, le professeur Mohamed Kadiri écrivait qu’ Abderrahim Bouabid avait décliné une offre politique de Basri qui lui garantissait un siége de parlementaire à Settat en 1977. Quelle descrimination ! Mr Bouabid proposé parlementaire en chaire et en os à Settat mais boudé comme symbole parmi d’autres à Berrechid qui tend les bras à tout les grands du monde.
N.B : Avis de recherche : Avons remarqué l’éclipse prolongé de notre ami ingénieur biologiste qui nous avait conseillé le choix des légumes dans le cassriya du couscouss hrizya. Un émail dans votre courrier l’ami.

Aziz

AL CARIAN

Salut tout le monde

Carian ou bidonville, on dit que ce mot, bidonville, a vu le jour à casablanca. Il fallait bien trouver un nom à ce phénomène nouveau dans la société marocaine. Les paysans quittaient massivement leurs terres pour venir s’installer à la périphérie des villes offrant plus de possibilités pour l’emploi et pour une vie meilleur.
Souvent, les grands rêves ou espoirs des aventuriers de l’exode rural disparaissaient devant une réalité dure et amère. Des grandes condensations de gens dans des petits espaces, baraques construites de bidons d’huile ou kasdir, ni eau, ni électricité, ni wc, ni sanitaire, ghir fhamha ou safi.
Quand il pleut, tu as l’eau à l’intérieur (al katra) et la boue à l’extérieur. L’hiver, un frigidaire, l’été, un enfer.
Berraka à coté de berraka, une forme nouvelle, une innovation dans l’urbanisme marocain. Ce n’est pas un douar, ni un village et loin d’être une ville. Un peu de tout et de rien, comme notre identité, unie mais cassée. Des figures de formes cubiques, ne paraissent pas tellement harmonieuses, ou symétriques, comme les tableaux de Picosso.
Ce phénomène forcé dû au grands changements de mode de vie et les transformations rapides d’une société agraire, basée sur l’agriculture, artisanat, et le petit commerce, vers une société voulant mettre des pas révolutionnaires et rapides surtout, dans l’industrialisation. La demande continue de la main d’œuvre moins cher, a augmenté cette couche de prolétariat habitant al kasdir.
A Barchid, il y avait pas mal de bidonvilles comme celui de : Cheikh Saleh, Chenania, El Haymer, Ouled al haj Omer.
Tahir a parlé de la pierre à Barchid, effectivement entre l’âge des pierres et l’âge du bronze (al kasdir), le business est énorme.
En face de rue Marrakech, je voyais à l’horizon cette ligne métallique de couleur noire, qui cachait la misère, le désordre, le chao et la marginalisation.
Durant mes promenades dans la périphérie de cette périphérie, je voyais les zebala, des ordures entassées, les habitants ne les jetaient pas loin de leurs brarek, pensant ainsi, se débarrasser des ordures.
Je voyais assez de pailles preuve d’une présence animale : des vaches, des chèvres… les paysans d’hier, devenu des demis citadins aujourd’hui, ne pouvaient pas encore se dépasser
d’un lait frais et des projets basés sur l’animal domestique. Certains faisaient même une zriba pour leurs animaux
Autour du zebala, des petits enfants qui jouaient, des chiens cherchant la nourriture, et des mouches grandes, petites, noires, bleus et vertes, sans parler des odeurs.
Je ne pouvais pas m’aventurier plus loin de peur de se perdre, toutes les ruelles se ressemblaient, pas d’indices ou de repère.
Les habitants du carian, avaient peur du feu, comme le chien enragé a peur de l’eau. Ils étaient moins protégés contres les incendies. Une fois j’ai vu d’immenses flammes et une grande fumée noire dans l’air. Les gens couraient dans tous les sens pour déplacer ce qu’ils pouvaient déplacer : enfants et biens.
Le carian, est un ghetto, sauf que le critère est économique, milieu défavorisé, souvent source de délinquance, vole, agression, chaumage…pendant l’occupation, il était un endroit idéal pour la cachette et la gestion de la résistance.
Le carian c’est aussi l’endroit qui rassemblait des gens de différentes régions du pays, un brassage socioculturel. Je pense ici à Nas Al Ghiwan et leur départ du carian al Hay Al Mohamadi et le poète marocain, évoqué par Tahir et que j’aime bien, Zrika le fils du carian Ben Msik.

Un salut à Manouni et O. al kissaria, Jawad.
Tahir : mouihat lebiyar tchefi min adarar
Ou naânaâ ouled Ziyan isarrah al îyyan.

Salam

belmokhtar dernouni

bonjour messieurs taher jilali ,aziz ,jawad , manouni ,ouled lkissaria ,khalid nourrdine ,et tous les ouleds leblad.
c est vrai je me suis un peu eclipse en raison de notre mobilisation en cette periode d 'examen de fin du premier semestre a la faculte des sciences d 'el jadida ou je travaille
la page des commentaire du site berrechid d 'antan est desactivée depuis longtemps et je croyais q eu barchid face nord est reserve a ouled allal kasba jdida benimryar lahbacha taalaout ect ca m'as un peu desoriente
en tout cas je suis ravi de vous retrouvez et vous lire
portez vous bien tous et a tres bien tot .
belmokhtar dernouni

Dadi

Ce message est pour Kadiri nouredine .Tu es où dans les caraibes si ce n'est pas indiscret .Car moi aussi je vais souvent aux Antilles .D'ailleurs la famille va y aller en Fevrier 2007 InchaAllah.

KADIRI NOUREDDINE

Salut Mr Belmokhtar.
Je suis à Saint Martin :une petite ile franco-hollandaise se trouvant pas loin de la Guadeloupe.

Dadi

Rebonjour Si Noureddine.Ce n'est pas belmoktar ,mais Abderrahim Dadi .Je connais la region depuis des années deja. j'ai vecu en Martinique .Nous allons en Fevrier prochain la bas.Je ne savais pas qu'il y avait des gens de Berrechid dans le coin .Si tu à St Martin c'est que tu es soit dans la Finance , soit dans le tourisme .Par rapport aux Kadiri de Berrechid tu es de la famille Si Abdellah ou chikh Haj Saleh?

KADIRI NOUREDDINE

Bonjour Mr dadi
Je suis effecctivement dans le tourisme et la communication .Je suis le fils de hamou Kadiri ; cousin de Si Abdellah.

Dadi

Ok Si nouredine.Ravi de savoir qu'il y a un Berrechidien voisin à moi.st Martin n est pas loin de Martinique.Parles tu Creole maintenant?

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Monnaies d'antan

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