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Voici les sites qui parlent de Barchid, face nord :
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Bonjour a tous mes amis et oulad el 3am les berrechidiens ;je suis rassuré maintenant qu'il y a dans ce site des connesseurs de l'histoire de ma ville ,je suis maintenant curieux de d'avoir des reponses sur bp de questions mistérieuses .Jadis ,j'entendais les habitants des régions voisines de Berrechid appelaient ce dernier ''KASBA'' et appelaient Kasba de kaid OULD Ch'micha ''KASBA J'DIDA''je me demande laquelle des deux la nouvelle et ancienne? Moi j'ai bp de souvenirs de KASBA J'DIDA parce que mon pere lah irahmou etait un locataire d'une grande partie de cette derniere dans les anneés 67-68-69-70...dans l'exploitation de paturage pour les bétailles ''ZNAIGA''et j'y allais souvent pour jouer avec mes freres et mes amis ''haut les mais'' et'' cache cache''...et je me souvenais bien de cette agglomeré urbanistique ,constituée d'un ensemble de maisons ''RIADS'' ily avait déja la trace des "KOUBBA"des locaux souterraines "TOUFRIS"des arcades , des toitures en bois ",3ar3ar ",des plantes,des "MATFIA"...Et d'apres ses monuments, on connait bien que les familles qui habitaient ces riads ,etaient aisés cad Ils font partie de la famille de caid Barchid,et pour savoir plus ,il y a parmis nos amis les Berrechidiens la petite fille de Bacha CH'micha qui pourra répondre a tous mes questions, je lui remercis d'avance ...Cordialement
Rédigé par: lafjel mohamed | 15 octobre 2006 at 23:37
je suis totalement fière de ce site magnifique et notammenttous ces photos .
je voudrai remercier tous les membres parce qu ils ont fait un grand travail .merci boukoup
Rédigé par: amine boukrizia | 20 décembre 2006 at 18:52
1° GOELAND ET MIGRATEURS
Salam tout le monde !
Mr Omar Lahrizi a tout à fait raison de nous rappeler à l’ordre. Je suis entièrement d’accord avec lui sur la marge qu’il faut se garder d’observer entre un forum et un sky blog. En fait, en souhaitant les meilleurs vœux de l’aïd aux amis du forum, comme il avait l’habitude de le faire sur le chemin du mssala, notre sympathique Jawad a été mordu sans danger par un rat de site. On dirait qu’il a été légèrement écorché par une faucille rouillée enfouie là ou il ne l’attendait pas. Pourquoi l’empesté clandestin nous voulait du mal ? Pourquoi ne respecte-il pas le cérémonial du natif de Bethlehem ? Pourquoi pas non plus la grande fête des musulmans ? Pourquoi n’a que de la saleté dans le bec ? Quelle est sa religion ? Son sexe ? Sa résidence ? Son poste ? On ne veut pas perdre son temps à le localiser et mettre à ses trousses le programme espion adéquat ! On aurait préfère qu’il nous révélait lui-même son identité et faisait part poliment de ses suggestions et nous les respections, tel qu’il l’est et telle qu’elles sont. Jadis, nous répétions une anecdote à propos des clous similaires qui ne voyaient pas plus loin du seuil de leurs zribas. Nous disions qu’un coq à beau plumage promenait ses larges pattes à longues griffes sur le fumier du douar à la recherche des verres de terre. Une fois, il gratté si fort et qu’est ce qu’il a trouvé dans la couche inférieure du fumier? Un boujaarane plié sur lui-même entrain de fabriquer une bille avec la saleté des vaches! Pardon, qu’est ce tu fais là ? dit le coq . Sans hésitation, Boujaarane répond : Je suis un réfugié politique qui vit dans la clandestinité, wa asster ma asster allah ! Quand j’étais étudiant chez le professeur Mr Abdellah Adeyl, qui nous enseignait l’histoire des idées politiques, j’avais une forte admiration pour les idées modérées de Cicéron avec son gouvernement mixte. Je n’ai jamais par contre apprécié les idées de Platon qui faisait peupler sa République par trois classes sociales distinctes. Au sommet de l’échelle, il mettait les hommes du métal précieux qui ont l’âme d’or. Au milieu, il plaçait les hommes qui ont le cœur d’argent. En bas, il entassait les hommes de fer qui ont le cœur en bronze. Aujourd’hui, je suis un peu déçu d’apprendre que Cicéron, qui avait dirigé un moment l'Empire, avait une femme (et un fils), mais lui préférait les charmes de son jeune esclave secrétaire favori ! Je me rends compte aussi que Platon avait ses raisons d’être raciste dans sa propre République car il y’ a vraiment sur cette terre des pseudo hommes qui ont le cœur en zinc et le visage en kazire. Je n’exagère rien, le chanteur tunisien Mohamed Al Izabi l’avait chanté aussi en disant que « les hommes sont de différentes mines et que si beaucoup sont bons, il y’ a d’autres ne sont mêmes pas des hommes ». Pour me donner une représentation, je dis que la cote de la casse qui cherche à se mesurer à l’or de forte teneur dans ces derniers jours atteint actuellement le prix record de 1Dh/kilos. Là ou s’asseyaient autrefois Khaled et Hamid pour compter les voitures dans les jeux paisibles de l’enfance, passent quotidiennement des camions chargés des tas de zincs mais ne trouvent malheureusement plus personne pour jouer avec. Ces camions sont dirigés vers le port de Casablanca puisque la ferraille est sollicitée à l’exportation. Chacun a sa petite chance donc ! Nos braves qui ont le cœur d’or, comme Khaled, Aziz, Hamid, Jawad, Chakir, Abderrahim, Omar ont trouvé de la bonne place à Paris lumière ou ailleurs. La vermine de la rouille, si elle n’est toujours pas à l’ombre d’un quartier rouge, elle aura un jour sa petite place dans le tas de la casse. Qui sait, après le broyage et le remodelage, il en sortira un joli diamant ?! Et ainsi, sera revu de fond en comble la crédibilité de notre adage populaire : le ventre enfante Assabagh wa addabagh. Je ne suis pas si sur, je suis plutôt convaincu qu’il ne verra jamais ce beau jour. Un paresseux goéland habitué à la collecte des résidus des plages ne sait pas et ne peut pas rêver dans les hauts cieux, au-delà des océans, tels les courageux oiseaux migrateurs de Berrechid… qu’aucun obstacle ne pourra les empêcher de battre la plume et de s’écrire à merveille.
……………………………………………………………………………………………………….
2°) BILAN: LETTRES DE BERRECHID
Le premier tome du livre qui archive les commentaires des berrechidiens parus sur Maroc Antan jusqu’au mois de Septembre 2006 portera le titre de : Lettres de Berrechid. Ce document numérique qui est entré dans la dernière phase de sa finalisation ne va pas tarder d’être publié en P.D.F par les soins de Mr Ali. L’équipe chargé du regroupement des thèmes l’avait décomposé ainsi :
- La première partie est titrée : Histoire et Peuplement de Berrechid. Elle a comme grands sous titres : Caids et tribus des ouled Hriz ; De la campagne à la ville ; Premiers habitants de Berrechid.
- La deuxième partie est titrée : La ville, ses quartiers et environs. Elle a comme grands sous titres : les orphelins de la kissariat ; Il était une fois la Gare ; Une arliote parmi nous ; Les douars de la ceinture ; les douars de la campagne.
- La troisième partie est titrée : Religion et Traditions. Elle traite les saints d’ouled Hriz qui sont sidi Omor Belahcen et les saints des douars.
- La quatrième partie est titrée Sociabilité et activités communautaires : Elle a comme grands sous titres : Réjouissances et spectacles ; Les Sport à Berrechid ; Les activités artistiques.
- La cinquième partie est titrée : Ecole et Retrouvailles. Elle a un grand sous titre qui traite les Souvenirs de Berrechidiens, tels : Rencontres sur Maroc Antan ; Les cahiers de Jilali ; Souvenirs d’un kissariote ; Les feuilles de Manouni ; Les merveilles du Café au lait ; Hommages de Berrechidiens ; La berraka de Jawad ; taybou hari Abdesslam. Un dernier sous titre de la partie sera intitulé : Nostalgie et fierté.
Nous nous félicitons de l’effort et nous remercions les plumes du forum pour avoir contribué chacun à l’enrichissement de la mémoire de sa ville. Espérons tous que le tome suivant sera plus riche et encore plus meilleur.
Rédigé par: Tahir Jillali | 04 janvier 2007 at 15:11
Je ne suis pas originaire de Berrechid, j'y habite depuis une dizaine d'années. Ce que je trouve anormale c'est la dégradation et la disparition progressive des zones de verdures et des arbres. Et ceci sous les yeux des conseils municipaux successifs et des habitans.
Domage
Rédigé par: Jalil Asserrhine | 04 janvier 2007 at 16:21
La santé et le bonheur pour tous les participants.
Tahir : Ca va la grippe ? La cause peut être, c’est ce croisement libre de Gastos !
Derb Tahiri était plus protégé contre le courant d’air, en plus la cheminée de Moul Bririka gardait bien la température de la périphérie, mais oui, le temps ne revient jamais en arrière et Sidi Ifni est trop loin…laisses tomber !
Jawad : Bon travail, félicitation et bonne continuation.
Salam
Rédigé par: Aziz | 04 janvier 2007 at 16:24
Merci Mr Aziz et bon retour Mr Tahir, si Jilali comme tu as mentionné comme information la dernièe fois. Le site qu´on est entrains de créer, il est maintenant presque fini. tout le monde a le droit de participer dans ce site avec des commentaires, des photos, des remarques et des suggestions. l´adresse du site est :
http://berrechid.ma.site.voila.fr
une petite remarque, son adresse est plus long, je vous promets qu´il sera plus court dans les prochains jours.
Merci d´avance de votre visite.
Rédigé par: jawad | 04 janvier 2007 at 19:55
Salut tout le monde.
L’apparition tardive de ce commentaire est due au blocage du blog « Berrechid autrefois, en attendant son activation je vous invite à utiliser ce coin nommé « Barchid, face nord ».
Vers la fin du mois de décembre des années quatre vingt, les lumières de toutes les couleurs allumaient le centre de la ville de Casablanca et la nuit devenait jour.
Dans les grandes artères se plantaient des personnes déguisées en Père Noël, en échange de quelques dirhams ils se laissaient photographier avec des parents pour le plaisir de leurs enfants.
Ce court thème n’a aucun rapport avec la raison d’être de ce blog diront quelques uns mais pour une détente à l’occasion, j’aimerai vous parler d’une histoire vraie qui s’est produite au centre de Casablanca avec comme acteurs trois berrechdiens.
Le Père Noël habillé en rouge un gros bâton à la main, une barbe blanche, il regarde les gens passer au Boulevard de Paris, à un moment donné, un couple arrive devant lui et se prépare pour une photo, la fille se met à gauche, le garçon à droite, le photographe s’éloigne pour bien cadrer les trois mais la photo n’a jamais été prise, pourquoi à votre avis ?
Le Père Noël n’était que le frère de la fille, elle a été bien tabassée, l’amant tire sur la barbe, le visage du déguisé se découvre et le couple s’enfuit en direction de garage Allal.
La suite de cette histoire…
Bonne Année et je m’adresse aux jeunes n’essayez pas de jouer le don juan, ça risque parfois de tourner mal.
Rédigé par: Manouni Mohamed | 04 janvier 2007 at 23:40
Salut Manouni
Les Papa Noël, c’est comme nous: il y a les gentilles et il y a les méchants.
Donc la prochaine fois, il ne faut JAMAIS prendre de photos avec un méchant Papa Noël !
Salut
Rédigé par: Aziz | 05 janvier 2007 at 00:08
Salam tout le monde !
1°- HISTOIRE D’ENFANTS
Je vous remercie Mr Aziz, tout va pour le mieux grâce à un remède efficace qui m’a été conseillé par Mr Manouni. Ne me demandez surtout pas de vous livrer le prospectus, Mr Manouni attend que je lui rends les comptes et je n’ai rien fais de la sorte jusqu’à présent. J’hésite encore surtout quand je pense à votre histoire du non récompense du Dr Delamare et le triste sort de la patiente qui lui a promis le bœuf ! Avec Mr Valentin, la tournure de l’histoire s’est passée autrement. Un jour l’élevé, dit fils de Saltana, lui a apporté un dindon pour recevoir de bonnes notes au deuxième trimestre. Après les examens, cet élève est revenu à la ferme Louisa en voleur pour reprendre son dindon. A l’approche du troisième trimestre, il a rapporté le dindon en faisant croire qu’il s’agit d’un deuxième cadeau. Hélas ! Mr Valentin, plein de tahramyates, a reconnu le dindon et n’a pas dit mot. En fin de compte, il l’a bouffé pour éviter qu’on ne vienne le lui voler et le fils de Seltana a échoué à l’examen. Un jour l’enfant Mustapha Habach, alias Pampam, accompagné de son cadet si Mohamed, alias Baayz, étaient entrain de s’amuser derrière l’ex internat ou habitait à l’époque Mr Obeliene. Ce dernier les avait de loin observé et les deux gamins avaient aussitôt pris la fuite. Le lendemain, Mustapha était parti à l’école la tête rasée en portant une autre chemise. Si Mohamed qui ne se doutait de rien n’avait pas pensé à se déguiser. Pourtant, une fois à l’école, Mr Obeliene avait reconnu les deux. Il avait fait sortir si Mohamed des rangs et lui donna la fameuse gifle lumineuse. « Chouf anssara wlad lahram chhaal waarine, me dit si Mohamed. Mr Obeliene m’a parlé en français et a passé sa main sur ma tête. Je ne sais pas ce qu’il m’a dit en français mais quand il a passé sa main bichouia sur ma tête, j’ai compris son message : c’est pour ton bon éducation que je t’ai frappé, ne jouez plus dans les saletés, voulait me dire Mr Obeliene ».
2° VERDURE
Cette fois, je retrouve quelqu’un qui se soucie spécialement pour la dégradation des espaces verts. Mr Jalil Asserhine parle vrai. L’entretien de la bande de verdure du grand boulevard coûte une petite fortune à la ville surtout qu’il est confié annuellement à des sociétés privées suivant un marché cadre. Le grand square devant l’ancien Hôtel de ville est également abandonné au triste sort après qu'on dépensé de l’argent au profit d’une société qui a fait les grilles. On laisse dire que les choses se fassent exprès et qu’on a l’attention de céder une partie du square au privé pour en faire un parc de distraction. Une bonne idée, mais qu’advient de la piscine Californie cédée elle aussi à un particulier ? Je ne sais plus, est ce qu’on fait élire des gens pour travailler ou pour déléguer la mission au privé et s’en laver les mains ? Je ne crois pas à la réussite de la privatisation de l'assainissement solide. Les choses me paraissent très compliquées à tous les niveaux et il suffit de réfléchir. On demandera davantage d’impôts et on fera semblant de nous défendre en attaquant telle ou telle société en justice. Entre temps, la mouche aura la taille de l’ homme et Berrechid deviendra comme le dépôt de Mediouna.
Ayons le courage de bien servir et d'appliquer des avertissents taxés aux contrevenants. La différence entre la gestion privée et la gestion publique provient de l'absence du suivi et du contrôle dans le dernier cas. Je ne suis pas en déphasage sur le cours de la mondialisation, mais je crois ici en l’adage: Seul ton ongle peut te gratter la peau!
N.B : A propos de la page désactivée, je pense qu’elle est saturée et devient lente quand à son ouverture au public.
Rédigé par: Tahir Jillali | 05 janvier 2007 at 13:30
HJABE
Salut les amis
Dans mon enfance, je me rappelle d’un nombres considérables de hjabates que ma mère me faisait chez le fkih contre un tas de choses tel : les maladies ou al ain par exemple : Ain bnadem waâra ! Une phrase qui revenait souvent dans les dialogues des gens.
On appelle ça aussi sboube, sabbaba, yousabbibo…sabbabes ya âbdi wna nâounak !
Sboube, ce smagh sur un papier blanc cassé, d’un pain de sucre, se buvait avec un peu d’eau, sinon, il fallait le protéger par un métal de couleur de cuivre et couvrir le tout par un peu de sofa, comme le boulfafe.
Même shakespeare n’a pas oublier se petit détail en imaginant la personnalité d’Othello.
Le dernier hjabe que je portais, était proportionnellement grand en comparaissant avec mon petit corps. Il était d’une couleur verte, le coté collé sur la peau devenait avec le temps, plus lisse et plus foncé, ainsi qu’al kitane autour du coup.
Ce hijabe, était fait d’une façon préventive contre al Ouwaya, l’auteur fût al fakih Lasfar. Quand je plaisantais avec ma mère, allah yarhamha, à propos de ce hijabe, elle me disait qu’en tout cas, tu n’as pas eu cette Ouwaya, qui frappait sans pitié les enfants de l’époque !
Je devais toujours et toujours le porter, il est devenu une partie de mon corps, le sixième doigt, comme disait Najib Mahfouz, quand il parlait de la croyance chez l’enfant.
Une fois, en sortant du hammam Zoubida, je l’ai arraché des mains de ma sœur, à une vitesse hystérique, pour le remettre à sa place…a ce point, on était inséparable.
Le temps, a heureusement beaucoup changé, consulter un médecin, ne se faisait que dans une étape très tard. Ces médecins, qui se prenaient, eux aussi, pour des demi Dieux, venant d’une autre planète, parlaient rarement aux patients à pas égales.
J’ai bu une fois, trabe cheikh pour me guérir des angines, il était imbuvable ! Ma mère mélangeait cette terre à l’eau et elle me collait la patte sur la gorge, elle finit par tomber en poudre a cause de la haute température du corps.
Des croyances, des rituels, des gestes et des symboles, un héritage spirituel, paranormal, bien présent dans les détails de la vie d’antan.
Pour enlever une chîra sous l’œil, il fallait camoufler une vraie chîra entre des pierres qu’on mettait l’une sue l’autre dans la rue. Le type qui renverserait ces pierres, recevrait ton chîra et toi, tu serais guéri. Ne demandes pas comment… Dir niyya ou nâsse mâ al hayya ! (Ouchouf ach dire lik !).
La précipitation pour tuer un lézard, Juda de l’islam, qui montrait aux koffar, la cachette du prophète. En revanche, l’araignée qui cachait l’ouverture de la grotte, devait être laissé en paix.
Nagat baba rabi, pouvait te montrer la direction où se trouverait le pays où tu serais marié.
Jusqu'à maintenant, je remet spontanément et inconsciemment les chaussures tournées, droit à leurs place, je ne sais pas pourquoi ni pour qu’elle raison ? c’est une habitude que ma mère me demandait de faire systématiquement quand une babouche était tournée.
Sur les mures des maisons, je voyais des mains de hanna, efficaces peut être, contre cette phobie dal Ain qui terrorisait la société, et qui faisait peur à tout le monde.
Al ain, l’œil… al ain d’un regard méditerranéen, un regard qui brille, et qui suit…
Le regard des hommes assit dans des cafés 100% masculin, des grandes moustaches sur des figures maigres partagées entre le tabac, le regard et le café noir…
Regard curieux et professionnel, des vielles sous al hayk ou derrière un fedriche…
Le bain de regard varié à l’entrée du ras derb…
Je pense que ces regards, du sud, ne sont pas toujours méchants par définition, c’est une façon, peut être, de communiquer, d’établir un contact, même de loin, avec l’autre.
Comme al hanna sur les mures, d’autres encore plus superstitieux, mettaient le fer à cheval sur la porte de l’entrée. J’ai vu la même chose à la compagne du sud français, sauf que le fer se mettait à l’envers.
Quand on ne se sentait pas bien, un peu de harmel et du chabba dans le mjaymar. Le chabba refroidit dans l’eau d’une boite de lait Guiguoz, prenait des formes variées: c’est ça l’œil exorcisé du corps.
Je dois avouer que la main de ma mère remplit de harmel et qu’elle faisait tournée sept fois, au tour de ma tête, tout en lisant doucement le coran, me rendait tranquille et je me sentais psychiquement beaucoup mieux.
Je me rappelle aussi de certains photos collées aux mures, je ne sais pas pourquoi ces photos comme celle du mot d’Allah ou du roi Mohammed V, par exemple, devaient être à un niveau très haut du mure de la salle, tout près du plafond ?
S’agit il d’un signe de respect pour la symbolique, pour la valeur esthétique en général qui doit être haute, loin de la réalité de chaque jour et proche de la divinité et du sacré…
Ou tout simplement, un acte préventif, contre les mains des enfants.
Certaines photos étaient présentes dans les hlakis comme matériel didactique concrétisant une narration. Il s’agissait par exemple de:
La main de Fatima : une main rose avec un œil au milieu…Khmissa, khamsa ou khmis âla âynik…ou ala li ma ysali ala nbi !
Sidna Ali assit au milieu de ses fils : Al Hassan wa Al Houssine…le nombre trois, sacré : tlata chiît anabi.
Sidna Ali frappant Ras Al Ghoul avec son épée dou al fakar.
Sidna Soulaymane inspectant son armée composée d’animaux et de djines, c’était la première fois que je voyais un dessin du djin : des cornes, une barbe pointue, des dents en forme pyramidale, une queue et des pâtes de chèvres.
Ces djines de caractère intelligent et méchant en même temps, étaient capables de voler, de se métamorphoser en animal et en personne, de se mettre à l’intérieur de ton corps et de lire tes idées et tes pensées… vous imaginez la peur que j’avais le soir, quand il fallait ramener le pain du faran Lahsan, ou lorsqu’il fallait monter tout seul, au stah, avec une lampe d’escalier qui ne marchait pas… je pense ici au combat du Taha Housayn avec al afarit dans son livre Al Ayyam.
Il y avait aussi, si je me rappelle bien, la photo d’un homme assit sur un lion et tenait un bâton à la main, mon père m’a dit que c’est : Bouya Rahal Al Bouhali… reste à vérifier !
Une autre photo, un peu érotique, celle de Zoulikha séduisant Sidna Youssef d’Egypte.
Je pense que toutes ces photos avaient des traces chiites puisque la représentation d’Ali et les autres prophètes était tolérée.
Un entourage d’enfance, riche en symboles et hakys, un enchaînement oral et millénaire, introduisait l’âme et l’esprit de l’enfant dans un monde de mille et une imagination… mille et un fantasme…
Ou bkayit mâ nas lajouade…
Salam
Rédigé par: Aziz | 05 janvier 2007 at 14:14
Bonjour M. Tahir,
D'après vos écrits, vous avez passé votre enfance à Berrechid et peut être vous etes originaire de cette ville.
Je pense que l'affaire de la verdure dans une ville concerne et les habitants et le conseil municipale; c'est une culture quoi.
Une fois, lors d'un voyage avec mes enfants, entre Ifran et Azrou je fus arrété par deux gendarmes. L'un d'eux en controlant mes papiers, je lui ai demandé la raison pour laquelle ils m'ont arrêté. Bref, c'est une histoire classique de l'exès de vitesse et sans qu'ils soient équipés d'un radar. Le gendarme, m'a demandé où j'habite, à Berrechid je lui est répondu. Quelques secondes de silence et en pliant mes papiers il m'a demandé "tu connais le café Tbaïnia (professionnels de foin)"; avec un sourire je lui est indiqué sa situation et vous ne pouvez pas imaginer son bonheur de rencontrer quelqu'un de Berrechid d'où apparement il est originaire. J'ai eu un petit quart d'heure agréable en discutant avec lui.
Rédigé par: Jalil Asserrhine | 05 janvier 2007 at 17:52
Salut mes amis.
SI Jilali je suis content de savoir que vous vous portiez mieux, la senteur dégagée des roses de votre jardin entretenue par Khalid est pour quelques choses pour vos papillons ; sachez bien que les miens ont aussi profité des enseignements tirés. Mon sixième sens se mobilise de nouveau encore pour vous demander : Khalid n’est il pas votre fils?
Je tiens à vous informer que le calcul de l’IGR m’a beaucoup aidé et le chat a crée un moment de bonheur dans notre foyer, je vous remercie aussi de ce remède.
Parlant de remède, Si Aziz, je trouve que vos amulettes (hjabs) avaient plus d’effets thérapeutiques du moins sur le plan psychique que les médicaments d’aujourd’hui. Votre commentaire m’a rappelé une épidémie qui avait envahi notre ville dans les années soixante, une maladie cutanée contagieuse qui avait atteint petits et grands. Cette maladie nous l’avons appelé « Amal Hayati ».
C’était l’époque où le café du « Sed el Aali » lançait la chanson d’Oum kalssoum du même nom à longueur de la journée, c’est à cette période que nous avons fait la découverte de l’adage cité par Si Jilali (ma hakka jildoka mitla dofrika).
Cette maladie se traduisait par l’apparition des boutons sur tous le corps, accompagnés de démangeaison, chez nous à la maison tous mes frères et sœurs ont été frappés par ce mal sauf moi, comme si Aziz lorsqu’il a été sauvé de la coqueluche.
Le remède, il n’y en avait pas, je voyais mes camarades en classe, dérangés, n’étaient pas bien dans leur peaux, comme on dit, pour se soulager, ils n’avaient que leur ongles et encore leur ongles doivent être bien aiguisés pour pouvoir s’attaquer à ces boutons pleins de pus, le champs de bataille en l’occurrence la peau devenait rougeâtre et saignante.
Mais le vrai médicament, était la confection d’une sorte d’amulette (hjab), non identique à celui de Si Aziz mais plus efficace, nos mère sont devenues de vraies chimistes et les( attars), entre autres Sidi Aam, ont fait une bonne affaire dans le temps, un morceau de souffre enveloppé dans une étoffe blanche, accrochée autour de notre cou et sous nos habits, ce qui fait que vous ne sentez plus que l’odeur de cette matière et dans la classe cette odeur devenait insupportable, les professeurs qui étaient dans la majorité des français étaient gênés eux aussi, la plupart du temps ils ouvraient porte et fenêtres. L’hiver était l’enfer, le froid ajouté à des douleurs, terrorisait les jeunes.
Vous allez me dire que c’était à cause du manque d’hygiène, je vous dirai le contraire, puisque cette maladie avait touché une grande partie et il arrive de trouver un clochard tout sale mais indemne, comment vous expliquez ce phénomène? Nous parents nous expliquaient que les touristes (nsara) qui ont ramené cette maladie (sic)! Delamar a déposé les armes cette fois ci.
Je salue Si Ouldlquissaria, et j’espère qu’il réagisse en lisant ce commentaire, certainement il a fait l’expérience, un indice si vous avez oublié :
Amal hayati.
Hok hok bellati.
Fia jribati.
Taadi oulidati.
Si Khalid (voulez vous régler votre fréquence sur votre ville et non sur Ben Ahmed) Si Jawad, Si Belmokhtar, Si chakir, Mme Ksares, pour tous j’implore Dieu qu’il vous préserve de tout mal, Amen.
A bientôt.
Manouni Mohamed.
Rédigé par: Manouni Mohamed | 05 janvier 2007 at 22:40
TITANIC
Salam tout le monde.
La préservation des espaces verts en milieu urbain, on ne peut qu’être d’accord, est une culture et une responsabilité partagée et ce travers le monde. Ailleurs, on calcule scientifiquement ses besoins en oxygène et en verdure. Le climat aidant, ils organisent leurs parcs par le choix des arbres et des fleurs tenant compte des quatre saisons de l’année. La culture politique de participation oblige, ils encouragent les artistes sur l’herbe pour embellir leurs jardins avec des statuettes en cuivre rouge, granite,etc. Un parc de promenade peut s’étendre sur une dizaine d’hectares ou plus.
Sur le plan locale, les choses sont perçues à l’inverse. Au lieu qu’un Président écoute la société civile, nous le regardons toujours en photo derriére son micro ! Dés que tel ou tel prend la parole, Mehdi le photographe municipal se précipite pour orienter la camera vidéo dans sa direction ou faire le clic de l’appareil numérique acheté par l’argent des contribuables. Et pourtant, le mot Er Rais vient du Rass, c'est-à-dire la tête, ce qui veut dire tous Rayss ou vices Raiss ont dans la tête deux oreilles pour entendre plus et une seule bouche pour parler moins. Certains disent à propos des verdures que le gazon n’est pas dans notre culture et en plus son arrosage nécessite énormément d’eau. D’autres ajoutent, que le sol des jardins est de la mauvaise qualité. D’autres reprochent à la commune la plantation des fleurs et arbustes en pleine sécheresse le mois de Juillet. D’autres remarquent qu’ après avoir exécuté l’entretien et les plantations les responsables laissent tout s’effacer sous les pieds et les torses d’un public convié au festival .
D’autres remercient Dieu parce qu’il a vu du coté de Berrechid en soufflant la création de l’autoroute sinon les morts parmi les promeneurs dans la verdure du grand boulevard seraient plus nombreux que les vivants. D’autres trouvent cela injuste parce que leur génie avait crée une gare routière mais elle sera utilisée un jour comme fourrière en raison de la proximité de l’autoroute ! D’autres plaisantent disant que la gare ouled Ziane avait réussi à Casablanca parce que la route portant le nom de la tribu était préservée alors que celui d’ouled hriz fut rayé depuis belle lurette de la capitale économique. D’autres ne savent même pas que l’ex conseil municipal avait chargé son président d’intenter une action en justice contre l’administration de l’autoroute pour avoir instauré le péage dans une voie qui s’appelait la route d’ouled Hriz.
En somme, un square à Berrechid n’est pas plus qu’une vitrine sur l’entrée de la ville ou sur la façade de son Hôtel. Au temps où Hay Hassani était dans les enchères de la polémique, on criait au scandale dans « le journal du peuple » parc que les espaces réservés aux jardins étaient lotis et vendus par les élus. Aujourd’hui, on ne parle que de la société civile apprivoisée. Mes amis pensent toujours à la création d’une association pour la protection de l’environnement. Déjà, les industriels ont la leur ! Il y’a même une association pour le rugby et une autre pour les oiseaux !! La plus vieille association est celle du C.A.Y.B et la plus jeune est celle du festival de la ville de l’été dernier. La première perçoit 100.000,00 Dh/ an comme subvention municipale. La deuxième la pauvre n’a perçu que 30.000,00 Dh comme subvention. Soit au total 130.000,00 dh. A titre de comparaison, l’actuel Président de la commune de Berrechid a jugé coûteux l’approvisionnement des foyers du douar Touama en electricité et dont le cout global est évalué à 120.000,00 Dh. Et pourtant, il s’agit d’une dépense d’équipement en lien directe avec le développement durable qui intègre la question environnementale. A vrai dire, dialna fi dialna puisque tout est en vert : notre campagne, nos jardins, la couleur de notre C.A.Y.B, l’affiche de notre festival, notre Riad qui n'est pas aussi chayb puisqu'ils n'ont pas encore soldé les comptes les jeunes qui y habitent, et …dima Raja !
N.B : Mon cher Manouni, il n’y a qu’un seul Khaled et il est le fils de Ba Mekki. Les miens portent tous deux a au milieu de leurs noms , comme Yahya qui est le Saint Sebastien des autres et sa traduction qu’il vive. Aussi Taha et Aya qui sont des noms coraniques.
Mon ami Aziz, vous avez oublié de citer la photo du TITANIC de sidna Noé (Nouh).
.
Rédigé par: Tahir Jillali | 06 janvier 2007 at 01:36
ERREUR
Une erreur evidente dans les chiffres par l'oubli d'un zéro devant la virgule a faussé le calcul. Parlons en centimes, pour le CAYB la somme est 100 millions de centimes et pour l'association du festival la somme est 30 millions de centimes. Pour le cout de l'elictrification la somme est 120 millions de centimes. TJ
Rédigé par: Tahir Jillali | 06 janvier 2007 at 02:05
Mesdames, Messieurs, Josianne,VIDAL, Ali,MANOUNI, TAHIR, HARIZI et les autres
Je souhaite à tout le monde une bonne année 2007 pleine de joie et de bonheur.
. Vous remerciant Monsieur ALI d’avoir créé cet espace de nostalgie pour certains, lieu de retrouvaille pour d’autres et espace de mémoire pour tous. Vous remerciant tous d’avoir réveillé la mémoire en prenant refuge dans l’époque d’antan
Je souhaiterais retrouver les traces de la famille PITET ( Charles PITET) qui habitait Berrechid au Maroc dans les années 1920 ( Epoque antérieure à 1926).
Je lance un appel de ce forum pour avoir des nouvelles de cette famille descendance de Charles PITET.
Amicalement
Voici mon adresse mail pour me contacter: petjeanne@gmail.com
Rédigé par: PETITE | 06 janvier 2007 at 10:13
Salut cher Jilali, pour une fois mon sixième sens m’a trahi, je suis désolé et vous prie de passer le bonjour à vos enfants, je salue aussi Si Khalid que j’avais perdu à cause de la visibilité à zéro de Ben Ahmed.
Si Aziz, je vous rappelle aussi deux photos la première d’Adam et Eve (croquant une pomme) tous les deux nus cachés par des feuilles de l’arbre du paradis, la deuxième celle du prophète Abraham se préparant pour égorger son enfant alors qu’un ange se présente avec son agneau pour sauver Ismail.
Mme Petite, à mon tour je vous souhaite une bonne et merveilleuse année et que le désir de retrouver vos proches soit réalisé rapidement.
Manouni Mohamed
Rédigé par: Manouni Mohamed | 06 janvier 2007 at 21:03
Salut
Merci Manouni et Tahir
Justement j’ai oublié ces photos de :
-Ibrahim et son fils Ismail.
- Adam, Eve et le serpent au milieu.
- l’arche de Noé.
Comme vous voyez, ce n’est pas toujours évident de reconstruire, tout seul, le puzzle de la mémoire.
Cordialement
Rédigé par: Aziz | 06 janvier 2007 at 22:32
Salut mes amis!
Salut ,mon cher ami,Si Manouni,effectivement,je me rappelle bien de Amal Hayati.C'était au cours de l'année 1965 ,l'année de la célebre chanson Amal Hayati de Oum Kaltoum.Je n'ai pas attrappé Amal Hayati mais j'ai appris la chanson du meme nom en l'écoutant plusieurs fois par jour prés du café de Si Abdelkader Belfqih lequel faisait le déplacement à Casablanca pour acheter les disques 33 tours chaque fois que Mohamed Abdelwahb ou Baligh Hamdi composait une chanson de Kawkab Echark!On apprenait ces chansons plus vite que les mahfoudates de nos professeurs au collége,n'est ce pas Si Hamid Farrouj?toi,tu excellais également en chantant les chansons Hindous et celles de Fahd Bellan, Samira Taoufiq diffusées plusieurs fois par jour sur Hona London!A L'époque ,nous habitions Mme Titi,et je me rappelle que je chantais souvent en solo une chanson de Oum Kaltoum durant tout le trajet du collége Ibn Rochd jusqu'à notre maison!Outre Amal Hayati(la gale!),j'ai échappé également à Souah,cette maladie des yeux qui s'est propagée rapidement comme Amal Hayati.Cette maladie portait le nom de la chanson Souah de Abdelhalim Hafed, trés populaire à la meme période.
Si Aziz,tu n'es pas sociologue par hasard?tu as un grand talent dans la description des faits sociaux,des coutumes,croyances,...
Je me rappelle bien des photos que tu as décrites collées dans les murs de nos chammbres quand nous étions de jeunes enfants et le djin de sidna Soulaymane me causait une peur terrible surtout le soir quand je m'apprétais à dormir!Je peux dire que chaque maison disposait de ces photos.
Par ailleurs,nos méres utilisaient les Hjab pour nous "guérir et nous protéger du mauvais oeil".Il semble que ces pratiques existent toujours sous différentes formes et il n'est pas rare de trouver encore aujourd'hui de jeunes mamans ,trés instruites parfois,utilisant ce genre de remédes conjointement avec les Hjab, je veux dire les ordonnances des Toubibs!Dir Nia Ou Bat m3a Lhaya!N'est ce pas ce qu'on appelle de nos jours,"la confiance entre médecin et malade!".
O.L
Rédigé par: O.Lquissaria | 08 janvier 2007 at 00:33
Bonjour à tout le monde et bonne année 2007.
Je me rappelle de cette maladie des yeux" le Trachomme" qui a fait ravage dans les années 60.
Ma mère a utilisé les grands moyens: pas de Hjab chez le fquih mais du Touma ( de l'ail). Il frotté mes yeux avec de l'ail. Je ne sais pas si elle avait raison, mais elle a fait ce qu'elle pouvait.
Mon ophtalmo m'a dit que ma vue baisse à cause d'une cicatrice dans l'oeil dû probablement à ce frottement avec de l'ail.
Je me rappelle aussi: La premier année en France en 1973 fut pour moi terrible, j'avais toujours des migraines
( dûes probabalemnt à des causes psychosomatiques- éloignement des parants-. J'avais essyé tous les médicaments. Pendant les vacances d'été, je suis retourné au Maroc et j'ai parlé de ces migraines à ma mère.
Nous sommes allés dans un souk
( je pense à Khouribga, ma mère était originaire de Khroubga).
Lài l m'a emmené chez un Kouwaye. Il mis deux espèces de broche dans le feu . Une fois le fer rouge, il les a retirées . Il a craché sur ma tête ( le salaud..)el il a brûlé ma tête avec ses deux broches. L'odeur de mes cheveux calcinés me prenait le nez. Je ne pouvais pas bouger ma tête car bien "serré"" par les mains de ma mère.
Depuis ce jour, je vous promets, je vous le jure même et je n'ai plus de migraine.
Un autre phénomène m'a marqué dans le registre "médicamant: c'est le couteau sous l'oreiller.
Etant petit, je faisais beaucoup de cauchemer et surtout de Aicha kandicha. On aurait jamais dû me parler de celle Là. Elle me terrorisait.Je le voyais partout.
On nous disait que cette dame avait des pieds de chameaux.
Un jour ma mère m'a mis un couteau sous mon oreillet et il m'a dit: maintenant les aichas kandicha et tous les jnouns ne viendront plus t'ennuyer.
Et ce marche.
Je suis en train de faire la même expérience avec mon fils qui a 9 ans et qui fait des cauchemers et croyez moi je ne lui ai jamais parlé de aicha kandicha.
Dernièrement, j'ai regardé une émission sur 2M à propos Nass Ghinoun. Batma y racontait l'histoire de Aicha kandicha. Il disait qu'en fait Aicha kandicha était une résistante . Et ce sont les colons qui l'ont diabilisé.
Depuis, cette femme m'est devenue sympathique.Mais je n'en parlerais quand même pas à mon fils.
Un autre sujet m'interpelle. regardez l'album photos que publie le site berrechid zaman- un site bien structuré et trés bien géré- et notamment les photos des filles, vous remarqeurez que 99% des filles ne portent pas de voile, elles sont magnifiques d'ailleurs.
Aujourd'hui, je pense que beaucoup ( je ne m'hazarderais pas pour donner un pourcentage)le majorité portent le voile.
ET POURTANT: et c'est la mon étonnment: à l'époque, nous respections énormèment ces filles. Plus ,nous les sublimons dans notre pensée.
Et je ne vous parle pas des phantasmes d'adolescnt que cela nous procuraient. On écrivait de jolies lettres d'amour, des poèmes, qu'on leur a jamis adressées . On passait ( avec Hamid notamment) des heures
à attendre que sa bien sa bien aimé ( révée) passe. Bien sûr, je n'ai jamais pu déclaré ma flamme à cette bien aimé.
Bien sûr quand celle ci passe aprés deux ou trois haures d'attente, elle me snobe avec un regard discret et un sourire qui lui est voilé.Elle se savait admirée.
On se contentait de cela.
On regagnait notre domicile avec des images plein la tête. Et chacun se débrouille avec ses images.
J'en ai écrit des poémes enmémorisant ces images. Hamid nous chantait des chansons indiennes en hommages à ces sourires.
Aujourd'hui, Les filles sont voilées, mais je ne crois pas respectées.
Si j'ai tort ne m'en tenez pas rigueur, ne me condamnez pas.
Mais je reste persuadé que le voile ne suscite pas forcémént le respect .
Nos mères ne portaient pas de voile mais le "nguéb" et c'est beaucoup plus joli et dégage de la pudeur.
Seule l'attitude de la personne compte.
Bien sûr chacun est libre de faire ce qu'il veut. Mais je tenais à soulever ce décalage entre les générations.
Si Manouni, je ne suis pas perdu chez" Ben ahmed". Je voulais juste attirer l'attention du webmbaster sur le goulot d'étranglement du site de Berrechid.
Heureusement que si tahiri m'a orienté .Donc me voilà à nouveau parmi vous, et j'en suis trés content.
Khalid Nourredine
Rédigé par: Khalid Nourredine | 08 janvier 2007 at 13:41
Salam tout le monde.
Sûrement, le sixième sens de Mr Manouni est intact. Cette fois, il s’est laissé trahir par le sboub du fkih En Nemss dont il était l’élève lui aussi à Arlo. Bien sure Aziz sait que le sboube ne doit pas remplacer les présages de la chouafa. J’attends son point de vue pour nous éclairer sur cette division des taches entre « lever l’écriture » chez un fkih mcharate et frapper le kaf avec une dalaa par un fkih ambulant sachant que la chouafa, au drapeau vert ou blanc accroché devant la porte, n’est pas masculin ! Je me rappelle avoir entendu, quand j’étais enfant, un fkih ambulant lire l’avenir dans la main de Touhamia qui était une jeune fille de mon quartier. J’étais devant lui, au coin de la rue, la bouche entre ouverte et je l’avais entendu prédire qu’elle va « doug chouka à Fdala », c'est-à-dire devenir infirmière à Mohamadia. Je ne peux pas mettre à la place d’une jeune fille pleine d’angoisse que telles devinettes avaient donné de l’espoir. Moi au moins, j’avais cru et sympathisé avec pour vous dire que j’étais content à sa place. Seulement la même année, cette jeune fille s’était mariée à un vacancier et elle vivait depuis en France. Je ne l’avais plu revu avec sa siyala au menton car sa famille avait déménagé à l’époque. Peut être que le franc français, qui avait remplacé notre pauvre rial, lui avait fait oublier cette histoire. Moi, je garderai toujours en mémoire cette scène inoubliable. Je suis comme vous Manouni, j’ai parfois la tête qui bouillonne, parfois j’hésite d’écrire et quand je me décide, je ne sais pas par quoi il faut commencer. J’aurai préféré commencé à écrire des souvenirs il y’a plus de dix ans auparavant. Les mots coulaient à flot, l’énergie était sans borne, seulement je n’avais pas les ventouses aux fesses pour pouvoir m’accrocher à une chaise et griffonner un papier. A certaines époques, je mangeais debout pour rejoindre aussi vite les amis qui m’attendaient dehors. Ma mère me disait ; Abrak al ard oukoul bach taakal alihe. Oiche anta zayad oigef ? Et je crois que c’est localement universel ces propos maternels, adressés jadis aux enfants qui oubliaient l’horaire de l’école : yallah khlass. Di maak koubzek ou gaadi outakoul ta toussal !
Mr Aziz avait raison de dire que c’est l’écriture qui reste et qu’il faut bavarder et laisser les autres bavarder. J’ajoute de ma part que c’est bien aujourd’hui le moment ou jamais. Je me suis arrêté l’autrefois à mi chemin dans ma scolarisation en classe d’observation. Le plus important durant cette année je ne l’ai pas dis car j’ai trouvé quelques difficultés dans la manière de l’exprimer. Mais, j’y reviendrais... Par la présente, je me référencie aux propos dites par Manouni au sujet de l’auberge de la Chaouia qui à son avis mérite un commentaire. Je parlerais brièvement de la mort de Mr Daule qui avait rendu l’âme dans ce motel au milieu des années soixante. Mr Daule était un jeune coopérant français qui enseignait au Collège Mixte de Berrechid dans les années soixante. Il était rendu célèbre parce qu’il entraînait le C.A.Y.B à une époque ou celle-ci était un symbole chéri et ses joueurs et ses encadreurs étaient forts respectés. Un jour on avait appris la mort subite de Mr Daule qui séjournait à l’auberge de la Chaouia. Les gendarmes s’étaient rendus sur les lieux pour ouvrir une enquête judiciaire et ils avaient signalé que la mort était causée par une crise cardiaque. Tout le monde l’avait cru sauf la famille du défunt qui était une famille très connue à Strasbourg. Tous ceux qui connaissent cette belle ville située à la limite de l’Allemagne ne peuvent qu’admirer la beauté de sa grande cathédrale qui en fait le symbole. Les Daules étaient donc des strasbourgeois assez catholiques et considéraient le suicide comme un blasphème. En plus, il n’y avait pour le défunt aucune raison de se suicider parce qu’il se plaisait bien dans la vie à Berrechid. Une petite enquête sur place avait revelé que Mr Daule était mort asphyxié par une fuite de gaz à l’auberge. Le propriétaire Hugel Lucien qui ne réglait pas la prime d’assurance du motel craignait une indemnité qui pourrait ruiner sa petite fortune. Il avait ainsi soudoyé les gendarmes pour que l’affaire soit classée par l’inscription du suicide. Dix ans après, l’avocat de la famille à Strasbourg avait contacté Maître Hassan El Ouzzani au Maroc pour la réparation de l’erreur judiciaire. Une action d’appel en justice a été introduite auprès du tribunal de Settat et les Daules avaient obtenus gain de cause. Une nouvelle sentence avait permis à la famille de se débarrasser de la tache noire qui l’avait déshonoré. De l’argent, ils ne voulaient pas plus d’une indemnité symbolique qui était l’équivalent d’un billet d’avion. A l’occasion, je remercie Maître Hassan Ouazzani qui avait l’amabilité de m’accueillir dans son cabinet à Casablanca et me faire part d’une copie de ce jugement. J’espère que tous les anciens Berrechidiens se comporteront avec nous de la même manière. Chacun est dans sa place, nous ne voulons pas de l’aumône pour une association ou se photographier avec : Seulement HISTOIRE.
N.B : Meilleurs vœux 007 Mr Pitit. J’aurais bien aimé que vous nous parliez de la compétence exercée en 1920/26 ; Fermier agricole, administrateur, enseignant, militaire, etc. Peut être que cela aiderait des Berrechidiens à se rappeler des amis de leurs parents et à se manifester.Et merci.
Très content si D. Abderrrahim et si A. Mekki pour les retrouvailles des anciens amis. Fais attention si Ouarch pour le Tan Tina de Tan Tan !
Rédigé par: Tahir Jillali | 08 janvier 2007 at 13:42
Salut tout le monde, nos amis viennent de citer en haut quelques sortes de maladies qui ont été propagées au Maroc et à Berrechid dans les années 60. Dans mon époque, c’est à dire dans les années 70, j’ai en mémoire actuellement quelques noms de maladies infantiles, on peut citer tuberculose (Mard-essell), la diphtérie (Khnika)), Coqueluche (Aawaya), rougeole (Bou-hamroun), Fièvre typhoïde (salma), Angine (lehlaqem), …
Comme les autres enfants, il m’arrivait un jour que j’étais tombé malade et jetais infecté par la maladie de Bou-hamroune, due à un virus, caractérisée par une éruption sur la peau de taches rouges peu saillantes, apparaissant successivement à la tête, sur le corps, puis sur tous les membres. Je n’arrivais pas à me mettre debout et si je l’étais je sentirais le vertige, même je n’avais pas l’appétit de manger ou de boire. Devant cette situation ma mère intervenait en me cherchant un médicament. Elle le trouvait facilement, un sirop déposait en haut du placard, je la buvais sans hésitation, je trouvais de difficulté pour la boire car il avait un mauvais goût. Après l’utilisation de ce remède, ma mère s'étonnait de ma santé et elle remarquait que mon état devenait grave et je devenais très malade, je perdais ma voix, je parlais avec une voix très basse et la température augmentait. J’étais transporté vite à l’hôpital qui se sis à Dreb jdid. Ma mère faisait montrer au médecin traitant le sirop que je buvais, le médecin appelait vite l’ambulance pour que je puisse être hospitalisé à la pédiatrie de l’hôpital meressgo car elle me donnait un sirop pour adulte et qui était déjà périmé.
Rédigé par: jawad | 08 janvier 2007 at 18:11
Salut les amis
Salut O. Al Quisaria. Non je ne le suis pas, mais j’aime bien la sociologie et l’anthropologie.
J’aime toutes les formes d’expressions humaines dans cette vie, c’est fascinant !
Salut Tahir. Je n’étais jamais chez une Chouafa, ou bien j’ai oublié… Une fois, à Jamaa Lafna, une femme avec un ngabe et un regard qui brille, m’a prit la main,tout d’un coup. La Chouafa m’a proposé de me (frapper la carte). Apres une hésitation, et rien que pour la découverte, j’ai accepté l’aventure.
Le vocabulaire du Cabal, Rey, Saouta, Las Copas…se transformait en un autre qu’elle m’a expliqué et qui est spécial pour ce métier alors tu as : kache mrazzem, alam al farh, trik biida, trik ksira, addar, shour, flous, tablet al makhzen, Mra touila, ksira, marboat al kad, pour l’homme c’est pareil…
A chaque fois, elle me disait: qui est cette femme...?
Ou qui est cet homme...?
J'ai repondu, mais c'est toi Chouafa, n'est ce pas?
C'étais un peu, méchant de ma part, je devais, peut être, jouer le jeu!
Mais cher Tahir, sur ce ktef que je regarde, je vois venir beaucoup de verdure, moins de zbel dans les rues, et plus d’autorisations pour des maisons plantées près des routes là où ils ne devaient pas être.
C’est le ktef qui dit ça. Ou dir aniyya !
Jeddak moul louban
Khdem ou serrou ban
Ou ma khfatou khafiya.
Cordialement
Rédigé par: Aziz | 08 janvier 2007 at 23:00
Salut mes amis.
Si Ouldlquissaria, votre manifestation de temps à autre, je l’assimile à l’apparition de la lune, nos ancêtres avaient raison de dire « zorou ghoubbane, tazdadou houbbane », j’ai un grand plaisir de vous lire de temps en temps et je sais que vos préoccupations ne vous laissent pas assez de temps; effectivement, nous avons appris presque tout le répertoire, d’Oum Kaltoum et de Mohamed Abdelwahab en les écoutant dans le café (Belfkih), ou au café (Sedd Elaali).
Si Jilali, vous êtes témoins, ce n’est pas ma faute si je dis des bêtises, c’est le Naames du quartier de Si Aziz qui m’a jeté un sort.
Si Khalid, je sais que vous n’avez pas perdu la radiale sur Berrechid, mais je voulais seulement vous inciter à ne pas nous quitter, car vos écrits sont d’une sincérité inégale et votre franchise donne un poids à ce que vous pensez.
Si Jawad, il me semble que vous avez eu la rougeole à un âge avancé, je crois que la plupart des enfants contractent cette maladie quand ils sont encore bébés, moi personnellement je ne me souviens pas à quel âge je l’ai eue, les soins prodigués par la médecine de l’époque n’ont jamais eu d’effets positifs, mais je peux vous assurer que la guérison de cette maladie se faisait sans le concours de l’hôpital, du moins pour mes frères et sœurs.
Ma mère nous faisait savoir que les seringues ne faisaient qu’aggraver l’état de santé du malade atteint de (Bouhamroune) et elle pensait que le seul moyen efficace était le suivant :Découper les tripes en tranches fines, les mettre dans une marmite sur un feu doux, épicer et relever et assaisonner à l’aide de plantes aromatiques et sauvages, puis donner à boire la sauce chaude et surtout bien couvrir le bébé et fermer les portes pour éviter tout contact avec le courant d’air, ma mère nous disait que le froid bloque l’apparition des tâches rouges et par conséquent le mal reste, par contre la chaleur aide à l’accélération du développement des taches, la sauce aide au nettoyage des intestins et fait baisser la température. Ce traitement sera respecté durant trois jours, si elle constate que tout le corps est envahi par ces taches et que la température baisse ça veut dire que le bébé est hors danger.
Ma mère, d’ailleurs comme la votre et comme toutes les mères de l’époque connaissaient pratiquement tous les remèdes traditionnels, celui-ci s’appelle (L3orga).
Je vous raconte ceci pour vous dire, que ma famille nombreuse, ne disposait d’aucune couverture sociale, mon père n’avait pas les moyens de s’affilier à une mutuelle. Dieu soit loué tous mes frères et sœurs (sauf une) avaient survécu au long palmarès de maladies cités par Si Jawad.
Allah yahfad oulidatkoum.
Amen.
Manouni Mohamed.
Rédigé par: Manouni Mohamed | 09 janvier 2007 at 13:03
AMAL HAYATI
Salut tout le monde !
Il y’ a amal hayati qui fait vibrer l’âme et il y’avait celle qui faisait gratter le corps. Il y’a celle qui nous attirait vers un café Belafquih pour attraper le mal d’amour et celle qui nous pourchassait vers Haj Abdelkader Al Attar pour faire soigner sa peau. Ici ou ailleurs, la terre tenait bon et c’était le corps qu’on voyait trembler. On dirait une belle jeune fille de derb jdid qui nous dansait l’électricité sur le carro de lahdya. Les filles comptaient les cadeaux de l’étalage tandis que les garçons admiraient le morceau rêvé pour le mariage. L’essentiel qu’on tremblait tous pour l’espoir de la vie ! Pourvu qu’on était tous d’accord sur le sens de cette vie. Les uns se l’imaginait limpide et incolore comme la transparence d’un verre. Les autres la rêvaient pure et angélique comme la blancheur d’un tissu ! Ne brisez pas le verre de ma vie ! Ne souillez pas le tissu ma vie, répétait ma mère ! Comprenez moi bien ; le verre de ma vie est un kasse de hayati, le tissu de ma vie est le kettane de hayati.
Un jour le mot « espoir » m’avait quitté. J’étais entrain d’écrire dans la salle de lecture à l’internat du lycée Ibn Abbad. J’avais voulu employer le mot dans un devoir. J’avais beau fouillé dans ma cervelle mais espoir n’était nul part. A coté de moi, il y’avait mon ami Mostafa Leplein à qui j’ai expliqué le problème. Au lieu de me parler du trou de mémoire, il m’avait calmement dit « elle s’est évanouie ta cochonne », dakhate lik al halloufa. Mon ami Mostafa est originaire de Foucauld. Il avait fait avec moi neuf années d’études partagées entre le collège et le lycée. Tôt, il avait choisi l’Ecole de Nelly sur Seine pour faire sa carrière dans l’Administration des Douanes. Un jour j’étais de retour à pieds de la campagne. Je portais un dejellaba et mettais le capuchon sur la tête. Je faisais sortir un bras par les poches et entrain d’éplucher une orange dans ma marche pour me faire oublier le trajet. Soudain, une belle voiture s’arrêta à quelques dizaines de mètres devant moi. Personne n’avait descendu et je croyais à quelqu’un qui m’attendais pour se renseigner sur le chemin menant vers zaouia sidi Ahmed ben Driss. En s’approchant de la bagnole, un type avait sorti et s’était jeté sur moi. Je ne pouvais pas le croire, c’était Mostafa qui me prenait dans ses bras. Après tant d’années et sur une telle vitesse et dans une telle place Mostafa m’avait repéré par ma façon de marcher ! On avait fait ensemble un café à Berrechid et il avait parlé d’un petit malentendu avec les amis Haloumi et feu Es Skali. Depuis, je ne l’ai plu revu Mostafa. Dans le temps, j’avais croisé Haloumi à Casablanca. Nous avions pris un café et fais une photo souvenir dans un bistrot. Depuis, je ne l’ai plu revu Haloumi. Je passais aussi à Berrechid devant la maison Es Skali qui faisait à l’époque ses études en France. Ce dernier avait ouvert la fenêtre de sa chambre et m’avait aperçu. Il avait crié mon nom et m’avait fait signe d’attendre. Nous avions monté dans sa chambre et on avait un peu bavardé. Il avait fait ouvrir sa valise et fait sortir une bouteille de wisky bien rangée sous ses effets. Tu ne bois toujours pas ? me disait le défunt en vidant un petit verre à la hâte. Il avait remis la bouteille et la valise à leurs places et nous avions partagé le repas dans son petit tabssile. C’était ma dernière rencontre avec Es Skali avant d’apprendre tardivement l’envole de son âme au Canada. Je ne peux pas dire que cet ami n’avait pas l’espoir de la vie. Il avait certes un fond triste derrière les lunettes mais il était le plus calme, le plus cultivé et le plus courtois de toute une génération. Son bonheur ou son malheur provient du fait qu’il appliquait ses propres normes à sa propre vie. Un jour au lycée, je lui avais tendu mon cahier de souvenir pour me tracer quelques mots. Il m’avait dis que ce n’est pas le moment et je m’étais retiré. Le lendemain, il m’avait demandé le cahier sur lequel il avait écris sa pensée d’ hier. J’ai perdu ce cahier mais je me souviens que son texte commençait par cette phrase : « Vas – t – en ! Tu viens à l’heure ou je ne veux pas de toi … ». A son opposé , Mostapha était d’un autre tempérament avec une autre philosophie . Sa vie comme son style, étaient primaires, simples et magiques. Un jour, en salle de lecture encore, il avait subitement mis la tête contre le boock avec les mains sur la tête et s’abandonna au fou rire. Ta cochone s’est évanouie ? avais je dis. Mais non, répondait Mostapha, je viens de gaspiller deux dh au bordel de derb Omar. La mome soupirait dessous et j’étais tout content de rencontrer une vierge. A la fin du contact, il m’avait déçu en me disant que je lui faisais mal avec le bouton de mon jean ! En fait, Mostafa qui était pressé de regagner l’internat dans l’heure avait jugé bon de ne pas enlever son pantalon. Une histoire, qui fait rire ou qui fait pleurer, est une chose mais la manière de la raconter par son concerné est une autre. La première fois dans sa vie, Mostafa avait bu du vin rouge dans une znayga du Domaine Royal de Nouasseur ou résidait la famille Leplein. Tout d’un coup, la terre commençait à tourner tout autour. Coquelicots, asphodèles et boutons rouges s’entremêlait et s’enchevêtraient dans le tourbillon magique. La terre était devenu le ciel et le ciel avait pris la place de la terre. Pour une fois, Mostapha était le premier à deviner que c’était le paradis ! Dejà, Feu Es Skali est dans le vrai quoiqu’ à l’age des fleurs. Nous et vous, à chacun son tour et sans détour. La vie administrative, nous voulons en faire partie mais avec le raz le bol et on fiche le camp avant terme. Dans la vie tout court, on ne négocie pas sa naissance mais on espère se galer et se régaler ….. avec AMAL HAYATI.
N.B : Mon ami Manouni, un autre espoir est celui d’être lu un jour par notre ami en commun qui s’appelle Mustapha Halloumi
Rédigé par: Tahir Jillali | 09 janvier 2007 at 14:18
Oui si Manouni, tu as raison que la seule façon et l’unique remède pour se soigner de bou-hamroune, était l3orga. Plusieurs familles font recours à cette recette pour éviter la facture du médecin et de la pharmacie. Il y a autres familles qui faisaient confiance au foqha, je connais une famille à Berrechid habite actuellement au quartier Cheikh Saleh et que leur mère souffrait du chqiqa, elle visitait à peu près tous les médecins et les hôpitaux du Maroc et sa dernière consultation s’est faite en Espagne mais sans qu elle soit guérie. Le mari de cette femme, elle avait l’air triste, il racontait son histoire à son ami, le dernier commençait à rire et il lui disait que ton voisin est un vrai médecin qui soigne bien le chqiqa et c’est sa spécialité. Le mari était surpris, de quel médecin tu parles? Alors tu ne connais pas bien tes voisins, réfères toi au fqih al hamri.
Portant comment la science et la nouvelle technologie n’arrivaient pas à faire soigner ma femme et tu voulais que je croie à un tel fqih, wa lehbal bi3aynih hada.
Enfin le mari était convaincu pour rendre visite chez le fqih hamri, lui et sa femme. La surprise se réalisait au zaouia, la femme était bien soignée seulement avec 10 dirhams comme honoraire du fqih.
Donc comment ça se déroulait, on dit seulement que lhamri allah yerahmo avait du baraka dans ses mains.
Rédigé par: jawad | 09 janvier 2007 at 17:52