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Hollywood à Sefrou

Sefrou Rien n'était trop beau pour montrer la toute puissance de la France et les honneurs que l'on devait rendre à son proconsul.

Ne dirait-on pas le tournage de quelque production de Cecil B. Demille ?

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Voici les sites qui parlent de Hollywood à Sefrou:

Commentaires

Je cherche des photos de la ville de Sefrou des années 40/50.Pourriez-vous s.v.p m'envoyer quelques unes?Merci

je cherche des photos de la ville de Sefrou des années 40/50.Pourriez-vous S.V.P m'en envoyer quelques unes.Merci

je cherche des photos de la ville de Sefrou des années 40/50.Pourriez-vous S.V.P m'en envoyer quelques unes.Merci

commentaire sur la ville de oued zem

Bonjour,
Je suis à la recherche d'anciennes photos de la ville d'el Jadida ou de Safi.
Merci d'avance

Le nom de la ville lui vient de la tribu berbère des Ahel Sefrou, convertie au judaisme. Elle occupait au début de l'ère islamique les parages de l'oued Aggai et de la rivière qui porte aujourd'hui le nom d'oued el Yhoudi.

Après la fondation de Fès (IXe siecle), Moulay Idriss réussit à convertir les habitants de la cité qui s'appelait alors Habouna. La ville, qui avait déjà quelque importance au XIIe siecle grâce à sa situation entre Fès et le Tafilalet, se développa encore un siècle plus tard lorsqu'elle reçut une importante colonie israélite venue du Tafilalet et du sud de l'Algérie.

Accès : en arrivant de Fès, peu après être entré dans la localité, on découvrira sur la gauche les murs de la ville, percés d'une porte monumentale qui constitue l'accès principal à la médina. A droite, vaste esplanade où l'on peut garer son véhicule.

Avant d'atteindre cette esplanade, on passe au pied d'une falaise (à droite).

L'une des nombreuses cavités percées dans son flanc est réputée être le tombeau du prophète Daniel, et le lieu ou se seraient endormis pendant longs siècles sept croyants et leur chien. Le site est l'objet d'un pèlerinage pour les juifs comme pour les musulmans.

La ville ancienne (souk le jeudi), ceinte d'un rempart (fin du XVIIIe siècle - début du XIXe siècle), est traversée par l'oued Aggai, aux crues souvent catastrophiques. Plusieurs, portes donnent accès aux différents quartiers qui entourent l'ancien mellah. Des l'entrée, les nombreux balcons témoignent d'une longue présence juive. A côté de la mosquée de Chebbak, située en bordure de l'oued, la zaouia de Sidi Lahcen ben Ahmed prétend détenir avec la localité d'Azzaba, voisine de Sefrou, le corps de ce saint personnage qui vécut au XVIIIe siècle

Les cascades de l'oued Aggai. De l'esplanade, continuer tout droit (en direction de la ville moderne). Apres un pont qui enjambe l'oued, tourner immédiatement à dr. Poursuivre en prenant à chaque croisement la route carrossable à de manière à rester le plus près possible de la rivière. 1 Km plus loin, on atteint la rive de l'oued (la route se termine 500 m après sur une petite place à côté des cascades). C'est un lieu de promenade pour les habitants de la ville qui viennent chercher ici un peu de fraîcheur pendant la saison chaude. Deux petits restaurants permettent de se sustenter.

La koubba de Sidi bou Ali Serghin. Apres avoir franchi le pont sur l'oued , continuer tout droit. On pénètre alors dans la partie moderne de Sefrou. 500 m environ après le pont, prendre à dl'. à un carrefour dominé par le bâtiment de la poste (à droite). La rue monte jusqu'à la koubba. Depuis ce lieu saint (on ne visite pas) construit à proximité de la source miraculeuse de Lalla Rekia, vue étendue sur Sefrou entouré de son tapis de verdure que l'on compare à une oasis sans palmier.

Ces lieux étaient autrefois le théâtre d'une étrange coutume: on y sacrifiait chaque année un bouc noir, une poule noire ou une poule de sept couleurs, ou un coq blanc. Le sang répandu dans l'eau de la source avait le pouvoir de guérir de la folie.

Plus haut, on atteint les soubassements du fort de Sidi Ali Ben Ziane, ancien fort Prioux. De là, le panorama est encore plus vaste.

Environs de Sefrou

1 - Les gorges du Sebou (90 Km Est - Nord-Est par les routes CT461O, S326 et Pl).

Sortir de Sefrou par la CT4610 en direction d'El Menzel.

6 Km : bifurquer à gauche vers El Ouata (16 km).

Cette route se prolonge au-delà d'El Ouata en direction de la sortie des gorges de l'oued Sefrou, véritable canon dont les falaises varient du rouge au bleu le plus sombre à l'heure du couchant. L'oued est bordé de trembles, de sapins et de chênes verts.

Revenant au carrefour on tourne à gauche pour reprendre la CT4610.

23 Km : traversée de l'oued Sebou en amont des gorges. La route passe en contre-haut de la vallée du Sebou et en vue des gorges encaissées de cet oued. Elle traverse ensuite l'oued Chemounda et offre une belle vue d'ensemble sur le site d'El Menzel.

31,5 Km : El Menzel (10785 habitants), gros village des Béni Yazgha établi dans une belle situation, à flanc de montagne, au-dessus de la vallée de l'oued Chemounda.

38 Km : on rejoint la route S326 que l'on suit à gauche

En prenant à droite, on atteint Riliat el Kheir (8373habitant ; 12 Km Sud-Est), sur le territoire des Ait Ighezrane dont les femmes tissent des tapis de haute laine à fond blanc. L'agglomération est située en bordure du plateau (falaise) dominant de plus de 300 m la vallée de l'oued Zloul, au-delà de laquelle s'élève la barrière montagneuse du massif du Bou Iblane et du djebel Bou Naceur.

De là, une bonne route souvent impressionnante dans ses à-pic à flanc de montagnes mène au refuge de Taffert (45 Km) au milieu du massif du Bou Iblane. A quelques kilomètres de route vers l'E., amorce d'une station de ski (remonte-pente). Ces pentes Nord du djebel Bou Iblane, très neigeuses, se prêtent au ski de printemps

57 km : Bir Tarn-Tarn, ou l'on retrouve la route reliant Fès à Taza

90 Km : Fès

2 - Bhalil (10678 hab. ; 7 km Nord-Ouest par la P20 en direction de Fes ; prendre à gauche la CT4006).

Si le village lui-même ne présente guère d'intérêt, son histoire mérite en revanche une mention. Selon les gens des environs, son nom serait la contraction de behalil, les sots. Ses habitants se donneraient en effet des ascendances chrétiennes en niant toule origine berbère ou arabe. Un moussem des fiançailles s'y tenait autrefois: les filles de Bhalil étaient réputées pour leur blondeur et leurs formes arrondies.

On attribue par ailleurs une origine romaine à la localité, qui aurait été occupée au 1er s. apr. J .-C. par la seconde Légion dont le quartier de Chkounda, déformation de Secunda, serait l'unique témoiguage.

Il est possible de monter au-dessus du village sur les flancs du djebel Kandar, creusés de quelques habitations troglodytiques. La vue s'étend sur Fès et la plaine du Sais.

Oued Aggay et la médina de Sefrou
de l'harmonie à la disjonction
L’Oued Aggay qui a donné naissance à une vie urbaine féconde à Sefrou, depuis plus de dix siècles, était, malheureusement, à l’origine d’inondations périodiques, dont les circonstances sont restées très peu connues, jusqu’au début du dernier siècle. Depuis, les documents des archives municipales du Protectorat ont comblé, en partie, cette lacune. Ils apportent quelques informations sur les crues de Sefrou depuis les années vingt, particulièrement celle du 25 septembre 1950, qui demeure la plus dramatique dans la mémoire locale, vu l’ampleur des dégâts humains et matériels qu’elle a provoqués.
Il est question dans cette note d’évoquer rapidement les circonstances des inondations à Sefrou depuis les années vingt et d'aborder, plus particulièrement, les causes et les retombées socio-économiques et spatiales de la crue de 1950.

I-LES CRUES A SEFROU: UN PHENOMENE FREQUENT
ACCENTUE PAR L’ACTION DE L’HOMME
Les séries d’inondations qui se sont produites à Sefrou, depuis les années vingt, étaient à l'origine d'un débat animé. Sont-elles de simples calamités naturelles résultant des seuls facteurs physiques du site, ou découlent-elles directement d’une action humaine irréfléchie, issue d’un mode inadapté d’occupation et d’utilisation de l’espace?
L’évolution des faits sur le terrain et les enseignements qui s’en sont suivis, formulés à la fois par les responsables et les techniciens, convergent vers la culpabilisation de l’homme (usufruitier et gestionnaire). Ce jugement est d’autant plus tangible que l’accélération du rythme des crues et l’intensité progressive de leur agressivité, particulièrement entre 1945 et 1950, se sont
produites en parallèle avec un processus de surexploitation des ressources sylvo-pastorales du bassin versant d’Aggay, en amont de Sefrou.

1-un site favorable aux crues?
Il importe de rappeler que le site de Sefrou, relativement accidenté, offre un milieu physique propice aux inondations. Il occupe le piémont moyen atlasique septentrional (appelé "dir") qui, par ses caractéristiques topographiques, climatiques et hydrologiques, favorise grandement ce phénomène. Il s’agit d’un site situé au débouché du bassin versant d’Aggay qui est très exposé à des phénomènes climatiques violents, notamment les averses abondantes issues des orages saisonniers. Les différentes crues survenues à Sefrou, au cours du XXème siècle, sont souvent enregistrées au cours des mois de mai, juin et septembre.
De surcroît, la structure physique de l’Oued Aggay (affluent de Sebou, 300 à 600 l/s) caractérisée par un lit superficiel et étroit, à son passage dans la Médina, facilite (avant son creusement en 1951) le débordement des eaux lors du gonflement du débit. Et de ce fait, l'espace urbain de Sefrou demeure exposé aux aléas des intempéries.
C’est ainsi que la ville de Sefrou a connu une série d’inondations au cours du siècle dernier. Selon les informations, souvent insuffisantes, rapportées particulièrement par les procès verbaux de la Commission Municipale, la première inondation remonte à 1921. Toutefois, la nature et le volume des dommages qui en ont résulté restent relativement insignifiants, ce qui laisse entendre qu’il s’agissait d’un simple débordement des eaux de l’Oued que Sefrou avait l’habitude de connaître et de gérer sans grandes difficultés. En effet, les dégâts se limitaient à l’envasement de l’Oued, à l’affaissement d’une partie des berges et à la destruction de quelques aménagements urbains situés sur ses
bords. En conséquence, les dépenses effectuées pour la réparation des dégâts, évaluées alors à 450 francs, sont dérisoires, ce qui ne représentait qu’une petite frange des prévisions des recettes municipales de 1921, estimées à 258.894,65frs. (Procès verbal, séance du 26 mars 1921).
Mais, après une trêve d’une vingtaine d’années, ponctuée de quelques débordements périodiques des eaux de l’Oued qui ont laissé certaines empreintes sur le paysage urbain, (P. V. séance du 6 juin 1930), Sefrou était au rendez-vous d’une "série noire", consistant en trois inondations successives dont le degré d’agressivité va en s’accentuant.

Les cerises de Sefrou et leur fête sont renommées dans tout le Royaume du Maroc et ce, depuis 1920. .. Plusieurs organismes veillent et participent à l'organisation de la fête des cerises au début du mois de Juin de chaque année La fête des cerises n'est pas seulement une activité culturelle mais c'est une occasion pour exposer et vendre les différentes sortes des cerises cultivées dans l'oasis de Sefrou et ses environs. La fête dure 3 jours (vendredi, samedi et dimanche) : jours de danse, de chants et de défilés sous la présidence de la "Reine des Cerises". (En effet celle-ci est sélectionnée parmi les plus belles filles candidates). En parallèle, plusieurs activités sportives et culturelles sont organisées à cette occasion... La cerise originelle qui est fêtée est ce que l’on appelle communément Elbeldi. C’est une cerisette noire et très sucrée à sa maturité. Même sa queue aurait des vertues curatives selon la vieille tradition séfriouie ! Cette variété a, malheureusement, été victime de l’introduction de certaines variétés américaines qui vivaient en symbiose avec un parasite lequel a été fatal à notre cerise. Des milliers de plans ont été arrachés vers la fin des années 1960. Les services agricoles ont fait un effort louable pour préserver cette variété. Nos services municipaux devraient, à leur tour, encourager par tous les moyens la plantation de cerisiers ne serait-ce que dans les jardins des villas existantes ! Le printemps serait plus beau avec des cerisiers en fleurs dans les beaux quartiers de notre région et notre cité mériterait encore plus le titre de « Jardin du Maroc »!

Bonjour Monsieur,
J'attire votre aimable intention sur le texte ci-dessus (Oued Aggay et la médina de Sefrou)qui n'est autre qu'un simple extrait (texto) de mon article, diffusé sur Internet, intitué "Sefrou et la crue de 1950, le prix d'une gestion défaillante", et qui a été publié en 2001 dans les actes du XIIème colloque de Sefrou, que j'avais l'honneur d'organiser avec des collègues chercheurs.
Cet extrait a été publié sans l'accord de son auteur, tout en l'attribuant à un certain Raphael au lieu de son vrai auteur, Mohammed ZERHOUNI.
Monsieur, veuillez corriger, s'il vous plaît, cet acte indésirable consistant en un vol caractérisé de ma propriété intellectuelle que la loi protège.
Par ailleurs, si vous voulez vérifier l'authenticité de mes propos, je vous enverrez plus tard le texte du dit article, et la cas échéant, de le publier avec mon accord dans son intégralité, sur votre cite.
Cordialement et à bientôt.

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