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Voici les sites qui parlent de Settat en 1928 :
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Allez mon ami farid du quartier smaala. Vous avez la tete pleine et la plume facile.Parlez nous Histoire comme dans le temps. un Berrechidien est mal place pour ecrire sur Settat.Amicalement.
Rédigé par : TAHIR JILALI | 11 avril 2006 à 23:55
Bonjour, je suis une jeune marocaine entrain de faire des recherches, en collaboration avec mon oncle, sur la ville de settat et j'aimerais bien avoir des anciens photos sur ladite ville.
prière me les envoyer à mon adresse e-mail : malak642@yahoo.fr.
Merci d'avance.
Rédigé par : malak ouadghiri | 26 juin 2007 à 16:36
salut je suis d'El borouj je vais t'envoiyer quelques photos anciennes de Settat prochainement in chaa allah.
Rédigé par : Ahmed | 28 juin 2007 à 18:07
SETTAT en 1928
« Settat est réputée parmi les indigènes pour ses eaux vives, ses ombrages ; ses jardins toujours verts bordent le thalweg sur les rives duquel s'est construite la ville, et s'étendent jusqu'à 2 ou 3 kilomètres de la lisière Nord.
Ses eaux lui viennent de 3 sources :
1° L'Aïn Settat qui jaillit au centre de la ville et qui donne aux habitants une eau pure, fraîche et abondante (19 litres à la seconde).
2° L'Aïn Nzarh, situé à 5 kilomètres et dont une conduite amène, à ciel ouvert les eaux jusqu'aux jardins urbains (15 litres à la seconde).
3°L'Aïn Ali Moumen, à 6kilomètres de Settat (30 litres à laseconde) qui dessert le Pénitencier, puis arrose la Pépinière du Contrôle.
Settat fut d'abord un point d'eau sur la route de Marrakech. Les caravanes, après -avoir parcouru le steppe monotone qui sépare la mer des collines de Settat, s'arrêtaient, pour se reposer, dans le vallon frais où jaillit la source principale.
Le Sidtan Moulay Ismaël fit construire la Casbah aux créneaux dentelés qui subsiste eneorc aujourd'hui. Les Caïds de la région s'y installèrent. Des notables firent construire des maisons. Des juifs industrieux y ouvrirent, des boutiques. Enfin, les fellahs des campagnes voisines transportèrent leurs noualas en ce lieu qui fut désormais un camp et un marché.
Derniers venus, les Européens sont au nombre de 300. en 1914, la ville se préparait à une extension rapide qui fut retardée par la guerre. Mais déjà, le mouvement se dessiné à nouveau.
Depuis les temps les plus éloignés, Settat n'a pas changé de caractère. C'est toujours un gîte d'étape sur la route de Marrakech ; mais en outre c'est un marché important, principalement pour le bétail et pour les céréales. il exerce son attraction sur toute la zone méridionale dé la Chaouïa.
Le chemin de fer à voie normale de Casablanca à Marrakech traversera bientôt toute cette région et un embranchement sera lancé vers la région des phosphates d'Ël Boroudj. Settat a ainsi un avenir certain.
I/ Population urbaine = Européens : 250 ;Indigènes musulman : 5000 ;Israélites : 1OOO
II / Marchés = Il existe dans le périmètre urbain de la ville trois marchés :
1° Le Souk es Sebt (marché du samedi) qui se tient sur la Place d'Armes- Gros marché de bétail fréquenté par de nombreux marchands, acheteurs venant des villes, de la côte.
2° Le Souk el Had (marché du dimanche) qui se tient à la lisière nord de la ville ; un peu moins important que le souk du samedi et où les transactions se font en général à la mode arabe. On y vend surtout des céréales et des graines de toutes sortes, des laines, des légumes en grosse quantité, des poteries ordinaires fabriquées dans les environs, des nattes en jonc, des couvertures en laine fabriquées sur place. On y trouve également tous les petits marchands et artisans du souk du samedi.
3° Le Souika ou marché journalier qui se tient sous le marché couvert à la place Souika et où l'on débite la viande de boucherie, les légumes, le pain indigène, sans oublier le nana (menthe verte) et la chiba(armoise) que les indigènes mettent dans leur thé.
III/ Importations
De nombreuses maisons de gros de Casablanca ont des comptoirs ou des agences à Settat, et on compte en outre quelques demi-grossistes indigènes, et israélites au 15 DECEMBRE 1920
Les principales marchandises importées sont dans l'ordre : Sucre( La totalité du sucre consommé à Settat est de provenance française) ; Thé (dé pro- venance Anglaise pour la presque totalité); Bougies (Importée d'Angleterre pour la plus grande partie); Biscuits: fabriquées pour la plus grande partie à Casablanca, surtout depuis la guerre) ; Epices( Provenance anglaise) ; Poivre( Même provenance );Café La boisson nationale étant le thé il ne vient à Settat qu'une petite quantité de café pour la population européenne et quelques algériens) ;Allumettes(On consomme presque exclusivement l'allumette en cire de provenance italienne) » .
Rédigé par : Tahir Jillali | 02 octobre 2009 à 21:39