Le spectacle s'organise autour du principe de la halqa, un cercle de fidèles aficionados, et d'authentiques saltimbanques qui se transmettent les ficelles du métier de père en fils.
Les artistes sont regroupés en corporations, régies dans le temps par des règles très strictes. Il en était ainsi du costume, qui identifiait l'appartenance au groupe.
Sur cette carte de 1914, un ensemble d'équilibristes appartenant à la prestigieuse corporation des Sidi Hmad Ou Moussa, toujours active sur la place Jamâa Al Fna, à Marrakech.



































Bravo pour votre site!
Rédigé par : François | 08 janvier 2006 à 13:13
Les enfants de Sidi Hmad Ou Moussa, sillonaient la ville de Casablanca, quartier par quartier, ils connaissaient les ruelles et impasses de l'Ancienne et de la Nouvelle Médina.
En ville, avec leur tenue riche en couleurs, c'est devant les clients attablés sur les terrasses des Roi de la Bière, l'Excelsior, le Majestic et ou...La Comédie, à deux pas du Théatre Municipal, qu'ils donnaient leur spéctacle.
Ils ont eu leur heure de gloire dans les années trente, quant ils ont été engagés par le Cirque Amar ( des frères Mustapha, Ali...) Ce passage parmi l'élite du spéctacle international, rehauussa la valeur de ces artistes de la haute voltige auprès des Casablancais.
La photo ci-dessus à été prise par Schmitt de Rabat, dans les années vingt, à l'intérieur de la cour de Sidi Belyout, lors de la fete du Mouloud. Les enfants du Saint de Tazerwalet, se devaient de venir feter l'Aid avec les Casablancais.
Malheureusement, le "plan d'aménagement" concocté par les spécialistes de la "Résidence Générale", transforma à dessin, le sanctuaire du patron de la ville, en un Rond-Point ! Pour l'isoler de tout lien avec les habitants de la ville (cérémonies de circoncision, fetes religieuses, fantasia etc.)
Il faut savoir que Sidi Hmad Ou Moussa, patron du Tazerwalet est un des saints berbères les plus populaires en Afrique du Nord. Les fils du saint étaient soumis à des exercices d'entrainements qui font de ces jeunes de véritables acrobates et équilibristes. Ils avaient la parfaite maitrise des arts martiaux...
En période creuse, ils sont dresseurs de singes, charmeurs de serpents, bouffons etc.
Le type classique des Ouleds Sidi Hmad Ou Moussa, porte rejetée en arrière une longue chevelure, portent un anneau d'argent qui pend à l'oreille et des vetements à larges rayures blanches, noires, rouges et verts.
Rédigé par : Naguib Abdellah | 09 novembre 2007 à 01:45