Survolez la carte interactive : des info-bulles vous indiquent le nom des différentes régions du Maroc. Cliquez sur chacune d'elles pour afficher les images correspondantes. Et commencez le voyage...
Améliorez votre connaissance du Maroc d'autrefois, grâce à des ouvrages anciens ou contemporains. Bibliophiles, érudits ou curieux, découvrez et proposez les titres indispensables.

« MarocAntan Libéré | Accueil | Les remparts »
URL TrackBack de cette note:
http://www.typepad.com/services/trackback/6a00d83451659969e200d8342011eb53ef
Voici les sites qui parlent de Après le débarquement, l'occupation :
Ceci est un essai. Votre commentaire n'a pas encore été déposé.
Pour poster votre commentaire l'étape finale consiste à saisir exactement les lettres et chiffres que vous voyez sur l'image ci-dessous. Ceci permet de lutter contre les spams automatisés.
Difficile à lire? Voir un autre code.
...à la rencontre du Maroc de jadis. Découvrez les paysages, événements historiques et personnages d'autrefois, à travers une vaste collection de cartes postales, gravures, photographies, affiches et monnaies anciennes.
MarocAntan publie tous les deux jours un nouveau document, que vous êtes invités à commenter. Vous pouvez aussi nous faire partager vos souvenirs ou mettre en ligne vos propres images. En savoir+
+ Translation / Übersetzung

Consultez, compulsez des cartes du Maroc de jadis et partez en expédition sur les chemins du passé. Si vous possédez une cartographie ancienne, envoyez-nous en une copie haute résolution.

-Bourdon l’envoyé de presse, accompagné de Mercier, qui participa, en compagnie de ses concitoyens à « repousser » les Marocains désarmés !
C’est au Sour Jdid (édifié par MOULAY Hassan à l’intention des européens et transformé en caserne par les soldats marocains) que ce réfugie la population marocaine.
-« Ce que j’ai vu est indescriptible. C’est une boucherie des plus horribles, que l’on puisse imaginer. Souvenez – vous du camp des mercenaires dans « Salammbô », imaginez les cadavres jonchant le sol, les mouches qui se bousculent, pour trouver un endroit sur les corps, les odeurs nauséabondes des cadavres ? … Oui je les ai vus et sentis.
Après le déluge des bombes de l’escadrille, c’est au tour des légionnaires de débarquer, pour terminer le travail. Ils ont semé la terreur, au sein des populations qui n’ont pu fuir, un massacre collectif des marocains musulmans et juifs s’en suivi, un vrai razzia sur les personnes et les biens pris la tournure d’un carnage !
D’ailleurs, le Bulletin de l’Afrique française, rapporte de son coté : « La légion étrangère à été chargée, de nettoyer la ville des « pillards » leur mission n’a pas trop durée. Tous les marocains, arrêté les armes à la main, ou en train de piller, sont systématiquement fusillées, tel était le sort des gens de la campagne, qu’on fit sortir de force, de leurs refuges. Le soir, il s’est avéré que la légion accomplit sa mission, et qu’elle mérite d’être récompensée.
Les combattants de la Chaouia, postés à l'intérieur des remparts opposèrent, avec l'appui de la population, une farouche résistance avant de quitter la ville.
Rédigé par: Naguib Abdellah | 29 novembre 2006 at 20:34
Pour la première fois dans l'histoire de notre pays, les Chaouias soutenus par les citadins Casablancais, organisèrent la première défense urbaine ( guérilla) face au débarquement des forces Franco-Espagnoles en Aout 1907...
En 2007, nous bouclerons le premier centenaire de "ces" évènements.
Nous devons aussi nous souvenir, que les premières manifestations organisées pacifiquement par des nationalistes Casablancais et les notables de la Chaouia, ce sont déroulées à Casablanca en 1907, pour protester contre la présence des "délégués" étrangers chargés de la dette!
Parmis les initiateurs de ces maniféstations...
Cheikh Mohamed ben Tayeb Chaoui El Bouazzaoui, décédé à Marrakech en 1914. Soufi et Moujahid, combattit l’occupation française de la Chaouia à la tete de ses fidèles.
Auteur de :
Almourid fi manhal ahl attajrid.
Annahoue al’Matloub fi chamaiil annabi al mahboub.
Arredd A’la cheikh Mohamed El Kettani.
J'ai eu le plaisir et l'honneur de me receuillir devant le tombeau de ce saint le 26 novembre 2006 à Marrakech... Oui, nous avons nos repères, il suffit de les découvrir.
Rédigé par: Naguib Abdellah | 30 novembre 2006 at 14:21
La "littérature" coloniale ignora superbement nos héros...
Mohamed Mokhtar Soussi, né en 1318H décédé en 1963, dans Al Maasoul, véritable chef-d’œuvre de ce grand Alem et ancien Ministre des Habous. Il évoque les répercussions dans le Sous, de l’occupation de la ville de Casablanca et la réaction des tribus, ainsi que les raisons qui ont été à l’origine du non soulèvement de ses tribus pour venir en aide aux Chaouia et sauver la ville de Casablanca.
L’action menée par son père Cheikh Haj Ali Derkaoui auprès de la population pour les inciter à prendre les armes contre les occupants débarqués à Casablanca et relatée avec beaucoup d’amour de la patrie…
Hachem Saadani, parolier du Malhoun à Oujda évoque les événements de Casablanca en 1907 en ces termes : L’ennemi à atteint la démesure – Les lions de la Chaouia le passerons en broche
Hagard, Il marche en titubant - Devant la farouche résistance et les assauts des résistants
Jusqu'à la lie…il boira.
Abdelhadi Bennani, célèbre poète et parolier, qui vécut les événements du débarquement de 1907, dans l’entourage de Moulay Hafid, ne tarie pas d’éloge sur les faits d’armes des résistants dans son « Addarar el bahiyya fi mad’h rijal A’Chaouyya » composé de 150 vers, mettant en relief les aspects linguistiques, historiques, sociales et nationales.
Abdelhadi Bennani, qui suivra pas à pas le déroulement des combats et un témoin privilégié, il connu Omar Souktani, le chef des combattants marocains, qu’il qualifie de valeureux portes drapeaux devant l’ennemi. Il ne ménagea pas les chefs des assaillants les généraux Drude et d’Amade.
Tahar ben Mohamed El Ifrani (1284-1374 H.) dont l’œuvre de 61 vers, consacrée aux événements de la Chaouia est reprise par Cheikh El Mokhtar Essousi dans son célèbre « Al Maasoul » communiqua son poème en 1907 au Alem Haj Ahmed Al Jichtimi.
Mohamed ben Abdellah ben M’barek Mesfioui Al Mouakket, composa « Azzaziyya » en Malhoun au moment de l’occupation de Casablanca, Médiouna et Berrechid.
Haj Driss Lahnech, un des valeureux paroliers du Malhoun, décédé en 1910, et l’auteur de la fameuse Qasida « la Tétouanaise » légua pour l’histoire une description émouvante et poignante, des événements du début du siècle :
Ah ! Toi le rêveur, écoute - Essaie de comprendre les paroles et gestes
Ne soit pas dupe, prend les armes, car l’ennemi est parmis nous
Il convoite nos villes…
Rédigé par: Naguib Abdellah | 30 novembre 2006 at 21:07
Des chroniqueurs en mal d’inspiration, jugent les évènements du 31 juillet 1907:
- A.Adam : Se pose la question : est-ce la vue de la petite locomotive qui a précipité « le drame » ? Et il poursuit… C’est le sifflement ……dans l’esprit des simples !
- Ch. Houel : Cette locomotive est d’invention satanique ?
- R. Rankin correspondant du Times, quand a lui, exulte:
« c’est un coup de sifflet qui est à l’origine de l’intervention française à Casablanca » !
- H.Cambon, rajoute sur le même registre;
« la horde des indigènes s’est groupée autour de la petite locomotive, dont le sifflement et la fumée qu’elle dégage représentent pour eux un objet satanique"!
- D’après la version française, le Pacha de la ville, Boubker ben Bouzid, connu pour son intégrité à été purement et simplement, présenté comme un Administrateur incapable de maintenir l’ordre, et soutenant les pillards?
- Les tribus Chaouia et les nationalistes Casablancais, réagirent promptement contre les manœuvres coloniales, parmis ces hommes qui ont menés une action de sensibilisation auprès de la population casablancaise sur le danger que représentait la pénétration coloniale :
- Haj Mohamed Ben Haj Hammou, Caïd des Ouled H’Riz et Casablanca.
- Haj Lahoucine Ben Mohamed Ziani.
- Haj Slimane Ben Abdellah Ziani.
-
- Apres l’occupation, toutes ces personnes qui faisaient partie des notables de la Ville, furent inculpés « d’incitation à la révolte contre les étrangers » et de « pousser les habitants à s’opposer aux projets français ».
Ces nationalistes de la première heure ont été condamnés à l’emprisonnement et leurs biens ont été saisis.
- D’autres personnes furent arrêtées, à la suite des événements du 30 juillet 1907 :
- Mohamed Ben Larbi dit Sohor qui fit office de crieur public pour inciter au boycott des étrangers.
- Lahoucine Ben Rebla dit Lekbir.
- Hmida Berghout.
- El Faydi Bouchaib Belhaj.
- El Beydaoui M’hamed Ben Ahmed.
- Fettah Ben Messaoud.
- Les accusés du meurtre des ouvriers de la Compagnie Marocaine le 30juillet 1907.
- Jillali Ould Haj Abdellah, arrêté le 7 août 1907.
- Bachir Ben Mohamed, arrêté le 7 août 1907.
- Bouchaib Ben Abdelkader, arrêté le 9 août 1907.
- Si Mohamed Ben Ahmed Ben Mahjoub, arrêté le 10 août 1907.
- Si Mohamed Ben Mohamed El Ayadi, arrêté le 19 août 1907.
- Toutes ces personnes ont été incarcérées à la prison attenante à Sidi Bousmara. Leur sort n’a jamais été connu.
- Dans un courrier adressé par M. Regnault de la Légation de France à Tanger, au Ministre des Affaires étrangères M. Pichon, a propos des condamnations prononcées a l’encontre des « rebelles » de Casablanca, il appert que le Ministre de la Guerre autorisa les Officiers de l’armée d’occupation à poursuivre « les auteurs d’actes criminels » lors du débarquement de nos troupes et de conclure, que l’enquête s’est soldée par trois condamnations prononcées les 21 et 22 avril 1908. Il cite les noms des condamnés au nombre de quatre seulement !
1 – Madani ben Mohamed Boutifi, inculpé de : Association de malfaiteurs et meurtre, condamné aux travaux forcés.
2 – Ahmed Ben Aid (Belaid) même chef d’inculpation, condamné a mort.
3 – Ahmed Ben Koudari, condamné a cinq ans d’emprisonnement.
4 – Ahmed Ben Bachir, relâché.
D’autres marocains furent condamnés, les chefs d’inculpation passaient par :
L’espionnage, incitation à la révolte, contact avec l’étranger !!!
Rédigé par: Naguib Abdellah | 01 décembre 2006 at 02:24
La PAROLE ET LA TRACE
- De Mohamed Dernouny et Guy Léonard.
Ce livre est le fait de deux chercheurs, l’un anthropologue, l’autre géographe, le fruit d’intérêts croisés et de procédures convergentes en vue d’une meilleure compréhension de la réalité passé et présente de la ville ( et à travers elle la société ) marocaine.Des extraits :
« Miroir de la société marocaine, Casablanca constitue en effet le chantier ou s’élaborent les structures sociales de la grande cité moderne. Elle traduit on ne peut plus clairement, la distance parcourue par la société marocaine du début de notre siècle à nos jours.
- En paraphrasant A. Adam, on peut dire à cet égard qu’il y a plus de distance entre la société d’aujourd’hui et celle de 1907, ou encore de 1925, qu’entre cette dernière et celle des Almoravides.
Mais elle est aussi représentative, à divers titres, de la tradition urbaine marocaine millénaire, et donc de l’histoire politique et culturelle de la société marocaine. »
« Ainsi donc, malgré le peu d’informations dont nous disposons, c’est une révolte qui constitue la dimension originelle d’An fa. Serait-il donc exagéré de dire que c’est parce que l’histoire de la genèse de notre ville est l’histoire d’une dissidence, les Bergwata qui en sont les auteurs se sont trouvés logés dans les « fading » de l’Histoire. »
« Reste que, si on a beaucoup glosé sur les méfaits ou exploits – les auteurs anciens et contemporains s’accordent tous pour nous présenter les Bergwata dans un prodigieux désordre : une nation perpétuellement en guerre avec ses voisines, etc. – les Bergwata, eux, ont fort peu ou fort mal parlés. Et ce silence concernant un pan de l’histoire de notre ville devient on ne peut plus épais… »
« L’explication dominante quant à l’origine de Dar el B AIDA repose fondamentalement sur une rumeur qui fut abondamment exploitée des historiens du début de notre siècle, voire des voyageurs et diplomates apprentis sociologues de la même époque… »
« Les Français seront un outil tout en forgeant leur outil. Faire passer une voie ferrée dans le voisinage du cimetière musulman, se glisser sous le porche, construire un terre plein, tout cela est sacrilège : il n’y a pas à s’étonner que la locomotive et les wagons aient été renversés et les ouvriers assassinés… »
La formation de la Place de France « C’est une grossière provocation de titrer « Place de France » puisque cela implique l’occupation d’un espace par les Français, la mise en pratique d’une volonté de maîtriser et d’ordonner les lieux en fonction d’une activité métropolitaine.
« Le Tnaker, (quartier populaire) finit par être surdensifié, hors des murs s’épancha la ville à la fois musulmane et israélite. Quant aux places intérieures de la Médina, par la surcharge humaine, la perte des fonctions ou même la hiérarchie des lieux remise en question, elles ont lentement périclité, d’autant plus que la ville européenne rejetait au loin, en périphérie, la nouvelle-Médina brisant ainsi l’unité urbaine du passé. On saisit trop bien ce qu’il pouvait advenir du contact de la société européenne aventureuse et audacieuse avec la société musulmane. Les forces étaient trop disproportionnées, le choc trop brutal, les intérêts trop grands, pour que la place ne sombrât pas dans le profit exclusif des français et de leurs
Compradores. »
« En 1911, le Commandant Dessigny (Administrateur militaire) ayant trouvé qu’il était temps de mesurer le temps, de se mettre à l’heure comme on se met au pas, avait fait construire le minaret du progrès : la Tour de l’Horloge. Désormais, l’heure occupera une place de choix dans le spectacle de la ville. »
Rédigé par: Naguib Abdellah | 01 décembre 2006 at 21:05
La Presse coloniale et les évènements de Casablanca –
LE TEMPS - DU 7 AOUT 1907 EXTRAITS :
Il est à noter que l’une des clauses du contrat (entre le Maroc et la Compagnie Etrangère chargée des travaux d’aménagement du Port) autorise l’engagement d’autant d’Européens qu’il sera nécessaire et prévoit en outre qu’il sera fait appel à la main-d’œuvre indigène.
La Compagnie Marocaine, prit des engagements vis-à-vis du Maghzen pour exécuter des travaux au port qu’elle entreprit dès le 2 mai 1907.
Les fonctionnaires de Casablanca ne firent pas la moindre difficulté pour se conformer aux instructions qu’ils avaient reçues de Fez, en même temps qu’un exemplaire du cahier des charges dont ils avaient à assurer l’exécution.
Ils suivaient les travaux avec intérêt, et il était même entendu qu’on leur offrirait au premier jour de ce rendre aux carrières par la voie ferrée récemment installée. Quant à la population, elle montrait surtout beaucoup de curiosité, au point que les jours derniers, sur la demande de la Compagnie, le pacha avait fourni quatre gardiens spécialement chargés d’empêcher les badauds de monter sur les wagonnets. A la mi-juillet, trois à quatre cents hommes, Marocains en majorité, travaillaient sur les divers chantiers ; les carrières avaient déjà fourni plusieurs milliers de mètres cubes d’enrochements et un approvisionnement de moellons pour le parement du mur du quai. La presque totalité de l’outillage et de gros stocks de chaux, fer, ciment avaient été débarqués ; en un mot, tous les préparatifs étaient terminés et les dispositions étaient prises pour donner, dès les premiers jours d’août, une impulsion plus active encore à l’ensemble des travaux, car il fallait utiliser l’été pour achever les parties d’ouvrages appelées à fournir pendant l’hiver quelque protection aux parties terminées et à la continuation des autres…
Or, à la fin de juillet, on signalait de Casablanca qu’une certaine effervescence régnait parmi les tribus voisines. Elle avait certainement son origine dans les excitations répandues l’an dernier au passage du chérif (soudanais !) –sic- Ma-el-Ainin, le « sorcier » de la Séguiet el Hamra, dont les « hommes bleus » avaient exploité, rançonné et parfois pillé les villes marocaines ou ils passaient avec la recommandation du sultan et avaient failli assassiner à Casablanca le Français Lécuyer. Mais cette effervescence s’était comme avivée aux coups de sifflet de la pacifique locomotive qui tirait sur la plage de Casablanca les wagonnets utilisés aux déblais. Le « babor », - le vapeur, comme disent les gens du Tafilalet du chemin de fer de Bechar,- leur semblait une menace aussi redoutable et mystérieuse que la télégraphie sans fil dont la hantise, on le sait, fut la cause du tumulte qui amena à Marrakech l’assassinat du Dr Mauchamp.
Le 29 juillet, une trentaine de Marocains des tribus Oulad Zian et Médiouna, des Chaouia, se rendirent auprès de Moulay el Amin, oncle du sultan, qui commande la petite mehalla campée depuis quelques semaines sous les murs de Casablanca pour essayer de contenir les Chaouia et lui demandèrent, au nom des tribus, de sommer le pacha de Casablanca de faire démolir les travaux du port. Moulay el Amin répondit qu’il en référerait au sultan et les envoya au lendemain.
Mais ce jour-là (30juillet), les tribus se répandirent dans la ville et firent annoncer par le crieur public qu’il était interdit, sous peine de mort, aux populations de la banlieue, d’approvisionner la ville de vivres, et qu’on allait la piller dans deux jours. Les domestiques indigènes au service des Européens devaient, pour le même motif, quitter leurs maîtres et rentrer dans leurs tribus.
Fanatisé par ces excitations, un Arabe blessa d’un coup de couteau un sujet portugais qui se trouvait sur son passage. Le corps consulaire se réunit immédiatement et décida de faire auprès du gouverneur de la ville une démarche collective pour l’inviter à assurer l’ordre. Pendant qu’on palabrait avec lui, on vint lui annoncer qu’un groupe d’indigènes de la ville, conduit par des cavaliers des tribus, s’était rué sur un Européen et l’avait tué à coup de pierres. Le caïd déclara que, comme ses soldats manquaient de cartouches, il ne voyait aucune utilité de les envoyer sur les lieux du crime. Quelques minutes après, on apprenait que huit autres Européens, tous employés dans les travaux du port, avaient subit le même sort. La populace s’acharnait sur leurs cadavres horriblement défigurés. Le nombre des morts n’a pas encore été définitivement constaté à l’heure ou nous écrivons : il n’a au moins quatre Français, dont le chef mécanicien Macé et les ouvriers Arata et Bortiga ; trois Italiens et deux Espagnols. Les travaux commencés ont été démolis.
Rédigé par: Naguib Abdellah | 01 décembre 2006 at 21:20
je voudrais une documment pdf ou word sur le maasoul de moukhtar sousi
Rédigé par: abdou | 12 avril 2007 at 19:02
Vous pouvez vous procurer un exemplaire, chez les libraires du quartier des Habous.
Rédigé par: Naguib Abdellah | 24 avril 2007 at 02:45
من أجل كتابة التاريخ الفعلي لإنتفاضة الدار البيضاء والشاوية ما بين سنتي 1907 و 1908.
من أجل المساهمة في إحياء الذكرى المئوية الأولى لهذا الحدث التاريخي الكبير.
ومن أجل تسليط بعض الأضواء على واحد من أكبر زعماء هذه الإنتفاضة الشيخ محمد بن الطيب البوعزاوي، نقدم للقراء الأعزاء هذه المساهمة المتواضعة
.الشيخ محمد بن الطيب البوعزاوي
( 1332 - هجرية1268 )
(الموافق 1850 - 1914 ميلادية)
wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
أولا: نشأته وتعليمه :
1- اسمه ونسبه والتعريف به:
يقول في ذلك أحد تلامذته: ".. هو الشيخ الأكبر، غوت الورى، والقطب الأغر، منبع الأسرار والمعارف، مبين آداب الشريعة والوظائف، الغازي بالله، المتمسك بسند رسول الله صلى الله عليه وسلم، الشريف الزكي الأطهر الحاج الأبر، سيدنا ومولانا محمد بن سيدنا ومولانا الطيب الشريف الحسني الإدريسي، يتوصل نسبه بولي الله الكامل الشيخ مولانا أبي يعزى الذي قل نظيره وعز..."1
ويقول في مقام آخ: "..أما اسمه رضي الله عنه، فهو الشيخ العارف بالله الداعي إلى الله أبي عبد الله سيدي محمد بن الفقيه العارف بالله التقي الورع الزاهد العالم الفاضل الحاج الأبر سيدي الطيب البوعزاوي أصلا ونسبا وطريقة الشاوي نزلة ومقاما..."2
ويزيد مفصلا حول أسباب انتقال أجداده من أبي يعزى واتجاههم إلى الاستقرار ببلاد أمزاب في الشاوية العليا: "..أخبرني عم سيدنا الشيخ وغيره من أهل الثقة أن سبب انتقالهم من جدهم الأشهر ...مولانا أبي يعزى أنه وقع شنآن بين أسلافهم وأبناء عمهم..."3 ويظهر أن البعض من شيوخ العشيرة قرروا مغادرة الأوطان حقنا للدماء...حيث توجه أحد أجداد الشيخ واسمه مولاي أحمد بن الجيلالي إلى منطقة تادلا ومنها إلى بلاد أمزاب بالشاوية العليا "...فنزل برجال أبي الجعد ثم ارتحل لبلاد الشاوية..."4
وعن تفرع هذه العائلة «... لجدهم مولاي أحمد هذا كرامات ببلاد الشاوية، فترك بعد وفاته رحمة الله عليه أولادا منهم الفقيه الورع مولاي الطيب والد سيدنا الشيخ وشقيقه البركة مولاي الطاهر وشقيقهم مولاي أبي شعيب وشقيقهم مولاي محمد وأخوهم للأب سيدي محمد وشقيقه سيدي علي وللجميع نسل ما عدا سيدي علي ما خلف إلا البنات وهم مشهورون..."5
كما يقول عن المكانة العلمية للوالد مولاي الطيب: "... وكان والده مولاي الطيب رحمه الله من أهل العلم والمعارف ذا سكينة ووقار وورع وله مقام مشهود جليل في الخير والصلاح وكانت الناس تفزع إليه للتبرك به في دفع النوائب والمهمات.... أخذ مولاي الطيب عن جماعة بفاس منهم قاضي الجماعة وإمام وقته الشريف الهمام مولاي عبد الهادي العلوي رحمه الله وأخذ عن الفقيه العلامة المرنيسي رحمه الله وأخذ عن الفقيه المدرس سيدي محمد بنسودة رحمه الله وغيرهم، ولما حج بيت الله الحرام التقى بمشايخ من أهل الحجاز وأخذ عنهم وتبرك بهم..."6
ويظهر من خلال بعض القرائن الواردة في ثنايا هذا الكتاب أن والده توفي يوم جمعة في مطلع العقد السابع من القرن العشرين، ولم يكن عمر الشيخ يزيد وقتها عن العشر سنوات، وقد "...دفن بالعلواء ببلاد الشاوية مجاورا لقبر أبيه وقبورهم تزار ومحط رحال أهل الهمم والأوزار .."7
ويقول أيضا في التعريف بوالدته على لسان الشيخ «... وكانت والدتي هذه اسمها رقية وكانت تحب الفقراء والمساكين وكانت مهما سمعت برجل من أهل الخير إلا بعثتني إليه بهدية أو أتانا غريب أو ذو نسبة إلا وتبالغ معه في الإكرام وتوصيني أن لا تغيب عليها خبر أحد من الصادر والوارد وأن نعلمها بأصحاب الأحوال وتدفع لي الصلة وتأمرني بمعرفة أهل الخير والميل إليهم والبذل لهم. وكانت تؤثر الغير على نفسها وكنت إذا أخبرتها بمجيء بعض الناس من أهل الخير كادت أن تتيه مرحا وتجر ذيلها فرحا ...وتؤثر أولاد أبي من ضراتها على كسوة ونفقة وكانت ذات خلق حسن رحمة الله عليها ...وكم لها من أوصاف محمودة وأخلاق مكمولة..."8
ويزيد في ذلك: "...ولما قرب أجل مولاي الطيب رحمه الله جعلها وصية على جميع أهل الدار وكانت له زوجات ثلاث دونها ولهن أولاد وقامت رضي الله عنها بكفالة الجميع وأدت حق الحضانة على الوجه المرضي وبقيت الأزواج والأولاد تحت نظرها حتى تزوج الرجال والبنات وهذا من كمال حسن خلقها حيث دامت صحبتها واتسع خلقها على جميع ضراتها حتى أنه لم ينقل عن أحد من المطلعين على أحوالهن أنه ما صدر بينهن من نزعات أو حصل لهن عيب يخل بالمروءات على عادة النسوة وخصوصا الضرات مع كثرة الأولاد والبنات والجميع تلهف عليها عند الممات ويثنون عليها بحسن الثناء وأكمل الصفات هبت عليها من الله نسمات الرحمات وغفر لها جميع السيئات بجاه شفيع المذنبين والمذنبات.."9
2- مولده، ونشأته وتعليمه الأولي:
*(بركة الميلاد: بشارة الصالحين): يقول الفقيه أبي شعيب الدكالي الفرجي صاحب الكوكب الضاوي: "...لما ولد سيدنا الشيخ قال والده لأمه هات البشارة على ولدك فسيكون له شأن عظيم وستحمدين نفعه يوم يفر الوالد من الولد...فقالت أمه وأنت ولدك فكيف تأخذ مني البشارة، فقال لها رضي الله عنه إن الموت يفرق بيني وبينه وستحمدين حياتك معه إن شاء الله..."10
ويقول في مقام آخر: "... لما ترعرع سيدنا الشيخ رضي الله عنه وقرأ القرآن في أقرب مدة وهذبه والده انتقل إلى دار الرضوان ومقر النعيم والغفران قبل أن يبلغ سيدنا الشيخ رضي الله عنه الحلم..." ومما أخبرت به والدته عند ازدياده: "...أنها رأت عند وضعه جماعة دخلوا عليها وعليهم إشراق أنوار وسيمة أطهار وإبرار فنــزع أحدهم قلنسوته وجعلها على رأس سيدنا الشيخ ثم نزع أحدهم شملتـه وغطاه بها ثم نزع أحدهم رداءه فرداه به ثم دعا له وتفل عليه وقالوا لها ابشري بولدك وهنيئا لك فله نبأ وأي نبإ، قالت فعجبت من ذلك ولم أعرف واحدا منهم..."11
* أما عن وقت ولادته فقد أورد الأستاذ الباحث محمد معايد في بحثه القيم عن الزاوية البوعزاوية ودور الشيخ البوعزاوي في انتفاضة الشاوية ما نصه: "...وإذا كانت المصادر لم تشر إلى تاريخ ولادته فإن ما يفهم من الرواية الشفوية لحفيده الحاج المختار أن الشيخ توفي عن عمر يناهز 64 سنة، وإذا علمنا أن وفاته كانت يوم الأربعاء ثاني عشر جمادى الأولى عام 1332 هـ /موافق 1914م، فهذا يعني أنه ولد حوالي 1268/1269 موافق 1850/1851م، ويعني ذلك أيضا أنه عاصر فترات حكم كل من السلاطين المولى الحسن والمولى عبد العزيز والمولى عبد الحفيظ.."
أما عن مكان مولده ونشأته الأولى، فقد أورد الباحث الفرنسي E.MEGE في دراسته المفصلة حول قبيلة أمزاب، المنجزة ما بين 1913 و 1914، أن الشيخ محمد بن الطيب البوعزاوي "...من أصول شعبية، وقد ولد بفرقة أولاد أشبانة /البهالة بأمزاب، وأنه كان خارق الذكاء وله تكوين علمي فائق.."12
أما فيما يتعلق بالمرحلة الأولى من تعليمه، فيظهر أنه أخذ عن والده مباشرة مبادئ القراءة والكتابة وكان يساعده في ذلك فقيه آخر لم يذكر اسمه، ورغم وفاة أبيه مبكرا إلا أن طيفه لم يكن يفارقه ويمكن القول أنه كان له نبراسا في اختيار طريقه وذلك ضمن خطة الأقدمين في اختيار طريق الرحلة والإنشداد إلى اختراق الآفاق وعدم الانكفاء على الحفظ واستظهار القرآن والمتون في الزاوية أو المسجد الأم.
"..قال سيدنا الشيخ رضي الله عنه (منذ توفي والدي مولاي الطيب صار لا يفارقني ليلا ونهارا وأشار علي بقراءة العلم فقلت يا أبي إني أخشى أعمامي أن لا يساعدوني فقال عليك بقراءة العلم ولا تخشى أحدا إلا الله...)... فقال سيدنا الشيخ رضي الله عنه (..وكنت صغيرا جدا ولا زال المعلم الذي قرأت عليه القرآن يضربني فلما سمع أعمامي أني أريد قراءة العلم أتوا إلى المعلم وأمروه أن يشدد علي في القراءة حتى أتعلم قراءة السبع وكنت في الوقت أقرأ قراءة قالون فألح علي والدي أن أقرأ العلم وأنا في ذلك أراجعه خوفا من المعلم وأعمامي..)13
وعندما ثبت العزم لدى الشيخ وهو في هذا السن المبكر على الرحلة أشار عليه طيف والده بالذهاب إلى أحدى الزوايا بسطات "...ولما أعدت الكلام على والدتي بأن والدي لا يفارقني وهو معي كالخيال وأشار علي بالقدوم لدار الفقيه الأجل الخير مولاي التهامي الجبلي الوزاني أصلا، المزمزي دارا ومنشأ، وأمرني بملازمته والقراءة عليه،..فقالت توكل على الله ودفعت لي دراهم وفاضت عيناها بالدموع رقة على صغري وأنا دون بلوغ.."14
ويظهر أن هذه المرحلة قد تميزت باضطراب كبير في حياة الشيخ نظرا لتعدد تدخل أعمامه في ذلك حيث قاموا لعدة مرات بإعادته من سطات إلى مسقط رأسه، وكان شيخه مولاي التهامي الوازاني لا يفتر يشجعه على الاستمرار، إلى أن أثار ذلك شفقة أحد أعمامه وهو مولاي الطاهر الذي تدخل لصالحه "..وكان عمنا الأجل مولاي الطاهر أشفقهم وأحلمهم وله أخلاق محمودة لا فضاضة فيه لين الجانب سليم الصدر، فرق علي وقال لهم اتركوا عنكم ابن أخي عسى أن يكون له هذا الإلهام من الله... 15
ولما تمادى الشيخ في ذلك وازدادت ضغوط الأعمام عليه حاول عمه الأكبر ثنيه مرة أخرى عن طريقه "...ثم جاء عمنا المذكور إلى والدتي وقال لها إن ابنك هذا صغير السن ولا يليق به السفر في البلدان ولا يصلح حاله بدون مؤدب وإني أخشى عليه أن تكوني أنت التي تأمرينه بقراءة العلم ويوشك أن يكون هذا الرأي فاسدا وأن المصلحة في لزومه دارهم وقراءة السبع مع معلمه فإنه يليق بصحبته ويتأدب بآدابه ثم بعد ذلك يقرأ العلم إن شاء الله وإن خرج عن نظر معلمه ومؤدبه فإنه لا يجيء بشيء وربما ينسى ما تعلم وتسوء أخلاقه.." 16
وكان رد الأم صارما حيث أجابت بما يبين أن طريق الابن محسوم فيه ولا مرد لقدر الله ولا حاجة للاستمرار في الاعتراض عليه"...فحلفت له والدتي بأنها لم تأمرني بقراءة العلم وأنها بريئة من كونها هي السبب بل إنما ذلك حصل له وحده دون إشارتي ونيته لا يرجع عن قراءة العلم ولو حرف أو قطع والابن ابن أخيكم افعلوا به كيف تشاءون، فقام عمنا وقال عسى أن يكون ألهمه الله للخير ووجهه إليه ونحن نصده عنه.."17
وهنا توجه الشيخ لمدينة سطات إلى جوار شيخه للمرة الأخيرة "... فتوجهت نحو الفقيه ولازمته نحو الستة أشهر ووالدي لا يفارقني ومهما صعبت علي نازلة إلا فهمني إياها بحسن تعبير وأفضل تصوير فزاد علي الفتح .."18
ثانيا: نشاطه الصوفي ودوره في التربية والإرشاد
1 - رحلته العلمية الكبرى وانتقاله عبر التصوف من العمل السياسي إلى الأدوار التربوية:
* أورد صاحب بحث "الزاوية البوعزاوية.." في هذا الصدد شهادة لحفيد الشيخ وهو الحاج المختار ما نصه"...انتقل الشيخ إلى مدينة فاس لينهل من علمائها، ويسيح في علومها الظاهرية والباطنية، وهكذا تبحر في علوم الهندسة والفلك والحساب والنحو واللغة والتوحيد والحديث والسير وعلوم القرآن مما أهله للاشتغال بتدريس القرآن بفاس ورغم بلوغه مقام الأستاذية لم يكن البوعزاوي يفتر عن المطالعة والتقييد والتأليف.."19
كما أعطى صاحب "الكوكب الضاوي.." معلومات حول الضر وف التي تزامنت مع استقرار الشيخ في زاوية سطات للمرة الأخيرة وما حصل له فيها مع الطلبة من أقرانه "...حصل لبعض الطلبة حسد في جانبي وصدرت منه إذاية إلي، فضاق صدري وفوضت أمري إلى ربي فرأيت والدي وقال لي لا تحزن وبيدك نحو الكراس مكتوب وجئت لنقرأ معك هذا ولا تحتاج بعده إن شاء الله فعلمني ما فيه ثم أمرني بالسفر إلى الدر النفيس صاحب التفريج والتنفيس سيدنا ومولانا إدريس بن إدريس فسررت بذلك وحمدت الله على ما هناك وكتمت هذا عن الناس.."20
ويظهر من معظم الروايات شفوية كانت أم موثقة أن مقام الشيخ بفاس التي توجه إليها لاستكمال تعليمه لم يدم طويلا ولم يتجاوز السنة عاد إثرها لبلاد أمزاب حيث كانت تنتظره مهام أكبر تهيئه لها الظروف والأقدار. ونورد في ذلك روايتان، الأولى شفوية، وهي من صنف الكرامات، على لسان الحفيد الحاج المختار البوعزاوي: "...أن الشيخ بينما كان يدرس الأمهات العلمية إذ أتاه أبوه ليلا وأعطاه كتاب (الشيخ يقرأ والأب يفسر) ، وقال له منذ اليوم لا تحتاج إلى أحد.. ويفيد ذلك أن الشيخ حصل مكاشفة على أول إجازة علمية من والده.."21
وهناك رواية أخرى أوردها صاحب مخطوطة الكوكب الضاوي على لسان الشيخ نفسه مفادها "... توجهت لحضرة سيدنا ومولانا إدريس...فزرته وانتفعت به واجتمعت بعدد من المشايخ ولقيتهم وأخذت عنهم وقرأت عليهم ما تيسر في الفقه والحديث والتفسير وكان ذلك في شهر شعبان عام أربعة وتسعين ومائتين وألف (1294/1877).22
* أما عن مآله بعد ذلك، فإن الأمور ستجرى نحو وجهة أخرى، وتتدخل المقادير ليتحدد معها اتجاه الشيخ في طريق القوم، نحو الولاية والصلاح، ومما يقوله «... فلما مكثت نحو العشرة أشهر رأيت القطب الشهير والغوث الكبير من له المنة على المغرب سيدنا ومولانا إدريس فقال لي هؤلاء رجال العلوة قد أتوا نحوك يريدون أن يردوك إلى بلادهم وقد كلمتهم أن يصبروا حتى ندفع لك الضيافة – وهي الولاية في الخطاب الصوفي – ونكرمك فاستعطفونا وساعدناهم بعد المراجعة معهم في شأنك فارجع على بركة الله فقلت له يا سيدي بأي شيء نرجع وأنت أعلم بحالي وفقري وانكساري فقال لي ارجع إلى بلاد العلوة وما تطلبه تجده هناك...ولا يقع لك الفتح إلا ثمة والله المستعان.. فودعني ودفعني لرجال العلوة وغاب عني فسلموا علي وهشوا وبشوا وقالوا مرحبا بك وما تعنيه موجود ببلادنا إن شاء الله ولا تستبعد شيئا في البادية وتستغرب وقوع الكرامة فربك سواء عنده البادية والحاضرة وحكمه في الحالتين نافذ ونعمته تزيد وهو القاهر يفعل ما يشاء ويحكم بما يريد، فرجعت على بلاد الشاوية...)23
يظهر من عدة قرائن أن الشيخ لم ينقطع عن الناس أو استقال من مخالطة المجتمع، ومن المعروف أن المغرب بصفة عامة وبلاد الشاوية وأمزاب بصفة خاصة كانت قد تدحرجت منذ مطلع ثمانينيات القرن 19م، إلى أوضاع متوترة وضر وف لا تبشر بخير. حيث تزايدت حدة تعقيداتها نظرا لما أصبحت عليه مدينة الدار البيضاء من بؤرة تتهددها الأطماع الأجنبية وتتطلع منها إلى التدخل في شؤون المخزن وعلاقاته بالقبائل. وهي الفترة التي تزايدت خلالها سرعة انتشار ظاهرة الحمايات الدبلوماسية للأفراد والجماعات ممن كانوا يزيدون من توريط البلاد في التبعية للدول الاستعمارية.
وهناك روايات تؤكد تعاطيه لمهام كتابية مخز نية ربما ليحافظ بواسطتها على صلات وثيقة مع المحيط السياسي المخزني، وما من شك فإن هذه الفترة هي التي اشتغل خلالها الشيخ البوعزاوي كاتبا عند القائد الحاج أحمد العريفي، ونرد قبوله بذلك إلى الصداقة التي كانت تجمع بين الرجلين وخاصة أن هذا القائد كان معروفا لدى الخاص والعام بسعة علمه لأنه خريج القرويين وله نصيب وافر من الثقافتين الدينية والأدبية.
ويؤكد الدكتور الخديمي صاحب الأطروحة حول انتفاضة الدار البيضاء والشاوية، أن صيت الشيخ البوعزاوي في هذه الفترة بالذات كان ذائعا في فاس، "..ويؤكد هذا القول بعض الإشارات التي وردت في الوثائق الرسمية للمخزن ومؤداها أن محمد بن الطيب البوعزاوي، كان مدرسا محسوبا على المخزن، وتنعته تلك الوثائق بالأستاذ.."24 كما يتبين لنا من خلال هذا النشاط الذي كان يبدله الشيخ البوعزاوي أنه أفلح في ربط علاقات وطيدة مع عدد من رجالات المخزن ممن كانوا يعارضون التوجهات الانهزامية أمام التسرب الاستعماري وخاصة لدى الفئات التقليدية المتسلطة على ثروات البلاد والمتحكمة في مواقع السلطة والقوة حول السلطان.
2– اتخاذ طريق التصوف وتأسيس الزاوية:
* في مطلع هذه الفقرة نشير إلى أن الشيخ البوعزاوي اقتنع وهو في فاس بلا جدوى المكوث في العاصمة أو الاستمرار في الاعتقاد بأن إصلاح الأوضاع يمكن أن يأتي من القمة، وما من شك في أن عودته الثانية إلى مسقط رأسه كانت متزامنة مع وفاة السلطان المولى الحسن سنة 1894م، ويقول في ذلك صاحب الكوكب الضاوي "..لزمت محلنا ببلاد العلوة، وصرت على حالي أتلو كتاب الله واستغرق جميع أوقاتي بذكر الله وأستخير الله في الجمع بحاجتي وتحقيق نيتي فدمت على هذا الحال نحو الستة سنين وأنا في ذلك أطوف ببلاد الشاوية ونواحيها على زيارة أهل الله ولا تركت أحدا ممن يشار إليه ويعتمد عليه ..."25
ومما قاله أيضا: "...ومن فضل الله علي أني منذ عقلت وحصل لي شيء من التمييز لم تمل نفسي إلى اللهو واللعب وحضور المواسم والفرجة ولم أرتكب جنابة حرام قط، وأبحث عن الأحياء وأحسن ظني في كل من لقيته وربما يغلب علي الحال في بعض الأوقات فأخرج إلى الفضاء وأنادي يا سيدي فلان كسيدي ومولاي أبي يعزى وسيدي مولاي عبد القادر الجيلاني وغيرهم ووقع لي مع هؤلاء وغيرهم كرامات وكنت لا أفشي سري لأحد ولو لوالدتي وفي هذه المدة كلها كل من لقيته يشير علي بالصبر ويقول ارتقب وقتك أو اسمع من الهاتف حتى تحقق لي أنه لا منة علي إلا لمولانا رسول الله صلى الله عليه وسلم..."26
وفي نبذة تاريخية حول علاقات الشيخ البوعزاوي بقطب أولياء بلاد العلوة، الشريف سيدي حجاج أمزاب يقول الفقيه الحاج محمد فتحا بن الحاج صالح الحجاجي نسبا البوعزاوي طريقة "...أن الشيخ كان كثير التردد على ضريح سيدي حجاج في تلك المدة التي سبقت لحظات نزول الفتح وانكشاف المستور، وأنه كان كثير الاعتقاد بأن روضته ستكون هي مكان حصول هذا الخلاص، والدليل على تحقق المراد أن الشيخ قد خص هذا الضريح من دون غيره بإيداع علمه الأخضر الكبير الذي اتخذه لما أعلن الجهاد ضد المغتصبين الفرنسيين عام 1325/موافق 1907/1908.."27 وتؤكد رواية أخرى أن هذا العلم ضل متوارثا ما بين أولاد سيدي حجاج يتبركون به حتى استولى عليه بالقوة بعض المراقبين الفرنسيين ونقله إلى مركز الحاكم الفرنسي بمدينة ابن أحمد ومنها اختفى وانقطع خبره..
وعن أحوال الشيخ النورانية قبيل لحظات الخلاص يقول "...فلما طال علي الأمد ندمت على خروجي من حضرة القطب الكامل السلطان الواصل مولاي إدريس بن إدريس وصرت بين قلق وحرق وانكسار وقلب ودموع تدفع ولم يلذ لي طعام ولا شراب، وقلت العمر كاد أن ينقضي والأجل دان وأين الوصول والله هذا هو الطرد والخسران وغابت عني المرائي والخيالات وصرت أنكر ما نعرفه من المألوفات فلما علم الله صدق التجائي جبر انكساري وحقق رجائي فمر علي سيدي أحمد الخضر مرور البرق وحصل لي الفتح الذي ليس ورائه إلا الحق ثم اجتمعت بالباقي وغاب عني ما كنت أقاسي وألاقي والحمد لله الكريم والشكر له على ما أولانا من الفضل العظيم..."28
* بادر الشيخ البوعزاوي إلى تأسيس طائفة دينية يكون هو زعيمها الروحي، ويبدو أن ذلك كان أول الأمر ببلاد أمزاب على خلاف ما ذهب إليه عدد من الباحثين الذين يرون أن التأسيس الأول كان بقبيلة أولاد أسعيد، ثم تبين للشيخ أن حركته الأولى في الدعوة لم تلاق النجاح المطلوب لا لأن الناس خذلته بل لأن ذلك تزامن مع الاضطراب الكبير الذي حصل في القبيلة من جراء تكرار الحركات المخزنية إليها وتوالي الحملات العقابية التخريبية وأشواط التقتيل الجماعي والهدم المنهجي للمداشر وترحيل الناس إلى قبائل وجهات أخرى نائية، وهي أعمال مذكورة لدى معظم مؤرخي المرحلة، كان ورائها عدد من قواد المخزن ألعزيزي المركزي أو من بعض الأقاليم المجاورة، ومنهم الصدر الأعظم با أحماد نفسه الذي كان يحمل الضغينة وحقدا دفينا لهذه القبيلة، وكان ممن يتوجسون من الشيخ خلال مقامه بفاس.
ويؤكد الشيخ الحاج المختار الحفيد، "...أن الشيخ البوعزاوي لم يكتف بالتعبد وتلقين الأوراد، بل كان يتجول بمعية طائفته، التي كان عدد أفرادها يفوق 300 شخص، معظمهم من قبيلة أمزاب، وكان يزور القبائل داعيا لله، ضمن وظيفة الأمر بالمعروف والنهي عن المنكر، وملقنا ما تيسر من الأوراد والمواعظ لمن رغب في ذلك وأراد.." 29، كما يؤكد صاحب بحث (الزاوية البوعزاوية...) في هذا الصدد"...ويظهر من هذه الفتن أن الزاوية الأولى قد تعرضت للضرر مما حكم على المشروع الأول للشيخ بالفشل، ولهذا انتقل إلى قبيلة أولاد أسعيد، وهناك طاب له المقام وأسس زاويته الثانية المشهورة..."30
كما يورد شهادة لباحث اسمه محمد السوسي أحداد في تأليف له اسمه (رسالة المراحل في مناقب أبي يعزى الراحل) مفادها "...إن الطريقة البوعزاوية التي أنشأها محمد بن الطيب البوعزاوي دفين مراكش شاعت وانتشرت في هذه النواحي التي نذكرها أولا الشاوية وثانيها زعير وثالثها مراكش ورابعها سلا وخامسها قبيلة بوحسوسن.."، وأورد شهادة أخرى للفقيه القاضي العربي العزوزي في مخطوطته (نشر المحاسن...) مقالها "...أن الشيخ البوعزاوي الذي كان في ابتداء أمره مشتغلا بالتدريس، ومال إلى طريقة الصوفية وتبحر في علومها وأنه أفنى عمره في إرشاد الخلق وتلقين الأوراد.."31
ومما قاله صاحب (الإعلام ..) عن الشيخ: "..كان رحمه الله فقيها نبيها، ناسكا متصوفا، ذا أخلاق حسنة همته نصرة الدين...كما اشتهر البوعزاوي بتقشفه في المأكل والملبس، إذ كان يأكل خبز وكسكس النخالة اقتداء بجده أبي يعزى ، الذي كان يكتفي في مأكله بالحشائش وأوراق الدفلى ودقيق البلوط.."32 كما في التشوف و المعزى ، وقال أيضا "..كان الشيخ متقشفا في لباسه وفي فراش داره وطعامه، لا يلبس الكساء، ويقتصر على لبس الجلابة، جاعلا رداءه على كتفه..."33.
ثالثا : سلسلة الشيخ في طريقته وتصوفه وبعض مؤلفاته:
1- سلسلة الشيخ وسنده في التصوف وبعض أوراده:
* يقول صاحب الكوكب الضاوي في ذلك: "...أخذ الشيخ طريقته عن عدة مشايخ منهم الشيخ الشهير سيدي محمد الزوين ببلاد الحوز، فقد لقيه وتبرك به وأشار الشيخ سيدي محمد الزوين إلى الزائرين مع سيدنا الشيخ بأنه هو المأذون في الترقية.." ويقول أيضا: ...سأله (أي سيدي محمد الزوين)عدد من الناس من بلاد سيدنا الشيخ أن يأخذوا عنه الطريقة فقال لهم سيدنا الزوين ألم يكفكم الشيخ الذي ببلادكم.."34
كما جاء في إحدى رسائل الشيخ إلى العالم العلامة الحاج حمادي الصنهاجي، الفاسي القرار جوابا على رسالة يسأله فيها عن سلسلته وتحقيق طريقته: "...وبعد فإني أحمد لك الله الذي جل اسمه وتعاظم جلاله وحلمه وأسأله لي ولكم توفيقا يقف بنا على جادة الاستقامة ويصرفنا عما يعقبنا حسرة وندامة، هذا وقد سألتني عن سلسلتنا وتحقيق طريقتنا، اعلم رعاك الله أني كنت أنتسب إلى مشايخ لقيتهم وتبركت بهم واقتديت بهم أولهم شيخي وقدوتي والدي رحمه الله سيدي الطيب بن العارف بالله سيدي أحمد إلا أنه اخترمته المنية وكان رحمه الله متوليا تربيتي قيد حياته وما تركني بعد مماته حتى كان يشير علي بكل ما أتوقف عليه ويأمرني بصحبة بعض المشايخ رضي الله عنهم أجمعين، وثانيهم سيدي صالح بن صالح لبزيوي نجل سيدي علي بن إبراهيم، وكان رحمه الله أميا إلا أنه رزق علما لدنيا وكان يستدل بالأحاديث النبوية ويتكلم بالآيات القرآنية، وثالثهم سيدي الحاج العربي العبدوني التادلي رحمه الله تعالى...."35
"...أما والدي فقد أخذ عن شيخه سيدي محمد بن دحو عن شيخه سيدي المختار الكنتي، وأما سيدي صالح فقد أخذ عن شيخه سيدي قدور العلمي، وأما سيدي العربي فقد أخذ عن سيدي محمد بن دحو وكانوا يلقنون الطريقة الناصرية التي تنسب إلى الشيخ سيدي محمد بناصر والطريقة المدنية التي تنسب لأبي مدين الغوث والطريقة القادرية التي تنسب للشيخ مولانا عبد القادر الجيلاني رضي الله عنهم أجمعين ونفعنا ببركاتهم آمين وذلك أن الطرق كلها اتصلت من جهة أبي مدين ومن جهة سيدي أحمد زروق فصارت كلها واحدة..." 36
وبعد تفصيله الكلام في أساليب وطرق الأسانيد وتسلسل المشايخ إلى مرتقى الأقطاب الكبار بل إلى أصول ومنابع التصوف في المشرق والمغرب، يلج الشيخ باب وصف أحواله النورانية ضمن طريقة تصوفه"...ثم اعلم أن طريقتنا هذه نور هداية إذا علمت هذا أي الآن لا أقتصر على تلك النسبة أللفضية بل خصصت بالأسرار المعنوية وأنا أعوم في بحر سيد الوجود وأغترف منه بالعيان والشهود وقد ارتوت منه الحشاشة والعروق والجلود فأينعت وأزهرت بالترقي دون محدود ونوديت كفاحا دونك فضلنا غير معدود وانتفى عني الطبع والنسب والعهود وحصل لي الجمع بين الباقي والفاني ليس بالموجود والمفقود وأدركت سر شاهد ومشهود وتوحدت توحيد الأولين والآخرين سبحان من ينظر إلى قوم كفاحا وينظر إلى قوم من قلوب آخرين.." 37
* وعن أوراده وصلواته وابتهالاته يقول صاحب الكوكب الضاوي: "..وأما أوراده فعديدة وأما تربيته فسنية مفيدة كل واحد من القاصدين إليه يخصه بما يناسب حاله ويلقنه من الأذكار ما يفهمه عقله، وما ينشرح له صدره.."38 ويعدد الأوراد الخاصة بكل فئة سواء كانوا من العوام الأميين أو الفقهاء أو النساء أو لأهل الخلوات الذين يذكرون الله في السر والعلانيات وغيرهم.
ومن هذه الأوراد، الورد الموجه للخاصة واسمه (الوظيفة الخالصة) الشهيرة ومطلعها "...أعوذ بكلمات الله التامات من شر ما خلق..الخ.." وقد جمعت هذه الوظيفة أسرارا ونالت ونالت القلوب بقراءتها أنوارا وكيف لا وقد اشتملت على البسملة الشريفة والحوقلة العظيمة والاستغفار والتحصن والاعتصام بالله والاعتراف والإقرار والصلاة على النبي المختار المجللة بالأوصاف الجليلة والشمائل المحمدية والأسرار الأحمدية والشهادة بالوحدانية والتقديس للربوبية والاعتراف بأصناف العبودية والإخلاص في الدين والرضا بالرسالة والمرسل به وكل واحد من هذه الأصول له فضل عظيم وثواب جسيم فما بالك بمجموعها والاستفادة من شموس أنوارها..."39
وهناك أيضا (الصلاة النورانية) ومما يقول فيها صاحب الكوكب الضاوي: "...ولسيدنا الشيخ مجاهدات وأحوال ذو جد واجتهاد ومحافظة على السنة والأوراد يحب الفقراء والمساكين ويؤثر الفقراء ويحب مجالستهم وما عاب على أحد ولا يبحث على أحد ويرى الفضل لغيره لا له، ...ولا يخرج عن الشريعة قيد رمح أو خيال وله مقام جليل يذلك عليه ما أبرزه في الصلاة النورانية التي تلقاها من الفييض المصطفى وسريان سره النبوي فإذا تأملت فيها تدلك على مقامه في المعرفة وعلى صدقه في المحبة وعلى تمكنه في مقام الوصلة والقربة ولعمري لقد تضمنت معارف لطيفة وأسرارا شريفة تؤذن بعلو مقام الرسول العظيم وعظيم خصوصيته بين النبيئين وجلالته بين المرسلين ولقد أحسن فيها اللفظ والمعنى وضمن فيها كل مقصد أسنى أتى فيها بكل سر عجيب ومعنى غريب ونفذ فيها كل خصوصيته النبي الحبيب وأبرز فيها ما يخفى عن العقول ويغيب ...لا يدركها إلا ذو روح عرشي وسر كرسي وقلب لوحي ولسان قلمي ولقد احسن فيها البداية وأجاد النهاية رضي الله عنه وأرضاه ..."40
وعن تسمية سيدي محمد بن الطيب البوعزاوي بالشيخ، يورد صاحب الكوكب الضاوي ما نصه: "...ولقد تذاكرنا معه يوما في المشيخة فقال رضي الله عنه ...رأيت مولاي رسول الله صلى الله عليه وسلم ومعه صاحباه أحدهما عن يمينه والآخر عن يساره وأنا أقابلهم فأتى رجل أظنه سيدنا بلال فقام على رؤوس الجميع وقال سيدي يا رسول الله إن الناس يقولون فلان شيخ وسمى رجلا من العصر يشار له بالمشيخة فقال صلى الله عليه وسلم إنه ليس بشيخ أو كما قال صلى الله عليه ثم قال الرجل القائم يا فلان يعني سيدنا الشيخ أبشر هذا مولاي رسول الله صلى الله عليه وسلم يقول إنك شيخ والنبي صلى الله عليه وسلم مع أصحابه يسمعون.."41 وقال سيدنا الشيخ رضي الله عنه: "...فلما انفصل المجلس خرجت من داري ومررت على الصبيان يلعبون فتكلم واحد منهم وقال هذا الشيخ أتى إليكم ففر الصبيان مني وكل واحد يقول الشيخ، فبعد هذا انتشرت هذه التسمية في جميع الناس فتعجبت من سريان سره صلى الله عليه وسلم..."42
2 – مؤلفات الشيخ محمد بن الطيب البوعزاوي وإنتاجا ته:
• للشيخ البوعزاوي حظ كبير في الكتابة والتأليف ومن أهم هذه القطع :
أ) رسالة المريد في في منهل أهل التجريد وهي في الأدب الصوفي ، توجد منها عدة نسخ خطية لدى مريديه، ومنها نسخة بالخزانة العامة بالرباط رمزها: ك140/6. كما طبعت على الحجر بفاس في 22 رمضان عام 1320 .
ب) الدروع الواقية في الابتهالات الراقية.
ت) النحو المطلوب في شمائل النبي المحبوب. وهو كتاب ضخم يوجد في أربعة أجزاء.
ث) الانتصار بالله في قول لا إله إلا الله . وهي رسالة عجيبة وضعها الشيخ في الرد على الشيــخ عبد الحي الكتاني شيخ الطريقة الكتانية، ومردها أن خلافا وقع بين الشيخين حول كلمة اللهم صل على سيدنا أحمد التي كان الشيخ الكتاني يختم بها كلامه، فرد عليه الشيخ البوعزاوي في إحدى الجلسات العلمية بفاس: قل اللهم صل على سيدنا محمد، لأنك من أهل الأرض، ولأن محمدا في الأرض وأحمد في السماء. ونتيجة لذلك رفع الكتاني رفقة علماء فاس دعوة إلى السلطان ضد شيخ الطريقة البوعزاوية، فتمت جلسة المناظرة بحظور السلطان والعلماء، وترأسها الفقيه X، وطلب منهم بأمر من السلطان أن يدلي كل واحد بحجته، فأدلى الكتاني بحجة اسمها :(النبل الكاوي في كبد البوعزاوي.) وأدلى الشيخ البوعزاوي بكتابه المسمى: (الانتصار بالله ... ) المذكور أعلاه. وبعد الجلسة مباشرة التفت رئيسها إلى السلطان والعلماء وقال لهم مزهوا بلهجة دارجية: "هاك النواور من الدواور." وكان يشير في ذلك إلى تفوق أحد علماء البادية على شيخ مشايخ حواضر المغرب بأسره..
ج) وهناك نصوص الصلوات والأحزاب والأدعية البوعزاوية، ومن أشهرها كما سبق ذكره:
- الصلاة النورانية.
- الوظيفة الخالصة.
وهما من أبدع الإنتاجات المغربية في مجالات الأدب الصوفي.
ح) وللشيخ أيضا قصائد عديدة أشهرها :
- قصيدة الهمزية في مدح النبي المصطفى صلى الله عليه وسلم وإبراز محاسن الطريقة، في( 66 )بيت شعري، وهي مشهورة ويحفظها المريدون بكثرة ومنها :
لم أنس قط سويعات لنا سلفت فيها الأفراح والأنوار تضاء
في حضرة الرسول كنا جلوسا متذللا متمرغا حـــذاء
......
بشرى لنا أيها الإخوان فإننـا سلكنا محجة وهي بيضــاء
قد ركبت يا مريدي سفينة من كان له البراق والإســراء
...
فذاك الفخر لا فخر بعــده فلم تدركه الملوك ولا الأمراء
فسلم لنا أيها المغبون واذعـن فليلنا مبلج وطابت منه الغبراء
- قصيدة التائية، في 42 بيتا، ويرد فيها على قصيدة استخبارية من طرف بعض علماء مدينة سطات،ومطلعها:
سادتي أهل العلم كلكم ومن له متوى بقصبة سطـــات
عليكم سلام الله وأطيبــه باليمن محفوفا وبكل رحمــة
وبعد قد وفاني جوابــكم منتظما في عقد أحسن أبياتـي
ضمنه ما ببلدتكم متهـاون ولا مخل بما أتى في الشريــعة
فلله الحمد دائما متواصـلا على أنكم الحافظون للســنة
- قصيدة أسماء الله الحسنى.
- وقصائد أخرى متداولة بين المريدين.
خ) الرسائــل والبطاقات:
وهي كثيرة ومتنوعة المواضيع والمضان، وتشكل لوحدها سجلا شافيا ومدققا لكافة مراحل ومحطات حياة الشيخ البوعزاوي، وحركاته الجهادية وجهاداته الصوفية والتربوية، فمنها ما يوثق لمساجلاته مع العلماء أو إجاباته على رسائل المتسائلين، إضافة إلى الإخوانيات والرسائل الوظيفية إلى الأتباع والمريدين، وهي بأعداد ضخمة ويلزم القيام بجهد لتجميعها في مركز واحد ووضعها رهن إشارة الباحثين، ومنها رسائل جهادية للحث على الصبر والتصدي لقوات الإستعمار الفرنسي إبان غزوه للدار البيضاء والشاوية، ومنها رسائل جماعية للقبائل في بعض المسائل الدينية أو الحياتية...الخ..
////////
wwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww
Rédigé par: Mohamed Ghazi | 09 juin 2007 at 22:58
بسم الله الرحمان الرحيم
اما بعد فشكرا على هدا الموضوع والدي كنا نتمنا نشره عن شيخ المجاهدين نفعنا الله ببركاته
اخوكم المريد البوعزاوي
صديق سيد الهادي حفيد الشيخ
Rédigé par: noureddine ayad | 13 juillet 2007 at 21:50
ASSALAMO AALIKOM
Je suis Bouazzaoui et fier de l'etre
Je remercie mon ami le professeur Med GHAZI por sa présentation et j'invite tous les Bouazzaui foukara et petits fils à se mettre autour d'une meme table dans l'objectif de creer un site internet concernat notre sheikh afin que TOUT MUSULMAN puisse bénéficier de son apport en tant que GRANT AALIM ET GRANT MILITANT.
Je demande à tous mes freres BOUAZZAOUI DE ME PARDONNER si mon style n'est pas commode pour trouver les mots et les phrases qu'il faut afin de parler de mon sheikh bien aimé.
Mustapha LAMKADDEM
cotrapide@menara.ma
0021261340505
Rédigé par: LAMKADDEM MUSTAPHA | 17 août 2007 at 19:58
الحمدلله الدي بنعمته تتم الصالحات وصلى الله على سيدنا محمد صاحب المعجزات المؤيد بالكرمات
اما بعد فلكم جزيل الشكر على
هدا الموضوع القيم عن الشيخ الفرد الجامع والغوث الاطهر
اما طلبي الى الاخوان الفقراء البوعزاويون الرسالة التي بعث بها الشيخ الى اهل مراكش
Rédigé par: | 23 août 2007 at 17:19
Rédigé par: | 03 novembre 2007 at 22:16
lah yarhmo lah ayaaj sharfa wa yaaajni maahom
Rédigé par: ikhlef aziz | 17 novembre 2007 at 17:07
merci pour tout est ce je peux avoit l adress de cimetiere de sidi mokhtar soussi
Rédigé par: aziz | 25 novembre 2007 at 17:13
je suis interessé par le texte integral de Assalat Annourania et Wadifa du Cheikh Bouazzaoui. Si quelqu'un pourrait me les envoyer que Dieu le récompense.
El Mostafa
Rédigé par: | 03 décembre 2007 at 10:36
salam alaykome svp est ce que vous pouvez m envoyer des informations concerneants omar soussi le medecin chirurgien dans l hopital ibn rochd a casablanca merci beaucoup
Rédigé par: zerhouni | 22 février 2008 at 17:34
ينبغى الانهمل اقطاب التصوف الحقىقى وان نعرف به خصوصا مثل الشىخ البوعزاوى الامضاء حفيد مرافق الشيخ البوعزاوى محمد بن البوعزاوى بن الطاهر الشاوى
Rédigé par: محمد البوعزاوى طه | 13 juin 2008 at 18:12
Je remercie les intervenants qui ont dirigé les phares sur la personne du Cheikh Bouazzaoui . Le dernier commentaire fait allusion à la querelle théologique qui avait opposé Cheikh Bouazaoui à son contemporain Cheik Abdelkebir Kettani. Cheik Bouazaoui aurait dit triomphalement à son rival : « hak annouwer men adwawer . Mais d’autres disaient que Cheikh Bouazaoui n’aurait pas pu réussir la réalisation de son ouvrage sans le concours de Moulay Slimane ben Abdelkebir qui l’avait épaulé dans son accomplissement. je reproduis si dessous le texte d’Abdelbassat Kerari paru au journal « Al Alam Takafi » du 19 octobre 2002.
ان علاقة التلمذة ظلت قابلة لصيغ الاختراق والتمرد، وعمدت أحيانا إلى قلب المعادلة. وفي كتب التاريخ والتراجم إشارة إلى ما دار بين الشيخ محمد بن الطيب البوعزاوي الشاوي دفين مراكش عام 1332 هجرية/1914 م صاحب الطريقة المعروفة باسمه، والشيخ الحافظ محمد بن عبد الكبير الكتاني الحسني صاحب الطريقة الكتانية من سجال في شأن التصلية التي وضعها هدا الأخير للطائفة. فأقرها للكتانيين أشياخ واعترض عليها علماء انخرط في سلكهم محمد بن ابراهيم السباعي والفقيه محمد بن الطيب البوعزاوي الدي لم تثنه تلمدته لعلماء فاس المذكورين في 3الكوكب الضاوي3 عن نقد صيغة التصلية الكتانية وهو العارف بشفوف الجناب الكتاني في علوم الدين. يقول الحسن بن الطيب بن اليماني بوعشرين في التنبيه : " اعترض عليها العلماء منهم الفقيه البوعزاوي ونسبه إلى الكفر وبين وجهه، وقد أجابه واضعها بجواب طويل ورد ما قال وكفر القائل بكفره، ووقع شنآن بينهما كبير إلى أن وصل إلى السلطان وأحضر العلماء بفاس للنظر في كلام كل منهما ، وانفصل بعدم التعرض لتمزيق أعراضهما بانكفافهما" واسترسل بوعشرين متحيزا : " وإن كان البوعزاوي لا يلحق شأن الكتاني في قلمه وحفظه وتوسعه في العلم ولو أعانه أخرون". وكان البوعزاوي صنع رسالة سماها # الانتصار بالله لقول لا إله إلا الله في الرد على الكتاني #. تقع في نحو الأربع كراريس, وناقضه أبو عبدالله محمد الكتاني برسالته # لسان الحجة البرهانية في الدب على شعائر الطريقة الأحمدية الكتانية# وهي مطبوعة على الحجر بفاس عام 1319ه / 1900م, وصرح القاضي العباس بن ابراهيم بما أورده أبوعشرين غمزا وتلميحا فنسب في رواية مجهولة المصدر إلى المولى سليمان بن الكبير مساعدة الفقيه البوعزاوي في تحبير رسالة النتصار المدكورة. وتأجج الصراع في أعقاب التدخل الفرنسي وانتفاضة الشاوية سنة 1907 فانخرط البوعزاوي في معركة التصدي والمواجهة في صف المولى عبد الحفيظ وصار من أكبر أقطاب الحركة الجهادية بالشاوية كما يتكشف من تقارير ومقيدات البعثات العسكرية الفرنسية ونصوص الرواية الشفوية والزجلية.
N.B :
Dans ce texte Abdelbasset Kerari évoque également la propagation des idées nationalistes par les responsables du système judiciaire et makhzenien dans leur prêches aux mosquées de la ville de Settat, quelques lignes plus loin , il cite les noms personnalités qui avaient exercé comme telle à Settat entre autres le Cadi Abdelhafid El Fassi, or on note que le nom de ce dernier figure dans la liste des personnes qui avaient demandé le départ du Sultan Mohamed Ben Youssef et l’intronisation du cherif Mohamed Ben Arafa.
Rédigé par: Tahir Jillali | 14 juin 2008 at 19:38