Fès était encore la capitale de l'Empire Chérifien, et Lyautey tenait à tout prix au maintien des symboles de l'autorité du Sultan.
Cette scène rappelle l'intemporalité du protocole de la Cour, tel qu'il a été rapporté dans certaines oeuvres de peintres oreintalistes.
Voir en particulier La sortie du Sultan Moulay Abderrahman d'Eugène Delacroix (Musée de Toulouse), ainsi que les nombreuses représentations de Maurice Romberg de Vaucorbeil (Ambassade La Martinière à Fès).



































Au Musée Dar El Betha de Fès, une lourde plaque d’or portait cette inscription
« A la mémoire de Jeanne Lanternier, sultane en toute reconnaissance. – »
Extrait de Contes et légendes du Maroc – Une sultane Bourguignonne-
« Capturée par l’Emir Abdelkader en Algérie et envoyée à Fès à la cours de l’époque (1835) Jeanne épousa le fils de Moulay Abderrahman, qui montera sur le trône par la suite.
Des années plus tard, les gens de Dijon virent arriver une grande berline de voyage dont les occupants les intriguèrent fort, habillés de jellaba et de burnous, coiffés de turbans et escortaient deux femmes toutes deux tristement voilées, les voyageurs exotiques s’installèrent dans le meilleur hôtel de la ville où ils prirent un appartement dont ils ne sortaient pas, car ils préparaient eux-mêmes leurs repas.
Au bout de deux jours, une voiture fermée ayant été commandée par les Marocains, les femmes y montèrent seules et se firent conduire au village de Chissey, dans le Val d’Amour. Ce sont arrêtés devant la maison de Lauternier relevée de ses ruines et habitée par les neveux de Jeanne… »
C’est Sidi Mohammed, le fils de Moulay Abderrahman qui prendra la direction des troupes marocaines lors de la bataille d’Isly le 16 Aout 1844, le Maréchal Bugeaud et ses troupes Françaises avaient en charge d’occuper une partie de la zone orientale.
« Après la défaite des troupes marocaines, les français ce sont saisi du parasol de commandement et prirent le soin de l’envoyer en France…
Au musée Condé à Chantilly parmi tant de Souvenirs des Campagnes africaines ce trouve le parasol vert du Sultan (bataille d’Isly) signalé aux visiteurs par une petite étiquette ainsi conçue :
« Parasol de commandement du fils de l’empereur du Maroc Moulay Abderrahman. »
Rédigé par : Abdellah Naguib | 24 août 2009 à 20:28