Cette petite ville a dû longtemps sa (mauvaise) réputation à l'existence dans sa périphérie du plus important asile d'aliénés du Maroc. C'est aujourd'hui une ville en pleine expansion, grâce d'une part à une zone industrielle très dynamique, et d'autre part à la proximité du grand aéroport Mohammed V.



































bonsoir à tous les berrechidiens et berchidiennes !
j'ai lu quelques témoignages très émouvants qui me rappelle mon enfance à berrechid, cette ville qui m'est très chère.
j'ai quitté berrechid en 1968 et je me suis installé à casablanca pour terminer mes études et de là je suis allé au canada . malgré les années de séparation de ma ville natale , je n'ai jamais pu oublier tous les moments agréables que j'ai vécus à berrechid avec les membres de ma famille , les camarades,les instituteurs,les voisins ...
je me rappele des journées entières passées,pendant les vacances, à jouer au foot et à dénifri .je me rappelle aussi que lors de la fête du trône on organisait des fêtes : des chikhates qui dansaient l'après midi et une partie de la nuit et des groupes de fantasia qui passaient 3 jours ou plus sous les tentes placées dans des terrains vagues des environs.
il ne faut pas être trop bavard comme le dit josiane .
bien amicalement
lahcen
Rédigé par : lahcen | 15 avril 2006 à 21:53
TEMOIGNAGE HISTORIQUE :
MOLTO dirigeant dans les années de gloire.
j’ai trouvé une copie de la page sportive du journal le Petit Marocain daté de 1957 qui contient un article titré « le C.A.Y Berrechid : étroite camaraderie qui a permis la montée en Nationale II » ou il est écrit : « 2 juillet 1957 : le Club Athlétique du Yousoufia de Berrechid a remporté dimanche dernier le titre de champion de la Chaouia dans sa série grâce a sa victoire par 4 buts à 2 sur le Raja de Beni Mellal, après une partie qui a duré 120 minutes. Ces deux équipes joueront d’ailleurs la saison prochaine en deuxième division nationale. Il faut tout d’abord féliciter les joueurs pour la ténacité qu’ils ont montré pendant ce long championnat, mais aussi les dirigeants et ceux qui ont apporté une aide au club : le Pacha du Centre, son Kalifa Mustapha Bergach, M. Kalifa Ben Haj Aissa, M.M Molto et Ben Rabia. Grâce à la preseverance de tous, les joueurs de Berrechid opéreront l’an prochain en deuxième division. Il est indéniable que cette équipe très sympathique possède quelques individualités de réelle valeur. L’esprit de camaraderie qui l’anime lui permettra, au contact d’équipes qui lui sont supérieures en technique pure, d’acquérir la maîtrise nécessaire pour son plein épanouissement. Il faudra pour cela que tous les équipiers et remplaçants acceptent la dure discipline d’un entraînement physique continu qui leur sera indispensable pour tenir leur place la saison prochaine. Il est agréable de constater qu’un petit club, l’un des plus anciens du Maroc puisqu’il fut fondé en 1921,a pu sans grands moyens financiers accéder à une division nationale,ou sa carrière sera à suivre…Souhaitons à tous,dirigeants et joueurs une belle carrière en championnat 1958-1959 ». L’article en question est accompagné d’une photo de l’équipe de Berrechid ou figurent: : Belhattab ,Rochd, Mountassir jilali,Rihani,Bouchaib smaali, Otmani Jilali, Mohamed Lamari, M.Molto (debout). Lotfi, Hossni, Omar Krik, Imani Bouaza (assis ).
N.B : Lamari et Belhattab joueront plus tard avec l’équipe des F.A.R et l’équipe Nationale en compagnie du capitaine Driss Bamouss.
….
1. Bonne Fête : Idoubela, Manouni, Ksares, Cherad, la Berrechidienne.
2. Salut Ould Kissariat : j’attends le moment opportun pour demander à des amis originaires des Ouled Hajaj et à mon oncle Haj Aissa qui était un « douaimi » de m’éclairer sur le vrai nom de chlakch. Bien sure, je me souviens de ce joueur d’élite qui a fait école dans le temps. Tous les bancs du jardin public étaient tracés et réservés par les gosses venant de tous quartiers. Chacun cherchait à imiter les propos et les gestes de chlakch qui étaient à nos yeux tous un Kasparov !
3. Salut Ferhat. Je suis un ami de votre frère Docteur Abdenbi . Sa fille et le mien fêtent leurs anniversaires le même jour : 23 Mars. J’ai passé l’années1981-1982 à Anvers et 6 mois à Bruxelles en qualité de stagiaire à la Trésorerie et la B.N.B j’ai vu quelque part ici au Maroc une photo de jacques Brel pausant à l’auberge Chaouia et je ne sais pas si la fondation Brel en dispose.
4. Salut M. Vidal. Un enseignant de forte mémoire, et qui ose contredire un enseignant, se souvient du petit Vidal, caustaud en compagnie de deux autres petits français, qui avait battu un apprenti mécanicien au terrain du C.A.Y.B en 1964. S’agit il de Guy Vidal ou de quelqu’un d’autre de la famille ? Si Manouni, Le garçon du Bar Vidal s’appelle Ali alias Abida (decedé).
Rédigé par : TAHIR JILALI | 15 avril 2006 à 22:41
Tres CHER ALI....le pêcheur...
Je suis ravi de faire ta connaissance et d'apprendre que tu es un pêcheur(...devant l'éternel également???...tu vois ce que je veux dire???)...
Ton invitation à partager un séjour de pêche avec toi me fait trés trés plaisir.
Pour ma part, cela faiit quatre fois que je vais pêcher à AFKHENIR(450 km d'AGADIR).Je n'ai pas toujours bénéficié de bonnes météos.Mon dernier voyage en FEVRIER passé s'est soldé par un échec, mer sale, temps froid(...même dans le sud...), etc....
A présent, je voudrais aller pêcher du côté de BOUJDOUR(aprés LAYOUNE), mais je n'ai pas de points de chutte là-bas(pension de famille ou appartement...).
Encore une fois, si tuas des projets, parle m'en, ça m'intéresse.Si tu as des tuyeaux pour BOUJDOUR et sa région, aussi.
A plus...bien sur!!!!.
Rédigé par : vidal guy | 16 avril 2006 à 09:39
Cher Guy,
Merci de m'avoir répondu aussi vite, et surtout avec autant d'amitié! Je serais ravi que nous puissions organiser quelque chose ensemble du côté de Boujdour. Je crois savoir qu'il ya un vol hebdomadaire à partir d'Agadir , et qu'il ya également une sorte de club de pêcheurs qui se charge d'organiser les séjours.
Pour ma part je préfère en général éviter les voyages organisés et tout ça..Je serai à Marrakech début mai, et je prendrai tous les renseignements nécessaires.Je pourrai alors te recontacter pour
en parler plus.En attendant, toutes mes amitiés!
Ali, le p(é)êcheur, dans tous les sens, Dieu me pardonne!
Rédigé par : Ali,ouèbe-maistre | 16 avril 2006 à 10:58
Bonjour à tous
Je ne suis pas une berrichidienne. Je n'ai pas vécu comme certains d'entre vous à BERRECHID. Mais je suis mariée à un berrichidien depuis maintenant + de 30 ans.
Mon mari (Hamid FAROUJ) m'a beaucoup parlé de toute cette époque. C'est pourquoi je visite régulièrement votre site et c'est avec plaisir que je reconnais certains noms et surtout celui de Mr GARDELLE. Batoul M'RABET (ma belle-mère) m'a souvent raconté ces temps-là avec l'humour qui la caractérise. Depuis 30 ans maintenant je vois chaque année les paysages se transformer. J'ai bizarrement une certaine nostalgie des années dont vous parlez.
Ainsi, mon mari me parle-t-il d'une garnison d'américains (basée à Nouasseur)qui faisait découvrir aux enfants l'existence d'un autre monde.
Rédigé par : FAROUJ Nadia | 16 avril 2006 à 14:54
Bonjour Josiane,
Comme je ne viens qu'occasionnellement à Berrechid,j'ai demandé à un ami de chercher les coordonnées de Mr Gérard Gastous et je vous les communiquerai.
Quant aux Haminine, je me rappelle pas d'eux d'autant qu'à l'époque,on se connaissait surtout par les noms des péres et des méres voire des surnoms et rarement par des noms de famille.
Là aussi,je vais chercher de l'aide.En revanche,je connais bien la famille Lahmidi dont le pére travaillait à l'hopital neuro et qui habite toujours dans un logement de fonction prés de l'hopital.Idem pour Mr Agzaz Mustapha,ça vous dit quelque chose?
Bonjour Mme FAROUJ Nadia,
Je connais trés bien votre mari HAMID que je salue chaleureusement,nous étions dans la meme classe de 3eme A.S 1966-67 au college Ibn Rochd.Des moments inoubliables avec lui et son ami Hasnaoui.
Rédigé par : Ould Lquissaria | 16 avril 2006 à 17:55
bonjour guy
je t'ai laissais un message sur ton répondeur et je n'ai pas eu de réponse, souhaitant un appel
bonjour tahir jilali
oui mr molto était dirigeant de l'équipe de foot en 1957 et pendant plusieurs années
on avait le café de france et le cinéma
berrechid comme disait d'autres personnes ci dessus c'est notre enfance
pouvez vous me communiquer les coordonnées de mr gastous gérard qui se trouve toujours à berrechid?
a l'école européenne il y avait deux élèves exemplaires et brillants Jillali et sa soeur
mais hélas je ne me souviens plus de leur nom de famille comme directrice mme gardelle
au café vidal le serveur s'appelait aliwouette
je me rappelle aussi de moustique
et puis d'autres ce sont des personnes qui ont marqué notre enfance par leur gentillesse
amicalement
josiane
Rédigé par : molto josiane | 16 avril 2006 à 17:56
Salut tout le monde, salut Si Jilali, vous avez vu la boule de neige comment est devenue très grosse, il a fallu ce premier petit commentaire plein d’erreurs pour que ça se dégénère de cette façon. Vous avez pu lire certaines personnes françaises natives de cette ville ; elles n’arrivent pas à oublier leur ville…
Si Ali vous avez bien fait de créer ce blog et vous n’avez pas oublié d’insérer le nom de BERRECHID dans la région de Casablanca ; Merci encore une fois.
Avant de commencer un autre thème, je voudrais saluer Mme N.FAROUJ de Quimper en France et lui informer que son mari Hamid est mon cousin, nous avons habité la même maison; je vous charge de lui passer le bonjour.
Hamid mon cousin fréquentait le quartier derrière l’église pour aller jouer avec les enfants habitants là bas et en même temps se procurer les bd de Zembla, Rodeo, Bleak, Zorro… ils aimait les lire et cherchait les numéros rares partout. Le soir je l’accompagnais lorsqu’il allait chez le four de Mahfoud, là il y avait son ami le gérant de ce four traditionnel Slimane, c’était une personne ignorante mais elle aimait que mon cousin lui racontait ce qu’il avait lu la journée ; de cette façon Slimane était à jour et connaissait toutes les histoires des bd. Il lui lisait aussi les longues contes en arabe telles que : Sayf dou yazane, Antar, mille nuits et une nuit…Moi personnellement, j’avais un grand plaisir d’accompagner mon cousin chez le boulanger et surtout en hiver, nous nous mettions en biais pour ne pas déranger la clientèle, Hamid faisait le narrateur alors que Slimane écoutait toute en faisant attention de bien cuir le pain. Je n’oublierai jamais ces soirées et leurs épisodes surtout que nous n’avions pas de télévision.
Je l’accompagnais aussi chez le photographe Hassan pour chercher une lentille d’anciennes appareils avec laquelle nous fabriquions un cinéma et Hamid animait les personnages grâce à une technique qu’il avait crée lui-même. C’était un génie en son temps.
Une fois je me rappelle, c’était le premier jour de Ramadan Hamid et moi, nous avons volé le vélo de mon père nous l’avons ramené derrière notre maison dans un terrain vague, une maison de la tante Saadia a été construite par la suite, nous avons cassé le cadenas du vélo et nous avons roulé toute la journée ensemble dans les rues de la ville jusqu’au soir, au moment de la rupture du jeun mon père nous a trouvé, nous nous sommes sauvés en laissant le vélo par terre; Hamid est rentré chez lui alors que moi je suis resté dehors; en me sanctionnant, mon père m’avait privé de Lahrira le souper.
Hamid était parti à Casablanca poursuivre ses études au lycée Mohamed V,le week-end lorsqu’il revenait, il nous racontait des scènes de films indous qu’il avait vu et nous chantait des chansons tout en respectant paroles et mélodies ; il était connu par tous les jeunes de la ville.
Avec l’arrivée de la vague des chansons du folklore, Hamid avec le concours d’autres avait crée un groupe musical constitué de M.Badri, de D.Berchoui, de A.Elhassnaoui…Tous ensemble ils avaient tourné un film que nous avons vu gratuitement à la maison.
Hamid mon cousin, avait quitté le Maroc au début des années 70 pour aller en France dans le but de poursuivre ses études; en été de retour et après le repos post-voyage, il nous ramenait en groupe en direction de Sidi Jilali à l’ouest de la ville vers 17 h lorsque la chaleur se dissipait là il nous enseignait les premiers Kata du jeu martial le Karaté ; c’était de beaux moments passés en sa compagnie, mais il était sévère et celui qui était indiscipliné durant l’exercice, il le renvoyait. Nous avons appris beaucoup de choses avec lui.
Je ne l’avais plu vu depuis son voyage de Paris, le vol avait été changé d’itinéraire et nous avons atterri à Rabat.
Je vous demande de m’envoyer d’anciennes photos si vous en avez et MERCI.
Dites lui ceci : NBDA ! BDA!
Rédigé par : Manouni mohamed | 16 avril 2006 à 23:42
Bonjour Madame Josiane Molto
Je crois qu'on était voisins, je me rappelle bien de Monsieur et Madame molto, ça se passait dans les années soixantes, vous aviez un grand chien berger allemand ''Genet'' qui nous faisait peur, tout le quarier de l'hopital avait peur de ce chien, on osait pas passer devant votre maison qui après vous a été reduite en ruine.
J'était très petit mais je n'ai jamais oublié la famille Molto à cause du chien, en face de vous il y avait la famille Delmasse, nous c'était juste la maison à coté de la votre.
Est ce juste? ou bien je confond, qu'il y avait une autre famille Molto avec leur fille josiane. Il ya avait aussi la famille Saïd qui étaient plus vos amis du quartier.
Rédigé par : O. Harizi | 17 avril 2006 à 11:49
1.Les pseudonymes donnent l’impression qu’on communique avec nos fantômes. Mais lire mon cher Manouni se donnant corps et âme, découvrir ces Berrechidiens de France qui se cherchent et se retrouvent, téléphoner à nos anciens prof. qui nous découvrent aussi grands, regarder nos jeunes entrains de photocopier les commentaires disparus du site. Tout cela encourage le monde de se réfugier dans l’enfance !
2. L’animateur du site a intelligemment titré la photo : Les Conquérants à Berrechid. On peut se demander : Que regardent-ils ? Et pourquoi ces lieux les intéressent –t-ils ? J’essaierais de répondre à ces deux questions à travers un rappel historique sommaire qui risque de provoquer les sensibilités de nos merveilleux ennemis de Settat. Tant mieux pour la culture, mais que cela reste dans les limites des sensibilités opposant les vrais settatis que nous aimons bien : les Jdour et les Ouled Azzouz !
3. La Chaouia, dont fait partie les Ouled Hariz, est restée depuis de longs siècles un champs de bataille ouvert, une zone nom ans land séparant les prétendants du pouvoir de Fès et leurs rivaux de Marrakech. Elle commence à prendre une réelle importance depuis que le sultan sidi Mohamed ben Abdellah ordonna la construction du port de Casablanca et l’approvisionnement de l’Europe par les céréales des Ouled Hariz, appelés à juste titre grenier de la Chaouia. Mais à l’époque de Moulay Slimane, la Chaoiua va connaître un tournant historique dont les séquelles continuent de marquer Ouled Settat et Ouled Berrechid ! En Fait, Moulay Slimane, qui était un Fkih Wahabite ordonna la fermeture du port de Casablanca et condamna le Maroc à l’isolationnisme. Voulant faire prévaloir la loi coranique sur le droit coutumier, il nomma son propre Fkih appelé El Gazi Mazemzi Caid à la tête de la Chaouia. Celui-ci, contre le courant de l’histoire, ne tarda pas à créer la ville de Settat en vue d’opérer un retour au commerce caravanier avec le Sahara. Hélas ! Les Ouled Hariz chassèrent El Ghazi au point que son cheval mourut asphyxié sous le coup de la fatigue. Le sultan le remplaça alors par son secrétaire Brahim El Ouraoui. Encore une fois, les Ouled Hariz attaquèrent ce Caïd fidèle à El Ghazi, pillèrent sa tente, vendirent ses habits et ses esclaves, et l’eurent soumis à la sodomisation, selon l’historien Daiyf Rbati, qui conclue par « dieu sait le plus ». Il a fallu donc au sultan de nommer le Caid Grirane pour calmer les Ouled Hariz. Ce caïd, originaire des Ouled Hariz, fonda son propre Kasbah à la manière des pharaons puisqu’il a contraint les gens de Settat d’ y transporter les pierres, selon le témoignage de l’historien Naciri. Le kasbah fut joliment appelé Morjana qui signifie : la branche de corail. Après la mort de leur Caïd, les Ouled Hariz entrèrent en siba pendant cinq ans. Arrivée sur les lieux, l’armée de Moulay Abderrahmane mata la rébellion d’une manière sanguinaire et détruisit le Kasbah de Morjana. Depuis, la Chaouia fut divisée en quatre caïdats et celui des Ouled Hariz et Mdakra fut dévolu au Caïd Mohamed Berrechid qui fonda le kasbah que nous voyons sur la photo. Un de ses successeurs au nom d’Abdesslam Berrechid, qui fut pendant un certain temps gouverneur de Casablanca - Mediouna et chargé de mission diplomatique auprès de Guillaume II de Germanie, acheva la construction du Kasbah qui sera dote d un hammam, une mosquée, une prison sous terrains et des maisons distinguées. Après sa mort, survint le conflit sur la succession au pouvoir caidal entre son fils et le fils de son Khalifa hadj Hamou. En 1905 le kasbah fut assiégé et détruit par ould Haj Hamou appuyé par les Ouled Hariz qui trouvèrent l’occasion de se venger contre l’abus du Caïd disparu. Avant sa démolition, le kasbah fut peuplé par environ 2000 habitants. En 1908, arrivent les forces d’occupation du Général d’Amade que nous voyons sur la photo pausant sur les pieds du kasbah en ruine. Les Ouled Hariz ont combattu l occupant aux portes de Casablanca,Mediouna, Sidi El Mekki, Sidi Nader et Noudeyr, avant de se replier sur Settat. L’adage de l époque disait : « Moi contre mon frère. Moi et mon frère contre mon cousin. Moi et mon frère et mon cousin contre mon ennemi ». Bientôt, les ruines abriteront une garnison militaire.
Rédigé par : TAHIR JILALI | 17 avril 2006 à 22:45
1. Je me rappelle du témoignage d’un ancien dirigeant du C.A.Y.B (décédé) me disant qu’ à la suite d’une bagarre, déclenchée lors d’un match opposant l’équipe du foot de Berrechid et celle de Settat, les joueurs du C.A.Y.B ont étés arrêtés par les autorités de Settat. Les dirigeants ont regagné Berrechid sans leurs joueurs. Mais ils sont retournés à Settat pendant la nuit accompagnés de Molto qui a du intervenir auprès des Français de Settat pour libérer les joueurs. Quelqu’un qui connaît quelques détails sur cette histoire peut nous situer la date et les circonstances…Merci.
2. j’ai contacté le bureau du lotissement d’Alain Gastous et j’ai laissé mes coordonnés, l’objet de ma visite et le nom du site pour le contact direct si possible avec Josiane
Rédigé par : TAHIR JILALI | 17 avril 2006 à 22:50
M Jilali TAHIR
je vous remercie a tous
j'ai retrouvé ce que je cherchais sauf Jillali et sa soeur qui était à l'école primaire avec nous
Le chien s'appelait jonny et non genet
M Molto était très aimé par les berrechidiens et autres villes
Le jour de son enterrement tout le personnel de l'hopital avait prix une demie journée de congé pour l'accompagné à sa dernière demeure ainssi que les personnes du village Il y avait un monde fou
Nous sommes partis à pied du café de france au cimetière
tout ça pour vous dire qu'il était très aimé,apprécié et respecté par tous
il y aurait tellement à dire sur ce monsieur exceptionnel
Mr Jilali pouvez vous m'éclairer sur vous
Amicalement
josiane
Rédigé par : josiane | 18 avril 2006 à 12:59
Salut tahir.l'article "abdelouhab et l'histoire" m'a rafraichi la memoire.et surtt la classe de la 3AS 2 du prof d'arabe Ainouss . de Mr Courtillou .de qq amis de classe comme Najem le grand footballeur de Sadel de Bouchbaik .Mr Ainous nous faisait chanter des chansons de Farid el atrache.Le temps me presse mntnant je vous ecrirai plutard .
Rédigé par : abdelkrim ouarche | 18 avril 2006 à 14:34
Si Tahir,
Ce qui n'était au départ qu'une sorte de "bouffée de nostalgie" est en train de se transformer en véritable "SAGA DES BERRECHIDIENS"!
Je dois vous avouer que je suis sincèrement plein d'admiration devant votre érudition, et je vous remercie d'en faire profiter tout le monde si généreusement.
Je voudrais vous signaler également que si de temps à autre,j'élague un peu les commentaires en supprimant les plus anciens, c'est pour pouvoir faire de la place aux suivants, et rendre la consultation plus aisée pour tout le monde. Mais rassurez-vous, les commentaires supprimés sont enregistrés par mes soins, et resteront pour la postérité. Car je reste convaincu que ce forum des berrechidiens sert bien la mémoire du pays, au delà des valeureux fils(et filles) de Berrechid
Amitié
Ali
Rédigé par : Ali,ouèbe-maistre | 18 avril 2006 à 15:30
Salut cher ami Si A.OUARCH; je suis MANOUNI, je ne sais pas si vous vous rappelez encore de moi.Nous étions internes au lycée Imam Malik à casa et nous étions dans les mêmes classes durant trois années.
durant le week-end,lorsque nous regagnions Berrechid nous étions des inseprables au sein du groupe constitué de L.Smaali, de M.Assal, de A.Khalifi, A.Dadi et de Kahlaoui qui poursuivait ses études au lycée Okba à casa.
J'éspere Si Ouarch si vous avez le contact avec nos amis avec qui nous écoutions la chanson Epitaph dans les rues de Berrechid jusqu'à l'aube en attendant l'arrivée de la CTM pour acueillir le paquet des journaux durant la période d'attente des résultats du BAC;Je disais si vous avez encore le contact avec certains de ces camarades , je vous prie de leur communiquer l'adresse de ce site; pour pouvoir enrichir d'avantage ce blog sur Berrechid d'antan crée par Mr Ali.
à la prochaine.
Rédigé par : Manouni mohamed | 19 avril 2006 à 13:01
je demande plus de renseignements sur les juifs de Berrechid...qui peut me rensegner...
Rédigé par : ksares | 19 avril 2006 à 21:01
Salut tout le monde!
C'est vraiment émouvant tous les témoignages que je viens de lire sur berrechid autrefois.
Quant à moi, je voudrais rendre un hommage particulier à tous les anciens professeurs Français qui ont vécu et enseigné différentes matiéres à des centaines d'éleves de cette ville.Je pense en particulier à MMCHAVANNE,PILI,PIAZZA,VALENTIN,VENDROUX,GARDELLE,GERARD OUBELIEN,GRIMA,BEL,COURTILLO,PAGES,MMES GARDELLE et VALENTIN et d'autres dont je ne me rappelle pas le nom.Pourquoi cet hommage?Pour la simple raison que si on avait toujours quelqu'un dans la famille ou parmi nos connaissances pour nous donner un coup de main dans les matiéres d'arabe,en revanche,en français,on était livré à nous meme ou plus exactement on dépendait entierement de nos prof.Français qui jouaient le role de l'éducateur au vrai sens du mot:enseigner en classe,suivre et controler quotidiennement nos devoirs,nous encourager et souvent nous aider sous differentes formes.Bref,la majorité des éleves était issue d'un milieu trés modeste pour ne pas dire pauvre,le fait pour eux de reçevoir un enseignement en langue Française,dispensé par des prof.Français et qui n'avait rien à envier à celui des écoles de la mission,etait une chance pour eux et a constitué un moyen de promotion sociale pour la plupart d'entre eux.Merci pour nos anciens prof.Français et ceci ne diminue en rien de la valeur,de la compétence et du sérieux de nos anciens prof.d'arabe qu'ils soient marocains,égyptiens ou palestiniens et auxquels nous rendons hommage également!
Rédigé par : Un Barchidi | 19 avril 2006 à 21:47
Après 36 ans : Haut les mains Abdelkrim !
Faisant partie de l’espèce des Hrizis qui savent dissimuler leurs états d’âme je vous laisse cher Abdelkrim pénétrer mes sentiments à travers ce cocktail de souvenirs. Je me rappelle du coin ou vous habitiez à coté de Hajamine, Mnira et Zemouri. Je ne savais pas que Kihel habitait là avant d’apercevoir des mèches de cheveux jetés à coté Dar Abbas. Le lendemain j’avais vu luire de loin au milieu de la cour la boite crânienne de mon ami toute rasée. Le territoire de Drana m’était inconnu et je m’y étais rendu pour la première fois en votre compagnie pour admirer les champs de blé dorés de Lucien. Au C.O9 nous étions assis cote à cote juste en face du bureau de M. Estrade. Vous faisiez le guet et je me chargeais de piquer 2 ou 3 cigarettes à la fois pour les donner à Hadar Kebir qui s’attablait derrière nous. Je ne peux oublier le jour ou j’avais piqué une touffe d’Amsterdam qui avait embaumé la salle. Nous avions eu peur et on l’avait échappée belle. Chez M. Kaddioui le monde était de travers puisqu’il s’amusait à nous écrire et à nous lire l’arabe de gauche à droite. Vers la fin de l’année, le transistor accroché à ses oreilles, ce doukali répétait dans son va et vient devant le tableau noir que les arabes sont aux portes de Tel Avive : c’était bien juin 1967. Sait- tu que soustraire des cigarettes du paquet du prof. était pour moi payer la dette à Kebir ? En fait, j’avais renversé exprès « le tableau des Avis » accroché à un arbre au milieu de la cour et le gardien Abdellah m’avait coincé. Heureusement Kebir était là pour le supplier de me laisser tranquille. Ce geste ne mérite-t- il pas le sacrifice ?! De la 1ere AS.3 je retiens l’image de nos amis Belimam le fou de la R.S.S et Bourouine qui fermait son manteau avec des clous n°10 à la place des boutons. Ben Setti nous faisait courir prés Dar Daw et M. Grima était mordu par Ould el Far. A la 2me AS.2 Pagess faisait de moi son ami tandis qu’ Azzeddine Balazi était son ami de la 2me AS.3. Tous deux nous associons travail et clownerie (je salue Azzeddine que je n’ai plu revu ni son frère Abdelmjid). Ghaouti : parcequ’ incapable de nous expliquer la signification du verbe dédaigner m’avait fait venir au tableau et jeta un regard de mépris sur moi pour trouver une issue à son incompétence. Comment faire pour regarder les filles de la 2me A.S 1 en séance de gym ? Nous provoquions M. Jabri et il nous envoyait désherber le jardin de l’école tout prés des élèves de Mme Chaaibia. Cette année Najem s’était cassé le bras dans un match de foot. L’administration avait clôturé le collège et le gardien Messaoudi, tout frais, s’emparait des cartables des élèves qui approchaient les grilles. A TGAAD OULA NDIK LIH répétait-t-il en guise d’avertissement. L’année suivante, en 3eme A.S 2je ne savais pas encore écrire « Qui a tué la grenouille! ». Mais vous étiez parmi les trois dorlotés de Mme Gardelle : Ouarch, Smaali, Cheikh. Et pas Rouimi qui copiait tout le temps. Enfin, tout le monde copiait chez Valentin mais ce dernier ça lui coulait dans les veines. Ne craignez rien Abdelkrim, Rouimi est sportif et je me débrouille avec ! Le prof M Aynouss nous lisait des poèmes de Nizar Kebani. Quand Haj Lahrizi questionna Aynouss sur le prix d achat de ses chaussures neuves, celui ci leva son pantalon pour montrer qu’il portait des boutions. Aynouss nous avait convié avec les filles pour célébrer une fête en classe. Les filles étaient arrivées si tôt pour embellir la salle. On s’attendait à manger des gâteaux et à boire des limonades cachés au placard mais point de cela, du moins pour nous les garçons. Le prof. Duclos qui maîtrisait sa matière nous dessinait la carte de l’hexagone et il profitait pour y mettre une petite croix au milieu en commentant : « ici que se trouve la baraque de M. Pagés ». Rendant hommage à nos professeurs, à Fakhour, Abrid, Mme Grima, Valentin. N’oublions pas le formidable Courtillot qui remplissait le tableau recto verso par ses démonstrations, écrivait les équations sur le mur, effaçait la craie avec main et sueur. Et quand il se reposait, c’est juste pour s’entraîner à la boxe avec Sadel qu’il appelait « le brillant élève de la brillante classe ». Entré chez lui, je le revoyais toujours entrain de monter et démonter le moteur du Jaguar. Quelle chance pour nous d’avoir un prof. qui s’appelle Courtillot. Saluons nos amis de Berrechid, les Ouled Said qui avaient brillé tel Bejaj,Takafi, Chapi,Haraf,Sihali, Ameur,Tika, Dak, Mekaoui, Mustapha Mohamed,etc.. Parmi les Berrechidiens, il y avait Jilali Ibrahimi ( fils de si Belarbi qui travaillait au T.P) et sa sœur qui était à la classe des filles (vit depuis aux U.S.A). Je ne sais pas si ce Jilali et sœur qui intéressent Lalla Josiane. O fils de la Kissariat ! Chlakech n’est plus. Son nom fut Lahcen et il était de ces Ouled Hajjaj doués pour les maths.
Rédigé par : TAHIR JILALI | 20 avril 2006 à 17:14
Bonjour Ksares,
Mes souvenirs sur les juifs de Berrechid ne sont pas nombreux mais je te les livre quand meme sachant que d'autres peuvent les compléter.
Les juifs avaient leur propre quartier situé entre le jardin public et la rue commerçante des vendeurs de tissus(moualine lkattane)et sur lequel se construit actuellement un ensemble immobilier.Dans cette rue,les juifs tenaient qq boutiques (coordonniers,epiciers,etc)et certains y habitaient aussi.Le plus celebre des commerçants juifs de ce quartier fut Mr JACOB(yaacoub) qui avait un commerce de produits alimentaires qui marchait bien.D'autres commerçants celebres:Mr NESSIM qui avait un grand hangar (Hri) de cereales et Mr HARRARE DAVID qui tenait une station service d'essence.
Les juifs avaient leur propre école (madrasat lihoud)prés de l'ecole française et disposaient bien entendu de leur propre cimetiére ,l'ancien entre le quartier Mme TITI et l'actuel souk latnine(les sepultures ont été retirées de ce cimetiere en 1967 je crois,j'ai assisté jeune enfant à ce spectacle)et le nouveau sur le croisement des routes de settat et de benahmed tout pres du cimetiere européen.Je ne sais pas ou se trouvait leur synagogue.
Je me rappelle que ma mére envoyait mes soeurs pour coudre des vetements chez une Berrechidienne Juive.Les contacts étaient fréquents et réguliers avec eux et souvent je voyais venir des plats de Msakhen chez le ferrane du derb.
Dommage que certains"adultes" mal intentionnés incitaient parfois les enfants pour lancer des pierres aux petits écoliers juifs lors de leur sortie de l'école.Jeune enfant,je n'ai jamais participé à ce "jeu" que je désapprouvais.
Je crois que Mme HACHOUM qui tenait une papeterie prés du jardin public était juive.
Par ailleurs,le quartier derb lihoudi s'appelait ainsi parce que le gerant du lotissement sur lequel sont baties les maisons de ce quartier était un juif ,Mr Ch3aira mais le terrain appartenait à une veuve europeenne Mme Kassito. Sur ce terrain,il y avait une ancienne caserne militaire dont les caves existaient encore durant les années 60.Je me rappelle qu'en 1954 ou 55(je devais avoir 4 ou 5 ans),j'ai echappé à la vigilence de ma mere qui est sortie rapidement de la maison pour m'attraper et m'y faire entrer,j'ai eu juste le temps de voir de trés loin un soldat avec son arme à l'epaule.Il semble qu'il y avait un couvre feu ces jours là.C'est une image qui est restée gravée dans ma mémoire mais la seule!
Voilà Ksares, mais il y a peut étre bc de choses à raconter sur les juifs de Berrechid par d'autres berrechidiens plus àgés que moi!
Rédigé par : Ould Lquissaria | 20 avril 2006 à 20:53
réponse à ksares
Rédigé par : ould lquissaria | 20 avril 2006 à 21:46
Salut tout le monde.
Je n’ai pas de documents à vous confier mais seulement des souvenirs de mon enfance. Je voudrais parler ce soir des Américains de la base Nouaceur ; c’était une base militaire sur la route de Casablanca à une quinzaine de km de Berrechid; d’ailleurs les vestiges sont toujours apparents.
Lorsque je partais avec mon père à Casa, par les vitres du bus Lmarnarni, je voyais la garnison clôturée par un grillage solide et bien haut dressé grâce à des poteaux fixés au sol. Je voyais aussi tout au long de la route des portails devant lesquels des soldats épaulant leurs armes ; un casque leur cachait le crâne, ils montaient la garde ; les voir ainsi me faisaient peur.
Mes deux oncles travaillaient dans cette base mais je ne savais pas quelle était leur fonction, lorsqu’il revenaient le soir chez mon grand père qui habitait Lakrarma Oulad Salah là où je suis né, ils me ramenaient des stylos, des crayons et des bandes dessinées que je feuilletais pour voir les dessins de Super man, par la suite j’ai su que ces bandes étaient écrites en américains. L’un de mes oncles avait un appreil photo de l’epoque et un casque de safari qu’il avait ramené de la base ; je voulais qu’il me les donne.
Je me rappelle encore des avions de chasse qui survolaient notre village, ces machines n’existent plus mais je les vois encore dans des films documentaires à la télévision ; une fois un avion a largué une bombe par erreur sur un bidonville dans la région mais heureusement ne s’était pas explosée, elle s’était enfoncée à l’intérieur d’une baraque sans faire de dégâts, parce qu’il n’y avait personne à l’intérieur ; des années après, la bombe était toujours à sa place toute rouillée.
Une autre bombe avait été éjectée sur le coin de l’école Ibn Rochd du côté de la gendarmerie, elle s’était explosée en détruisant le mûr de la classe, heureusement c’était une journée fériée.
Qu’est ce que vous voulez ? Les pilotes américains s’entraînaient, ils étaient nuls !
Du côté Oulad Hajjaj, les Américains venaient en uniformes kaki dans leurs Jeep pour acheter des poules et des œufs, en réalité ils venaient pour draguer les jeunes filles de la région ; ceci m’a était conté par ma tante…
Berrechid avait son marché aux puces bien avant Paris et Montréal, il était installé entre la kissaria et le café de Belfquih ; il y avait tout ce que vous voulez du livre jusqu’à l’appareil photo, des pantalons jean, des montres, des servies en porcelaine, des couverts en argent, du bois, de tout.
Mon père nous achetait des grands pots de poudre d’œuf pour faire des omelettes, une fois il m’avait ramené une paire de chaussures que j’ai portée plusieurs années puis je l’avais donnée à mon frère.
En été les Américains arrivaient dans leurs cars jaunes et nous jetaient des bonbons du swing-gum ; mais le comble c’était lorsqu’ils arrivaient le matin et nous faisaient monter dans leurs cars, ils nous emmenaient à la base, ils nous mettaient sous la douche puis nous donnaient des T-shirt et des espadrilles blanches, nous préparaient des sandwich et le soir nous ramenaient chez nous.
L’hiver, la Gare du côté de la pharmacie se remplissait d’eau de pluie et comme la commune de Berrechid ne disposait pas de sapeur pompier, les Américains pompiers venaient avec des camions énormes pour évacuer l’eau des inondations.
Un personnage très important que je voulais citer à l’occasion et que tout Berrechidien doit connaître : LAGROUA : il vit actuellement en France ; il était un homme très fort et musclé, il s’habillait seulement d’un jean et de pull et des espadrilles de la base. La rumeur disait que cette personne allait la nuit à pied vers la base et détournait l’attention des gardes, entrait à la base préparait son dîner dans la cuisine d’une maison puis remplissait ses bras de montres et regagnait le village sans qu’aucun soldat ne se rendait de rien, le lendemain il les vendait au marché de puce sus cité.
Vers 1965, les Américains commençaient à quitter les lieux et plusieurs Berrechidiens s’étaient trouvés en chômage, parmi eux mes oncles dont je vous ai parlés.
Mon père me disait que la moitié de la ville a été construite grâce à la présence de la base à proximité de notre région.
Ceci est la réponse à la question de la femme de mon cousin Hamid.
C’était la belle époque !
Rédigé par : Manouni mohamed | 21 avril 2006 à 01:12
Salut tout le monde
Je voudrais compléter ce que vient de dire Mr MANOUNI sur la base américaine de Nouaceur.C'est vrai que cette base,ainsi que l'hopital neuro et des chemins de fer,étaient les principaux employeurs de la population salariée de Berrechid et de ses environs.Quand les américains ont définitivement quitté la base,ils ont versé des sommes relativement importantes à l'époque à leurs ex-employés à titre d'indemnisation.
Quand on pense que les anciens combattants Marocains dans l'armée Française et leurs veuves touchent actuellement des pensions de misére(contrairement à leurs homologues Français dont les pensions continuent toujours à étre indexées sur le cout de la vie,ce qui ne fut plus le cas des marocains à partir de 1958)alors que pour la plupart d'entre eux,ils sont soit morts dans les combats soit mutilés!!
Comme souvenir de cette base,je n'oublierai jamais le jour ou en 1958,on nous a amené de l'école de Mr OUBELIEN ,trés tot le matin,à bord de cars pour accueillir Feu SA MAJESTE LE ROI MOHAMED V et Feu l'ex-président des USA Mr EISEINHEWER à la base de Nouaceur.On avait sept,huit ans à l'époque,et aprés les formalités d'accueil,tout le monde courait dans tous les sens ,en plein désordre,et les organisateurs de notre convoi étaient dépassés par les evenements.Apeurés,des dizaines d'enfants ont regagné à pied Berrechid sous un soleil brulant.Moi,j'ai été repeché par qq'un qui connait mon pére et qui m'a ramené jusqu'à la maison sur son vélomoteur!
C'est vrai qu'on a quand meme ramené avec nous des jeans et des boites de lait en poudre!
Mais qui ne connait pas LAGROUA,qui donnait du fil à retordre à FEU Cheikh Salah lequel s'en ai débarrassé en l'inscrivant parmi les premiers contingents de main d'oeuvre "immigrée" vers la France fin des années 60 quand il n'y avait pas de visa et quand un fonctionnaire Français de l'administration chargée de l'immigration venait jusqu'au "bureau" de Berrechid pour choisir ceux qui avaient les "mains dures" pour bosser dans le batiment ou dans les mines de la Lorraine!
Rédigé par : Ould Lquissaria | 21 avril 2006 à 12:34
Merci M.Manouni. Votre temoignage vaut document. Le personnage Legroua a ete egalement cite dans un entretien de Haj Youness publie par Al itihad Al Ichtiraki pendant un mois de Ramadan. Ce personnage fort apprecie est decede en France depuis quelques annees.En ce qui cocerne nos anciens combattants cela merite une etude.Ils etaient encadres depuis 1970 dans une association presidee par Moulay Lekbir Ghiat qui etait un voisin de M.Manouni.
Rédigé par : TAHIR JILALI | 21 avril 2006 à 15:28
Commentaire :
Les conquérants regardent le kasbah de Berrechid qui est un type de château caidal avec une enceinte cernée qui abrite prés de 2000 habitants avec des logements luxueux, des maisons modestes, un jardin et une mosquée qui dispose d’un imam, trois mouadins et deux moqris dont le solde est à la charge du caïd. La majeure partie de ces constructions est l’œuvre du caïd Abdeslam Berrechid dont le commandement a duré 35 ans. Valeureux guerrier ce caïd a pris part à toutes les expéditions de Moulay Hassan et de Moulay Abdelaziz. Il mourut à l’age de 74 ans en 1903 dans la région de Mekhnès en combattant Bouhmara. Le Caïd Ahmed Boudrouba, l’ancêtre de la famille Ottmani, le succède pendant une année et s’éteint prés de Taza dans le combat contre Bouhmara. Le kalifa du caïd appelè Haj Hamou se fait alors investir jusqu'à sa mort en 1905 à Casablanca. Après quoi, Les fils du caïd Berrechid et de Haj Hamou se disputent le pouvoir avant que le sultan ne préfère le premier au second. Irrité Ould Haj Hamou suscite les troubles dans toute la Chaouia et assiège et incendie le Kasbah en juillet 1905. Arrêté, il est condamné à la détention perpétuelle par le conseil de guerre Français en 1908. Son frère Hattab, confisqué par les conquérants, est l’ancêtre de si Kalifa Mohamed ben Hattab président du conseil de Berrechid qui a défié l’autorité Zelmat en 1969. Dans une lettre, datée de 1881, le Gouverneur Mohamed Bergach conseille au caïd Abdesslam Berrechid de ne point approcher Bouchaib ben Mohamed ben Hssine . En 1905 on trouve ce meneur, parent maternel de Kalifa, parmi les rebelles qui ont incendié le Kasbah. Arrives le13 janvier 1908, les conquérants ont purement et simplement achevé le Kasbah. Et Machiavel enseigne : « Et qui devient seigneur d’une cité accoutumée à vivre libre et ne la détruit point ,qu’il s’attende d’être détruit par elle ».
Rédigé par : TAHIR JILALI | 21 avril 2006 à 23:55
Mr DeLamar, vous le connaissez ?
C’était un médecin chef de l’hôpital de Berrechid ; Si Ahmed JWALLY son aide de l’époque raconte à son fils Nourdine et mon ami que ce docteur ne lésinait pas avec le métier, il était très sévère aussi bien avec le personnel qu’avec les malades. Lorsqu’on lui ramenait un malade, il n’hésitait de le gifler à cause du retard enregistré pour lui faire savoir qu’il aurait dû venir plus tôt.
Si le malade est sal, il ordonnait aux infirmiers de le ramener prendre une douche, lui donner un pyjama puis préparer le bloc pour le traiter.
Le week- end quand le docteur était invité et on l’appelait pour une urgence, il laissait tout tomber et s’en allait pour s’acquitter de son devoir.
Mr DeLamar avait quitté l’hôpital public et s’était installé Rue Tarik Ibn Zyad dans une villa où il a exercé avant de quitter le Maroc une fois pour toute. Il faisait beaucoup attention aux pauvres qu’aux riches, ses honoraires étaient soit une poule soit quelques œufs, il savait que les démunis n’avaient pas de quoi payer leur docteur.
J’habitais le même quartier et je jouais avec les enfants devant son cabinet, la plupart du temps, il ouvrait la porte et il se mettait devant pour regarder ce que nous faisions ; c’était à ce moment que je l’avais connu, il portait toujours une blouse blanche, des lunettes de vue luisantes et des sandales de cuir avec chaussettes, c’était un grand monsieur. Je ne peux oublier son allure lorsqu’il traversait la rue pour aller chez le coiffeur Benaceur.
Le salon de Benaceur se trouvait à côté du magasin du cordonnier Zouaoui et du bistrot de Salah.
Benaceur était le coiffeur des français, il était aussi un joueur de foot au sein de l’équipe du village ; un certain moment il militait dans le parti du front localisé en face de son salon. Hier j’ai vu ce salon, il était dans un état lamentable. Benaceur avait un autre frère coiffeur aussi en face de la Kissaria près de la laiterie Hadj M’barek.
Zouaoui travaillait aussi pour les français et confectionnait les sièges des voitures, je lui donnais un coup de main pendant les grandes vacances bénévolement, chaque jour il préparait un repas qu’il partageait avec ses clients mais jamais il ne m’avait fait goûter un morceau ; je ne me rappelle plus quand est ce qu’il avait quitté pour aller en France. La semaine dernière un ami m’a fait savoir que Zouaoui est revenu à Berrechid.
Salah était l’épicier du quartier mais ses produits étaient chers pour les bourses de nos familles, on allait s’approvisionnait ailleurs chez l’épicier des arabes Si Abdellah ; Salah était celui des français. Il était un homme maigre, d’un certain age, il s’habillait très correctement ; connu pour ses mocassins, il ne quittait son bistrot que pour aller assister à l’entraînement de l’équipe du foot le mardi et le jeudi ou le match du dimanche. Il n’hésitait pas à frapper quelques ballons avant le commencement du match. Il est mort un jour de l’aid el kebir et depuis lors son épicerie est condamnée.
Les français sont partis chez eux mais les trois magasins sont toujours côte à côte leur état n’est plus le même, c’est bien dommage.
Rédigé par : Manouni mohamed | 26 avril 2006 à 02:57